Info lutte : Union des travailleurs contre les réformes maastrichtiennes ! – février 2021

Ni la chape de plomb médiatico- gouvernementale, ni la rengaine on-est-le-pays-qui-donne-le-plus-aux-chômeurs ne parviendront à invisibiliser les dégâts qu’inflige le capital aux travailleurs au prétexte de la crise sanitaire. Car n’en déplaise aux commentateurs zélés des plateaux télés, la précarité, la pauvreté et la souffrance ne sont pas l’apanage des restaurateurs et des acteurs du monde de la culture.

Le commentaire médiatique des intellectuels organiques de l’État macroniste a pour propriété de diviser le monde en deux catégories imperméables. D’un côté, les entrepreneurs (grands propriétaires capitalistes comme livreurs à vélo sur- exploités) : fers de lance du développement économique et moteurs de l’Histoire à eux tout seuls qui se trouveraient comme empêchés par les contraintes réglementaires et ne situeraient leur salut qu’en terme de « libération ». De l’autre, le salariat : masse informe dénuée de conscience d’elle-même et pesant de tout son poids sur les chaînes des premiers. De cette vision du monde découle nécessairement la sur-représentation de la première catégorie dans les discussions polissées des émissions télévisées. La réalité économique y est décrite comme uniquement peuplée de restaurateurs et d’hôteliers sur lesquels pèsent les fermetures administratives et de grands capitaines d’industries amenés, malgré eux, à mener des plans sociaux « douloureux mais nécessaires à la sauvegarde de nos emplois ». Le salariat invisibilisé et réduit à la portion congrue est ainsi prié de s’adapter (ou à défaut de se taire) conformément au statut que lui accorde la première catégorie : celui de ressource (humaine) corvéable à merci et congédiable sur simple demande au gré des aléas du marché.

La situation objective est pourtant tout autre : les salariés comme les petits commerçants (restaurateurs et hôteliers inclus) et les indépendants sont ceux qui du fait de leurs condition de vie, partagent le même intérêt à la diffusion de la richesse née du travail collectif par l’augmentation des petits et moyens salaires, la gratuité des soins, la réduction des inégalités, la reconstruction de services publics accessibles partout, la taxation des milliardaires et celle du grand capital. Tous subissent la précarité, l’incertitude et la pénibilité qu’impose une bourgeoisie déconnectée et à qui l’Union européenne donne la possibilité de court-circuiter la souveraineté populaire.

Depuis sa création, le PRCF appelle non seulement les salariés, les fonctionnaires et les chômeurs mais également les commerçants, les artisans, les indépendants à faire cause commune dans la reconstruction d’un projet national centré sur le monde du travail. La crise sanitaire agit comme le révélateur qui laisse le monde du travail à découvert :

-Nombre d’indépendants ont vu leurs revenus chuter et vont basculer dans la pauvreté (source Observatoire des inégalités).

– Les « Plans de sauvegarde de l’emploi » (comprendre suppressions de postes) se multiplient sur tout le territoire.

– Une majorité de restaurateurs craint de devoir mettre la clé sous la porte en 2021 (source organisations représentatives du secteur (GNC, GNI, Umih, SNRTC)).

– Des étudiants sont contraints à l’aide alimentaire pour ne pas « crever de faim » (source Fédération des associations générales étudiantes (FAGE)).

– Le chômage explose et une TPE sur trois risque la liquidation (source Confédération nationale des très petites entreprises).

– Le nombre de bénéficiaires de l’aide alimentaire est estimé à plus de 8 millions de personnes à l’automne 2020, alors qu’il se situe autour de 5,5 millions en temps normal (source OXFAM).

Pendant que les travailleurs souffrent, les milliardaires eux ne cessent de se goinfrer avec une obscénité qui ne cesse de surprendre :

– Les dix plus grosses fortunes mondiales ont même vu leur fortune… augmenter, de 540 milliards de dollars au total (source OXFAM).

Les 1000 plus fortunés ont recouvré toutes leurs pertes en seulement neuf mois, notamment, “grâce à un soutien sans précédent des gouvernements pour leur économie”, qui a permis au “marché boursier de prospérer” (source OXFAM).

