Changements cosmétiques pour vieilles recettes capitalistes : combattons le MEDEF et ses sbires !

Par secrétaire national adjoint du PRCF – 02 septembre 2019

Changements cosmétiques pour vieilles recettes capitalistes : combattons le et ses sbires !

Changements cosmétiques pour vieilles recettes capitalistes : combattons le MEDEF et ses sbires !

Quand le MEDEF prend des accents altermondialistes…

Mercredi 28 et jeudi 29 août, le Mouvement des entreprises de France (MEDEF) a tenu son université d’été… ou plutôt sa première « Rencontre des entrepreneurs de France » (REF), sous l’impulsion de son nouveau président, Geoffroy Roux de Bézieux, désireux d’apparaître comme un rebelle irrévérencieux et moderne. Pour preuve : au revoir le campus de HEC de Jouy-en-Josas – où se succèdent chaque année des cohortes de futurs PDG, DRH et autres requins de la finance intégrant l’école de commerce – et bonjour… l’hippodrome de Longchamp (ne rêvons pas : la rencontre n’allait tout de même pas avoir lieu dans les déserts ruraux ou les communes populaires où se concentrent travailleurs, précaires, victimes du chômage et gilets jaunes !). Histoire certainement d’afficher une image de défenseur de l’environnement, comme le relève amusé L’Obs : « Nous sommes en plein poumon vert de Paris – la Tour Eiffel pointe le bout de son nez au-dessus des arbres du bois de Boulogne – et ça tombe bien, le Medef se veut écolo-responsable. Le site est plus facile à rejoindre – que ce soit en transports en communs ou en voiture de fonction – les gobelets en plastique ont été bannis, un stand propose même d’inhaler un shoot d’air aux huiles essentielles de pin bio. »i

Le MEDEF ose même s’adonner aux senteurs contestataires, en témoigne le sous-titre accompagnant le titre rebelle de la rencontre : « Climat, inégalités, conflits… Quel capitalisme demain ? ». Pis ! Voici que le MEDEF revêt les habits de l’altermondialisme sur la page d’accueil de son événement : « Les pays développés ont vu les inégalités s’accroître et les revenus des classes moyennes et populaires stagner. L’aspiration à une société plus égalitaire se manifeste aujourd’hui partout. Les ruptures auxquelles le monde doit faire face : urgence démographique, réchauffement climatique, migrations… ont rendu les inégalités plus insupportables encore et conduisent à une remise en cause de nos modèles. »ii Et de prévoir un grand programme de rencontres et de réflexion pour transformer l’événement en un « espace de débats et d’échanges sans tabou », capable de mettre en œuvre un « dialogue social » avec Cécile Duflot (l’écolo-bobo désormais directrice d’Oxfam France), Almir Narayamoga Surui, « Brésilien, chef du peuple indien Paiter-Surui, considéré comme l’un des plus grands activistes d’Amérique du Sud en faveur du climat, auteur de « Sauver la planète » », Laurent Berger, le valet du « syndicalisme » jaune, Jacline Mouraud, « « étincelle » du mouvement Gilets jaunes, fondatrice des Émergents de France, porte-parole du comité Bastille », ou encore Monique Pinçon-Charlot (mais qu’est donc allée faire dans cette galère capitaliste l’auteure – notamment – de La Violence des riches ?!). A quoi s’ajoutent les habituels « réserves d’Indiens » pour les âmes charitables : l’espace associations accueille ainsi Emmaüs, Stop illettrisme, Tout le monde contre le cancer, et même… Action emploi réfugiésiii ! Qui a dit que le MEDEF n’était pas ouvert au monde ?!

