Sur le plan international aussi, « LES BARRICADES N’ONT QUE DEUX CÔTES » .

Proche-Orient, -Russie, Venezuela, Péninsule coréenne, Palestine, criminalisation des communistes en Europe de l’Est… :

sur le plan aussi, « LES BARRICADES N’ONT QUE DEUX CÔTES » (Elsa Triolet).

Par , secrétaire national du PRCF, et , responsable de la commission internationale

Sur fond de crise larvée du capitalisme mondialisé et de difficultés croissante des USA à maintenir leur belliqueuse hégémonie mondiale, le monde vit une situation internationale contrastée et dangereuse, avec de très nombreux foyers de tensions dont certains peuvent à tout moment donner prétexte à des conflits dévastateurs, mondialisés, voire franchement exterminateurs, c’est-à-dire mettant en cause l’existence de l’humanité. En l’absence de l’URSS et du camp socialiste mondial, qu’a détruit la contre-révolution anticommuniste des années 90, faute d’un puissant Mouvement communiste international s’inspirant partout du marxisme-léninisme pour porter à la fois l’internationalisme prolétarien et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes pour coopérer librement, en présence d’un américain d’autant plus revanchard qu’il est historiquement déclinant, avec la montée en puissance d’une Europe allemande en pleine course aux armements et avec le retour en force international d’un Japon en proie au militarisme résurgent et au négationnisme historique, alors que Macron poursuit les ingérences néocoloniales en Afrique, alors qu’il menace la souveraine et qu’il s’engage dans la mise en place d’une « défense européenne » surarmée et asservie à l’OTAN, cette situation appelle de la part des forces communistes, progressistes, patriotiques, internationalistes, antifascistes et anti-impérialistes nationales et internationales un extrême esprit de solidarité et de responsabilité à l’égard des peuples et des pays qui tiennent tête, dans des situations généralement complexes, contradictoires et embrouillées, à cet ennemi principal des peuples, de la paix mondiale et de l’avenir même des hommes qu’est, sur tous les plans, économique, politique, culturel, écologique, et bien entendu, militaire, l’impérialisme-capitalisme.

Or, dans la dernière période, et nonobstant l’extrême danger pour la paix et pour l’avenir des processus progressistes, on voit s’accentuer la tentation de certains milieux dits progressistes, voire « marxistes », de MEGOTER leur solidarité avec les peuples victimes d’agression :

  • Plus encore que d’autres Etats progressistes de l’ALBA, et plus généralement, de l’Amérique latine en lutte, le Venezuela bolivarien est tenaillé par une sanglante tentative de déstabilisation à la chilienne de la part de l’impérialisme US et de l’oligarchie locale ; or, alors que l’heure est aux manifestations de toute la gauche populaire française et européenne pour soutenir Maduro et pour combattre la « contra », on voit des dirigeants « communistes » (notamment le directeur de l’Humanité) qui donnent des leçons et qui appellent, en réalité, Maduro à quitter le pouvoir sans se battre, en un mot, à déserter le combat en « sauvant la face ». Quitte à isoler Cuba socialiste, la Bolivie et les autres pays de l’ALBA ?
  • Equidistance irresponsable aussi quand certains ne lèvent pas le petit doigt pour conjurer la « guerre de grande ampleur contre la Corée du Nord » (comme l’a écrit D. Trump), dont la préparation militaire (manœuvres communes USA/Corée du Sud/Japon, « bouclier » antimissiles, etc.) est accompagnée par un tapage médiatique planétaire assorti de sanctions financières sans fin, hélas appuyées par l’ONU, et cela au motif que le « régime » nord-coréen (les aboyeurs de l’impérialisme emploient systématiquement cette expression codée quand il s’agit de déclasser un ETAT avant de l’écraser sous les bombes) ne répond pas aux critères édictés par l’Occident capitaliste en matière de « démocratie » : cette « démocratie » occidentale qui tolère que cinq millions d’enfants par an meurent de faim dans le monde, que plus d’un milliard d’hommes au monde, bientôt deux, dépérissent au chômage, que des Etats souverains entiers, notamment dans le monde musulman, soient détruits par les interventions américaines et otaniennes, que des milliers d’enfants, de femmes et d’autres innocents fuyant la mort risquent chaque jour la noyade en Méditerranée, que des Etats pétro-monarchiques médiévaux n’aient, eux, aucune question à se poser sur leur « régime » interne grossièrement oppressif pourvu qu’ils participent de l’ordre prédateur mondial parrainé par Washington, Tokyo, Berlin et leurs petits suiveurs de l’Elysée… et qu’ils financent de temps à autre l’ « achat » à grand bruit d’un mercenaire du sport-spectacle !
  • De même qu’il est fréquent, y compris « à gauche », voire à l’ « extrême gauche », de renvoyer hypocritement dos à dos les USA et les Etats russe, syrien, iranien, chinois, au motif que ces derniers ne correspondent pas aux normes du « pluralisme » (si mensonger tant il est de plus en plus sous contrôle à l’Ouest) du sacro-saint « Occident » auto-rebaptisé « Communauté internationale », alors même que l’ensemble constitué par la Triade hégémonico-impérialiste Washington-Berlin/Paris-Tokyo regroupe moins d’un dixième des habitants de la planète Terre !

