Depuis le début de l’année 2026, quelque chose a changé dans l’air de la politique italienne. Le mouvement contre la guerre et le réarmement, longtemps cantonné aux marges du débat public, a franchi un seuil. Il occupe désormais le cœur de la vie sociale et syndicale du pays, mobilisant dans les rues de Rome, de Milan, de Naples, de Turin et de Palerme des centaines de milliers de citoyens qui refusent de voir leurs impôts, leurs salaires et leurs services publics sacrifiés sur l’autel d’une économie de guerre que personne n’a choisie. A telle point que les syndicats, USB (union des syndicats de base), ont lancé une grève générale le 18 mai, doublée d’une manifestation nationale à Rome le 23 mai. Mais ce n’est pas tout, la mobilisation est également politique au parlement avec une pétition mobilisant l’article 50 de la constitution.
Pas d’armes mais du pain, pour une Italie qui rejette la guerre
La pétition populaire, intitulée « Pas d’armes mais du pain, pour une Italie qui rejette la guerre », appelle le Parlement, conformément à l’article 50 de la Constitution, à opérer un changement de cap immédiat et vérifiable dans les décisions de politique étrangère et budgétaires du pays. C’est une initiative soutenue par les forces progressistes en Italie, avec notamment une campagne menée par le Comité Article 11.
Cela résulte d’une analyse impitoyable de la réalité : la hausse des prix du pétrole et du gaz, également déclenchée par la guerre avec l’Iran, décime les salaires et les dépenses sociales, tandis que l’Italie poursuit un effort de réarmement sans précédent, s’engageant sous les ordres de l’Union Européenne à porter ses dépenses militaires à 5 % du PIB d’ici 2035 et contribuant au plan européen de 800 milliards d’euros « Réarmer l’Europe/Prêt 2030 ». en saignant les travailleurs et les ménages populaires italiens. Une situation identique à celle de la France, les mêmes causes produisant les mêmes effets.
Une nation italienne qui se sent entraîné dans des guerres qui ne sont pas les siennes
Pour comprendre l’ampleur de cette mobilisation, il faut prendre la mesure du sentiment qui domine dans les couches populaires italiennes : celui d’un peuple qui n’a jamais voté pour la guerre, mais qui en paie chaque jour le prix. L’engagement de l’Italie aux côtés de l’OTAN, sa participation au financement de la guerre en Ukraine via l’Union européenne, et désormais les plans de réarmement colossaux qui se profilent à Bruxelles — tout cela cristallise une colère sourde mais grandissante.
Les chiffres sont vertigineux. L’Union européenne a déjà versé près de 200 milliards d’euros à l’Ukraine depuis le début du conflit. La quote-part italienne, qui représente environ 12 % du budget européen, s’élève à 23 milliards d’euros. À cela s’ajoutent plus de 3 milliards d’euros d’aide directe versés par Rome à Kiev, en armements et en équipements militaires. Parallèlement, l’Italie s’est engagée, dans le cadre du plan Rearm Europe / Readiness 2030, à porter ses dépenses militaires à 5 % de son PIB d’ici 2035. Aujourd’hui fixée autour de 1,5 % du PIB, cette hausse représenterait, si elle était atteinte, plus de 100 milliards d’euros supplémentaires par an — des ressources arrachées à la santé, à l’école, aux retraites et au logement.
C’est ce nœud — entre appartenance à l’OTAN, contraintes européennes et appauvrissement croissant des travailleurs italiens — qui nourrit une mobilisation inédite depuis plusieurs décennies.
La pétition constitutionnelle : « Non armi ma pane »
Au cœur de cette dynamique se trouve une initiative citoyenne originale et politiquement significative : la pétition populaire intitulée « Non armi ma pane, per un’Italia che ripudia la guerra » (Pas d’armes mais du pain, pour une Italie qui répudie la guerre), déposée au Parlement en vertu de l’article 50 de la Constitution italienne, qui garantit à tout citoyen le droit de pétitionner les Chambres. C’est le Comitato Articolo 11 — du nom de l’article constitutionnel qui dispose que « l’Italie répudie la guerre » — qui en est le promoteur principal.