« Ouvert au monde » ? C’est l’ambition des débats de ce programme qui se veut en symbiose totale avec la « modernité » : ainsi peut-on discuter, pêle-mêle, de « L’égalité, une obsession française » (avec pour invités Muriel Pénicaud, Éric Dupont-Moretti, Frédéric Beigbeder et Natacha Polony…), « La pauvreté, jusqu’à quel seuil ? Le capitalisme à l’épreuve de la pauvreté » (Cécile Duflot est ravie !), « Notre Terre qui êtes soucieuse. Le capitalisme à l’épreuve du réchauffement climatique » (avec le chef de la tribu indienne en « guest star » – traduisez « invité vedette »), ou encore « Les anywhere et les somewhere. Inégaux selon les endroits où l’on vit » (quand on vous dit que le globish, c’est la « modernité » !). « Ouvert au monde », c’est enfin la présence de prestigieux invités étrangers : Salomé Zourabichvili, présidente de la Géorgie ; Simon Coveney, vice-Premier ministre irlandais ; Peter Altmaier, ministre allemand de l’Economie ; Debbie Stothard, « Malaisienne, coordinatrice d’Altsean Burma, secrétaire générale de la Fédération internationale des droits humains (FIDH) ») ; ou encore Son Altesse royale Maria Teresa, Grande-Duchesse du Luxembourg née à… La Havane, et dont « sa famille, d’origine espagnole, a quitté Cuba lors de la révolution castriste » (on n’ose imaginer pour quelle raison…). Bref, tout est réuni pour transformer l’hippodrome en un « village planétaire », véritable stade ultime de la « mondialisation heureuse » si chère à Alain Minc – l’éternel conseiller affidé des princes.

Banderole du PRCF devant l’université d’été du MEDEF 2019

… c’est pour mieux dissimuler son vrai visage capitaliste…

Gageons cependant que les senteurs ultralibérales étaient au moins aussi prononcées, comme le rappelle avec détermination le nouveau du MEDEF dans un tweet du mardi 27 août 2019 : « “L’idée libérale n’est pas obsolète mais elle doit se réinventer comme elle l’a toujours fait. C’est à nous de proposer des solutions.” »iv Nous voilà tout à coup rassurés ! Pour un peu, nous aurions cru que le MEDEF était devenu un mouvement punk contestataire, auquel se réfère le titre de la rencontre de cette année : « No(s) futur(s) »v ; ou comment plus que jamais dissoudre la France dans la « modernité » de la novlangue des affaires à la sauce anglo-saxonne, cet effroyable globish aux conséquences désastreuses pour les travailleurs. Car derrière le renouveau de sa « communication » – mais est-ce d’ailleurs vraiment une réelle « nouveauté » ? – et ses déclarations d’amour pour l’environnement, le bien-être humain ou les libertés (eh oui, on trouve même un débat intitulé : « Capitalisme et libertés. Quand la liberté politique n’est plus la condition de la liberté économique » !) sous fond de « modernité linguistique », nous retrouvons l’essence profonde du patronat depuis au moins 150 ans, ce qu’illustre la liste des invité(e)s pour cet événement. Notons ainsi :