– Depuis le mois de mars, les plans fiscaux d’urgence et les politiques monétaires ont permis une forte remontée des marchés financiers, permettant à la fortune des milliardaires de retrouver, dès 2020, des niveaux supérieurs à 2019 (source banque UBS).

– La concentration du capital entre des mains toujours moins nombreuses va accentuer la mainmise des très grandes entreprises sur les petites.

La réalité de la convergence des intérêts des travailleurs est plus forte que jamais. Dans cette bataille où la bourgeoisie ne cesse d’avancer ses pions, la seule et unique option du monde du travail est de s’unir « tous ensemble et en même temps » pour réclamer l’arrêt immédiat des contre-réformes maastrichtiennes (code du travail, retraites, Éducation, Université, Recherche, Hôpital, SNCF, EDF, ADP), des fusions industrielles capitalistes (Renault, PSA, Alstom…), des délocalisations et la taxation des milliardaires.

Pas un salaire diminué, pas un emploi supprimé, pas une retraite surtaxée, pas un droit amoindri au nom de la crise !

Sylvain de la commission Luttes du PRCF


La revue de presse des luttes, par la commission luttes du PRCF

Montpellier : “On se sent invisibles”, les sages-femmes réclament une “reconnaissance de leur profession

L’appel à la grève était déposé à l’échelle nationale par la CGT. À Montpellier, c’est devant l’hôpital Arnaud-de-Villeneuve que des sages-femmes ont décidé de se rassembler, ce mercredi 24 février à 14h. Elles espèrent de meilleures  et, avant tout, une considération accrue de leur métier.

On se sent invisibles”, appuie Géraldine Fesselmeyer, l’une d’entre elles. “C’est une profession qui est peu nombreuse en France, et qu’on oublie complètement.

On est une profession médicale, qui prescrit, rappelle-t-elle. Nous sommes responsables de nos actes et de la prise en charge de nos patientes. On n’a pas du tout la reconnaissance qu’on mérite, c’est évident.” En tête des revendications inscrites par le syndicat dans son préavis se trouve donc l’exigence d’une refonte des grilles, “afin de mettre leur rémunération au niveau de leur formation et de leur responsabilité“, et l’attribution de la prime d’urgence pour les professionnels des maternités et des services de SAMU-SMUR.

Aujourd’hui, ce qu’on demande, c’est qu’à bac+5, sur une profession qui est médicale, on ait une rémunération à hauteur de nos compétences et de nos responsabilités. On ne peut plus se satisfaire de : “Vous êtes sages-femmes, c’est le plus beau métier du monde, et ça doit vous suffire.” Non. Oui, c’est le plus beau métier du monde mais aujourd’hui, nous voulons être entendues et reconnues comme profession médicale. On n’est pas des médecins. On le sait, on ne le sera jamais. On n’est pas non plus des sous-médecins.

Lucile Sablayrolles, déléguée CGT

Cette journée fait suite à une mobilisation, initiée par le syndicat, qui avait eu lieu devant l’Agence régionale de santé il y a un mois. Six mois après la signature des accords du Ségur de la santé, la CGT dénonçait déjà des “mesures pécuniaires “bricolage”” qui “ne rattrapent toujours pas le retard considérable pris par rapport aux salaires des professionnel.le.s  de santé des autres pays de l’OCDE”.

Marseille : manifestations devant la fac pour sensibiliser sur la précarité étudiante.

Une dizaine d’étudiants se sont rassemblés devant la fac St Charles avec des pancartes au message sans équivoque : «  Des thunes pour la fac ». Bien décidés à dénoncer la précarité dans laquelle ils vivent, ils appellent à se mobiliser le 2 mars à Marseille.

TUI  France : la mobilisation continue dans le tous ensemble contre les licenciements.

À lire :

Les hospitaliers en grève reconductible à Martigues.

Avec douze lits supplémentaires imposés, les soignants sont à flux tendu. Les personnels de l’hôpital se sont mobilisés jeudi 18/02 pour dénoncer d’intenables conditions de travail.

Fos – La direction Arcelor veut 400 emplois en moins d’ici 2024

La CGT d’ à Fos est vent debout contre un vaste programme de restructuration récemment officialisé par le groupe au niveau national. Pour le site industriel du Sud, ce plan pourrait entraîner la disparition de plus de 400 postes au sein de l’usine d’ici 2024.