Pis encore, on voit parfois des forces se réclamant de Lénine et de la révolution dénoncer l’ALBA (Alternative bolivarienne des Amériques), cette tentative internationale certes très perfectible et encore passablement inaboutie d’alternative au modèle néolibéral, mais qui reste un point d’appui pour tous ceux qui préfèrent la coopération internationale entre peuples souverains à la « concurrence libre et non faussée » du TAFTA et des transnationales. Certes, le gouvernement chaviste-maduriste en place à Caracas est fort loin d’être pouvoir communiste « classique ». Certes, le processus bolivarien est encore dominé au Venezuela par la petite et moyenne bourgeoisie nationale. Certes, il n’est pas, ou pas encore, clairement orienté vers la révolution socialiste et vers la dictature du prolétariat qui seule pourra, comme la révolution ouvertement socialiste choisie par nos camarades cubains en 1959/61, stabiliser enfin le pouvoir révolutionnaire, de planifier le redressement économique, d’assurer un emploi à chacun et de construire une patrie pour tous. De même, les « républiques du Donbass » ne sont certes pas, à l’heure actuelle, des républiques soviétiques et ouvrières au sens de 1917 et elles ne prétendent d’ailleurs pas l’être ; mais n’est-ce rien que, face au véritable « Drang nach Osten » (poussée vers l’Est, comme on disait dans les années 1930 et 40…) de l’UE-OTAN appuyé par le gouvernement pronazi de Kiev, des forces patriotiques, populaires, voire ouvrières se soient dressées dans cet Est de l’Ukraine qui fut l’un des berceaux d’Octobre 1917, de la « Jeune garde » chère au romancier Fadéiev et de l’héroïque Résistance prolétarienne de masse à Hitler à l’époque de l’opération Barbarossa apparemment triomphante !

Face à cette situation compliquée, le PRCF rappelle quelques principes élémentaires qu’il est indispensable de se réapproprier.

Il s’agit à la fois d’échapper à l’extrême opportunisme des uns qui, pour ne pas rompre leurs bonnes relations avec l’UE qui les finance à travers le Parti de la Gauche Européenne ni avec le PS social-impérialiste dont ils dépendent électoralement, ne « soutiennent » Maduro que « comme la corde soutient le pendu », (au point qu’un tel « soutien » est pire qu’une attaque frontale tant il désoriente les défenseurs français du processus bolivarien !), mais aussi au sectarisme doctrinaire des autres qui refusent la dialectique marxiste-léniniste de l’identité communiste et du rassemblement populaire, national et international qui doit unir dans l’action tous les ennemis de l’impérialisme, de l’anticommunisme et du fascisme, étroitement associés au Venezuela, en Ukraine et en Europe de l’Est.

Cette dialectique objective unit pourtant dynamiquement, « en mouvement », la défense des objectifs proprement prolétariens (révolution socialiste, pouvoir des travailleurs, communisme…) à l’incontournable  exigence de construire ici et maintenant, à partir des rapports de forces concrets, de larges fronts antifascistes, anti-impérialistes, anti-oligarchiques, antimonopolistes, pacifiques, patriotiques, démocratiques, progressistes, avec en parallèle l’effort constant de la classe ouvrière et des communistes – c’est-à-dire de la partie de cette classe qui s’efforce de jouer un rôle d’avant-garde de classe organisée – pour diriger ces fronts de manière efficace contre l’impérialisme, pour isoler les oligarques et leurs commis, pour orienter en définitive les révolutions patriotiques et démocratiques dans le sens de la révolution socialiste et du pouvoir des travailleurs. Il n’y a pas opposition en réalité entre la construction et la défense pleine et entière de ces larges fronts et le développement, dans chacun des pays concernés, de partis communistes de combat, léninistes, ancrés dans le monde du travail et les quartiers populaires ; bien au contraire, les deux objectifs s’épaulent, de même qu’à l’échelle mondiale et régionale, il n’y a pas opposition entre la mise en place de larges coalitions internationales pour la paix, le progrès et l’environnement, et l’impérieuse nécessité que renaisse à tout le moins un large Mouvement communiste international débarrassé à la fois de ses tentations opportunistes et de ses crispations sectaires, lesquelles se nourrissent d’ailleurs mutuellement.

Pas de contradiction non plus entre la solidarité de classe internationale avec les communistes et les syndicalistes de classe souvent persécutés à l’Est, y compris en Russie, et l’exigence pacifique élémentaire consistant à refuser qu’à nouveau, le grand peuple russe, qui fut l’artisan n°1 de la défaite hitlérienne, se trouve encerclé, menacé, amputé, « sanctionné » systématiquement par une politique euro-atlantique de plus en plus agressive. Celle-ci, après avoir annexé l’Europe de l’Est à l’UE/OTAN (pour le plus grand malheur du peuple français dont le pays est sapé en profondeur par la « construction » euro-germano-atlantique redoublée qui a résulté de ce basculement contre-révolutionnaire des rapports de forces européens) et une partie des Républiques soviétiques, voudrait désormais presser la Russie militairement sur ses flancs balte, polonais, ukrainien, caucasien, centre-asiatique… sans parler de la pression militaire sur Pyongyang qui vise très directement la Chine populaire et la Fédération de Russie, toutes deux limitrophes de la République populaire démocratique de Corée…

