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Accueil articles 2-lutte des classes et renaissance communiste

Comment rallier la « mutation » réformiste aux cris de la lutte des classes c’est du « folklore »

7 juin 2026
Temps de lecture16 mins de lecture
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A l’époque du XXIIème congrès du PCF (1976), c’est déjà au nom de la proximité avec la classe ouvrière, censément allergique aux théories (quel mépris de classe, en réalité, à l’encontre des prolétaires!), que la direction de ce parti virant au réformisme, a répudié la dictature du prolétariat, reniant par la même occasion la théorie révolutionnaire léguée au mouvement ouvrier par Marx, Engels et Lénine. 

Lors de la VIIe conférence nationale du PRCF, au pied de la plaque à Politzer, les délégués du PRCF prennent l’engagement de poursuivre le combat révolutionnaire : « l’esprit critique et l’indépendance d’esprit ne consiste pas à céder à la réaction, mais ne pas luis céder ».

Sous le désastreux magistère de R. Hue, depuis lors passé au PS puis au macronisme (!), c’est encore pour favoriser les « novations » et « rester proche des gens » – du moins l’affirmait-elle! – que la direction du Parti « en mutation » a rompu le fil rouge qui reliait encore symboliquement le PCF à la Révolution jacobine, à Octobre 1917, au pays de Stalingrad et à toute cette bataille au long cours à la fois patriotique et internationaliste qui opposa longtemps le PCF de Thorez et de Duclos, voire celui de Marchais et de Krasucki, à la funeste « construction » euro-atlantiste.

Bas les masques avec le retour des propositions « novatrices » vielles comme la mutation

Eh bien les penseurs de l' »OCF », cette scission minoritaire issue du PRCF, tombent désormais le masque en révélant, à l’inverse de ce qu’ils ont longtemps prétendu (on est d’équerre avec la ligne du Pôle, on veut juste virer des cadres et changer des pratiques… [1]) n’étaient que mensonges. En réalité, ils ne cessent depuis lors de dénoncer la ligne équilibrée du PRCF, où défense du passé communiste et proposition d’un socialisme de nouvelle génération se font écho, et marchent désormais sur les peu glorieuses brisées du PCF mutant qui déjà, prétendait avant eux table rase, sinon du présent capitaliste (il faut pour cela un peu plus que des attaques contre les fondateurs du PRCF…), du moins du passé communiste : on veut bien gager ici que ce nihilisme historique ne manquera pas de couvrir très vite de nouveaux reniements. Une ligne ni moderne, ni nouvelle, ni innovante. 

Dans un texte signé Ambroise (pauvre Croizat! [2] ), l’OCF (Officine Comploteuse et Fractionniste?) tombe en effet le masque. En effet, elle y dénigre la défense militante de la mémoire révolutionnaire au risque d’abandonner le terrain au négationnisme anticommuniste, ce creuset permanent de la fascisation et de l’anticommunisme. Il paraît en effet que le PRCF, qui combattra toujours les falsificateurs de l’histoire, donnerait dans le « communisme de commémoration » quand il affronte cette occultation du communisme passé qui prépare la criminalisation du communisme présent. « Ambroise » lance même à cette occasion un coup de griffe odieux à la mémoire de Léon Landini en dénigrant le combat admirable que notre vieux camarade alors nonagénaire a mené pour faire entrer au Panthéon, le temps d’une cérémonie dédiée par Macron à Manouchian, le drapeau des FTP-MOI Carmagnole-Liberté: un drapeau que la Macronie n’aura finalement accepté contrainte et forcée par la présence insistante du grand vétéran tenant à peine debout et accompagné notamment de sa fille Gilda campés devant le Panthéon sous l’averse battante. Pour le peu décent « Ambroise », cette action noble et risquée (imagine-t-on le risque vital qu’encourait alors un presque centenaire forcément très ému?) relèverait du « folklore ». Comme sans doute relèverait aussi du « folkore » l’ultime brochure qu’a composée notre président au seuil du trépas pour faire connaître ses  52 camarades morts sous la torture et pour forcer ainsi l’Etat bourgeois de reconnaître que, oui, les communistes, Roger et Léon Landini en tête, n’ont pas attendu l’invasion hitlérienne de l’URSS pour engager l’action patriotique directe contre l’Occupant.