Communiqué de presse CGT ArcelorMittal Fos-sur-Mer

Les représentants du personnel du Comité Social et Économique du site ArcelorMittal de Fos- sur-Mer ont récemment été informés d’un projet de restructuration appelé COS (de l’acronyme anglais Change Operational Script).

Cette restructuration dictée par la direction londonienne du groupe ArcelorMittal au nom de la productivité, intervient alors qu’il n’y a aucun danger pour la survie de l’entreprise mais une volonté de réduire les effectifs, de supprimer des centaines de postes.

Les objectifs affichés visent une baisse d’effectif de plus de 400 équivalents temps plein, uniquement dans le périmètre ArcelorMittal Fos et l’équivalent de 200 emplois chez nos sous- traitants à l’horizon 2024.

Il apparaît que cette nouvelle restructuration dans une entreprise déjà fragilisée à tout niveau entrainera inévitablement à court, moyen et long terme des pertes d’emplois massives ainsi que des pertes de compétences et qu’il contribuera une fois de plus à la dégradation des conditions de travail des salariés de notre entreprise et chez nos sous-traitants.

Le projet tel qu’il est présenté sur la partie ré-internalisation des travaux de nos prestataires extérieurs, aura des conséquences sociales dramatiques pour ces entreprises ainsi que pour les salariés d’ArcelorMittal dont la charge de travail risque d’augmenter considérablement.

Nous condamnons vigoureusement cette restructuration qui se résume à un plan social sur le dos des salariés et des contribuables, nous dénonçons la gouvernance imposée par le groupe ArcelorMittal qui comme toujours nous impose sa vision financière à court terme sans présenter de projet industriel viable et réaliste.

À l’image d’autres grands groupes industriels, profitant de la crise sanitaire, ArcelorMittal après avoir recouru massivement aux indemnités liées au chômage partiel et ayant engrangé un maximum d’aides en argent public sous prétexte d’éviter des suppressions d’emplois, nous constatons à présent que ces aides serviront de liquidités de réserve et que l’engagement de ne supprimer aucun poste ne sera pas respecté.

La CGT ArcelorMittal s’opposera fermement à la mise en place de cette restructuration qui pourrait impacter au total plus de 600 familles dans notre région. Nous mettrons tout en œuvre pour défendre les salariés, leurs emplois, leurs salaires et leurs conditions de travail.

Des actions et des mobilisations seront organisées dans les prochains jours et semaines. Non aux suppressions de postes ! Maintien de tous les emplois !

Albi : mouvement de grève aux laboratoires Eurofins-Interlab

Source : La Dépêche du Midi

Le mardi 16 février 2021, des employés des laboratoires Eurofins-Interlab manifestaient devant le site albigeois du Val de Caussels. Une cinquantaine de salariés, en grève, s’étaient en effet réunis devant le bâtiment. Des négociations, entamées avec la direction la semaine dernière et les syndicats Sud, CGT et FO, ne sont en effet pas parvenues à calmer les protestataires. Aucune concession n’ayant été faite par les dirigeants.

“Nous sommes en colère car les efforts que nous avons faits durant cette crise n’ont pas été reconnus par la direction. Les heures supplémentaires ont augmenté afin de pouvoir livrer les résultats des tests covid dans les temps et la direction ne reconnaît pas ce travail”, déplore Line Navarro, déléguée syndicale Sud.

Ketty est technicienne au laboratoire depuis 8 ans. “Depuis le début du covid, on a beaucoup de travail et on subit une pression de nos supérieurs pour travailler toujours plus vite, souligne-t-elle. Il y a de nombreux burn-out et démissions à cause de cela”, estime la quinquagénaire. “Il y a un gros turn-over, c’est bien la preuve que ça ne va pas”, surenchérit Christine, infirmière.

“On se sent comme à l’usine, témoigne leur collègue secrétaire Véronique, alors qu’on a affaire à des humains. On a plus le temps de faire notre travail comme il faut. Ce sont les patients qui en pâtissent”, raconte-t-elle.

Parmi les revendications des grévistes : “de meilleures conditions de travail, une prime covid ainsi qu’une revalorisation de leur salaire”.

