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« Le sort de la paix mondiale est aux mains des peuples » : entretien avec Georges Gastaud

28 juillet 2026
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Georges Gastaud, philosophe marxiste, responsable du secteur idéologique du Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF) et directeur politique d’Initiative Communiste, répond à trois questions sur la situation géopolitique, la responsabilité du mouvement populaire français et les tâches des militants de la paix, du progrès et de l’indépendance nationale.

A la mémoire de Jean-Pierre Hemmen

Initiative Communiste — Que penser de la situation géopolitique ?

Georges Gastaud : Elle est plus préoccupante que jamais. Nous aimerions dire le contraire, mais il faut regarder la réalité en face : l’humanité est engagée dans une marche accélérée vers la troisième guerre mondiale, et cette marche est portée par le camp hégémoniste euro-israélo-américain qui refuse d’admettre que les peuples ne veulent plus de l’unilatéralisme occidental.

Cette tendance géopolitique très lourde nous interpelle fortement en tant que Français : en effet, « notre » président, Emmanuel Macron, sans doute parce qu’il y voit le moyen de lancer en grand l’Etat fédéral européen et d’en devenir le patron (quelle illusion !), est pour notre honte l’un des instigateurs les plus zélés, avec Merz et von der Leyen, d’une confrontation globale potentiellement suicidaire avec Moscou, voire avec Téhéran !

Au Proche-Orient, malgré d’inhumains bombardements étasuniens ciblant l’infrastructure civile de l’Iran, les États-Unis sont en échec devant la résistance unie du peuple iranien. Washington a d’abord feint de signer un cessez-le-feu avantageux pour Téhéran, mais J.D. Vance, l’ultraréactionnaire successeur pressenti de Trump, a aussitôt expliqué qu’il ne s’agissait que d’une ruse visant à desserrer l’étau iranien sur le détroit d’Ormuz afin de pouvoir recharger les réserves américaines en hydrocarbures avant de pouvoir revenir à la charge. Même si les bombardements se font moins intenses, l’armada états-unienne se renforce de jour en jour et les cessez-le-feu apparents servent avant tout à refaire le plein de missiles Patriot étant donné que les frappes iraniennes s’avèrent très efficaces. En réalité, les agressions à répétition de Trump et de cet émule d’Hitler (c’est terrible à dire !) qu’est le boucher Netanyahou, auquel la résistance libanaise tient néanmoins remarquablement tête, n’ont fait que renforcer l’unité patriotique du peuple iranien et démasquer les média-menteurs qui présentaient la population perse comme massivement prête à se révolter contre le régime issu de la révolution de 1979.

En Ukraine, le régime pronazi de Zelensky est aux abois, tant sur le front que dans les grandes villes (Kiev, Odessa…) contre lesquelles la Russie, pilonnée elle-même dans sa « profondeur stratégique » par Kiev (en réalité l’OTAN dirige les drones ukrainiens) frappe désormais sans retenue. Le « faiseur de paix » ( !!!) Trump a donné un triple signal belliciste à Moscou : mise à la disposition de Kiev des procédés de fabrication des Patriot, aide assumée pour frapper la Russie en profondeur via Starlink, et ultimatum d’un mois pour accepter un cessez-le-feu « à la coréenne » que Kiev aurait ensuite toute licence de violer, comme il l’a fait hier en torpillant les Accords de Minsk que Hollande et Merkel n’avaient signé qu’avec l’intention avouée de se parjurer.

Pendant ce temps, à Moscou, la pression populaire monte pour que V.V. Poutine cesse de croire aux promesses mensongères de Trump (le prétendu « esprit d’Anchorage »). Le pouvoir bourgeois russe issu de la contre-révolution anticommuniste de 1988-93 est de plus en plus critiqué car incapable de mener avec esprit de suite sa guerre défensive contre la ruée vers l’Est de l’UE-OTAN. Mais la marge de manœuvre de Poutine est étroite car frapper un pays membre de l’OTAN comme celle-ci frappe déjà directement Moscou et Pétersbourg, ne serait-ce pas prendre l’initiative au moins apparente de la troisième guerre mondiale comme le souhaitent à demi-mots les faucons européens ?