  • La présence de nombreux ministres du gouvernement Philippe, dont : Bruno Le Maire, qui « débat » avec son homologue allemand Peter Altmaier ; Muriel Pénicaud, qui a enterré le code du travail en 2017 ; Agnès Buzyn, « ministre des Solidarités et de la Santé » qui a dû apporter son expertise en matière de destruction des hôpitaux public au cours du « débat » intitulé « Inégaux face à la santé » ; ou Gérald Darmanin invité à réfléchir sur le « Grand soir fiscal », certainement davantage au profit des membres de l’Internationale des richesvi que Macron et ses laquais défendent sans cesse.
  • La présence d’une belle brochette de ministres de l’ère Sarkozyvii – y compris celle du principal intéressé lui-même, tout heureux de promouvoir son « livre »viii et de disserter devant les entrepreneurs du Comex 40 du MEDEF sur le thème « Dans un contexte géopolitique incertain, où va le monde ? »ix –, dont : Éric Woerth, invité à partager son expertise sur le thème « Le champ des partisans [le grand patronat s’approprie même les chants de la Résistance qu’il a pourtant tant combattue au nom de la Collaboration !]. Médias et réseaux sociaux vs démocratie : les liaisons dangereuses ? » ; l’ancienne saccageuse de l’Enseignement supérieur Valérie Pécresse, invitée au débat sur l’impôt avec son ancien « camarade » de l’UMP Darmanin ; ou Xavier Bertrand qui avait déjà lancé les grandes offensives réactionnaires lorsqu’il était ministre du Travail de 2007 à 2012 et qui a participé à l’échange « Qui va réduire la fracture ? Vers un capitalisme solidaire » (sic ! comme d’ailleurs pour l’ensemble de tous les thèmes « débattus » …).
  • Bien entendu, les collaborateurs jaunes ne sont jamais loin : outre les présences déjà signalées de Cécile Duflot et de Laurent Berger – bien moins préoccupé à se rendre au chevet des travailleurs exploités et en lutte comme les femmes de chambre de l’hôtel Ibis des Batignollesx ou les travailleurs de Chronopostxi –, ont participé aux festivités Arnaud Montebourg, ancien ministre du « Redressement productif » venu certainement expliquer les « méfaits » de la mondialisation (quel intérêt de le faire devant les chantres de la « mondialisation heureuse » ?), ou encore Thierry Lepaon, l’ancien dirigeant de la CGT qui réalisait alors des travaux improbables et désormais tout heureux de parader sur le thème « L’Education, arme contre le chômage et les inégalités » après avoir été nommé par le gouvernement Philippe à l’Inspection générale de la Jeunesse et des Sportsxii… N’oublions pas également la présence de Pascal Lamy, « socialiste » qui s’est tant illustré dans la promotion de la mondialisation capitaliste en tant que président de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et qui défend bec et ongles son œuvrexiii.
  • Evidemment, un parterre de grands patrons de l’industrie et de la finance complète l’affiche, à l’image de : Alain Weill, « CEOxiv d’Altice Europe, président de SFR et de NextRadioTV » ; Laurent Dassault, « directeur général délégué du Groupe industriel Marcel Dassault » (il fallait bien que les canons au service de l’impérialisme soient présents !) ; Guillaume Leroy, « président de Sanofi France » ; ou Patrick Pouyanné, « président-directeur général du groupe Total » ; ou Arielle Malard de Rothschild, « directrice générale de Rothschild & Co, présidente d’honneur de Care International ». Et pour donner encore plus d’ampleur à l’événement, participent à la fête Patrick Martin, « président délégué du MEDEF », et Vincenzo Boccia, « président de la Confindustria (équivalent italien du MEDEF) ».
  • Enfin, comment ne pas citer le gratin « intellectuel » célébrant les vertus du libéralisme et du capitalisme ? Parmi les présent(e)s : l’inoxydable Alain Minc, la sangsue Agnès Verdier-Molinié, « directrice de la Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques (Fondation iFRAP) » – ennemie jurée de la fonction publique qu’elle appelle à « réformer » pour « rationaliser les coûts » –, Robin Rivaton, un « essayiste, cofondateur et directeur général de Real Estech, association de 250 start-up dans le secteur de l’immobilier », ou Christian Gollier, économiste, « cofondateur avec Jean Tirole de la Toulouse School of Economics, président de l’Association européenne des économistes de l’environnement auteur de « Le Climat après la fin du mois » ». Un gratin comprenant des « journalistes » acquis au libéralisme comme Philippe Mabille, « directeur de la rédaction de La Tribune », Fanny Guinochet, « journaliste à l’Opinion, chroniqueuse à France Info », Marc Landré, « rédacteur en chef, responsable du service Économie France au Figaro », Dominique Seux, « journaliste économique, directeur délégué de la rédaction des Échos, éditorialiste économique à France Inter », ou encore Hedwige Chevrillon, « rédactrice en chef BFM Business, éditorialiste BFM TV » ; une belle brochette « d’animateurs de débats » …

… même si les masques finissent toujours par tomber !