Sur une centaine de salariés que compte le groupe, 65 ont suivi le mouvement de grève hier, dont 22 ont été réquisitionnés par la direction pour maintenir l’activité du laboratoire. Les sites de Rabastens et Bessières (en Haute-Garonne) étaient fermés hier.

Les représentants du personnel ont été reçus par la direction dans la journée, mais les négociations n’ont pas permis d’aboutir à une entente. Les salariés grévistes ont à l’issue de la réunion décidé de reconduire le mouvement, qui se poursuivra le mercredi 17 février.

Les femmes de chambre mettent la sous-traitance au tapis

Source : l’Humanité

À force de luttes, les femmes de chambre de plusieurs hôtels Campanile ont obtenu leur internalisation. Un soulagement indicible pour ces travailleuses ultraprécaires soumises à un travail harassant, et une avancée porteuse d’espoir pour leurs consœurs. 

Devant la porte de l’hôtel Campanile du Bourget (Seine-Saint-Denis), les salariés réunis se sont abrités de la pluie fine sous le petit chapiteau dressé pour l’occasion. Certains ont fait plusieurs heures de route, d’autres sont même venus de Marseille pour l’occasion. Malgré la grisaille et la fraîcheur du mois de février, les masques peinent à dissimuler les sourires et l’enthousiasme.

Ce mardi, devant le quatre-étoiles à deux pas de l’aéroport, c’est une victoire que tous sont venus célébrer. Depuis le début du mois, les gouvernantes et les femmes de chambre qui officiaient dans l’établissement sont officiellement des salariées du groupe Louvre Hotels, propriétaire des hôtels Campanile, après des années de travail sous la houlette de sociétés de sous-traitance. Le dénouement heureux d’une lutte qui avait culminé en 2019 par quinze jours de grève. « C’est bien la preuve que le pouvoir ne s’obtient pas, il se prend », souffle Vadim, employé polyvalent du Campanile tour Eiffel, venu féliciter ses camarades.

Chapeau bas. Après plus d’un an et demi de lutte, les 20 femmes de chambre et gouvernantes de l’hôtel Ibis ne lâchent rien. Elles réclament la fin des maltraitances et leur embauche par le groupe Accor. © Julien Jaulin / Hanslucas

Ces dernières semaines, l’univers du nettoyage de l’hôtellerie est allé de bonnes nouvelles en bonnes nouvelles. Quelques jours après l’établissement du Bourget, c’est celui de Levallois (Hauts-de-Seine) qui, face à la pression des syndicats et de ses employées sous-traitantes, décidait de les embaucher directement. Un changement de direction donnant accès à des droits que ces travailleuses étaient loin d’espérer de leur propre société. Paiement à l’heure et non plus à la chambre, prime d’intéressement, treizième mois et chômage partiel indemnisé à 100 % en période troublée de crise sanitaire : la victoire est loin d’être uniquement symbolique.

« Dans le cadre de la situation actuelle, les salariées ont obtenu un accord d’activité partielle de longue durée qui leur garantit zéro licenciement économique d’ici à septembre. C’est une belle avancée », note aussi Claude Lévy, secrétaire général de la CGT hôtels de prestige et économiques (HPE). Marlène Schiappa, alors secrétaire d’État chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, avait bien énoncé quelques promesses en 2019. Elle invitait à des « engagements concrets, qui, au-delà des bonnes intentions, vont vraiment changer la vie de ces femmes », mais c’est bien uniquement à leur lutte que les salariées doivent ces multiples avancées. À force de mobilisations, c’est la quatorzième internalisation qu’elles ont obtenue à l’échelle du groupe.

Paiement à l’heure et non plus à la chambre, prime d’intéressement, treizième mois… la victoire n’est pas que symbolique.

En effet, les exemples de sociétés de sous-traitance de nettoyage peu scrupuleuses ne manquent pas dans l’hôtellerie. Pis, elles sont en fait la norme, estime la CGT, tant elles permettent aux établissements de jouir d’une main-d’œuvre peu chère, docile et sans en supporter le coût. « Quand on demande des cadences infernales, en moyenne de trois chambres ou trois chambres et demie à nettoyer par heure, on paye le travail moins cher. Et les hôtels externalisent la pénibilité du travail, ça leur permet de rejeter la responsabilité des maladies professionnelles sur les sous-traitants », explique Claude Lévy. Le tout, donc, au plus grand mépris des conditions de travail de ces salariées.