Cependant, le régime branlant et nazifié de Zelensky essaie de mondialiser la guerre en attaquant les navires iraniens dans la Caspienne afin que fassent jonction tous les fronts du Rift planétaire opposant le camp hégémoniste à ceux qui lui résistent. Le quatuor Paris-Berlin-Bruxelles-Londres est le fer de lance de la croisade antirusse. Trump attend par ailleurs le moment propice pour attaquer Cuba socialiste : Marco Rubio et Cie veulent s’emparer de toute la Mer des Caraïbes dans le cadre du projet « M.A.G.A. », qui implique aussi à terme l’annexion du Groenland, de l’Islande, du Panama et du Canada, voire, au passage, si l’occasion se présente pour Trump ou son successeur, des Antilles françaises et de St-Pierre et Miquelon.

En Asie-Pacifique, Pékin vient de procéder à un tir de missile balistique de dernière génération et a durement averti Trump : Taïwan est chinoise, il n’y a qu’une Chine et le PC chinois ne laissera pas violer l’engagement pris par Nixon en 1972 de respecter à l’avenir l’unicité de la Chine.

Quant à la République populaire démocratique de Corée, elle sait d’expérience que Washington ne respecte jamais aucun compromis ; c’est pourquoi elle s’est officiellement engagée aux côtés des Russes sur le front occidental tout en comptant sur la dissuasion nucléaire pour se défendre contre l’alliance agressive constituée autour de l’US Army, du régime sous tutelle de Séoul et du Japon en voie de remilitarisation (comme l’Allemagne !) et en mal de revanche contre la Chine populaire.

Bref, le propre de l’exterminisme impérialiste contemporain est de nier les nouveaux rapports de forces résultant de l’essor de la Chine (mais aussi de l’Inde, du Brésil, etc.), de refuser d’admettre que les peuples, coûte que coûte, ne veulent plus de l’unilatéralisme occidental, de prétendre partout imposer par la violence de masse l’« ordre » planétaire inique que voudrait préserver l’hégémonisme.

Il faut du reste ajouter que le temps où le chœur mondial des contre-révolutionnaires (parmi lesquels, en réalité, les sociaux-démocrates et leurs émules « eurocommunistes ») célébrait la « mort du communisme » et la « fin de l’histoire » est révolu : non seulement des grèves massives ont lieu jusqu’en Amérique du nord (de Montréal aux ouvriers américains de Boeing et John-Deere), non seulement le mot « socialisme » connaît une vogue surprenante dans la jeunesse américaine, non seulement un maire anti-impérialiste et propalestinien a été élu à New-York, mais Trump en est réduit à dénoncer publiquement (lors des cérémonies du 250è anniversaire de l’indépendance étatsunienne) la « menace communiste » qui déferlerait selon lui sur les Etats-Unis !

Bien entendu, il faut faire la part de la paranoïa propre à l’hyper-réaction M.A.G.A., sans oublier le tapage médiatico-idéologique nécessaire pour préparer les Américains à l’invasion projetée de Cuba : il n’en reste pas moins que le grand retour du « spectre » communiste annoncé par Marx en 1848 dans la bouche du chef de file mondial de la réaction ne saurait qu’encourager tous les militants communistes de France et du monde à faire en sorte que Trump ait raison de trembler pour son régime capitaliste pillard, génocidaire et pan-destructeur ! Et cela d’autant plus que, sondage après sondage, l’opinion russe et celle d’autres pays ex-socialistes regrettent désormais majoritairement l’époque combien plus sûre et vivable où le drapeau rouge orné des outils prolétariens flottait sur près de deux milliards d’humains de Berlin à Hanoi et de Vilnius à Luanda ! 

Ce n’est donc pas le moment de dormir pour le mouvement populaire (politique et syndical) français, et cela d’autant moins que l’incapacité du pouvoir macroniste à contenir les méga-incendies révèle combien, en France même, le privilège donné à l’économie de guerre détruit le pays par anticipation et, si l’on ose dire… avant même que la troisième guerre mondiale n’ait éclaté ! On a ainsi vu le décret du 21 février 2024 par lequel le gouvernement Macron a annulé les crédits de sécurité civile : pour le même montant de 180 millions d’euros, Macron préfère acheter des missiles Scalp pour prolonger la guerre en Ukraine. Quatre Canadairs en état de marche mais des centaines de Rafales pour se mettre en état d’incendier le continent européen. Un tel contraste parle de lui-même car à l’heure de l’exterminisme capitaliste, la guerre projetée ou menée contre d’autres peuples est aussi, indissociablement, une guerre menée contre son propre pays par l’oligarchie compradore qui domine désormais le MEDEF en achevant de sous-traiter les services publics tout en laissant le grand capital et les traités transatlantiques délocaliser l’industrie et ruiner l’agriculture françaises.

