La Commission Européenne veut exploser EDF : service public de l’Énergie et Frexit progressiste ou UE et privatisation, il faut choisir !

Cela fait maintenant des années que les militants du PRCF alertent et mobilisent contre l’euro et l’euro démantèlement d’EDF, le service public national de électricité. Une privatisation qui se fait sous la contrainte des directives européennes. Dans l’ombre de la crise du COVID, alors même que par centaines les électriciens d’EDF-Enedis se batte pour rétablir le courant dans les vallées sinistrées de la Roya et de la Vésubie, l’ et ses complices du régime Macron accélèrent le démantèlement d’EDF, pour en préparer la privatisation finale à la découpe. Au nom du PRCF, Jo Hernandez, syndicaliste de l’énergie et secrétaire de la commission lutte du PRCF appelle à l’action, et à choisir entre sauver EDF et le service public de l’Electricité ou l’Union Européenne.

MAINTIEN D’ÉLECTRICITÉ DE FRANCE OU “CONSTRUCTION” EUROPÉENNE, IL FAUT CHOISIR,  ET VITE! 

Initiative Communiste publie un nouveau document accablant. Il prouve que – comme nous l’avons toujours dit au PRCF – la “gentille” Union Européenne, que les états-majors euro-formatés des syndicats affiliés à la Confédération Européenne des Syndicats (CES) ont toujours présentée comme “réformable du dedans”, “réorientable de l’intérieur”, capable de produire un “service public européen” et autres billevesées  destinées à désarmer les travailleurs, veut le démantèlement complet et rapide d’EDF (Électricité de France), le grand service public de l’électricité construit par le ministre communiste et résistant MARCEL PAUL en 1945/47. 

Il est bien évident qu’en cas de démantèlement complet, faisant suite au départ-privatisation de et à l’entrée en bourse d’EDF, et malgré les boniments des “syndicalistes” arrangeants qui juraient de sauver le statut de l’électricien et les œuvres sociales EDF en échange d’un changement de statut de la boîte, il arrivera alors aux agents EDF ce qui est en train d’arriver à ceux d’ENGIE, ce qui arrive aux cheminots et aux fonctionnaires de plus en plus précarisés et ce qui est arrivé, avec les conséquences qu’on sait, aux agents de feu France-Télécom: la précarisation complète accompagnée d’humiliations sans fin pour les titulaires et pour les syndicalistes de lutte.

Cette affaire concerne tous les travailleurs, car EDF nationalisé est le dernier bastion du secteur public nationalisé et le cœur d’un “produire en France” à reconstruire de A à Z, car déjà dévasté par les euro-délocalisations et les euro-privatisations. Si EDF disparaît, le socle de la reconstruction industrielle disparaîtra aussi.

C’est au pied du mur qu’on voit le maçon: durant des décennies, des dirigeants syndicaux bonimenteurs nous ont raconté qu’on pourrait “concilier” la “construction” européenne et le maintien des conquêtes de 1945. Tout cela pour conserver les bonnes grâces de la Confédération européenne des syndicats, cette courroie de transmission de la Commission européenne, pour ménager la direction jaune de la CFDT (ça s’appelle en nom de code le “syndicalisme rassemblé”) et pour ne pas avoir à engager de bras de fer social généralisé, ménager le gouvernement Jospin-Voynet-Buffet, bref, reléguer aux oubliettes les méthodes éprouvées du syndicalisme de classe et de masse.

Pendant ce temps, le PS, mais aussi ses satellites “euro-constructifs” soi-disant écolos ou communistes, promettaient en quelque sorte de “remettre la construction européenne sur les rails de l’intérêt général”… Alors que l’UE a été conçue de A à Z pour démonter ces “rails” et les flanquer à la ferraille. Tout ce qui nous arrive était d’ailleurs écrit noir sur blanc dans le Traité de Maastricht, honte à ceux qui ont ensuite caché la vérité: l’Union européenne est une dictature capitaliste irréformable, une prison des peuples, un broyeur sans précédent d’acquis sociaux, une machine à démolir les résultats politiques et sociaux de la Résistance et de la Libération ! Alors, assez de mensonges, assez de boniments!