Lire aussi : Hôtellerie. Les syndicats restent sur le palier

Du baume au cœur

Pour la majorité des femmes, mères de famille, immigrantes en situation administrative fragile, elles n’ont souvent pas le luxe de refuser les pratiques de leurs patrons. « Ces employées souffrent d’une précarité de base multidimensionnelle : celle-ci est à la fois administrative, parce que leur titre de séjour doit être renouvelé tous les ans, familiale, car beaucoup d’entre elles doivent s’occuper seules de leurs enfants. Ces personnes-là n’ont pas le choix, il faut remplir le frigo, nourrir les enfants, renouveler les papiers. Et la sous-traitance, avec des paiements à la tâche et des temps partiels imposés, ne fait qu’entretenir cette précarité », explique Tiziri Kandi, animatrice syndicale de la CGT HPE.

Si ces dernières victoires ont de quoi donner du baume au cœur à toutes les salariées de l’hôtellerie en lutte, l’horizon reste encombré… Et la crise sanitaire, craignent les syndicats, risque d’apporter son lot de reculs. « Des grands groupes comme Hyatt ou Accor ont annoncé des PSE massifs ces derniers mois. Le motif économique n’est pas justifié, ils veulent simplement faire du dumping social, virer pour sous-traiter à l’avenir », tempête la syndicaliste. Celle-ci ne désespère toutefois pas de voir certains patrons changer dans le sens de l’ récente.

Lyon – Les salariés de RTE France en grève, un centre de distribution menacé de fermeture

Source : Lyon capitale

Depuis le 8 février, les salariés de RTE sont en grève contre la fermeture de centres de distribution régionaux, notamment celui de Lyon.

Une grève agite RTE (Réseau de Transport d’électricité), l’entreprise qui a la charge du transport de l’électricité du producteur au consommateur, depuis ce lundi 8 février. Les syndicats, la CFDT, la CGT et SUD sont mobilisés contre un plan de réorganisation de RTE. L’entreprise justifie ce plan par l’intégration d’énergies renouvelables et les échanges avec les pays voisins, rapporte Le Progrès.

Ce plan prévoit, entre autres, la fermeture de cinq des huit centre de distribution de l’entreprise. Celui de Lyon et ses 35 salariés du 7e arrondissement sont concernés.il doit fusionner avec le centre de Marseille. Le centre de distribution de Lyon devrait symboliquement fermer ses portes ce vendredi 12 février dans la matinée, sans risque de coupure d’électricité.

Carrefour – Bercy bloque l’OPA

Source : Ensemble mensuel de la CGT

Le canadien Couche-Tard relancera-t-il son offre publique d’achat (OPA) ? Éconduit par le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, soudainement inquiet de la souveraineté alimentaire de la France, le « dépanneur » québécois renoncerait pour l’heure à l’opération. Pour la CGT, cette OPA signe l’échec de la stratégie du PDG de Carrefour, Alexandre Bompard.

Sanofi  – La recherche saignée

Source : Ensemble mensuel de la CGT

Alors que Sanofi ne devrait pas livrer ses vaccins contre le Covid 19 avant la fin de l’année, le laboratoire pharmaceutique envisage de supprimer encore 400 emplois dans la recherche. En dix ans, les effectifs de chercheurs sont passés de 6 387 en 2010 à 3 905 en 2020. Choyé par l’État, le groupe reçoit une centaine de millions d’euros par an au titre du crédit impôt recherche.

lire le dossier spécial d’IC sur Sanofi

Michelin – Dégomme l’emploi

Source : Ensemble mensuel de la CGT

Le numéro 2 du pneumatique a annoncé2 300 suppressions de postes en France sur trois ans, dont 1200 dans l’industrie. Invoquant toujours la compétitivité, l’entreprise clermontoise continue de désindustrialiser la France pour délocaliser dans les pays à bas coûts. « Derrière le masque d’entreprise qui prend soin de ses salariés, se cache la finance insatiable », écrit la CGT.