L’oligarchie politico-économico-médiatique (OPEM) s’est donc donné rendez-vous à Longchamp, davantage pour chanter les vertus de la « mondialisation heureuse » que pour se transformer en communistes du XXIe siècle. Elle le fait sans complexe, au point de susciter une forte émotion le MEDEF a adressé une invitation à Marion Maréchal (Le Pen : ajoutons ce nom dont elle souhaite se détacher)xv, ayant entraîné l’annulation de la venue de cette dernière ; qu’à cela ne tienne, l’intéressée s’est fendue d’une carte postale à l’encontre du grand patronat, en racolant tous les thèmes pour séduire les maîtres du pouvoirxvi. Qu’on se rassure : « un panel aussi large que représentatif de l’ensemble des sensibilités politiques » était bel et bien présent, en atteste la présence d’Elisabeth Lévy, « journaliste, fondatrice de Causeur » représentant la branche la plus réactionnaire de la droite aussi bien sur les questions liées à l’immigration, à l’islam, aux questions environnementales, au féminisme, à la lutte contre le fascisme, etc. Quant aux sentiments des grands patrons sur la présence de l’extrême droite fascisante, il suffit d’écouter cette séquence d’échanges menée par Guillaume Meuricexvii :

Personne interrogée : « C’est dommage d’avoir fait une restriction en ne lui [Marion Maréchal] permettant pas de venir… »

Guillaume Meurice : « Mais est-ce que le capitalisme est soluble dans l’extrême droite, et inversement ? »

Personne interrogée : « Le capitalisme, il faut qu’il soit soluble dans toutes les tendances politiques. »

Guillaume Meurice : « Il s’adapte. »

Personne interrogée : « Oui, et ça a été sa particularité depuis plusieurs décennies. »

Puis Guillaume Meurice commente cet échange : « On l’a bien vu tout ça, on a bien remarqué que le patronat s’est toujours très, très bien adapté dans l’histoire, quand il a fallu faire LV1 allemand en France, parler Franco en Espagne, ou même aujourd’hui avec la politique du bras tendu de Salvini, il n’y a jamais eu de problème. »xviii

Difficile d’imaginer en revanche la présence de forces politiques anticapitalistes, et encore moins franchement communistes qui auraient sursauté en assistant à une « pièce de théâtre autour du discours prononcé par Alexandre Soljenitsyne sur le déclin de l’Occident devant la promotion 1978 des étudiants d’Harvard », pièce jouée sous le regard pétillant d’Hervé Mariton, « maire de Crest, ancien ministre, membre du Comité du centenaire de Soljenitsyne » (et accessoirement partisan du droit du sang, des réactionnaires républicains états-uniens ou encore de la guerre en Irak en 2003xix…). De toute façon, le MEDEF n’envisage nullement un « capitalisme de demain » ou un « autre système », croyant bel et bien que « le capitalisme a un avenir »xx comme le rappellent des personnes interrogées par Guillaume Meurice (petit florilège de phrases prononcées) :

  • « Le capitalisme de demain n’existe pas » ;
  • « On ne se pose pas trop ces types de questions sur le capitalisme ou pas, franchement on n’a pas le temps » ;
  • « En Europe, on est quand même sur un capitalisme social […] ; on n’est quand même pas si mal que ça en Europe » ;
  • « Le capitalisme doux, c’est-à-dire participer de façon à avoir, comment dirais-je, une cohésion globale » ;
  • « Produire moins ? ! C’est une société alors qu’il faut revoir ! […] Qu’est-ce que vous vous voulez me faire dire, que je suis… être contre le capitalisme ? Moi, je ne suis pas contre le capitalisme ! »

