L’UE a détruit l’industrie en France mais Macron represcrit une dose de poison pour achever le pays au nom de la “souveraineté européenne” ! #COVID-19

Chantre de l’hédonisme puéril et inconséquent en affirmant qu’il faut que « la vie continue » et qu’« il ne faut pas modifier les habitudes de sortie » le 6 mars 2020, illuminé voyant dans le vote un « devoir civique » aussi – si ce n’est plus – important que de se protéger face au coronavirus – au point d’exhorter les citoyens à se rendre aux urnes le 15 mars 2020 –, le « chef de guerre » Macron multiplie les mises en scène tragi-comiques depuis plusieurs semaines face à l’ampleur du désastre sanitaire en cours.

En ce mardi 31 mars 2020, le « roi thaumaturge » – comme aime le nommer sa cour d’affidés et de laquais zélés prêts à mentir pour le protéger comme Sibeth Ndiaye – a joué une nouvelle partition de la comédie du pouvoir pour sauver sa peau, alors qu’un nombre croissant de – à commencer par les personnels soignants – et de citoyens prend conscience des lourdes fautes des incapables actuellement au pouvoir et responsables du grand carnage auquel nous assistons avec rage.


Reportage de France3 à Plaintel la plus grande usine de masques FFP2 de France fermée et délocalisée en 2018, machines détruites en 2019, avec le plein soutien de Macron et Lemaire.


Depuis l’usine Kolmi-Hopen dans la périphérie d’Angers, Macron s’est, une nouvelle fois, autosatisfait de l’action du gouvernement, annonçant fièrement que des commandes de masques ont été « passées » (il était temps !), que de « nouvelles machines » arriveraient bientôt (heureusement !), que « nous serons à plus de 10 millions » de masques produits par semaine d’ici… fin avril ; comme si cela pouvait compenser la dramatique perte de souveraineté sanitaire dans le cadre de la soi-disant « heureuse » tant vantée par la macronie ! Et pendant ce temps, près de 500 décès supplémentaires sont à dénombrer en ce 31 mars 2020 – la France dépassant désormais la Chine populaire en termes de mortalité liée au Covid-19 – et les structures hospitalières sont au bord de l’implosion.

Macron, toute honte bue, se pose désormais en « planificateur », en défenseur des « secteurs stratégiques » et en « champion de l’industrie ». Et cherche ainsi à faire oublier que, ministre de l’Économie, il bradait scandaleusement Alstom et participait activement à la de la France pour satisfaire les appétits de l’impérialisme états-unien – se trouvant au passage au cœur de l’un de ses premiers scandales d’État – ; candidat puis « président » de la , il abandonnait les usines de Whirlpool d’Amiens, délocalisées en Pologne en 2017 ; banquier de Rothschild, il passe son temps à fricoter avec le grand patronat défenseur d’une « concurrence libre et non faussée » et d’une « totale liberté de circulation » (notamment des marchandises et des capitaux) au sein de la mortifère « Union européenne ». La scène prêterait à rire si elle n’intervenait pas dans le funeste contexte actuel pour lequel la macronie porte une immense responsabilité, au même titre que les euro-gouvernements successifs auxquels Macron a lui-même participé !

            Réaffirmant que « le jour d’après ne ressemblera pas au jour d’avant », Macron, l’apôtre du « pacte girondin » qui fracture le pays et qui détruit la « solidarité » qu’il prétend défendre, explique fièrement que les (contre-)« réformes » « permettent à notre pays d’être plus compétitif ». Comprenez : destruction du code du travail renvoyant la France à l’avant-1910 ; application zélée des dogmatiques et imbéciles « critères de Maastricht » ayant déstructuré l’appareil industriel de la France (et d’autres pays à commencer par l’Italie) ; obsession à faire passer en force sa contre-« réforme » des retraites ; « ouverture à la concurrence » de la SNCF ; euro-démantèlement des services publics, notamment des structures de santé dans une terrible situation de délabrement et de saturation – ayant poussé les personnels hospitaliers à manifester à plusieurs reprises et à obtenir comme seule réponse du gouvernement Philippe et de Macron… le gazage et le matraquage en règle. Et en pleine crise du coronavirus, Macron amplifie les attaques contre le monde du travail en offrant les pleins pouvoir au patronat pour remettre en cause radicalement le repos hebdomadaire, le repos dominical, les congés payés… et exploiter les travailleurs 60 heures par semaine (comme le faisait le régime nazi en son temps). Plus que jamais, le « darwinisme social » cher aux capitalistes ne saurait être perturbé par la grande catastrophe sanitaire – et probablement bientôt économique – qui se déroule sous leurs yeux.