Disneyland Paris  – Triste parade

Source : Ensemble mensuel de la CGT

Le parc d’attraction, qui veut revoir son offre de spectacles, a engagé des négociations dans le cadre d’une rupture conventionnelle collective, avec comme objectif le départ d’un millier de salariés. La CGT, pour qui la direction veut se séparer de travailleurs en CDI pour les remplacer par des intermittents, a claqué la porte.

L’Équipe  – Grève en suspens

Source : Ensemble mensuel de la CGT

Après quatorze jours, le salariés du quotidien sportif ont suspendu la grève engagée le 8 janvier pour dénoncer la suppression de 47 postes et l’absence de stratégie de la direction. Parmi les avancées : une clause contre toute rupture contrainte et de meilleures conditions de départ. En 2020, l’Équipe avait proposé un accord de performance collective avec une baisse de salaire contre une sauvegarde de l’emploi.

Drôme – La politique du pire

Source : Ensemble mensuel de la CGT

CGT, Ligue des droits de l’homme, associations et partis politiques… Tous ont fustigé la décision du maire de Valence de supprimer des aides municipales « aux familles de délinquants » ; Dans un communiqué commun, ils dénoncent des mesures « qui ne contribuent en rien au retour au calme demandé par les personnes subissant parfois quotidiennement des incivilités ».

Vienne – L’industrie se rebelle

Source : Ensemble mensuel de la CGT

Le 21 janvier, la fédération CGT de la métallurgie et l’UD organisaient un rassemblement devant la fonderie du Poitou afin de protester contre les restructurations et fermetures dans la filière. Dans le bassin de Châtellerault, 4 000 emplois directs et indirects sont touché. La mobilisation avait aussi pour objectif de dénoncer le détournement des aides publiques par les constructeurs automobiles au profit de leurs actionnaires.

Lot – Nerf d’Assier

Source – Ensemble mensuel de la CGT

Soutenus par de nombreux élus locaux, ainsi que par l’association de défence de la gare d’Assier et de promotion du rail, les cheminots CGT de la ligne Captenac-Brive ont réussi, au terme de deux semaines de grève, à faire annuler le projet de réorganisation de la SNCF visant ) supprimer des postes d’aiguilleurs et de chef de service.

Total – “On va lutter pour l’emploi jusqu’à la fin” .

Un rassemblement à la Défense contre la signature du PSE de la raffinerie de Grandpuits, qui prévoit la suppression de 700 emplois, a eu lieu ce mardi. Près de 300 personnes ont répondu présentes, dont de nombreux soutiens, de Philippe Martinez à François Ruffin. Entre action écolo et tentative d’envahissement, la détermination était au rendez-vous après un mois de grève.

CHU de Toulouse

Depuis le 25 janvier, les soignants des blocs opératoires sont en grève illimitée pour faire valoir leurs droits. Aujourd’hui, la direction générale du CHU Toulouse a reçu la délégation des blocs opératoires. Une réunion sous haute tension qui a démontré le mépris de la direction face à la colère des soignants.

Toulouse. Grève et action coup de poing du personnel des blocs opératoires du CHU

Dans la continuité du mouvement de grève initié le 25 janvier, une cinquantaine de personnels soignants des blocs opératoires du CHU de Toulouse ont pris de court la direction en infiltrant leurs locaux ce matin, situés à l’Hôtel Dieu. Ils souhaitent être reçus par la direction pour porter leurs revendications et faire passer un message de détermination !https://www.revolutionpermanente.fr/

Givors – Deux enseignant.e.s entament une grève de la faim pour obtenir des moyens pour leur collège.

Suite à la multiplication des violences dans leur établissement, Leila et Pierre, professeurs au collège Lucie Aubrac de Givors (métropole de Lyon), ont entamé une grève de la faim. Ils espèrent obtenir du rectorat des moyens supplémentaires pour pouvoir accompagner leurs élèves, ainsi que le classement de leur collège en REP +. Une démarche extrême, qui met en lumière l’état de détresse profonde dans lequel se trouvent aujourd’hui les enseignant.e.s confrontés à la réduction toujours plus drastique des moyens accordés à l’éducation prioritaire.

