Dans deux billets antérieurs portant ce même titre, nous avions souligné la manière dont le fascisant capitalisme actuel détruit méthodiquement l'arbitrage international, de l'ONU à la Cour internationale de justice, Trump allant jusqu'à dire que désormais il n'y avait plus de droit international et que les USA n'auraient désormais plus d'autre critère du juste et de l'injuste que ce qu'en penserait à l'avenir le chef de la Maison Blanche.
Nous avions également fait le parallèle avec la façon honteuse dont la Coupe du monde de foot organisée par le pays le plus belliciste de la planète avait illustré à son échelle la destruction du principe sportif « que le meilleur gagne » avec, désormais, non seulement des matchs scandaleusement « arbitrés » comme France-Paraguay, mais l'intrusion cyniquement revendiquée de Trump dans les décisions arbitrales de la FIFA.
Eh bien la finale de ce Mondial de l'horreur n'aura pas infirmé cette analyse critique avec le laxisme
Insupportable d'un arbitre laissant l'équipe du très réactionnaire Lionel Messi casser le jeu (et les jambes !) des Espagnols durant près d'une heure trente de compétition avant que le directeur du jeu ne se décide à virer un Argentin auteur d'une agression particulièrement grossière et dangereuse.
Eh bien, amis et camarades, il ne faut tout de même pas désespérer de l'humain puisque pour finir c'est l'Espagne, dont le beau jeu et le sang-froid auront été exemplaires durant tout le tournoi, qui aura fini par remporter le trophée, non sans que les Argentins ne provoquent une honteuse rixe finale.
Saluons aussi les équipes de France et d'Angleterre qui, en « petite finale » auront eu l'intelligence d'offrir au public un football offensif en sachant relativiser le résultat.
Bien entendu on n'en est pas là, loin s'en faut, à l'échelle géopolitique. Mais par ces temps de nouvelles plus guerrières les unes que les autres, il n'est pas interdit de voir un symbole encourageant dans la victoire de l'équipe la plus talentueuse et intelligente du Mondial sur l'équipe la plus brutale et la moins sportive de la compétition.
Ne boudons pas non plus notre plaisir d'avoir vu Trump forcé de remettre la coupe à ces Espagnols dont la brute épaisse de Washington n'avait cessé de dire du mal, le premier ministre ibère ayant eu le tort de dénoncer le génocide à Gaza ainsi que l'agression israelo-americaine contre l'Iran souverain.
C'est au coeur du désespoir que l'espérance renaît, du moins quand pour ceux qui refusent de baisser les bras.