Et si le doute subsiste quant aux réelles intentions de cette première REF, écoutons les sages paroles du chef du grand patronat français. Celui-ci a admis « ne pas avoir à se plaindre » du mandat de Macron (et de celui de Hollande), reconnaissant que « ‘‘depuis quatre ans, il y a un certain nombre de mesures qui ont été prises pour les entreprises : pacte de compétitivité et ordonnances travail’’, a résumé M. Roux de Bézieux sur BFM Business, saluant aussi les allègements d’impôts. »xxi Comme cela ne suffisait pas, Bruno Le Maire a promis « la stabilité » économique et fiscale au MEDEF, comprenez la poursuite de la « politique de l’offre » si chère au grand patronatxxii ; de quoi entretenir le moral de patrons au beau fixe et qui le revendiquent fièrement tel « Jean-François Faure, le fondateur d’AuCOFFRE.com, une plate-forme d’achat et vente de pièces d’or et d’argent issue du marché professionnel, [qui] se veut aussi « positif » : ‘‘Mon chiffre d’affaires a été multiplié par deux, le nombre de mes clients par trois. Les clients consomment moins. Mais la baisse des investissements et même ce début de récession sont plutôt porteurs pour mon entreprise’’, dédiée à la vente d’or. »xxiii Bien entendu, le MEDEF reste vigilant et « ne baisse pour autant pas sa garde avant les arbitrages du budget 2020. Après la crise des “gilets jaunes”, “l’État n’a plus les moyens de sa politique : les 17 milliards qui ont été distribués l’ont été à crédit. Il ne faudrait pas que ce soit récupéré sur le dos des entreprises au moment où la conjoncture ralentit“, a mis en garde M. Martin. »xxiv Justement, le MEDEF veut aller bien plus loin, rappelant notamment l’ensemble de ses exigences au sujet de la « réforme » des retraites : « “La seule logique de la durée de cotisation ne suffit pas […]. Nous sommes prêts à prendre en compte les carrières longues […], mais il est indispensable de bouger le paramètre de l’âge, et la solution qu’avait trouvée Jean-Paul Delevoye – qui n’était pas celle qu’on avait préconisé au départ – de mettre un âge pivot, c’est vraiment la bonne solution […]. C’est seulement à ces conditions que le Medef soutiendra cette réforme ambitieuse et nécessaire”, a déclaré le patron du Medef. »xxv Sans oublier bien évidemment la volonté de détruire l’assurance-chômagexxvi ou la fonction publiquexxvii

Pour s’en sortir, il faut en sortir : Frexit progressiste !

Voilà pourquoi, au lieu de parader dans l’antre du capitalisme le plus réactionnaire, dur et fascisant ou de « débattre » au sein des pseudos réunions organisées par le MEDEF, il convient de se débattre pour résister aux agressions quotidiennes du patronat pour résister intellectuellement, syndicalement, idéologiquement et politiquement à la grande tartufferie d’un grand patronat qui affiche ses positions rétrogrades de manière décomplexée, y compris au sujet de l’Union européenne en lançant « des odes à la construction européenne »xxviii. Et au-delà, de se battre « comme des lions »xxix, comme le font les travailleurs exploités de l’hôtel Ibis Batignolles ou de Chronopost, et plus généralement comme tous les travailleurs, salarié(e)s, employé(e)s, lycéen(ne)s et étudiant(e)s, précaires, chômeurs et sans-papiers, ce que les gilets jaunes et les bases de plus en plus conscientisées du syndicalisme de classe illustrent chaque jour pour refuser l’ordre imposé par Macron, le MEDEF… et l’UE, dont il faut sortir le plus vite possible si nous ne voulons pas « y rester » !

Le Pôle de Renaissance communiste en France (PRCF), présent comme chaque année avec banderole, tracts et drapeaux pour dénoncer les représentants et les laquais du capitalisme euro-atlantiquexxx, appelle plus que jamais, comme le rappelle justement le secrétaire national Georges Gastaud, à une « manifestation unitaire de combat à Paris, aussi près que possible des « lieux de pouvoir » », « construi[t]e démocratiquement, [qui] unirait les Gilets jaunes, les syndicalistes de lutte de toutes les organisations, notamment ceux de la CGT, un maximum de militants politiques progressistes, pour appeler au tous ensemble, dépasser les impuissantes « journées saute-mouton » chères aux états-majors confédéraux, en finir avec le chacun pour soi, dépasser les divisions entre syndicats et partis, entre syndiqués et inorganisés, afin d’appeler d’une seule voix au blocage national du profit capitaliste. »xxxi

C’est pourquoi le PRCF œuvre en faveur du Frexit progressiste, nécessitant de sortir de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme, autant d’outils au service d’un projet exterministe détruisant la terre et les travailleurs pour assouvir les intérêts de l’oligarchie financière et technocratique mondiale.

C’est pourquoi le PRCF agit pour édifier un Front populaire antifasciste, patriotique, populaire et écologiste, un Fr.A.P.P.E. associant les drapeaux rouge et tricolore, l’Internationale et la Marseillaise, portant l’héritage révolutionnaire de 1789 et 1793, de 1848 et 1871, de 1936, 1945 et 1968, en plaçant le monde du travail au cœur de ce rassemblement ouvert aux communistes, aux militants franchement insoumis, aux progressistes et aux patriotes antifascistes.