Pas de contradiction enfin à se réclamer de la lutte universaliste pour la démocratie populaire, le socialisme et le communisme, et à défendre le droit du peuple coréen à la réunification (sous le principe « Un Etat, deux systèmes sociaux », comme cela s’est fait pour Hong Kong) pacifique, ce qui implique le droit de la RDPC à l’autodéfense face à l’armée US nucléarisée et omniprésente au Sud, face également à un Japon qui brûle de liquider sa constitution pacifiste, de se doter de l’arme nucléaire et de ré-intervenir partout où ses intérêts impérialistes le lui dicteront. Pas de contradiction à défendre le « pluralisme » dont certains se réclament abstraitement contre le « totalitarisme », car à notre époque, le totalitarisme le plus dangereux – s’il est permis d’user de ce vocabulaire plutôt confus sur le plan conceptuel – est celui que les USA et leurs suiveurs veulent imposer au monde entier, sans espace politique de repli, et en mettant en place une pensée, une économie, une « culture », voire une langue unique mondiale « made in Wall Street », avec un asservissement mental sans précédent des individus suivis à la trace par le « Big Brother » atlantique et néolibéral. C’est d’autant plus vrai que de plus en plus, au prétendu « soft power » (« pouvoir doux ») néolibéral exercé sur les esprits par l’entremise de ses médias alignés, l’UE euro-atlantique ajoute le poing de fer en collaborant sans états d’âme avec des gouvernements cléricaux et fascisants (Varsovie, Pays baltes, Ukraine…), en réprimant les courageux partis communistes de l’Est (Pologne, Ukraine, Hongrie, Bulgarie, Tchéquie…), en ouvrant partout ses portes à une extrême droite nostalgique d’une « Europe blanche », pseudo-« chrétienne » et « forteresse » constituée en pendant et en rival de l’impérialisme US pour la domination sur les pays de l’Est et du Sud. Ne parlons pas de l’appui, souvent direct et grossier, que le prétendu Occident libéral n’a cessé, pour des raisons de classe mâtinées d’antisoviétisme et d’anticommunisme, d’apporter durant des décennies aux intégristes religieux à la Ben Laden qui ensanglantent périodiquement la planète et qui sont, à bien des égards, des sous-produits, voire des sous-traitants de l’impérialisme euro-atlantique.

Cela signifie qu’il faut en revenir au principe selon lequel, oui, « les barricades n’ont que deux côtés ». Lors des affrontements décisifs de la Révolution française, notamment durant l’An II de la République, en février et en juin 1848, pendant la Commune de Paris, lors de la Révolution d’Octobre, de Stalingrad, de la guerre de libération du Viêtnam, etc., et n’en déplaise aux petits bourgeois de droite et de gauche, il n’y a jamais eu « trois » camps, fût-ce le camp suprêmement bien-pensant des super-révolutionnaires qui comptent éternellement les points avant, puis qui pleurent les défaites et qui donnent ensuite des leçons rétrospectives : en effet, les situations politiques CONCRETES ne sont pas des situations de laboratoire. Elles ne présentent presque jamais un visage « pur » et défini où il y aurait d’un côté les « bons », 100% garantis sur facture, et de l’autre, les « méchants ». Du côté des exploiteurs aussi, il y a souvent des « idiots utiles » exaspérants qui, pour faire valoir leur « belle âme » et prendre la pose devant la « postérité », prêtent la main aux prédateurs, comme du côté des peuples on trouve aussi, presque toujours, des aventuriers, des pêcheurs en eaux troubles et des carriéristes dont il faut déjouer les manigances. Comme le disait Lénine à l’encontre des snobs politiques de toutes obédiences,

« Quiconque attend une révolution sociale “pure” ne vivra jamais assez longtemps pour la voir. Il n’est qu’un révolutionnaire en paroles qui ne comprend rien à ce qu’est une véritable révolution. (…) C’est s’imaginer qu’une armée prendra position en un lieu donné et dira “Nous sommes pour le socialisme”, et qu’une autre, en un autre lieu, dira “Nous sommes pour l’impérialisme”, et que ce sera alors la révolution sociale ! ».

Encore faut-il bien entendu comprendre dialectiquement l’idée que « les barricades n’ont que deux côtés ». Cet énoncé n’est pas un appel au manichéisme et à l’alignement aveugle. Non seulement sur le principe général : car – une fois que, et une fois que seulement, l’on a clairement choisi son camp, celui de l’anti-impérialisme conséquent – on peut et on doit, du côté de la « barricade » que l’on a choisi, et sans quêter des applaudissements de la part du camp d’en face, qu’il faut au contraire encore plus fustiger, faire entendre si besoin ses critiques constructives pour permettre au camp que l’on a élu de GAGNER, ce qui signifie toujours au final, combattre les « pêcheurs en eaux troubles », aider à mettre le peuple travailleur en position dirigeante au sein de l’alliance anti-impérialiste et au final, faire prévaloir le seul point de vue authentiquement universel : celui du communisme entendu comme lutte des classes pour une société sans oppression nationale ni exploitation de classe. Bref, il faut entendre l’avertissement de Politzer, le philosophe communiste que fusillèrent les Allemands : « l’esprit critique, l’indépendance intellectuelle ne consistent pas à céder à la réaction, mais à NE PAS lui céder » : c’est toute la différence entre le véritable doute méthodique conseillé par Descartes, qui est entièrement tourné contre le préjugé et orienté vers les lumières, et l’éternel scepticisme contre-révolutionnaire et finalement ténébreux de ceux qui restent constamment « le cul entre deux chaises », hésitant entre réaction et progrès, ténèbres et lumières, obscurantisme et recherche universelle du vrai, camp impérialiste et camp des résistances patriotiques et populaires !