Initiative Communiste — Comment juger dans ces conditions de la manière dont le mouvement populaire français riposte au danger de guerre mondiale croissant, à la casse du pays et à la montée de l’extrême droite ?

Georges Gastaud : Le constat est accablant et monocolore. Si l’on excepte la tournée des meetings de Mélenchon — dont on reconnait qu’il attaque durement Le Pen et la Macronie, mais qui est plus qu’ambigu sur le rôle principal que jouent Macron et l’UE-OTAN dans la marche à la guerre mondiale —, il n’y a tout simplement aucune réaction de la part des Confédérations syndicales euro-formatées : on n’a jamais vu semblable apathie frisant la complaisance dans l’histoire de la CGT depuis 36 ! Ne parlons pas du PS qui se comporte en amortisseur social de l’UE et avec lequel le PCF de Roussel est structurellement incapable de rompre les ponts. Robespierre disait pourtant que « ceux qui veulent une Révolution sans faire la révolution n’ont fait que se préparer un tombeau ». De même, l’insoumission ne peut rester longtemps une semi-insoumission qui refuse les effets austéritaires de la « construction européenne » mais qui accepte en son principe que la « révolution citoyenne » à venir s’inscrive à moitié, (puis aux trois quarts, puis totalement le jour de l’alternance venu comme l’a fait le Grec Tsipras en 2010) dans les pas intégralement destructeurs de la « construction » européenne. Dame, il ne faut pas fâcher Manon Aubry et les eurodéputé(e)s LFI qui se montrent si complaisants envers Frau von der Leyen !

Cette apathie du camp populaire, du moins en France, car la Belgique, l’Italie, le Portugal et la Grèce, sans parler du Québec, ont montré une tout autre combativité sociale, n’est pas seulement due à l’été. Déjà durant l’hiver 2026, il ne s’est quasiment rien passé sur le front social malgré les 430 milliards de la loi de programmation militaire et les coupes claires exigées par Bruxelles dans les budgets culturels, scolaires et sociaux. L’oligarchie postnationale incarnée par Macron, mais aussi par Sarkozy, Hollande et Cie, est en effet en proie à ce que le philosophe Etienne de La Boétie appelait la « servitude volontaire ». Notre bourgeoisie de plus en plus compradore vit en effet sous tutelle bruxelloise : le semestre européen dicte l’agenda des milliardaires, que Macron, Lecornu et le RN appliquent docilement. Le RN, par ailleurs, a abandonné toute perspective de sortie de l’euro et de l’UE : Bardella et Le Pen, qui flirtent publiquement avec le MEDEF, ont explicitement renoncé au Frexit monétaire et se rangent clairement, comme l’a fait leur fascisante homologue italienne Giorgia Meloni, dans le camp euro-atlantique. Le Rassemblement lepéno-bardelliste n’est donc pas une alternative, c’est une version encore plus dure d’un système en proie à une fascisation galopante (les dispositifs liberticides aggravant l’Etat policier se succèdent dès à présent avec l’accord des LR, du RN et des macronistes !) qui prospère sur les multiples trahisons de la social-démocratie.

La confédé CGT elle-même n’en finit d’ailleurs pas de se CFDTiser à petits pas comme on l’a vu à ses dernières assises, fort éloignées des accents classistes du houleux congrès CGT précédent. Au lieu de marcher dans l’« union sacrée » russophobe et revancharde (des milieux influents en RFA envisagent déjà froidement une revanche sur le pays Stalingrad !) qui vise à militariser toute la société française — y compris l’Éducation nationale —, les véritables militants de l’émancipation devraient serrer les coudes et clamer ensemble, comme le propose le PRCF qui, en cela, fait avec les moyens du bord son boulot léniniste d’avant-garde :

  • « L’argent pour les salaires, pas pour la guerre ! »,
  • « Brisons les chaînes de l’Union européenne ! »,
  • « Europe atlantique ou monde pacifique, il faut choisir ! »,
  • « Non à l’économie de guerre, faisons l’économie DE la guerre ! »,
  • « Gaza, Cuba, SI, M.A.G.A., NO ! »…

