La carte des manifestations du 17 mars

Dans la rue, étudiants, salariés, paysans, public, privé, riposter tous ensemble aux mépris du gouvernement Valls UE MEDEF

Le gouvernement VALLS UE MEDEF se paye la tête des travailleurs, jeunes et moins jeunes. Il suffit d’écouter le lapsus révélateur de la ministre El Khomri annonçant qu’elle est pret à 15 minutes de négociations ! Il est vraie que la CFDT qui applaudie tous ce que propose le MEDEF n’a guère plus besoin de temps pour signer

pendant que les médias du chante les louanges de la CFDT, le ministre de l’économie E Macron balaye d’un revers de mains la communication et les manipulations de Valls :

« J’espère que le débat parlementaire permettra de réintroduire des dispositions de bon sens qui ont été retirées à la demande des syndicats réformistes et des organisations de jeunesse, a souligné M. Macron. A force de vouloir prendre des mesures protectrices pour les jeunes, on ne les protège pas au travail mais on les protège du travail. J’avoue que je n’arrive pas à m’y résoudre. » E Macron 15/03/16

et il confirme également que la casse du Code du travail, c’est bien le résultats des ordres de l’Union Européenne :

« Cela va permettre d’aligner la France sur le droit de l’Union européenne, a-t-il déclaré. C’est le début de l’adaptation de notre économie à la modernité, qui va ouvrir plus d’agilité et en même temps plus de sécurité individuelle, non pas statutaire ou corporatiste. » Macron 

On pourra pas dire que les travailleurs ne sont pas prévenus : personne ne doit être dupe de l’écran de fumée déployé par la CFDT pour faire passer la casse du travail, tous les travailleurs doivent bien comprendre que rester dans l’Union Européenne et l’Euro c’est condamner à mort le code du travail, mais aussi les retraites, la sécu et l’ensemble des conquètes sociales et démocratie. Au contraire, pour s’en sortir, il faut briser les chaines de l’Union Européenne, en sortir pour s’en sortir. D’ailleurs, une large majorité des français veulent un referendum pour la sortie de l’UE : pour que ce soit le peuple qui décide, pour mettre le monde du travail au centre, chacun peut signer et faire signer la pétition pour un referendum.

L’UNEF appelle à la riposte dans la rue ! Et la CGT vient de déposer un préavis de grèves reconductibles couvrant la période du 17 mars au 31 Mars. Et la cGT GOODYEAR appelle à faire converger les luttes dans une manifestation nationale

Tous ensemble, à l’action ! Tous dans les manifs !


 

Emmanuel Macron : « il faut que les jeunes comprennent que ce projet de loi est bon pour eux ». On comprend mieux pourquoi le gouvernement a repoussé de deux semaines la présentation du projet de loi en conseil des ministres. Discuter du fond du texte avec les jeunes ? Certainement pas ! La conviction du gouvernement c’est que les 1 million de signataires de la pétition n’ont rien compris au projet de loi Travail. L’UNEF souhaite bon courage au Ministre de l’économie pour expliquer aux jeunes en quoi la précarisation du marché du travail est une bonne chose pour eux.

Myriam El Khomri : « les inquiétudes des jeunes sont absurdes ». Ceux qui nous rabâchent les oreilles à longueur de journée avec l’inquiétude des employeurs à embaucher- il faut croire que les stages, les CDD et la période d’essai du CDI ne suffisent pas à les rassurer – sont beaucoup moins à l’écoute des inquiétudes des jeunes face à la précarité. L’UNEF rappelle à la Ministre du travail que les jeunes ne sont pas seulement « inquiets » mais aussi et surtout convaincus que son projet de loi est dangereux pour leur avenir.

Thibault Lanxade (vice-président du MEDEF) : « Il y a beaucoup d’intoxications. On voit bien que des cellules dormantes sont réactivées ». On comprend que le Medef aurait préféré que la jeunesse reste endormie pendant les débats sur le projet de Loi Travail, ce n’est malheureusement pas le cas. On peut aussi s’étonner de l’utilisation d’un vocabulaire – « cellule dormante » – emprunté à la lutte anti-terroriste… Ne doutant pas de l’honnêteté intellectuelle du Medef et sa volonté d’apporter des arguments constructifs au débat, il ne peut s’agir que d’une maladresse.

Dossier spécial : Retrait de la loi travail