Manouchian est entré au Panthéon, accompagné par Léon Landini résistant FTP MOI et président du PRCF pour célébrer et continuer avec le PRCF le combat de la résistance communiste.
Panthéonisation, comment Léon Landini a réussi à être présent : la mise au point par Fadi Kassem !
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Mémoire de résistants : Léon Landini, dernier combattant des FTP-MOI arme la lutte des classes actuelle face au fascisme et à la guerre. [Livre]
Retour en vidéo sur les manifestations pour continuer dans l’action le CNR pour son 80e anniversaire

Cet article anonyme qualifie également de « communisme commémoratif » le fait que le PRCF ait également organisé un meeting en mai 2023 (qui l’eût fait sans cela?) devant l’appartement où le Conseil National de la Résistance (CNR) présidé par Moulin s’est réuni clandestinement pour la première fois (80ème anniversaire du 27 mai 43) : une occasion très politique de rappeler que selon les mots mêmes des dirigeants du patronat ce qui est leur programme politique est de revenir sur 1945 [3]. N’est ce pas là la vraie actualité de la lutte des classes ?.

31 mai, 1er juin : en action avec le PRCF !

D’après l’OCF, relèverait également du « folklore » le fait que le PRCF, rejoint par le PARDEM et d’autres, ait osé manifesté à Paris lors du 20ème anniversaire du référendum de mai 2005 où notre peuple a dit Non à la constitution européenne, un texte scélérat qu’ont néanmoins imposé de facto Sarkozy, Macron et Hollande. Il paraît que ce viol manifeste de la volonté populaire n’intéresserait pas « la classe » (d’ailleurs sans l’identifier explicitement classe ouvrière). Pourtant, 80% des ouvriers et 65 % des employés ont alors voté non au referendum sur les traités européens (TCE), condamnant à travers lui cette « construction » européenne qui détruit l’industrie en délocalisant les usines en privatisant les entreprises publiques, qui écrasent les paysans, qui détruit la Sécu, les retraites et les services publics. Toute choses qui, bien sûr, « n’intéressent pas la classe » et n’ont, c’est clair, aucun rapport avec le combat d’avenir pour le Frexit progressiste ! Comment prétendre qu’il s’agit là d’une vieille lune qui n’intéresse plus personne quand bien même la large majorité du corps électoral de 2026 est toujours composé de ces électeurs qui ont mis un bulletin non dans l’urne et qui s’en souviennent [4]

Se rapprocher de la classe c’est mener la bataille idéologique, pas la déserter

Plus globalement, il faut rappeler ici cette évidence: non seulement Landini, Pranchère, Hage ou Alleg, mais aussi avant eux Jean Jaurès, Maurice Thorez ou Henri Alleg, tous férus d’histoire, travaillaient sans relâche à rétablir la vérité à propos du passé falsifié, non seulement par les réactionnaires patentés mais par les renégats du Mouvement communiste international qui promettent le futur et piétinent le passé à défaut de changer le présent. Si nos devanciers ont agi ainsi, ce n’était pas parce qu’ils étaient coupés de « la classe » (si tel avait été le cas, Hage n’eût pas été réélu député durant plus de trente ans dès le premier tour dans la circo la plus ouvrière de France ! [5]), mais parce qu’une organisation qui renonce à défendre l’honneur des communistes et qui se laisse ainsi criminaliser elle-même, ne saurait intéresser la classe ouvrière, une classe qui méprise à raison ceux qui se renient pour un plat de lentille électoral. Une organisation qui renonce à étudier, expliquer et transmettre tout ce qui est l’expérience durement acquise dans les luttes, ne saurait du reste gagner la bataille de la légitimité communiste ni se poser en continuatrice, si critique que ce fût, du grand PCF du Front populaire, de la Résistance et des luttes anticoloniales.

Ces donneurs de leçons, qui refusent même, par ailleurs de lire (cela demanderait trop d’efforts explique l’un deux dans une vidéo digne du Café du commerce diffusée sur youtube !) et donc de diffuser un journal communiste, sont d’ailleurs bien en peine d’expliquer pourquoi, si « la classe » n’aime ni l’Gistoire ni la théorie, les vidéos et les livres intellectuellement ambitieux de notre amie Annie Lacroix-Riz connaissent un tel succès sur internet ! Ni histoire, ni lecture, ni théorie, ni philo, mais des campagnes municipales derrière LFI, on n’aurait jamais cru que des individus qui ont sans cesse consommé des séances de « formation » ces dernières années eussent si vite sombré dans un anti-intellectualisme grossier, bien digne de nos temps « populistes » et « pragmatiques »….

