#Brexit : solidarité internationaliste contre les appels à punir le Royaume Uni lancés par la Commission Européenne et les pro-UE

C’est un véritable déferlement de haine, emprunt de xénophobie mais aussi de haine de classe, qui déferle dans les médias et les chancelleries européennes après le vote historique, pour la démocratie, la liberté et la souveraineté populaire des britanniques en faveur du Brexit. Comme en 2005, les médias de l’oligarchie se répandent en imprécation contre ces peuples refusant de voter ce que la classe capitaliste lui ordonne, de Londres à Athènes, de Paris à Amsterdam. Après le Nee des néerlandais à l’accord d’association UE Ukraine et le OXY grec de juillet dernier, en moins d’un an, trois peuples consultés par referendum auront dit NON à l’UE, oui à la démocratie.

Prise de contrôle du gouvernement français, attaque contre le gouvernement anglais

Suite aux résultats du referendum pour la sortie de l’UE, Hollande a convoqué le 24 juin un conseil des ministres extraordinaire. En présence du commissaire européen Pierre Moscovici. démontrant par la même qui est au pouvoir en France : la Commission Européenne et non le peuple français

Dans le même temps, de façon totalement hallucinante, le ministre des affaires étrangères français, JM Ayrault exige le remplacement sous quelques jours du premier ministre britannique…

Juncker à la tête de la Commission Européenne appelle à attaquer le Royaume Uni

juncker UE dictature europeLoin de leurs beaux discours, le vote du peuple démasque la profonde nature belliqueuse et impérialiste de l’Union Européenne. Depuis 2005, en France, chacun sait d’ailleurs que la Commission Européenne et portes flingues eurolâtres n’ont que faire de la démocratie et du vote populaire. Ce qui a été confirmé encore a l’été 2015 où après le NON des français et des néerlandais, le OXY grecs a lui aussi été bafoué. “il n’y a pas de démocratie contre les traités européens” avait alors déclaré le président de la Commission Européenne Jean Claude Juncker.

Là, dès le résultat du referendum au Royaume Uni connu les eurocrates ont lancé immédiatement des attaques contre la décision des peuples britanniques. Se prenant pour un empereur sans doute, Jean Claude Juncker se répand ainsi en violente et belliqueuse à l’égard du Royaume Uni : “Je ne comprends pas pourquoi le gouvernement britannique a besoin d’attendre jusqu’au mois d’octobre pour décider si oui ou non il envoie la lettre de divorce à Bruxelles. J’aimerais l’avoir immédiatement”. Méprisant au passage les traités européens. Et il n’est pas le seul puisque le président social démocrate du parlement européen s’exprime dans les mêmes termes agressifs se permettant de juger “consternante” la décision de Cameron de démissionner en octobre. Confirmant ainsi que au sein de l’Union Européenne ce n’est pas les peuples où leur gouvernement qui décident mais bien les commissaires européens nommés directement par l’oligarchie capitaliste. Comme la CGT , Cameron prendrait lui « tout le continent européen en otage » selon Martin Schultz. Martin Schultz proposera t il de liquider à coup de bombardement sur Londres le “preneur d’otage” ? Sur RTL, le commissaire européen français Pierre Moscovici appelle à proscrire l’usage des referendums. Carrément.

chacun peut voir ici les positions antidémocratiques des leaders des institutions européennes.

france ue carcan euro marianneMais pour bien comprendre la nature profondément impérialiste et belliqueuse de l’Union Européenne, véritable arme de guerre de la classe capitaliste contre les peuples, il faut aussi écouter ses soutiens parmi les éditorialistes. Qui ont lancés en France par exemple, une véritable campagne de haine appelant à “punir” les peuples britanniques, coupables de refuser le joug de la dictature de Bruxelles et son totalitarisme capitaliste. Les britanniques devraient donc s’ajouter à la longue liste des peuples à “punir”. A la suite de ceux que les hommes en costume gris de la Troika appellent de façon méprisante les PIGS (cochons : Portugal, Italie, Grèce, Espagne) et qui ont eu à subir de très violentes campagne d’austérité et de privatisation.