Un rassemblement seul en mesure de vaincre Macron, le MEDEF et ses caricaturales « universités d’été », Merkel, Juncker, Le Pen, les faux « Républicains » et « Patriotes », la « mondialisation heureuse » (OMC, FMI et ALE) chantée par le MEDEF, et bien entendu la mortifère UE appuyée par une fausse gauche eurobéate et en réalité social-libérale. Et ce afin de conduire la République sociale, démocratique, laïque, souveraine, une et indivisible, la France et tous les travailleurs vers de nouveaux « Jours heureux » !


Notes

i Voir le lien suivant : https://www.nouvelobs.com/economie/20190828.OBS17681/au-medef-on-change-la-forme-de-la-rentree-pas-le-fond.html

ii Voir le lien suivant : https://www.medef.com/fr/la-ref/accueil-2019

iii Le programme est consultable au lien suivant : https://www.medef.com/uploads/media/default/0014/02/11580-programme-nos-futurs-laref2019-numerique.pdf Ce document est également la source utilisée pour le paragraphe suivant.

iv Voir le lien suivant : https://www.lepoint.fr/politique/un-vent-de-renouveau-souffle-sur-l-universite-d-ete-du-medef-28-08-2019-2332141_20.php

v Voir le lien suivant : https://www.latribune.fr/economie/france/no-s-futur-s-le-clin-d-oeil-punk-du-medef-qui-fait-sa-rentree-sur-fond-de-debat-sur-les-retraites-826540.html

vi Voir le lien suivant : https://www.monde-diplomatique.fr/mav/99/

vii Voir le lien suivant : http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/la-classe-politique-se-retrouve-a-l-universite-d-ete-du-medef-mercredi-et-jeudi-20190828

viii Voir le lien suivant : https://www.lejdd.fr/Politique/nicolas-sarkozy-fera-sa-rentree-au-medef-avec-les-patrons-3915813

ix Rappelons au passage que Nicolas Sarkozy est un habitué des interventions magistrales fortement rémunérées, comme le montre le lien suivant : http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/2014/12/11/25001-20141211ARTFIG00175-nicolas-sarkozy-en-conference-au-qatar-la-premiere-comme-president-de-l-ump.php

x Voir le lien suivant : https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/un-mois-de-lutte-des-femmes-de-chambre-de-lhotel-ibis-batignolles-les-communistes-du-prcf-avec-elles-jusqua-noel-sil-le-faut/

xi Voir le lien suivant : https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/chronopost-la-lutte-continue-pour-les-salaires-et-la-regularisation-des-sans-papiers-exploites-video/

xii Voir le lien suivant : https://www.revolutionpermanente.fr/Thierry-Lepaon-ancien-dirigeant-de-la-CGT-recase-par-Macron

xiii Voir le lien suivant : https://www.nouvelobs.com/economie/20190723.OBS16298/mercosur-pascal-lamy-repond-a-l-edito-de-pascal-riche.html

xiv Chief Executive Officer (traduisez « Directeur général ») : le globish est tellement grisant !

xv Voir le lien suivant : https://www.bfmtv.com/economie/marion-marechal-invitee-a-l-universite-d-ete-du-medef-1721228.html

xvi Voir le lien suivant : https://www.bfmtv.com/politique/desinvitee-de-l-universite-d-ete-du-medef-marion-marechal-envoie-une-carte-postale-au-patronat-1757610.html

xvii Et plus généralement entendre l’ensemble de la séquence au lien suivant : https://www.youtube.com/watch?v=jQdZ7hYBtEA