La pétition, accessible en ligne et sous forme de formulaires papier dans des centaines de communes, formule des exigences précises et sans ambiguïté. Elle demande au Parlement de retirer l’engagement pris envers les États-Unis et l’OTAN d’atteindre 5 % du PIB en dépenses militaires, de mettre fin à tout soutien économique et militaire à l’Ukraine, de bloquer le flux d’armes vers Israël au nom de la loi 185/90 sur les exportations d’armements, et d’œuvrer à une neutralité stricte de l’Italie qui lui permettrait de se poser en « pont de paix entre les peuples ».
Le préambule de la pétition est d’une franchise saisissante sur le rôle des alliances internationales : « L’Italie adhère pleinement au plan de réarmement de l’UE, maintenant la centralité de l’OTAN comme pilier fondamental de la sécurité euro-atlantique, et s’oriente vers une industrie européenne intégrée des armements et une économie et une société de guerre. La guerre, d’état d’exception, devient facteur structurel d’investissement économique. »
Les signataires sont des personnalités du monde académique, associatif, syndical et politique : Andrea Catone, président du Comitato, Alessandro Marescotti de Peacelink, Alberto Bradanini, ancien ambassadeur et président du Centre d’études sur la Chine contemporaine, ou encore le journaliste-géographe Manlio Dinucci. La pétition réunit également des représentants du Partito della Rifondazione Comunista, de l’ANPI (Association nationale des partisans d’Italie) et de l’USB — signe d’un front large qui dépasse les clivages habituels.
Conformément à l’article 50 de la Constitution, la pétition demande explicitement que le Parlement l’examine en commission compétente dans les six mois suivant sa réception, et en informe publiquement les signataires via les sites institutionnels.
Un printemps de feu dans les rues italiennes
Les mois de janvier à mai 2026 ont été marqués par une succession de manifestations d’ampleur nationale et de grèves sectorielles qui ont souvent débordé le simple registre revendicatif pour prendre un caractère ouvertement politique.
En mars, des cortèges se sont tenus simultanément dans sept grandes villes — Bari, Cagliari, Florence, Milan, Palerme, Rome et Turin — sous la bannière de la campagne européenne #StopRearmEurope, rejointe en Italie par Arci, Greenpeace Italia, la Rete Italiana Pace e Disarmo et la Fondazione PerugiaAssisi per la Cultura della Pace. À Rome, c’est depuis la Piazza Vittorio Emanuele II que le cortège, organisé notamment par le Mouvement 5 Étoiles, avait pris le départ en avril, avec pour slogan : « Basta soldi per le armi. Fermiamoli ! » (Assez d’argent pour les armes. Arrêtons-les !)
Le 21 juin 2025, qui reste dans les mémoires comme le point de bascule du mouvement, avait vu plus de 100 000 personnes défiler à Rome entre Porta San Paolo et le Colisée — soit l’une des plus grandes mobilisations pacifistes de l’Italie contemporaine. Ce cortège, soutenu par plus de 500 organisations, avait vu l’irruption d’un symbole fort : des dizaines de milliers de manifestants allongés sur des linceuls blancs, accompagnés de l’enregistrement de bombardements sur Gaza, dans un die-in qui avait glacé la capitale.