Livreurs : ils établissent un rapport de force dans la lutte contre les plateformes

La lutte contre les plateformes s’amplifie depuis l’automne. Mais il reste compliqué de faire plier un employeur quand ce dernier refuse de se considérer comme tel. Des trottoirs des MacDo aux sièges de l’assemblée en passant par les bancs des tribunaux, les livreurs et leurs alliés multiplient les actions pour tenter de contre balancer la toute puissance des plateformes. Etat des lieux de leur lutte. https://rapportsdeforce.fr/

AED : construire la lutte des précaires de l’Éducation Nationale

Depuis le 1er décembre 2020 les surveillants des collèges et lycées (AED) ont lancé un mouvement de contestation d’une ampleur inédite. Le 19 janvier, ils appelaient à une grève nationale reconductible. Entre véritable ras-le-bol et difficulté à mobiliser un secteur particulièrement précaire, la contestation se construit peu à peu. https://rapportsdeforce.fr/

Toulouse – A Latélec, ce sont les salariés qui ont sauvé les emplois….

La direction de Latélec, sous-traitant aéronautique toulousain, a dû renoncer à la suppression de 130 emplois, face à l’opposition d’une partie du personnel.

Grève dans la petite enfance :

Pour que les bébés crèchent dignement !…..Les personnels des crèches, des haltes-garderies ainsi que les assistantes maternelles étaient en grève ce mardi 2 février. Objet de la colère : une réforme qui propose d’augmenter à six le nombre de tout-petits encadrés par un adulte.

Des nouvelles des grèvistes de la BSB et un appel à aller les soutenir sur le piquet devant la bibliothèque.

En grève tous les samedis depuis le 5 décembre et après une semaine de grève, les MOET en lutte de la BSB mèneront une journée de mobilisation avec les permanent.e.s de la bibliothèque,

Conseil Départemental des Côtes d’Armor.

Appel à la grève contre la suppression de postes..https://www.cgtservicespublics.fr/

Vénissieux (Rhône)

Maintien du régime indemnitaire pour les agents en PPR. la CGT obtient gain de cause…https://www.cgtservicespublics.fr/

TRANSPORTS PUBLICS : l’intersyndicale RATP fait respecter par la grève les mesures de prévention contre le covid

La RATP reprend la vente de tickets dans ses bus, les chauffeurs répondent par la grève. La RATP montre à nouveau le peu de considération qu’elle porte pour la santé de ses salariés comme des usagers. Alors que la crise sanitaire se poursuit, avec l’apparition inquiétante de variants du Covid, la régie des transports parisiens suspend différentes mesures visant à limiter les contaminations. https://www.revolutionpermanente.fr/

AUVERGNE – Mobilisation contre la casse d’EDF !

les travailleurs des IEG (Industries Electriques et Gazières) sont mobilisés contre le projet de démantèlement d’EDF GDF.

https://www.cgt.fr/actualites/france/energie/mobilisation-legislation/projet-hercule-edf-serait-eclate-en-trois-entites

Blois. TECALEMIT mobilisés contre les suppressions d’emplois

Les représentants du personnel de Tecalemit ont refusé mardi 16 février 2021 de valider le plan social de la direction. Les grévistes poursuivent le blocage de leur usine à Blois..Un comité social et économique extraordinaire se tenait mardi 16 février 2021, dans les locaux de Tecalemit Aerospace, à Blois. Appuyés par des ouvriers grévistes, les représentants du personnel n’ont pas validé le plan social présenté par la direction. Les salariés attendent des conditions de départ plus favorables : ils exigent une prime supra-légale comprise entre 15.000 et 60.000 € par salarié et la prise en charge d’un congé de reclassement pour les licenciés.

« Le plan social passe désormais entre les mains de la Direccte qui le validera ou non, explique Yoann Pirou, secrétaire du CSE. On attend la réponse de la Direccte avant d’entreprendre des démarches auprès du tribunal administratif. »

Pendant ce temps, les grévistes continuent de bloquer leur usine, jour et nuit, comme ils le font depuis le jeudi 11 février. Ils ont installé des bâches et des palettes pour empêcher l’accès à l’entrée. Les représentants du personnel dénoncent aussi le recours à des intérimaires pour remplacer les salariés grévistes à leurs postes.

Source : La Nouvelle république