L’ensemble de ceux qui, par centaines de mille, continuent de se réclamer du communisme en France mais pour beaucoup, soit ne militent plus, soit continuent de suivre Roussel, rompront-ils à temps avec l’eurocommunisme béat, cet anti-léninisme qui a fait tant de mal au communisme et qui a tant conforté l’Europe supranationale ? On peut affadir tant qu’on veut le communisme, moquer le syndicalisme de classe (qui a pourtant porté toutes les victoires sociales en France de 1906 à 1995 !), abandonner le patriotisme populaire cher aux FTP, l’impérialisme ne change pas de nature pour autant : au contraire, plus la gauche et certains communistes croient « novateur » et « antidogmatique » de lâcher du lest idéologique, plus ils abandonnent la classe ouvrière pour plaire à la petite bourgeoisie et plus le capitalisme impérialiste se fait agressif, avide, fasciste et, répétons-le, pan-destructif et exterministe.

Initiative Communiste — Dans ces conditions, que doivent faire les militants de la paix, du progrès et de l’indépendance nationale ?

Georges Gastaud: D’abord, comme l’exigeait Jaurès, il faut « chercher la vérité et la dire » car, disait Rosa Luxemburg, « rien n’est plus révolutionnaire que de dire ce qui est ». Cela demande du courage puisque cela conduit, de manière de plus en plus risquée vu le contexte répressif, à briser l’union sacrée guerrière et fascisante qui accompagne la mise en place de l’Etat fédéral européen et sa marche à la guerre continentale! Oui il faut oser dire que l’UE de plus en plus arrimée à l’OTAN est irréformable si bien que prétendre le contraire, continuer à souffler dans le pipeau rosâtre de la « réorientation sociale de l’UE », cela relève typiquement de ce que Lénine appelait le social-impérialisme, c’est-à-dire ajoutait-il, du socialisme en paroles, mais impérialisme en action !

Osons dire aussi que 45 années de politiques euro-atlantiques ont conduit ont placé la société française aux portes d’un naufrage global. Disons également, car c’est là notre devoir patriotique, que le quatuor Merz-von der Leyen-Macron-Starmer constitue le fer de lance d’une suicidaire croisade antirusse qui, si elle va à son terme, conduira mécaniquement à la transformation de notre pays, cette France et ce peuple français que nous aimons, en un immense tas de décombres radioactifs. Déjà, Macron a osé dévoyer le 14 juillet en accueillant sur les Champs-Élysées une division ukrainienne alors que lesdites divisions sont notoirement encadrées par les néonazis du Bataillon Azov. Dès lors, le 14 juillet restera-t-il la date émancipatrice célébrant mondialement la Révolution française, ou bien deviendra-t-il à l’avenir synonyme du moment suprêmement contre-révolutionnaire où aura été lancée, depuis Paris, la marche à la troisième guerre mondiale ? Il est du reste inimaginable que Mélenchon n’ait quasiment rien dit de cela lors de son discours du 14 juillet prononcé à Paimpont…

Ensuite, il faut inlassablement, non pas aller, mais retourner aux entreprises et aux services publics, qui ne sont pas tous fermés durant l’été. Car la clé de la résistance populaire et à sa suite, de l’indispensable reconstruction nationale qui suivra tôt ou tard comme en 1945, demeure le monde du travail. N’en déplaise au négationnisme anti-prolétarien qui domine les médias, la classe ouvrière, c’est la majorité en France en 2026 : 14 375 700 ouvriers et employés, soit 49,7 % des emplois si l’on part des statistiques officielles !

Symétriquement, l’oligarchie postnationale « française » n’est plus, majoritairement, qu’une bourgeoisie compradore parasitaire qui détruit tout ce qu’elle touche : modèle social, bourgs, villes et centres-villes, logement populaire, institutions républicaines, libertés publiques, République indivisible tronçonnée en « territoires » de plus en plus autonomes — on l’a vu avec le projet girondin d’« une Corse autonome au sein de la République » — sans oublier la langue française sacrifiée au tout-anglais. Ne parlons pas de l’environnement et du paysage français : alors que les canicules et les mégafeux assèchent la France et que l’avenir global de l’Hexagone (et des Antilles !) pose de plus en plus question, le gouvernement Macron/Lecornu soutenu par Retailleau, Ciotti et autre Le Pen continue de préférer le très polluant fret routier transeuropéen au transport ferroviaire, il brade au privé nos barrages hydroélectriques (comme l’exige Bruxelles) et obtempère à tous les desiderata des agrariens qui dictent la politique grossièrement anti-environnementale de la FNSEA !