En outre, si les communistes eux-mêmes laissent dire sans se défendre qu’ils sont des « criminels totalitaires » (et c’est ce qu’enseignent les manuels scolaires de la 6ème à l’Université !), comment la jeunes se tournerait-elle vers ces odieux personnages ? Et qu’y a-t-il alors d’étonnant à ce que sa partie la moins éclairée de notre peuple soit aujourd’hui tentée par le RN étant donné que, comme l’affirmait déjà Alleg (qui a passé trente ans de sa vie à rétablir la vérité sur Alger républicain, le journal populaire qu’il dirigeait avant d’être capturé et torturé par les colonialistes), « la criminalisation du communisme creuse le lit du fascisme » ? Le PRCF ose rappeler, lui,  qu’il faut affronter bille en tête l’anticommunisme pour redonner confiance au mouvement ouvrier et lui permettre de sortir de la défensive où l’ont justement réduit des décennies de repli idéologique !

l’anticommunisme n’est pas une opinion parmi d’autres : le réfuter, l’affronter, le ridiculiser même, un des moteurs de la bataille idéologique de classe

En effet, à force d’opposer la mémoire, l’analyse théorique (la vraie, celle qui part des données réelles en leur appliquant la méthode dialectique au lieu de piller le travail théorico-politique d’autrui, à commencer par celui  du PRCF, au moyen de Chat GPT pour les déverser sur des comptes réseaux sociaux et un site web dont l’audience a été initialement détournée elle aussi de ces outils patiemment construit à force de travail par le PRCF ses moyens, ses structures et ses militants), la prospective politique et le travail théorique en général à la prétendue proximité militante avec « la classe », on prive de tout souffle militant le travail de reconstruction communiste. Qu’est-ce en effet que le sens, si ce n’est ce qui relie le passé au futur en dégageant consciemment, au sein du « moment actuel », ce que le Manifeste du PC appelait « le mouvement réel qui abolit l’état de choses existant » ?

Une classe ouvrière qui ne saurait plus d’où elle vient, qui cultiverait le présentéisme béta et le jeunisme ; une classe décérébrée et fière de l’être à qui l’on cacherait en outre, qui plus est avec l’aide de pseudo-« communistes » refusant de faire leur travail de formation historique et insultant ceux qui continuent de le faire, que l’ouvrier et le paysan (russe, chinois, etc.) ont jadis gouverné deux milliards d’hommes (telle fut en effet le premier camp socialiste de l’histoire !) et que donc, se passer du capitalisme durant sept décennies fut non seulement possible mais réel ; une classe qu’on n’inviterait ainsi, ni à méditer de manière critique sur son passé ni à réfléchir sur ce que serait un socialisme-communisme de nouvelle génération ; oui, une telle classe rendue aveugle et amnésique deviendrait vite incapable de s’orienter elle-même par l’entremise d’un parti d’avant-garde dont, du reste, elle ne sentirait plus la nécessité. Une telle classe serait a fortiori impuissante à diriger la Nation et de rouvrir à la jeunesse de vastes horizons. Elle ne serait plus bientôt qu’une masse servile aux mains du capital. C’est ce que Lénine résumait quand il écrivait, contre les mencheviks qui se croyaient « proches de la classe » parce qu’ils refusaient de lui soumettre un programme socialiste précis, que « l’on ne saurait avancer d’un seul pas tant que l’on craint de marcher au socialisme« .

Le PRCF élabore collectivement une analyse proposant une ligne défendue par tous, actualisée démocratiquement. Il propose un programme précis. Et oui, il s’efforce, non sans défauts et lacunes, de se saisir de toutes les circonstances matérielles. Des symboles historiques convoquant le commun de la classe ouvrière et de ses victoires, mais aussi de la présence quotidienne de terrain des réseaux sociaux jusqu’aux panneaux d’affichage, en passant par le travail organisé d’une expression collective construite avec un journal et ses relais électroniques, sans oublier l’investissement dans les mouvements sociaux et la solidarité internationaliste. Il n’empêche que l’étude du passé, et sa défense active contre les fascistes – jusqu’à se confronter physiquement aux nazis ukrainiens comme l’a fait de manière fort peu « commémorative » le PRCF lors de la célébration militante de Stalingrad en février 2023 – sert à saisir d’où viennent les rapports de force, quelle force sociale a trahi la Nation, quelle classe a résisté, quel parti a libéré le pays et mis en place, cette « paille » que sont la Sécu, les nationalisations, les statuts, le Code du travail, les conventions salariales et les retraites par répartition. 