Elena Mazzoni, de la Rete dei Numeri Pari, l’une des organisatrices, avait résumé l’état d’esprit de la place : « Nos mots d’ordre sont simples et radicaux : non au réarmement, non à la guerre, non au génocide, non à l’autoritarisme. Autour de ces principes s’est rassemblée une composition large, qui va des mouvements historiques du pacifisme et du féminisme aux syndicats de base. »
JBC pour www.initiative-communiste.fr

Pétition populaire (cf. Art. 50 de la Constitution italienne) au Parlement italien : PAS D’ARMES MAIS DU PAIN POUR UNE ITALIE QUI RÉPUDIE LA GUERRE
La présente Pétition Populaire, rédigée conformément à l’art. 50 de la Constitution, entend réclamer l’attention des Chambres sur un problème dramatiquement actuel : la crise économique et la course au réarmement se nourrissent réciproquement, tandis que les droits sociaux sont sacrifiés. Pour cela nous demandons un changement de cap immédiat et vérifiable.
NOUS, CITOYENS SIGNATAIRES DE LA PRÉSENTE PÉTITION,
CONSIDERANT QUE
- tous les rapports des principaux centres de recherche économiques italiens et internationaux (Banque d’Italie, Rapport de Prévision du printemps 2026 du Centro Studi Cofindustria, IMF-World Economic Outlook)(1), décrivent un cadre préoccupant pour l’économie européenne et de notre pays, à cause de la forte augmentation du prix du pétrole et du gaz, amorcé par la guerre USA et Israël contre l’Iran : est envisagée une forte coupe de la dépense sociale, tandis que les salaires réels seront fauchés par une inflation croissante, avec une détérioration globale de la vie des citoyens et un appauvrissement de la société ;
- la guerre (du Moyen-Orient à l’Ukraine, de l’Amérique Latine à l’Afrique) est aujourd’hui parmi les causes fondamentales de la crise économique ;
- l’Italie est de plus en plus engagée comme co-belligérante dans la guerre contre la Russie et continue à soutenir, avec quelques distinguos, Israël dans ses attaques génocidaires contre la population palestinienne, ainsi que contre le Liban, la Syrie et l’Iran ;
- l’Italie, comme le confirment les actes parlementaires, adhère pleinement au plan de réarmement de l’UE, en maintenant la centralité de l’OTAN comme “pilier fondamental de la sécurité euro-atlantique”(2) et en s’orientant vers l’industrie européenne intégrée des armements et une économie de guerre. La guerre, d’état d’exception, devient facteur structurel d’investissement économique ;
- l’Italie, en conformité avec le libellé constitutionnel, en particulier l’Article 11, devrait se placer hors de toute guerre et se proposer comme pont de paix et coopération dans le monde, en orientant sa propre économie vers le développement social et non pas en fonction du militarisme et de la guerre, et ne pas gaspiller ses propres ressources dans le soutien aux guerres d’autres pays ;
DEMANDONS AU PARLEMENT ITALIEN DE DÉLIBERER :

- Que l’Italie se retire de l’engagement avec USA et OTAN de porter sa dépense militaire à 5% du PIB d’ici 2035, ainsi que du plan “Rearm Europe/Readiness 2030” de 800 milliards, et que les fonds européens de cohésion soient utilisés exclusivement pour leur objectif et pas déroutés vers des investissements militaires. Aujourd’hui la dépense militaire italienne se situe autour de 1,5% du PIL. La porter à 5% signifierait plus de 100 milliards d’euros annuels soustraits à la santé, à l’école, aux transports publics et aux politiques de logement.