Les méga-feux et l’incapacité totale du pouvoir à y préparer le pays montrent du reste comme à la parade le caractère exterministe sur tous les plans du capitalisme contemporain. D’une part, les épisodes caniculaires qui se succèdent dans notre pays jadis tempéré rendent intenable le positionnement de ceux qui, tels Trump, nient le cauchemar climatique en voie d’emballement. Mais il faut le dire clairement : il n’y aura pas de réponse sérieuse à la crise des incendies sans rupture révolutionnaire. Une politique communiste digne de ce nom doit ainsi faire de la défense de la VIE une priorité absolue et, pour cela, placer à nouveau la classe ouvrière au centre de la reconstruction environnementale et sociale nationale et internationale.

Désormais, il n’y a pas d’autre issue pour la France et pour le monde si ce n’est celle-ci : il faut  que la classe des travailleurs salariés prenne le relais de la grande bourgeoisie en faillite politique, économique, morale et « sociétale ». Soit la France reste aux mains de l’oligarchie capitaliste suivie par sa cohorte piaillante de beaufs et de bobos, et notre pays sombrera dans « les eaux glacées du calcul égoïste », comme disait Marx ; soit la classe travailleuse redeviendra le centre de la vie nationale, comme l’envisageait le CNR, et une véritable renaissance française, à la fois républicaine et socialiste, une France Nouvelle (la place de l’adjectif a son importance fédératrice, comme nous l’avons montré !) apportera une nouvelle contribution française éclatante à l’histoire universelle des émancipations.

Dans ce but, il faut promouvoir un intense travail de prospection politique, philosophique, scientifique, culturel, artistique et poétique même, de ce que pourrait et devrait être un socialisme-communisme de nouvelle génération, passant par un Frexit progressiste porté par un parti franchement communiste tendant la main aux forces ouvrières, mais aussi patriotiques et républicaines attachées au progrès, à la paix, à la France et à l’environnement. L’UE est un carcan vieux de cent ans : depuis 1926, comme le rappelait déjà Pierre Mendès France en 1957 et comme n’a cessé de le démontrer depuis lors Annie Lacroix-Riz, la supranationalité n’a jamais été autre chose que l’abdication de la démocratie. Sortir de l’UE, de l’euro et de l’OTAN est la condition indispensable pour engager une véritable politique de progrès social fondée sur la centralité du monde du travail dans la vie nationale en étroite alliance avec tout ce que l’Europe et le monde portent de forces émancipatrices ouvrières et non ouvrières.

Le PRCF, depuis sa fondation en 2004, porte cette dynamique révolutionnaire du Frexit progressiste, de la renaissance communiste et du socialisme pour la France. Plus que jamais, il est disposé à agir pour la paix avec tout citoyen qui le voudra sincèrement. Car plus que jamais, dans la perspective d’un changement possible en 2027 et avant ! — il ne faut jamais se rabattre sur les seules élections en régime bourgeois ! —, la classe ouvrière, le monde du travail doivent redevenir l’épicentre d’une France Franchement Indépendante et Sociale.

Tout autre comportement, nous le disons avec gravité, relèverait, en plus grave et plus irresponsable encore à l’heure des armes nucléaires, de cette veulerie, de cette social-trahison et de ce somnambulisme qui virent toute une partie du mouvement ouvrier européen — hors Lénine, Luxemburg, Dimitrov et Jaurès — se précipiter dans les « unions sacrées impérialistes de l’été 1914. Avec à la clé les centaines de millions de morts d’une future guerre mondiale encore évitable si et seulement si tout le monde s’y met été retrousse les manches afin de l’empêcher.

Georges Gastaud, juillet 2026

Sources de travail : www.initiative-communiste.fr ; www.georges-gastaud.com

Tags: CGTCUBAFrancefrexitGazageopolitiqueGeorges Gastaudguerre mondialeinterviewIranisraelmacronOTANpaixparti communistePRCFTrump
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