Déjà, courageusement, des syndicalistes CGT, notamment en RP, ont repris les méthodes de lutte qui étaient celles de Marcel Paul, de Croizat, de Sémard, de Timbaud, de Frachon, de Krazucki. Déjà des dirigeants CGT franciliens dénoncent frontalement l’UE et se solidarisent avec les syndicalistes de lutte qui bravent la direction liquidatrice de la boîte. 

Lénine avertissait déjà en 1916 que, “en régime capitaliste, des États-Unis d’Europe ne sauraient être qu’utopiques ou réactionnaires“.

On le voit aujourd’hui: notre “petit” PRCF si calomnié et censuré n’a jamais menti, il est franchement communiste et communiste franchement, cela veut dire qu’il se souvient, comme Jaurès, que “le courage, c’est de chercher la vérité et la dire”, et comme Gramsci, que “la vérité est révolutionnaire”. Tant pis si cela déplait aux liquidateurs de France et à ceux qui leur font des courbettes sous prétexte de “modernité”. 

Camarades électriciens, gaziers, cheminots, camarades du privé, mais aussi vous tous les antifascistes qui ne voulez pas que l’UE démantèle les derniers acquis de la Résistance (ohé les camarades de Renault!), et vous tous les patriotes républicains qui comprenez que le démantèlement final d’EDF porterait le coup de grâce au ‘produire en France”, donc à la France elle-même, DÉNONÇONS ENSEMBLE LA MALFAISANTE “CONSTRUCTION” EUROPÉENNE DU CAPITAL, osons débattre du PROGRESSISTE dans les ateliers, osons reparler du SOCIALISME aux camarades de travail, osons nous préparer aux bras de fer inévitables pendant que les outils, les syndicats et les statuts sont encore en place, et préparons à l’interpro le TOUS ENSEMBLE EN MEME TEMPS sans lequel ils nous auront successivement et séparément si nous ne faisons pas le nécessaire pour l’emporter SIMULTANÉMENT ET SOLIDAIREMENT!

Jo HERNANDEZ, 

ancien ouvrier dans une centrale thermique d’EDF, 
ancien syndicaliste et délégué CGT, 
secrétaire de la Commission Luttes du PÔLE DE RENAISSANCE COMMUNISTE EN FRANCE


les révélations de nos confères de Reporterre.

Exclusif — Le projet fou de Bruxelles pour démanteler EDF

La Commission européenne, selon un document obtenu par Reporterre, entend imposer à l’État français la désintégration du groupe EDF au nom du respect des règles de la concurrence. La «réforme» de Bruxelles va encore plus loin que le projet gouvernemental , qui veut démembrer EDF.

Lancée quasiment depuis l’entrée en fonction d’Emmanuel Macron à l’Élysée, la réorganisation d’EDF serait sur le point d’aboutir. Début octobre, l’agence Reuters annonçait ainsi la finalisation du projet baptisé «Hercule» dans les prochaines semaines ou mois selon des sources informées.

Durant l’été 2020, plusieurs étapes essentielles ont ainsi été franchies. La Commission de régulation de l’énergie (CRE), le «gendarme» du secteur, a publié, fin juillet, un rapport favorable à la réforme de l’Arenh (Accès régulé à l’électricité nucléaire historique), qui règle le tarif d’accès au nucléaire historique d’EDF. Ce tarif permet aux concurrents de pouvoir acheter jusqu’à 100 terawatts-heures (TWh) par an à un tarif bloqué de 42 euros par mégawatt-heure (MWh). Début septembre, le site d’informations Contexte dévoilait un rapport non publié de la CRE sur le coût de production du nucléaire historique : 48 euros par MWh, alors qu’EDF aurait indiqué au cours d’une réunion un chiffre de 53 euros par MWh. Selon nos informations, la CRE a programmé, le 14 octobre, une réunion avec les fournisseurs alternatifs d’électricité pour leur présenter le futur système qui remplacera l’Arenh.