- d’interrompre immédiatement tout soutien économique et militaire à l’Ukraine dans sa guerre contre la Russie. À Kiev l’UE a déjà donné presque 200 milliards d’euros (3) (avec un débours pour l’Italie qui contribue à l’UE pour environ 12% de 23 milliards d’euros), pendant que l’Italie pour son compte a versé au gouvernement Zelensky plus de 3 milliards d’euros (4), somme énorme soustraite à la dépense sociale. L’Ukraine, d’autre part, est devenue -grâce aux fonds versés par Italie et UE- un pays exportateur d’armes, non seulement en Europe (cf. les accords avec l’Allemagne pour 4 milliards d’euros (5), et avec l’Italie (6)) mais aussi dans les pays du Golfe et en Arabie Saoudite (7) , qui sont un support des USA et d’Israël pour la guerre contre l’Iran ; faisant que l’Italie et l’UE, même sans participer directement à la guerre contre l’Iran, en sont indirectement des soutiens à travers les armes fournies à Kiev ;
- Que l’Italie oeuvre pour des tractations concrètes sur des bases réalistes pour la cessation immédiate de la guerre contre la Russie, et s’oppose au versement par l’UE de 90 milliards d’euros au gouvernement de Kiev pour la poursuite de la guerre (seules la Hongrie, la Slovaquie et la République Tchèque seront exonérées des obligations financières pour ce paquet). Il s’agit d’un “prêt sans recours”, où l’Ukraine est tenue de rembourser seulement à travers les réparations de guerre (8). De cette façon l’UE (et l’Italie avec elle) est poussée ultérieurement dans la spirale de la guerre, en intensifiant l’escalade belliqueuse afin d’obtenir la victoire militaire sur la Russie.
- Que, en cette grave situation de crise énergétique, l’Italie encourage au maximum les énergies renouvelables et recommence à acheter à la Russie du pétrole et du gaz.
- Que l’Italie, qui s’est déclarée extérieure à la guerre d’Israël et USA contre l’Iran et le Liban, en soit effectivement extérieure, en interdisant aux USA l’utilisation des bases sur son territoire, son espace aérien, tout support logistique et de renseignement, tout moyen naval, aérien ou terrestre. Et qu’elle s’abstienne décisivement de l’envoi de navires militaires dans le Détroit d’Ormuz sous la formulation ambiguë de “mission défensive et pacifique” (9). Une mission pacifique ne se fait pas avec des navires de guerre ! Et puis de qui l’Italie devrait-elle “se défendre” dans le Détroit d’Ormuz ?
- Que l’Italie, sur la base d’une rigoureuse et claire neutralité, ouvre des tractations avec l’Iran, en tant que pays non ennemi (donc, en éliminant aussi toute sanction contre lui), pour la circulation de navires italiens dans le Détroit d’Ormuz.
- Que l’Italie, pour ne pas être complice du génocide du peuple palestinien, bloque le flux d’armes vers Israël, dans le respect rigoureux de la loi 185/90 contre l’exportation d’armements.
NOUS DEMANDONS DE RECONSIDERER L’ENTIÈRE POLITIQUE ÉTRANGÈRE ET LE POSITIONNEMENT DE L’ITALIE, POUR QU’ELLE SE PLACE COMME PAYS NEUTRE, PONT DE RELATIONS PACIFIQUES ENTRE LES PEUPLES.
Nous demandons que le Parlement, en conformité avec l’art. 50 de la Constitution et des relatifs règlements de la Chambre et du Sénat, examine la présente pétition en commission compétente dans les 6 mois de sa réception, en en faisant une communication publique aux signataires à travers les sites institutionnels.
Nous sommes des citoyens, pas des personnes assujeties. La Constitution nous demande de répudier la guerre. La crise nous impose de choisir : ou des armes ou du pain. Nous avons choisi.