Et cette souplesse dialectique est encore plus nécessaire quand il s’agit d’apporter un soutien militant, et parfois, « militaire », à tel gouvernement qui n’est pas, n’est pas encore, voire ne sera jamais, prolétarien, voire qui, par certains aspects, s’affaiblit parfois lui-même dans sa lutte contre l’impérialisme en tracassant le prolétariat et les communistes de son pays.  C’est ainsi que les communistes du PRCF n’ont jamais mégoté leur soutien indéfectible aux communistes vénézuéliens, aux marxistes du FPLP, à tous ceux qui ont maintes fois été tracassés par les pouvoirs en place, y compris par des pouvoirs inconséquemment patriotiques préférant parfois leur caractère bourgeois à l’efficacité du combat anti-impérialiste. L’idée que « les barricades n’ont que deux côtés » n’enjoint donc en rien un alignement aveugle « derrière » tel ou tel gouvernement, fût-il anti-impérialiste ou antifasciste. Il est inséparable de l’esprit critique guidé par le marxisme, de la solidarité de classe indéfectible avec les prolétaires et les communistes de chaque pays (Syrie, Irak, Ukraine, Russie, Iran, Yougoslavie…), pourvu naturellement que cet esprit critique ne soit pas une manière d’atténuer l’aspect principal des choses : l’ACTION SOLIDAIRE de classe et de masse pour combattre le fascisme, l’impérialisme et leurs créatures, pour défendre le progrès social, les libertés populaires, la paix mondiale, la souveraineté des nations. Ainsi Lénine et Rosa Luxemburg dialoguaient-ils, parfois de manière âpre et publique, tout en défendant tous deux Octobre rouge, le mouvement Spartakus et l’Internationale communiste alors en plein affrontement de classes international : mais ils étaient clairement et d’abord, « avant tout et malgré tout » comme disait Karl Liebknecht, DU MEME COTE de la barricade, et ils ne prêchaient pas plus une « critique sans soutien » qu’un soutien aveugle et acritique du moment qu’ensemble, sans mégoter, chacun appuyait sans retour les « rouges » et les anti-impérialistes du monde entier.

Face aux dangers, bien trop surestimés, qui menacent la paix mondiale, face à l’hésitation actuelle du mouvement populaire français à expliciter le lien entre la résistance sociale à l’euro-casse et les gaspillages insensés prévus par Macron pour liquider l’idée même de défense nationale et lui substituer une armée » « eurotanienne » ciblant la Russie et dotée de la force nucléaire française, face aux tentatives pressantes, pour l’instant largement contenues et déjouées par les peuples, de « purger » le Venezuela bolivarien, de déstabiliser l’ALBA et d’isoler Cuba pour pour « reprendre en main » toute l’Amérique latine, face à l’entreprise visant à asphyxier la RDPC et à la détruire atomiquement si l’occasion se présente pour Trump au risque de provoquer la Chine et la Russie, face à l’acharnement euro-américain visant à encercler et à recoloniser définitivement la Russie et l’ex-espace « soviétique », à prendre en tenailles l’Iran, à écraser l’héroïque peuple palestinien, à « contenir » et à « refouler » de mille façons la République populaire chinoise, l’impérialisme est loin, fort loin, d’avoir partie gagnée, comme on le voit notamment en Syrie où l’entreprise impérialiste, pseudo-« démocratique », de dépeçage du pays à l’irakienne a été stoppée.

« Prolétaires de tous les pays, peuples opprimés du monde entier, unissez-vous ».

Dans ces conditions, le PRCF continuera, non seulement de choisir son camp, celui de l’émancipation nationale, culturelle et sociale de la France et de toute l’humanité, mais de pratiquer la solidarité de classe internationaliste en « tenant les deux bouts » de la devise de l’Internationale Communiste formulée par Engels et Marx, puis enrichie par Lénine, « Prolétaires de tous les pays, peuples opprimés du monde entier, unissez-vous ».

Pratiquement, nous appelons nos amis communistes, syndicalistes, patriotes progressistes, internationalistes, de France et d’ailleurs, à faire plus fort et plus unitaire sur les points suivants :

  • L’appel au retrait français de l’UE-OTAN, ce facteur majeur d’oppression, d’exploitation et de guerre en Europe et à l’Est de l’Europe
  • La condamnation des ingérences néocoloniales françaises en Afrique (Libye, Mali, Côte d’Ivoire, Centrafrique, Burkina Faso…) qui ne servent que les transnationales et qui desservent à la fois le peuple français et les peuples africains amis qui participent de l’espace francophone international
  • Le soutien beaucoup plus déterminé et UNI des progressistes, et d’abord de TOUS les communistes, aux camarades polonais, ukrainiens, baltes, tchèques, bulgares, hongrois, etc., persécutés par des pouvoir euro-fascisants qui ne criminalisent le communisme que pour mieux banaliser l’extrême droite
  • La défense de la paix, la promotion de la réunification nationale Nord-Sud, sans ingérence US, dans la Péninsule coréenne
  • Le refus de toute guerre, de toute tentative d’isolement, de toute forme de « sanctions », menaçant le grand peuple russe dont le Général De Gaulle disait loyalement en 1966 qu’ il «a joué le rôle principal dans notre Libération »  à l’occasion de la seconde Guerre mondiale
  • Le refus de toutes les « sanctions » contre les peuples russe, iranien, nord-coréen, vénézuélien, l’imposition de sanctions internationales au gouvernement d’extrême droite israélien qui bafoue la légalité internationale, colonise arrogamment les territoires occupés et qui constitue un foyer permanent de guerre, de provocation et de crispation dans la région la plus dangereuse du monde ;
  • La levée immédiate du blocus contre Cuba socialiste, l’évacuation inconditionnelle de la base de Guantanamo par les tortionnaires mandatés du « régime » nord-américain, seule source permanente et structurelle d’atteinte aux droits de l’homme sur l’Ile de José Marti et de Fidel Castro.

Plus que jamais, faisons le lien entre cette action internationaliste conséquente et la stratégie nationale du PRCF, une stratégie qui marque et qui marquera de plus en plus de points auprès des vrais progressistes au fur et à mesure que se révèlera le vrai visage de l’UE/OTAN et de son dangereux petit proconsul macronien : la sortie de la France, par la voie progressiste, de l’euro, de l’UE, de l’OTAN dans la perspective révolutionnaire d’une rupture avec le capitalisme-impérialisme, dont la perpétuation au 21ème siècle devient un obstacle mortel au développement, voire à la survie, de la France, du progrès humain et de toute l’humanité.