Par ailleurs, Macron profite de l’occasion pour relancer son cheval de bataille favori, à savoir la promotion d’une prétendue « souveraineté européenne », conformément à son projet de « saut fédéral européen ». Quitte, comme souvent, à violer la Constitution de la Ve République, qui, dans son article 3, stipule clairement que « la souveraineté nationale appartient au peuple » et qu’« aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice. » ; quitte à bafouer l’article 3 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen affirmant que « le principe de souveraineté réside essentiellement dans la nation ». Or où se trouvent le « peuple européen » ? La « patrie » (que revendiquait Gaston Riou en 1928, avant de verser dans… la Collaboration massive avec l’Allemagne nazie au nom de « l’Europe nouvelle ») ? Le « gouvernement européen » ? Nulle part, et fort logiquement : ils n’existent pas et ne peuvent pas exister… sauf à mettre en place une prison des peuples, ce qu’est déjà l’ !

Il y a 5 ans en 2015, nous dénoncions déjà les conséquences dramatiques sur l’hôpital public de l’euro austérité imposée via l’euro et l’Union Européenne

Une nouvelle fois, exploitant insidieusement et de manière infamante la catastrophique situation due aux euro-politiques mortifères, Macron amplifie et accélère l’euro-dissolution de la France et de la République (qui reconnaît le « droit à la différenciation » de ses « territoires » depuis le 12 juillet 2018 !), l’euro-démantèlement des services publics, l’euro-destruction des conquêtes sociales et démocratiques, l’euro-désindustrialisation de la France, et bien entendu l’euro-fascisation qui déroule un tapis brun au prétendu « Rassemblement national ». Refusant de se rendre compte de ses immenses responsabilités, le destructeur du tissu industriel national fustige… les « irresponsables » qui demandent – à raison – des comptes à un euro-gouvernement obnubilé par la volonté de satisfaire les desiderata du MEDEF et les directives et autres « recommandations » imposées dictatorialement par la Commission européenne.

Plus que jamais, face au fossoyeur de l’industrie française sacrifiée sur l’autel de la « mondialisation heureuse » et des appétits impérialistes états-uniens, face au vice-chancelier aux ordres de Bruxelles, de Berlin, de Francfort et de Washington, l’heure n’est pas à « l’union nationale » mais au combat de classe et de masse ! Et tout en insistant sur l’indispensable nécessité de faire preuve de discipline individuelle et collective face à la pandémie, mais aussi en réaffirmant son soutien total et entier à tous les travailleurs directement exposés au Covid-19 – les personnels soignants en tête -, le PRCF et son mouvement de jeunesse les JRCF appellent à poursuivre et amplifier la lutte contre Macron/Philippe et leurs laquais complètement délégitimés par leur gestion dramatique de la crise, contre le MEDEF et l’UE, en guerre contre les travailleurs, les industries nationales et les souverainetés nationales ET populaires. Et pour gagner, à en finir une bonne fois pour toute avec l’euro, l’UE, l’OTAN ET le capitalisme exterministe, qui détruit l’environnement, les conquêtes démocratiques et sociales, la souveraineté sanitaire et industrielle… et tout simplement toute trace de vie sur terre.


Affiche du PRCF : 2017, le PRCF fait campagne pour la sortie de l’UE et de l’Euro durant la campagne présidentielle.