Premiers signataires (9 mai 2026) :
- Andrea Catone, Presidente del Comitato Articolo 11-L’Italia ripudia la guerra – Odv / Coordinamento Nazionale NoRiarmo
- Sandra Carpi Lapi, Comitato Fiorentino Fermiamo la Guerra / Coordinamento Nazionale NoRiarmo
- Alessandro Marescotti, Presidente dell’associazione Peacelink / Coordinamento Nazionale NoRiarmo
- Stefania De Marco, Segreteria del Circolo del PRC Lidia Menapace, Riviera jonica messinese / Coordinamento Nazionale NoRiarmo
- Pietro Morace, CCLGM – Coordinamento per la pace, Milano / Coordinamento Nazionale NoRiarmo
- Marianna Panico, Soc. coop. Generazioni Future / Coordinamento Nazionale NoRiarmo
- Antonio Mazzeo, insegnante, attivista NO WAR
- Alberto Bradanini, già ambasciatore, Presidente del Centro Studi sulla Cina Contemporanea
- Manlio Dinucci, geografo, giornalista
- Emanuele Lepore, Segretario del CNNN – Coordinamento Nazionale NO NATO
- Ida Merello, già docente di Letteratura francese, UniGE / Coordinamento Nazionale NoRiarmo
- Carlo Fino, Referente Regionale per la Lombardia dell’Associazione Multipopolare
- Clara Statello, giornalista, conduttrice di Polivox
- Alberto De Ambrogio, Segretario regionale PRC per il Piemonte e la VdA / Coordinamento Nazionale NoRiarmo
- Rosa Siciliano, caporedattrice di Mosaico di Pace, rivista di Pax Christi
- Vito Micunco, Coordinatore Regionale della Rete dei Comitati per la Pace di Puglia
- Maria Paola Fanni, responsabile regionale per la Sardegna della Federazione dei Circoli del Cinema / Coordinamento Nazionale NoRiarmo
- AndreaMartocchia, Segretario del CNJ –Coordinamento Nazionale per la Jugoslavia
- Patrizia Marongiu, Segretaria dell’Associazione XXV APRILE
- Simonetta Noè, Gruppo per la Pace di Massa Marittima e Coordinamento Provinciale per la Pace di Grosseto / Coordinamento Nazionale NoRiarmo
- Renata Vela, associazione Vita Nova Finale Ligure / Coordinamento Nazionale NoRiarmo
- Giuliano Bertozzini, Gruppo per la pace e il disarmo di Fano e Pesaro / Coordinamento Nazionale NoRiarmo
- Antonia Guerra, direzione nazionale PRC / Coordinamento Nazionale NoRiarmo
- Giovanni Forte, Presidente dell’associazione Senza Confini, componente del Coordinamento della zona Valdera, Pontedera
- Lorenza Cescatti, Donne in nero Rovereto / Coordinamento Nazionale NoRiarmo
- Ivan Guarino, Associazione Acaim, Impegno Civico per Viadana, Mantova / Coordinamento Nazionale NoRiarmo
- Cristina Stevanoni, già docente di lingua e letteratura neogreca, associazione FrOnda Verde,Verona / Coordinamento Nazionale NoRiarmo
- Danilo Cocco, Componente Assemblea Generale CGIL Sarda
- Emanuela Baliva, Roma, Coordinamento Nazionale NORiarmo,
- Ruggero Giacomini, Presidente del Centro marchigiano La città futura
- Monica Bramati, Firenze, Coordinamento Nazionale NORiarmo
- Graziano Montanari, Presidente dell’associazione Costruttori di Pace, Putignano (BA) / Coordinamento Nazionale NoRiarmo
- Francesco Perrini, associazione Fasano per Gaza / Coordinamento Nazionale NoRiarmo
- Serena Castaldo, Comitato Mezz’ora di silenzio per la pace e la giustizia, Casale Monferrato (Al) / Coordinamento Nazionale NoRiarmo