Le 8 août 2017, Georges Gastaud et Antoine Manessis, pour le PRCF.


También en el plano internacional, « LAS BARRICADAS NO TIENEN MÁS QUE DOS LADOS » (Elsa Triolet).

Por Georges Gastaud, secretario nacional del  PRCF[Polo de Resistencia Comunista Francés],

Antoine Manessis, responsable de la comisión internacional

Sobre el fondo de la crisis larvada del capitalismo mundializado y de las dificultades cada vez mayores de EE UU de mantener su belicosa hegemonía mundial, el mundo vive una situación internacional contradictoria y peligrosa, con numerosos focos de tensión alguno de los cuales puede servir en cualquier momento de pretexto para desencadenar conflictos devastadores, mundializados, véase exterminadores sin contemplaciones; es decir que ponen en causa la existencia de la humanidad. En ausencia de la URSS y del campo socialista mundial destruido por la contra-revolución de los años 90, a falta de un poderoso Movimiento comunista internacional que se inspire en el marxismo-leninismo para llevar a la vez el internacionalismo proletario y el derecho de los pueblos a disponer de sí mismos para colaborar libremente, en presencia de un imperialismo americano tanto más revanchista cuanto históricamente en declive, con el pujante ascenso de una Europa alemana en plena carrera armamentista y la vuelta con fuerza internacional de un Japón presa del militarismo resurgente y del negacionismo histórico, mientras Macron prosigue las injerencias neocoloniales en África, mientras amenaza a Siria soberana y se implica en la puesta a punto de una “defensa europea” armada hasta los dientes y sometida a la OTAN, esta situación apela por parte de las fuerzas comunistas, progresistas, patrióticas, internacionalistas, antifascistas y anti-imperialistas nacionales e internacionales a un extremado espíritu de solidaridad y de responsabilidad para con los pueblos y países que resisten, en situaciones generalmente complejas, contradictorias y confusas, a ese enemigo principal de los pueblos, de la paz mundial y del futuro mismo de los hombres, que es, en todos los niveles, económico, político, cultural, ecológico y, por supuesto, militar, el imperialismo-capitalismo.

Ahora bien, en estos últimos tiempos, y a pesar del peligro inminente para la paz y el futuro de los procesos progresistas,  vemos cómo se acentúa la tentación de algunos medios progresistas, incluso “marxistas”, de CICATEAR su solidaridad con los pueblos víctimas de la agresión.

  • Más que ningún otro de los Estados progresistas del ALBA, y en general de la América Latina en lucha, Venezuela bolivariana está atenazada en una sangrienta tentativa de desestabilización a la chilena por parte del imperialismo estadounidense y de la oligarquía local; sin embargo, a la hora de las manifestaciones de toda la izquierda popular francesa y europea para apoyar a Maduro y para combatir a la “contra”, vemos a dirigentes “comunistas” (sobre todo al director de L’Humanité) dando lecciones y , en realidad,  instando a Maduro a dejar el poder sin resistencia; en una palabra, a desertar el combate y “salvar la cara”. ¿Aunque queden aisladas Cuba socialista, Bolivia y los otros países del ALBA?
  • Equidistancia irresponsable ésta cuando algunos ni levantan el meñique para conjurar la “guerra de gran amplitud contra Corea del Norte” (como escribió Trump), cuya preparación militar (maniobras comunes EE UU/Corea del Sur/Japón, “escudo” antimisiles, etc.) se acompaña de una campaña mediática planetaria seguida de un sinfín de sanciones financieras apoyadas lamentablemente por la ONU, y eso con el pretexto de que el “régimen” norcoreano (los perritos falderos del imperialismo emplean sistemáticamente esta expresión codificada cuando se trata de  descalificar a un Estado antes de masacrarlo a bombazos) no responde a los criterios  dictados por el Occidente capitalista en cuestiones de “democracia”: ¡esa “democracia” occidental que tolera que cinco millones de  niños mueran de hambre en el mundo, que más de mil millones de personas, pronto dos mil millones, caigan en el desempleo, que estados plenamente soberanos, sobre todo en el mundo musulmán, sean destruidos por intervenciones americanas y otanistas, que millares de niños, de mujeres y otros inocentes huyendo de la muerte se arriesguen cada día a ahogarse en el Mediterráneo, mientras que para Estados petro-monárquicos medievales no haya ninguna reprobación respecto a su “régimen” interno groseramente opresivo con tal de que participen en el orden depredador mundial apadrinado por Washington, Tokio, Berlín y sus monaguillos del Elíseo… y  que de vez en cuando financien la “compra” con grandes alharacas de un mercenario del deporte-espectáculo!
  • Asimismo  es frecuente, también « en la izquierda », incluso en la « extrema izquierda », equiparar hipócritamente a EE UU con los Estados ruso, sirio, iraní, chino, con la excusa de que éstos últimos no responden a las normas del “pluralismo” (tanto más engañoso cuanto cada vez más controlado por el Oeste) del sacrosanto “Occidente” autobautizado “Comunidad Internacional”, ¡cuando el conjunto integrado por la tríada hegemónico-imperialista Washington-Berlín/Paris-Tokio no supone ni una décima parte de la población del planeta Tierra!