Le PRCF élabore collectivement une analyse proposant une ligne défendue par tous, actualisée démocratiquement. Il propose un programme précis. Et oui, il a su se saisir de toutes les circonstances matérielles. Des symboles historiques convoquant le commun de la classe ouvrière et de ses victoires (De Stalingrad au 29 mai 2005 sa dernière victoire électorale de masse), mais aussi de la présence quotidienne de terrain des réseaux sociaux jusqu’aux panneaux d’affichage, en passant par le travail organisé d’une expression collective construite avec un journal et ses relais web, sans oublier l’investissement dans les mouvements sociaux et la solidarité internationaliste.

Car l’étude du passé, et sa défense active contre les fascistes – jusqu’à se confronter physiquement à eux comme l’a fait par ex. de manière fort peu « commémorative » le PRCF lors de la célébration militante de Stalingrad en février 2023 – sert à saisir d’où viennent les rapports de force, quelle force sociale a trahi la Nation, quelle classe a résisté, quel parti a libéré le pays et mis en place, cette paille, la Sécurité sociale, les nationalisations, les statuts et les retraites par répartition. L’étude du passé sert aussi à comprendre, dans la foulée, pourquoi les mêmes billevesées ressurgissent toujours sous de nouveaux habits, et pourquoi ressurgit aujourd’hui pitoyablement sous la plume d' »Amboise », cette très vieille idée qui se croit novatrice selon laquelle on est plus fort quand on croit tout recommencer à zéro et que, à l’instar de Lutte ouvrière par ex., on ne sait parler aux ouvriers que de la fiche de paie. Et ce, sans être capable, par ex., de leur rappeler que LO a fait passer le Traité de Maastricht en s’abstenant en 1992 ou encore que les salaires se sont effondrés en France depuis que, en 1983, un gouvernement « socialiste » incluant des « communistes innovants » a mis fin à l’échelle mobile des prix et des salaires pour préparer l’euro et imposer aux ouvriers quarante années d’euro-austérité, de désindustrialisation et de privatisations. Sans ce fil d’Ariane permettant à la classe de sortir du dédale de l’idéologie dominante, les grands discours populistes devant la « classe » ressemblent vite à ceux du caricatural « Peppone » dans les films de Fernandel ou de ces tribuns petits bourgeois faisant fort de parler révolutionnaire et au nom de la jeunesse : ça parle fort, ça se dit moderne, mais ça tourne en rond et ça maintient sa classe, dénuée de boussole, de recul sur son histoire et de vision au long cours, dans le cycle de défaites qu’ont ouvert la « mutation » eurocommuniste vite suivie des reniements gorbatchéviens. Voire « OCF-iens » si les choses continuent à ce train…

S’armer de l’expérience et de l’héritage gagné par notre classe

L’enjeu de classe n’est donc pas de choisir entre mémoire et action, encore moins d’opposer les intellectuels aux ouvriers – comme si, de nos jours, nombre d’intellectuels n’étaient pas paupérisés par le capital pendant que nombre de travaux manuels comportent une forte dimension intellectuelle. Il faut refuser l’oubli organisé pour au contraire bénéficier de la richesse de l’expérience passé et ainsi, combattre l’anticommunisme mutant recyclé et dénoncer ceux qui voudraient désarmer les exploités en leur expliquant que le passé est un fardeau.

En réalité, le passé est une arme, à condition de savoir l’étudier, le défendre et s’en servir. Bref, il s’agit moins de défendre le passé communiste que de SE défendre en le continuant, en critiquant nos errements passés s’il y a lieu et quand il y a lieu. Mais d’abord en imitant le poète communard Rimbaud quand il disait, contre les renégats de son temps : « il faut être résolument moderne : tenir le pas gagné ». 