Si on lit par exemple le fil twitter l’un des militants médiatiques fondamentalistes pro UE, le correspondant de Libération à Bruxelles, Jean Quatremer, outre des bordées d’insultes à l’attention des pro Brexit ou du premier ministre britannique traité de “crétin absolu”, le journaliste éructe : “dehors c’est dehors” écrit il rageur. Comme en 2005, et puisque que les peuples refusent de voter ce que lui ordonne les kommissaires européens, il demande l’interdiction des referendums : auteur d’un plantage qui restera dans l’histoire:un référendum que personne ne demandait qui divise et affaiblit son pays”. Laisser décider le peuple, voila quelque chose d’absolument incompatible avec l’Union Européenne, véritable dictature du capital. Pire, sur LCP il appelle carrément l’UE a attaquer le Royaume Uni : “Pour éviter l’effet de contagion, il faut que le départ soit douloureux”

A l’issu d’une campagne de plusieurs mois qui aura vu les anti Brexit n’avoir pour seul argument que de terroriser la population, on comprend désormais que la grande crainte c’est que après le maillon britannique les peuples brisent les autres maillons de ces chaines que sont l’UE et l’euro qui emprisonnent les peuples de Bruxelles à Rome en passant par Paris Lisbonne ou Madrid.

La correspondante de la chaine de télévision gouvernementale française à Bruxelles résume la position des pro-UE : “Vous voulez partir ? Eh bien, très bien, mais vous allez en payer le prix’. Et cela, c’est aussi pour éviter un effet de contagion”. On est là bien bien loin de la solidarité et de l’entente entre les peuples dont dans leur communication se réclament les pro UE. C’est au contraire une réaction nationaliste et belliqueuse, fascisante qui éclate à Bruxelles.

l’article 50 : des négociations le couteau sous la gorge

D’ores et déjà, les institutions européennes s’appuient de toutes leur forces pour mettre le couteau sous la gorge à Londres via l’article 50 . Dans son communiqué la Commission Européenne rappelle ainsi l’obligation faites au Royaume Uni en vertu de l’article 50 de se soumettre aux ordres et diktats de l’Union Européenne jusqu’au termes des négociations :Jusqu’à la fin de ce processus de négociations, le Royaume-Uni reste un membre de l’Union européenne, avec tous les droits et obligations qui en découlent. Selon les Traités que  le Royaume-Uni a ratifiés, le droit de l’UE continue à s’appliquer pleinement au et dans le  Royaume-Uni jusqu’à ce qu’il ne soit plus un membre.

Les faits viennent ici confirmer l’analyse faites par le PRCF de l’usage potentiel de cet article 50 par les institutions européens afin d’attaquer un état lors de sa sortie de l’Union Européenne.

Le parlement européen vote une résolution agressive contre le Royaume Uni

Les 4 groupes eurolatres du Parlement européen (Droite, Socialistes, Libéraux, ) ont ainsi mis moins de 24 heures pour pondre un projet de résolution (en anglais, langue de wall street evidemment…) qui sera discutée mardi. voici un résumé par O Berruyer du site les crises :

brexit-70

brexit-71

Ils demandent donc :

  • que l’article 50 soit activé au plus vite, dès le 28 juin
  • qu’AUCUN accord ne soit conclu avec le Royaume-Uni tant qu’un accord de retrait n’aura pas été conclu. Concrètement, cela signifierait que Londres se retrouverait complètement isolé du marché unique une fois dehors et jusqu’à la conclusion d’un nouvel accord commercial, ce qui pourrait prendre plusieurs années. Le Parlement demande à être consulté à toutes les étapes des discussions et rappelle qu’il devra ratifier les compromis négociés. Bref, on la fout dehors, et on verra après – les intérêts de nos entreprises et nos emplois n’ont donc aucune importance pour ces fanatiques…
  • de « revoir l’organisation interne » du Parlement pour refléter le vote en faveur du Brexit. Une manière de dire que la suspension du droit de vote des élus britanniques doit être étudiée. Merci pour la démocratie, vu qu’ils ne sont pas encore partis…
  • que le commissaire britannique soit mis en retrait et que son portefeuille (services financiers) soit donné à quelqu’un d’autre. Merci pour la démocratie, vu qu’ils ne sont pas encore partis…
  • et, bien sûr, que soit “immédiatement relancé le projet européen” (2), via une révision des traités (11), en renforçant le coeur de l’Europe, et en prohibant toute forme de “solutions à la carte” (10) en se basant sur deux rapports déjà publiés visant à renforcer le caractère fédéral de l’Union (12).

Par exemple voila un de ces projets de rapport. A faire froid dans le dos;

JBC pour www.initiative-communiste.fr

Commentaire de lecteur “#Brexit : solidarité internationaliste contre les appels à punir le Royaume Uni lancés par la Commission Européenne et les pro-UE