Peor aun, vemos a veces a fuerzas que se reclaman de Lenin y de la revolución, denunciar al ALBA (Alternativa Bolivariana de las Américas), ese intento internacional, por supuesto muy mejorable, y aun pasablemente inacabado de alternativa al modelo neoliberal, pero que sigue siendo un punto de apoyo para todos los que prefieren la colaboración internacional entre los pueblos soberanos a la “competencia libre y declarada” del TAFTA y de las transnacionales. El gobierno chavista-madurista en plaza en Caracas, está por supuesto muy lejos de ser el poder comunista “clásico”. Es verdad que el proceso bolivariano está aun dominado en Venezuela por la pequeña y mediana burguesía nacional. Es verdad que no está, o aún no está, claramente orientado hacia una revolución socialista y a la dictadura del proletariado, la única que, como la revolución abiertamente socialista elegida por los camaradas cubanos en 1959/61, podrá estabilizar en fin el poder revolucionario, planificar la recuperación económica, asegurar un empleo a cada uno y construir una patria para todos y todas. Del mismo modo que las “repúblicas del Donbass” a día de hoy no son repúblicas soviéticas y obreras en el sentido de 1917; por otra parte, no pretenden serlo; ¡pero  no es baladí que, ante un verdadero « Drang nach Osten » (como se decía en los años 1930-40) empujado hacia el Este desde la UE-OTAN y apoyado por el gobierno pro nazi de Kiev, fuerzas populares, véase obreras, se hayan levantado en ese Este de Ucrania que fue una de las cunas de Octubre de 1917, y de la “Joven Guardia”, tan querida para el novelista Fadéiev, y de la heroica Resistencia proletaria de masas ante Hitler en la época de aquella operación “Barbaroja” aparentemente triunfante!

Ante esta situación compleja, el PRCF quiere recordar algunos principios elementales que es necesario recuperar:

Se trata de escapar al mismo tiempo del extremo oportunismo de los que, por no romper sus buenas relaciones con la UE que les financia a través del Partido de Izquierda Europea ni con el PS social-imperialista de quien dependen electoralmente, no “apoyan” a Maduro más que “como la cuerda sostiene al colgado” (¡al punto que un “apoyo” así es peor que un ataque frontal ya que desorienta a los defensores franceses del proyecto bolivariano!); escapar también del sectarismo doctrinario de los que rechazan la dialéctica marxista-leninista de la identidad  comunista del reagrupamiento popular, nacional e internacional que debe unir en la acción a todos los enemigos del imperialismo, del anticomunismo y del fascismo, estrechamente asociados en Venezuela, en Ucrania y en Europa del Este.

Esta dialéctica objetiva une sin embargo dinámicamente, es decir “en movimiento”, la defensa de los objetivos propiamente proletarios (revolución socialista, poder de los trabajadores, comunismo…) con la incontrovertible exigencia de construir aquí y ahora, a partir de las relaciones de fuerza concretas, amplios frentes antifascistas, anti-imperialistas, anti-oligárquicos, antimonopolistas, pacíficos, patrióticos, democráticos, progresistas, en paralelo con el esfuerzo constante de la clase obrera y de los comunistas – es decir, de la parte de esa clase que se esfuerza por jugar un papel de vanguardia de clase organizada –, para dirigir estos frentes de manera eficaz contra el imperialismo, para aislar a los oligarcas y sus comisionados, para orientar en definitiva las revoluciones patrióticas y democráticas en el sentido de la revolución socialista y del poder de los trabajadores. En verdad no hay oposición entre la construcción y la defensa plena y total de estos amplios frentes y el desarrollo, en cada uno de los países concernidos, de partidos comunistas de combate, leninistas, anclados en el mundo del trabajo y de los barrios populares; muy al contrario, los dos objetivos se respaldan, lo mismo que a escala mundial y regional no hay oposición entre la puesta en marcha de amplias coaliciones internacionales por la paz, el progreso y el medioambiente, y la imperiosa  necesidad de que renazca al  menos un amplio Movimiento comunista internacional libre a la vez de tentaciones oportunistas y de crispaciones sectarias que, por otra parte, se retroalimentan.

Tampoco hay contradicción entre la solidaridad de clase internacional con los comunistas y los sindicalistas de clase a menudo perseguidos en el Este, también en Rusia, y la exigencia pacífica elemental que consiste en rechazar que de nuevo el gran pueblo ruso, que fue el artífice número uno de la derrota hitleriana, se encuentre cercado, amenazado, amputado, “sancionado” sistemáticamente por una política euro-atlántica cada vez más agresiva. Después de haber anexionado la Europa del Este a la UE/OTAN (para mayor desgracia del pueblo francés cuyo país está minado en profundidad por la “construcción” euro-germano-atlántica redoblada, resultado de ese giro contra-revolucionario de las relaciones de fuerza europeas) y una parte de las ex Repúblicas soviéticas, esta política pretende presionar a Rusia militarmente en sus flancos báltico, polaco, ucraniano, caucásico, centroasiático…, por no hablar de la presión militar sobre Pyongyang que apunta muy directamente a China popular y a la Federación de Rusia, ambos limítrofes de la República popular democrática de Corea…