- Mario Eustachio De Bellis, associazione Futura Umanità, Roma / Coordinamento Nazionale NoRiarmo
- Giuseppina Patrizia Morciano, Pace Terra Dignità, Alessano (LE) / Coordinamento Nazionale NoRiarmo
- Marco Corbellari, Segretario dell’Associazione Il Mondo di Irene, Verona
- Gabriele Abrotini, Ravenna, CC del Partito Comunista di Unità Popolare / Coordinamento Nazionale NoRiarmo
- Alessandra Ciattini, Docente La Sapienza Roma / Coordinamento Nazionale NoRiarmo
- Renato Caputo, M. S. G. S. V – argonauti per la pace, Milano / Coordinamento Nazionale NoRiarmo
- Tiziano Cardosi, Firenze, perUnaltracittà / Coordinamento Nazionale NoRiarmo
- Laura Marchetti, antropologa e filosofa, Università Mediterranea di Reggio Calabria
- Filippo Cantalice, Psichiatria Democratica – Puglia
- Amilcare Dondé, Sinistra Futura, Cremona / Coordinamento Nazionale NoRiarmo
- Michele De Luisi, Musicista, Bari
- Alexander Hoebel, docente di Storia contemporanea, Università di Sassari, direttore di Marxismo oggi, rivista online
- Mario Spagnoletti, già docente di Storia contemporanea, UniBa
- Bruno Steri, direttore della rivista del PCI Ragioni e Conflitti
- Marco Giuseppe Toma, scrittore e pubblicista / Coordinamento Nazionale NoRiarmo
- Nico Perrone, già docente di Storia dell’America, UniBA
- Augusto Ponzio, Professore emerito di Filosofia del Linguaggio, UniBA
- Carlo Volpi, Coordinamento Fiorentino contro il Riarmo
- Associazione Firenze Città Aperta
- Associazione NonUnaDiMeno, Firenze
- Laboratorio perUnaltracittà, Firenze
- Sinistra Progetto Comune, Firenze
- Gruppo per la Pace, Massa Marittima
- Associazione 11 Agosto, Firenze
- Fucina per la nonviolenza, Firenze
- Fuori Binario, Firenze
- Associazione Periferie al Centro, Firenze
- Alessandro Santoro, Comunità delle Piagge
- Laura Marcheselli, Assopace
- Dmitrij Palagi, consigliere comune di Firenze per Sinistra Progetto Comune
- Alfredo Zuppiroli, Associazione 11 Agosto
- Dafne Anastasi, USB Catania
- Nicola Candido, Rete NO War Siracusa, Direzione nazionale PRC
- Alberto Ziparo, già docente di Urbanistica, UniFI, Firenze
- Rosanna Rizzi, Jugocoord, Noicattaro (BA)
- Daniele Altieri, Spazio Acca APS e Unione Ital ana Pedagogisti (UNIPED), Quartu Sant’Elena (CA)
- Emanuela Caldera, ANPI – SPI CGIL – PCUP (Partito Comunista di Unità Popolare), Milano
- Lucilla Fiorentino, Bread&Roses – Spazio di Mutuo Soccorso, Bari
- Fulvio Grimaldi, giornalista e regista di docufilm, Manziana (RM)
- Rolando Giai Levra, direttore di “Gramsci oggi”, Milano
- Benedetto Ligorio, assegnista di ricerca Università La Sapienza, Segretario circolo PD “A. Gramsci”, Villa Castelli (BR)
- Bruno Pittau, Associazione « Soliana », Cagliari
- Claudio Patrizi, editore radiofonico e blogger, Associazione Culturale Roma Libera
- Claudio Terreni, fondatore e referente del presidio di Libera del Comprensorio del Cuoio e della Vald’Era, Montopoli Val D’arno (PI)
- Francesco Podda, Anpi Quartu Sant’Elena (CA)
- Giuliana Ortolan, insegnante in pensione, Donne in Nero di Padova
- Loretta Mussi, medico in pensione, BDS Roma, Esecutivo del Comitato contro ogni autonomia differenziata, Roma
- Margherita Milone, già insegnante, M5S, Bari
- Matteo Zamboni, CNJ, Massa