Faire porter le secteur le plus déficitaire — le nucléaire — à l’Etat, donc au contribuable 

La refonte de l’Arenh est considérée par EDF comme un préalable à sa réorganisation et à la mise en œuvre du plan Hercule. Ce plan prévoit la scission du groupe en plusieurs parties : une société baptisée Bleue pour le nucléaire historique, détenue à 100% par l’État; Bleue serait actionnaire à 100% d’une société Azur, qui récupérerait les barrages hydroélectriques, ce qui permettrait d’échapper à la mise en concurrence des concessions échues; enfin, une société Verte, détenue à 65% par l’État, dans laquelle seraient logées les énergies renouvelables, la commercialisation, la distribution et les autres activités en concurrence comme Dalkia. Cette réforme risque fort de faire porter le secteur le plus déficitaire — le nucléaire — à l’Etat, donc au contribuable, tandis que les activités plus rentables — renouvelables et distribution — seraient privatisées. Face à l’opposition des syndicats, EDF et l’État ont promis que ce projet ne remettrait pas en cause l’intégrité du groupe.

C’était sans compter avec la puissante Direction générale de la concurrence de la Commission européenne, qui veille au strict respect du dogme de la concurrence pure et parfaite. Bien obligé de venir au secours d’un EDF surendetté (il traîne une dette financière brute de 61 milliards d’euros à fin 2019) alors que le groupe est face à un mur d’investissements, notamment pour maintenir ses vieilles centrales nucléaires et renouveler son appareil de production, l’État doit en effet faire valider le plan de sauvetage de l’électricien par Bruxelles. Et on ne peut pas dire que les services de la Commission soient laxistes.

Dans un document rédigé en mai dernier à l’issue de discussions avec la direction générale de la concurrence, que Reporterre a obtenu (lire ci-dessous), l’Agence des participations de l’État, qui porte la participation publique (83%) au capital d’EDF, a expliqué au pouvoir politique les exigences de l’Europe. Et elles sont ahurissantes.



 «Sauvegarder un simulacre de concurrence, en ignorant les enjeux techniques, économiques, écologiques et industriels dus secteur»

Les titres des deux premiers paragraphes donnent le ton de la position extrémiste de la Direction générale de la concurrence. «La position de la Commission européenne consiste à privilégier une holding sans rôle opérationnel ni contrôle sur ses filiales et une indépendance entre celles-ci […] Cette position entraînerait l’impossibilité de maintenir un groupe intégré et irait au-delà des exigences posées par les textes européens»!

Selon l’auteur de la note, la Direction générale de la concurrence justifierait la désintégration juridique, financière, comptable et opérationnelle du groupe par «l’ampleur de l’aide qui serait octroyée à EDF du fait du SIEG (service d’intérêt économique général, le service public dans le jargon bruxellois) […] afin d’éviter que le soutien au nucléaire régulé ne profite d’une quelconque manière aux autres entités du groupe». En définitive, si les demandes de l’Europe étaient acceptées par la France, il s’agirait d’un démantèlement pur et simple d’EDF.

Selon nos sources, la position de la Commission européenne n’aurait pas bougé de cette ligne depuis cette date. Contactée par Reporterre, la Direction générale de la concurrence a refusé de répondre à nos questions, tout en précisant que les négociations continuaient avec la France à propos de la réforme de l’accès régulé au nucléaire. L’Agence des participations de l’État a refusé, elle aussi, de nous répondre.

Mais ce document confirme les craintes des syndicats de l’électricien qui depuis plusieurs mois dénoncent le plan Hercule et ses conséquences (un démantèlement) pour l’entreprise. «L’avenir du secteur électrique, et donc de la transition énergétique, se négocie dans l’ombre à Bruxelles avec un seul crédo : sauvegarder un simulacre de concurrence, en ignorant les enjeux techniques, économiques, écologiques et industriels de ce secteur et malgré le bilan indéfendable de cette politique», déplore ainsi Anne Debregeas, la porte-parole du syndicat Sud Énergie, qui souligne que cette «désoptimisation» forcée du système électrique français se traduira forcément par une hausse des factures d’électricité pour les abonnés. La concurrence est déjà la responsable des dernières hausses du tarif grand public d’EDF.


Le communiqué de la CGT FNME

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