No hay contradicción en definitiva en reclamarse de la lucha universalista por la democracia popular, el socialismo y el comunismo, y en defender el derecho del pueblo coreano a la reunificación (bajo el principio “Un Estado, dos sistemas sociales”, como se hizo para Hong Kong) pacífico, lo que implica el derecho de la RDPC a la autodefensa frente al ejército de EE UU nuclearizado y omnipresente en el Sur, frente igualmente a un Japón a punto de liquidar su constitución pacifista, de dotarse del arma nuclear y de volver a intervenir allí donde sus intereses imperialistas le dicten. No hay contradicción en defender el “pluralismo” del que algunos se reclaman abstractamente contra el “totalitarismo”, porque en nuestro tiempo el totalitarismo más peligroso – si está permitido usar esta palabra más bien confusa en el plano conceptual – es el que  EE UU y sus secuaces quieren imponer al mundo entero, sin espacio político de repliegue, implantando un pensamiento, una economía, una “cultura”, incluso una lengua única mundial “made in Wall Street”, con un sometimiento mental sin precedentes de los individuos seguidos de cerca por el “Big Brother” atlántico y neoliberal. Y es tanto más cierto cuanto que cada vez más, al pretendido “soft power” (poder suave) neoliberal ejercido sobre los espíritus con la mediación de los medios alineados, la UE euroatlántica añade el puño de hierro colaborando sin rubor alguno con gobiernos clericales y fascistoides (Varsovia, Países bajos, Ucrania …), reprimiendo a los valerosos partidos comunistas del Este (Polonia, Países bálticos, Hungría, Bulgaria, Chequia…), abriendo las puertas por doquier a una extrema derecha nostálgica de una “Europa blanca”, pseudo-“cristiana” y “fortaleza” constituida dependiente y rival con el imperialismo USA por la dominación de los países del Este y del Sur. Por no hablar del apoyo, a menudo directo y descarado, que el pretendido Occidente liberal no ha dejado de prestar, por razones de clase cruzadas de anti-sovietismo y de anti-comunismo, durante decenios a los integristas religiosos tipo Ben Laden que ensangrientan periódicamente el planeta y que son, en muchos aspectos, subproductos, incluso proveedores, del imperialismo euro-atlántico.

Eso significa que hay que volver al principio inicial según el cual, efectivamente, “las barricadas no tienen más que dos lados”. Cuando los enfrentamientos decisivos de la Revolución francesa, sobre todo durante el Año II de la República, en febrero y en junio de 1848, durante la Comuna de París, cuando la Revolución de Octubre, de Stalingrado, de la guerra de liberación de Vietnam, etc., y mal que les pese a los pequeños burgueses de derecha y de izquierda, nunca ha habido tres campos, ni siquiera el campo supremamente biempensante de los super-revolucionarios que cuentan eternamente los avances, después los que lloran las derrotas y  acto seguido dan lecciones retrospectivas: porque las situaciones políticas CONCRETAS no son situaciones de laboratorio. Casi nunca presentan una cara “pura” y definida en la que de un lado están los “buenos”, 100% garantizados en factura, y del otro lado los “malos”. Del lado de los explotadores también, hay a menudo los “idiotas útiles” irritantes que, con el fin de hacer valer su “noble espíritu” y adoptar pose ante la “posteridad”, prestan sus manos a los depredadores; al igual que del lado de los pueblos encontramos también, casi siempre, aventureros, pescadores en aguas revueltas y arribistas cuyas artimañas hay que desbaratar. Como decía Lenin contra los snobs políticos de toda laya:

 «Quien espera una revolución social “pura” no vivirá suficiente tiempo para verla. No es más que un revolucionario de boquilla que no entiende nada de lo que es una revolución verdadera. (…) ¡Es como imaginarse que un ejército va a situarse en un lugar determinado y dice: “Nosotros estamos por el socialismo”, y que otro, en otro lugar, diga “Nosotros estamos por el imperialismo”, y que eso sea la revolución social!».

Y hay además que comprender, bien entendido  dialécticamente la idea de que “las barricadas no tienen más que dos lados”. El enunciado no es un llamado al maniqueísmo y al alineamiento ciego. No solo sobre el principio general: porque – una vez que, y solamente una vez que,  se ha elegido claramente el campo, el del antiimperialismo consecuente – se puede y se debe, desde el lado de la barricada elegido, y sin recabar aplausos de la parte del campo de enfrente al que, al contrario, hay que fustigar cada vez más, prestar oído si es necesario a sus críticas constructivas para permitir al campo elegido GANAR, lo que significa siempre, en definitiva, combatir a los “pescadores en río revuelto”, ayudar a ponerse al pueblo trabajador en posición dirigente en el marco de la alianza anti-imperialista y, al final, hacer prevalecer el único punto de vista auténticamente universal: el del comunismo entendido como lucha de clases por una sociedad sin opresión nacional ni explotación de clase. En una palabra, hay que escuchar la advertencia de Politzer, el filósofo comunista fusilado por los alemanes: “el espíritu crítico, la independencia intelectual no consisten en ceder a la reacción, sino en NO ceder”: ¡esa es la diferencia entre la verdadera duda metódica aconsejada por Descartes, que está totalmente dirigida contra el prejuicio y orientada hacia las luces, y el eterno escepticismo contrarrevolucionario, y al fin tenebroso, de aquellos que están siempre “con el culo en dos sillas”, dudando entre reacción y progreso, tinieblas y luz, obscurantismo y búsqueda universal de lo verdadero, campo imperialista y campo de las resistencias patrióticas populares!

