Une étude du MIT démontre qu’il n’y a pas eu de fraude électorale : Evo Morales a bien été élu président en Bolivie.

Evo Morales annonce son élection le 22 octobre 2019

C’est une étude qui est censurée par tous les médias en France qui ont à l’automne dernier appuyé le coup d’État en mené par l’extrême- droite sous impulsion de Washington. À ce moment la propagande, diffusée notamment par l’OEA, visait à faire croire à une fraude électorale d’ Evo Morales, réélu pourtant dès le premier tour avec une large avance. Le Monde, RFI, et tous les médias de l’État et des milliardaires avaient d’ailleurs annoncé simultanément et alors que le décompte était en cours un second tour, préparant au soir même de l’élection, le coup d’État militaire qui a suivi.

Si ni l’OEA ni les putschistes n’ont jamais apporté de preuve de la moindre fraude électorale, deux staticiens du très réputé Maaschusets Institute of Technology (MIT) viennent dans une étude de démontrer mathématiquement qu’il n’y a pas eu de fraude. Ce qui confirme les résultats d’une étude précédente déjà publiée par initiative communiste.

Le 20 octobre Evo Morales remporte la présidentielle avec 47, 08% des voix contre 37,86 pour son premier opposant – l’ancien président de droite Carlos Mesa. Avec 10 points d’avance et plus de 40% des voix, il est réélu.
Mais prenant prétexte d’un résultat intermédiaire portant sur 8 bulletins sur dix mais excluant les zones rurales soutenant le plus fortement Evo Morales, et indiquant 45,7% pour Morales contre 37.8% pour Mesa, les opposants d’extrême-droite prétendent à des fraudes et lancent des violences, qui aboutissent à un putsch de l’état-major militaire. La répression conduit à l’assassinat de dizaines de partisans d’Evo Morales et de très nombreuses arrestations. Le président Evo Morales, menacé, doit se réfugier au Mexique puis en Argentine.

Pourtant les experts sont formels:

«Il n’y a aucune preuve statistique de fraude que nous puissions trouver […] Dans l’ensemble, l’analyse statistique et les conclusions de l’OEA semblent profondément erronées».

De fait ils démontrent par l’analyse des résultats que la distribution des résultats des votes après et avant la suspension de la publication des résultats est strictement identique. Ce qu’illustre le graphique suivant où l’axe horizontal représente la marge d’avance de Morales avant la suspension de la publication des résultats et l’axe vertical la marge après.

The x-axis shows the margin for Morales before the cutoff within the preliminary count of 1,477 precincts that reported data before and after the cutoff, and the y-axis is their final margin, as reported within the official count. The high correlation between preliminary count and final vote results suggests no significant irregularities in the election count, or Morales’s final vote margin. (Jack Williams. Data from Tribunal Supremo Electoral, 2019.)

Les chercheurs démontrent qu’avec les résultats partiels publiés sur 84% des bulletins dépouillés, Morales devait statistiquement gagner avec 10,5 points d’avance, ce qui est tout à fait cohérent avec le résultat final du dépouillement.

Une élection présidentielle et générale doit être organisée le 3 mai prochain. Mais les putschistes ont interdit à Evo Morales et à de très nombreuses personnalités du de se présenter, en violation de la loi électorale, tandis que d’importantes violences ont été commises contre les partisans du mouvement vers le socialisme. Dans ces conditions, Evo Morales et le demandent une surveillance internationale du scrutin. Les sondages donnent le candidat du largement vainqueur du premier tour.

JBC pour www.initiative-communiste.fr

le rapport du MIT

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Commentaire de lecteur “Une étude du MIT démontre qu’il n’y a pas eu de fraude électorale : Evo Morales a bien été élu président en Bolivie.

  1. 9 mars 2020 at 22:39

    Comment le Canada et les pays européens sont-il pu bafouer la démocratie du peuple bolivien, en rejetant l’élection démocratique d’ Evo Morales comme président? La seule raison, c’est que la Bolivie a dit non à l’exploitation de ses richesses minières. Sans scrupule, quand Washington est fâché, renverse les gouvernements démocratiques à travers le monde.