xviii Nous ne pouvons que renvoyer aux ouvrages majeurs d’Annie Lacroix-Riz : Industriels et banquiers sous l’Occupation, Paris Armand Colin, 2013 ; Les élites françaises entre 1940 et 1944. De la collaboration avec l’Allemagne à l’alliance américaine, Paris, Armand Colin 2016. Signalons également ce récent ouvrage prometteur de Christophe Lucand : Le vin et la guerre. Comment les nazis ont fait main basse sur le vignoble français, Armand Colin, 2017, dont la toute première note de bas de page de l’ouvrage se réfère de manière explicite et positive… aux ouvrages d’Annie Lacroix-Riz cités précédemment ; et l’auteur de conclure (p. 299) : « Dans ce moment tourmenté de notre Histoire, les vignobles français ont donc vécu Le chagrin et la pitié, un monde où le cynisme commercial et la cupidité ont côtoyé l’opportunisme le plus obscène et, parfois, la réserve, voire quelques rares résistances. C’est le temps où la loi du profit et la cupidité l’emportèrent largement sur le sens patriotique. »

xix Voir sa fiche Wikipédia : https://fr.wikipedia.org/wiki/Herv%C3%A9_Mariton

xx En référence à l’ouvrage critique envers le capitalisme de Craig Calhoun, Randall Collins, Georgi Derluguian, Michael Mann et Immanuel Wallerstein, Le capitalisme a-t-il un avenir ?, Paris, La Découverte, 2014.

xxi Voir le lien suivant : https://www.latribune.fr/economie/france/no-s-futur-s-le-clin-d-oeil-punk-du-medef-qui-fait-sa-rentree-sur-fond-de-debat-sur-les-retraites-826540.html

xxii Voir le lien suivant : https://www.challenges.fr/economie/bruno-le-maire-promet-la-stabilite-economique-et-fiscale-au-medef_671281

xxiii Voir le lien suivant : https://www.lesechos.fr/economie-france/social/a-luniversite-dete-du-medef-les-patrons-gardent-le-moral-1127218

xxiv Voir le lien suivant : https://www.latribune.fr/economie/france/no-s-futur-s-le-clin-d-oeil-punk-du-medef-qui-fait-sa-rentree-sur-fond-de-debat-sur-les-retraites-826540.html

xxv Voir le lien suivant : https://bfmbusiness.bfmtv.com/france/retraite-le-medef-fait-sa-rentree-et-hausse-le-ton-1756708.html

xxvi Voir le lien suivant : https://www.ouest-france.fr/economie/emploi/chomage/assurance-chomage-de-la-cgt-au-medef-la-reforme-du-gouvernement-sous-le-feu-des-critiques-6404213

xxvii Voir le lien suivant : https://actu.orange.fr/france/geoffroy-roux-de-bezieux-president-du-medef-on-augmente-les-depenses-mais-on-ne-reduit-pas-le-train-de-vie-l-etat-magic-CNT000001gxeSU.html

xxviii Voir le lien suivant : https://www.nouvelobs.com/economie/20190828.OBS17681/au-medef-on-change-la-forme-de-la-rentree-pas-le-fond.html

xxix En référence au film de Françoise Davisse : http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19560860&cfilm=243248.html

xxx Voir le lien suivant : https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/le-prcf-mobilise-devant-luniversite-du-medef-ref/

xxxi Lire l’important entretien suivant : https://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/questions-a-georges-gastaud-porte-parole-du-prcf-sur-la-rentree-politique-rentree/

3 Commentaires de lecteur “Changements cosmétiques pour vieilles recettes capitalistes : combattons le MEDEF et ses sbires !

  1. Richard p.
    5 septembre 2019 at 14:13

    Une remarque amicale car je suis d accord sur le fond pour sortir de l euro de l UE et de l OTAN : vous combattez le franglais et militez pour le respect de notre belle langue alors pourquoi utilisez vous le terme FREXIT , contraction de France et de exit terme anglais signifiant sortie ?

  2. - -
    5 septembre 2019 at 22:26

    FREXIT n’est pas un anglicisme mais un latinisme, contraction de France et exit, mot latin signifiant sortie, latinisme passé de longue date dans la langue française indiquant notamment la sortie d’un acteur d’une scène.

  3. 6 septembre 2019 at 11:52

    merci pour cette précision mais comme les anglais utilisent le mot brexit dans le sens exit = sortie cela peut induire une confusion lorsque l on utilise le mot frexit .