A lire :

  • Mémoire de résistants : Léon Landini, dernier combattant des FTP-MOI arme la lutte des classes actuelle face au fascisme et à la guerre. [Livre]
  • Mémoire de résistants : 30 mai le Souvenir Français inaugure le lancement du livre de Léon Landini, un outil pour poursuivre le combat de classe de la Résistance

[1] Il est indispensable de rappeler à ceux de nos lecteurs, en dehors des militants informés du PRCF, que ceux qui prennent la plume de l’OCF pour indiquer de facto que leur analyse politique est en complète opposition à la ligne du PRCF : 1°) ont participé à la détermination de cette ligne votant d’ailleurs personnellement et complètement la résolution politique et le programme proposé au débat de la VIIe conférence nationale du PRCF tenue en avril 2°) n’ont eu de cesse que de s’adresser aux militants du PRCF pour lancer leur entreprise de destabilisation en leur garantissant qu’ils n’avaient qu’une opposition aux autres dirigeants du PRCF qu’eux même, pas à sa ligne. Chacun peut voir aujourd’hui que ceux la s’attaquaient déjà à la ligne franchement communiste, mais se sachant très minoritaires ne voulaient rien en dire, espérant ainsi profiter du désordre et de la confusion qu’ils tentaient d’entretenir.

Ceux qui crachent désormais leur venin mutant contre le PRCF, n’ont jamais eu le courage de dire, au sein du collectif de direction dont ils participaient alors, leur opposition aux campagnes menées par le PRCF. Manifestation auxquelles ils ont participé et contribué, décidant de leur existence aussi bien dans la forme que dans le fond (que ce soit en terme de lieux, de date et de mots d’ordres). De fait si la solidarité et le respect sont des principes communistes, certains à l’OCF ont décidé de ne pas goûter de ce folklore, démonstration étant à nouveau faite que le centralisme démocratique est hors de leur engagement.

Il est vrai que l’illégitimité d’une scission minoritaire, fondée sur des éléments de langage alliant procédés policiers abjects et proclamation mensongère d’une fidélité complète à la ligne du PRCF s’est senti plus forte de masquer par ce biais les relents du copinage, de l’ambition égotique et de l’opportunisme mutant. Et l’on sait qu’en matière de mutation c’est le premier pas qui coute.

[2] pseudonyme qui semble être celui d’un ex membre du secrétariat national du PRCF participant de la tentative de déstabilisation de cet exécutif et du PRCF tenue au long de l’année 2025, devenu depuis un des dirigeants de l’OCF. Le texte, sous pseudonyme, a cependant était largement diffusé et assumé sur les réseaux sociaux par plusieurs des dirigeants de l’OCF . Celui-ci arguait en novembre, comme argument personnel pour justifier de participer de cette entreprise de remplacement du secrétariat national en dehors du cadre statutaire du PRCF, ne pas avoir le niveau politique pour produire des analyses politiques et donc participer aux discussions de cette instance exécutive. Il entendait ainsi illustrer l’illégitimité et l’inefficacité de l’exécutif du PRCF et l’urgence de le faire chuter par des méthodes anti statutaires. La priorité de l’OCF semble donc de tirer sur le PRCF, plutôt que de mener le combat de classe. Un choix révélateur.

[3] « Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. Un compromis entre gaullistes et communistes. […] Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! » éditorial de Challenges paru en 2007, Denis Kessler, vice-président du MEDEF et président de la Fédération française des sociétés d’assurances, lance l’attaque contre modèle social français comme appartenant au passé et donc incompatible avec le contexte économique du XXIe siècle. Ce modèle social serait un luxe que l’on ne pourrait plus assumer dans la compétition mondiale, car il pèserait trop dans le « coût du travail ». Bref, ce n’est pas le PRCF qui choisit de positionner la bataille de classe sur ce point, mais bien les leaders de la classe capitaliste.

[4] un électeur sur deux  inscrit sur les listes électorales  en 2026 a personnellement glissé un bulletin dans l’urne le 29 mai 2005, en tenant compte des évolutions de la démographie d’une part, du taux de participation d’autre part. La proportion d’inscrits sur les listes électorales en 2026 constitué d’électeurs déjà inscrit le 29 mai 2005 est elle largement supérieure à la moitié.

[5] A ce propos l’opprobre jetée par ce texte de l’OCF sur Georges Hage, parlementaire communiste de la circonscription la plus ouvrière de France qui s’est toujours dressé courageusement contre la mutation du PCF, et qui a pris la tête de la renaissance communiste, est une indignité de plus. Une indignité qui ne se fonde que sur le choix assumé de méconnaitre la réalité factuelle de la bataille contre la mutation et pour la renaissance du parti communiste. Une façon de jeter sous le bus les figures les plus honorables du mouvement communiste afin de se faire un marche pied…

lire le texte de l’OCF : du passé faisons table rase OCF – jeunesse du monde cliquez ici

Tags: commémorationCommunismehistoiremodernitémutationOCFopportunismeparti communistePRCFrenaissance communiste
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