Y esta agilidad dialéctica se hace aun más necesaria cuando se trata de aportar un apoyo militante, y  a veces “militar”, a un tal gobierno que no es, o aun no es, incluso que nunca será, proletario; más aun, que en ciertos aspectos se debilita a veces él mismo en su lucha contra el imperialismo inquietando al proletariado y a los comunistas de su país. Así es como los comunistas del PRCF nunca han cicateado su apoyo indefectible a los comunistas venezolanos, a los marxistas del FPLP, a todos aquellos que muchas veces han sido molestados por los poderes en plaza, incluidos los poderes inconsecuentemente patrióticos que prefieren a veces su carácter burgués a la eficacia del combate anti-imperialista. La idea de que “las barricadas no tienen más que dos lados” no exige a nadie un alineamiento ciego “detrás de” tal o tal gobierno, aunque sea anti-imperialista o antifascista. Es inseparable del espíritu crítico guiado por el marxismo, de la solidaridad de clase indefectible con los proletarios y los comunistas de cada país (Siria, Iraq, Ucrania, Rusia, Irán, Yugoeslavia…), con tal naturalmente de que este espíritu crítico no sea una forma de atenuar el aspecto principal de las cosas: la ACCIÓN SOLIDARIA de clase y de masas para combatir al fascismo, el imperialismo y sus creaturas, en defensa del progreso social, de las libertades populares, de la paz mundial y de la soberanía de las naciones. Así dialogaban Lenin y Rosa Luxemburgo; a veces de manera áspera y pública, pero los dos defendiendo siempre el Octubre rojo, el movimiento Espartaco y la Internacional comunista por entonces en franco enfrentamiento de clases internacional: pero estaban claramente y en principio, “ante todo y a pesar de todo”, como decía Karl Liebknecht , DEL MISMO LADO de la barricada, y lo mismo rechazaban una “crítica sin apoyo” que un apoyo ciego y acrítico, puesto que  los dos, sin cicatería, apoyabn sin rodeos a los “rojos” y a los anti-imperialistas del mundo entero.

Ante los peligros, demasiado sobrevalorados, que amenazan la paz mundial, ante la actual vacilación del movimiento popular francés a hacer explícita la relación entre la resistencia social al euro y los derroches insensatos previstos por Macron para liquidar  la idea misma de una defensa nacional y sustituirla por un ejército “euro-otanista” apuntando hacia Rusia y dotado de la fuerza nuclear francesa, ante los intentos apremiantes, de momento ampliamente contenidos y frustrados por los pueblos, de “purgar” a Venezuela Bolivariana, de desestabilizar el ALBA y aislar a Cuba para “recuperar” toda América latina, ante la intentona de asfixiar la RDPC y destruirla atómicamente si se presenta la ocasión por parte de Trump a riesgo de provocar a China y a Rusia; y frente al encarnizamiento euro-americano que pretende cercar y recolonizar definitivamente a Rusia y a todo el área “post-soviética”, atenazar a Irán, aplastar al heroico pueblo palestino, “contener” y “reprimir” de mil maneras a la República popular china, el imperialismo está lejos, muy lejos, de tener ganada la partida como se está viendo en Siria donde los intentos imperialistas, pseudo-“democráticos”, de despiece del país al modo de Iraq, han sido parados.

 « ¡Proletarios de todos los países, pueblos oprimidos del mundo entero uníos!».

En estas condiciones, el PRCF continuará no solo eligiendo su campo, el de la emancipación nacional, cultural y social de Francia y de toda la Humanidad, sino practicando la solidaridad de clase internacionalista “agarrando por las dos puntas” la divisa de la Internacional Comunista formulada por Marx y Engels, enriquecida después por Lenin, « ¡Proletarios de todos los países, pueblos oprimidos del mundo entero uníos! »

Prácticamente, hacemos un llamamiento a nuestros amigos comunistas, sindicalistas, patriotas progresistas, internacionalistas, de Francia y de otros lugares del  mundo, a un mayor esfuerzo y más unitario en torno a los siguientes puntos:

  • Llamamiento a la retirada francesa de la UE-OTAN, ese factor mayor de opresión, de explotación y de guerra en Europa y en el Este de Europa
  • La condena de las injerencias neocoloniales francesas en África (Libia, Mali, Costa de Marfil, Centroáfrica, Burkina-Faso…) que no sirven más que a las transnacionales y que perjudican al mismo tiempo al pueblo francés y a los pueblos africanos que participan del espacio francófono internacional.
  • Un apoyo más determinado y UNIDO de los progresistas, en primer lugar de TODOS los comunistas, a los camaradas polacos, ucranianos, bálticos, checos, búlgaros, húngaros, etc., perseguidos por los poderes euro-fascistas que criminalizan el comunismo solo para mejor banalizar la extrema derecha
  • La defensa de la paz, la promoción de la reunificación nacional Norte-Sur, sin injerencias de EE UU, en la península de Corea.
  • El rechazo a toda guerra, a toda tentativa de aislamiento, a toda forma de “sanciones”, que amenazan al gran pueblo ruso del que el General De Gaulle decía justamente en 1966 que “había jugado el papel principal en nuestra Liberación” en la Segunda Guerra Mundial
  • El rechazo a todas las « sanciones » contra los pueblos ruso, iraní, norcoreano, venezolano; la imposición de sanciones internacionales al gobierno de extrema derecha israelí que se burla de la legalidad internacional, coloniza arrogantemente los territorios ocupados y constituye un foco permanente de guerra, de provocación y de crispación en la región más peligrosa del mundo.
  • Levantamiento inmediato del bloqueo a Cuba y la evacuación incondicional de la base de Guantánamo por los torturadores mandatados del “régimen” norteamericano”, única fuente permanente y estructural de atentado a los derechos humanos en la isla de José Martí y de Fidel Castro.

Más que nunca, establezcamos la relación entre esta acción internacionalista consecuente y la estrategia nacional del PRCF; una estrategia que señala, e irá señalando cada vez más, pautas ante los verdaderos progresistas, a medida que desvelará el verdadero rostro de la UE/OTAN y su peligroso pequeño procónsul  macroniano: la salida de Francia, por la vía progresista, del euro, de la UE, de la OTAN, en la perspectiva revolucionaria de una ruptura con el capitalismo-imperialismo, cuya perpetuación en el siglo XXI significa un obstáculo mortal para el desarrollo, incluso de la supervivencia, de Francia y de toda la Humanidad.

8 de agosto de 2017.

Fuente : https://www.initiative-communiste.fr/articles/prcf/plan-international-barricades-nont-deux-cotes/

Traducción de Red Roja