- Silvia Scalia, agente immobiliare, Coordinamento Cittadini contro la guerra Appennino Bolognese, Gaggio Montano (BO)
- Stefano Stronati, assistente Tecnico, Unicobas Scuola e Università, Bracciano (RM)
- Vera Silveri, pensionata, Donne in Nero, Roma
- Mariella Setzu, Cobas Scuola, Cagliari
- Maria Teresa Bertoldi, Firenze
- Andrea Bitonto, insegnante, Alberobello (BA)
- Flavia Bocchino, Firenze
- Eleonora Cane, pensionata, Villar Focchiardo (TO)
- Angelo Daldi, pensionato, Alto Reno Terme (BO)
- Augusto Dalmasso, pensionato, Alba (CN)
- Roberto Dammicco, funzionario tecnico gruppo Ferrovie Stato,Comitato art 11_ ODV, Bari
- Lucia Davico, pensionata, Alba (CN)
- Salvatore Donato De Padova, medico in pensione, Manfredonia (FG)
- Mario Dessì, pensionato, Monserrato (CA)
- Francesco Fanni, Cagliari
- Luisa Fanni, Cagliari
- Fausta Manini, Cittiglio (VA)
- Maria Grazia Gariglietti, Castellamonte (TO)
- Domenico Lopez, pensionato, Bari
- Matteo Magnisi, pensionato, Comitato Art.11, Bari
- Emilio Mastrorocco, pensionato, Articolo 11 – l’Italia ripudia la guerra ODV, Bari
- Francesco Miotti,Varese
- Giovanni Giuseppe Nicosia, insegnante, Alto Reno Terme (BO)
- Ilva Palchetti, Firenze
- Maria Paoli, Firenze
- Paolo Peri, Sestri Levante (GE)
- Fernando Prodomo, Firenze
- Stefano Quaglia, Firenze
- Antonella Reina, docente in pensione, Comitato articolo 11 – OdV, Bari
- Claudio Rondelli, pensionato, Grizzana Morandi (BO)
- Emanuele Rubino, Bitonto (BA)
- Lorenzo Semeraro, Crispiano (TA)
- Vilia Speranza, pensionata, Comitato Articolo 11 – Bari
- CamilloTarozzi, restauratore, Bologna
- Stefano Maria Ursini, Comitato Articolo 11 – Bari
- Sandro Ventura, Firenze
- Anna Whittle, Firenze
- Andrea Zuccolo,Venezia
Apostille pour la version française :
Article 50 Constitution italienne : “Tous les citoyens peuvent adresser des pétitions aux chambres pour demander des mesures législatives ou pour exposer des besoins d’intérêt commun.”
- (1) https://www.confindustria.it/pubblicazioni/guerre-dazi-incertezza-a-rischio-la-crescita/
- Commission Défense du 14 avril https://www.camera.it/leg19/1099?slAnnoMese=202604&slGiorno=14&shadow_organo_parlamentare=3504&primaConvUtile=ok ;
- (2 )https://documenti.camera.it/leg19/resoconti/commissioni/bollettini/pdf/2026/04/14/leg.19.bol0661.data20260414.com04.pdf.
- (3)https://www.eunews.it/2026/02/10/ucraina-da-inizio-guerra-a-fine-2025-lue-ha-concesso-aiuti-per-193-miliardi-di-euro/.
- (4) https://www.ilsole24ore.com/art/portolano-ad-oggi-l-italia-ha-fornito-all-ucraina-armi-e-mezzi-oltre-tre-miliardi-AIU8HXV
- (5) https://it.euronews.com/my-europe/2026/04/14/zelensky-a-berlino-germania-e-ucraina-firmano-accordi-per-difesa-droni-e-armi.
- (6) https://www.rid.it/shownews/7999/la-visita-di-zelensky-in-italia-e-il-quot-drone-deal-quot.
- (7) https://www.italiaoggi.it/economia-e-politica/attualita/zelensky-e-il-business-dei-droni-intesa-con-riyad-yz9n8ec4.
- (8) https://www.europarl.europa.eu/news/it/press-room/20260206IPR33903/il-parlamento-approva-il-prestito-da-90-miliardi-di-euro-a-sostegno-dell-ucraina.
- (9) https://www.agi.it/estero/news/2026-04-17/hormuz-riaperto-volenterosi-parigi-36626348/.
traduction MAP





