9 mai 2022, 74ème anniversaire de la Victoire des peuples sur l’Allemagne nazie

A PEINE LE DEBAT PRESIDENTIEL PASSE, MACRON ET SCHOLZ DECLENCHENT UN EURO-COUP D’ETAT INSTITUTIONNEL ! 

LES COMPOSANTES DE LA  « NOUVELLE UNION POPULAIRE » (« N.U.P.E.S. ») DOIVENT AU PLUS TÔT CLARIFIER LEUR POSITION SUR LE PROJET DE TRANSFORMATION ANTICONSTITUTIONNELLE DE L’U.E. EN UN « ETAT FEDERAL EUROPEEN » REGI PAR LA ‘REGLE MAJORITAIRE ».

Par Fadi Kassem et Georges Gastaud, secrétaires nationaux du PRCF

 

La prétendue « Journée de l’Europe » célébrée annuellement le 9 mai a été instituée pour concurrencer et pour tenter d’éclipser l’anniversaire de la Victoire de l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques sur le Troisième Reich (9 mai 1945), que la Russie et la Biélorussie commémorent chaque année à cette date.

LE « PARLEMENT » DE STRASBOURG EN PREMIERE LIGNE POUR LA CONSTITUTION D’UN EMPIRE FEDERAL EUROPEEN

A cette occasion, le « Parlement » européen, dominé par la droite et par la social-démocratie, vient de publier une « déclaration » sommant l’UE de réformer ses traités pour supprimer la règle de décision à l’unanimité, ultime refuge de la souveraineté des nations européennes, et pour instituer la règle ouvertement fédéraliste de décision à la majorité des Etats-membres de l’UE. Si cette déclaration est suivie d’effet à l’occasion du sommet Scholz-Macron de Berlin du 9 mai 2022, il s’agira très clairement d’un point de bascule vers ce que le chancelier allemand appelle l’« Etat fédéral européen », qu’Emmanuel Macron nomme la « souveraineté européenne », et qu’avant lui, MM. Dominique Strauss-Kahn (PS) et Bruno Le Maire (LREM, alias « Renaissance ») ont dénommé plus cyniquement encore, et pour que nul n’en ignore, l’« Empire européen »…

LES VRAIS ENJEUX DU BASCULEMENT ANTIDEMOCRATIQUE A L’EUROPE FEDERALE 

Le prétexte avancé est, comme toujours, l’« efficacité » et la « démocratie ». Comme toujours quand il s’agit de détruire la souveraineté des nations et de renforcer l’impérialisme européen, le « Parti socialiste européen » (auquel est affilié le PS solférinien), suivi par les euro-parlementaires d’EELV et des très bellicistes « Grünen » allemands, mettent en avant, l’harmonisation sociale et fiscale, clé de l’introuvable et mensongère « Europe sociale ». La réalité est et sera tout autre, comme tout ce qui vient du social-impérialisme rose et vert, « social » en paroles et impérialiste en pratique. En réalité, ce basculement extrêmement grave irait de pair avec la mise en place d’une « armée européenne » affiliée à l’OTAN qui signifiera de facto l’abandon par la France du principe de sa défense nationale, de son siège au Conseil de Sécurité de l’ONU et à terme, de la cession de la force de frappe française à l’état-major de l’ « armée européenne » ; en clair, à l’OTAN, avec les énormes dangers que cela comporterait pour la sécurité de la France et des Français. Cette agitation pro-fédéraliste et typiquement impérialiste vise à accompagner institutionnellement l’actuelle escalade politico-militaire antirusse de l’UE, son arrimage toujours plus fort à l’OTAN, sa volonté de bordurer la Russie sur toute sa frontière Ouest, y compris en s’alliant au pouvoir clairement pronazi de Kiev flanqué de ses milices néonazies « Azov », « Pravyi Sektor » et autres bataillons nostalgiques du massacreur antisémite Bandera. Derrière les paroles mielleuses, « sociales », « démocratiques » et « écologiques » sur l’Europe fédérale comme clé de l’« Europe sociale », il s’agit pour l’oligarchie capitaliste européenne et pour ses mentors de Washington et de Berlin, de se doter d’une Europe fédérale opérationnellement et militairement opérationnelle dans le cadre de la marche déjà engagée vers une guerre paneuropéenne et mondiale, y compris à dimension nucléaire, visant la Russie et la Chine. Il est évident en effet, quoi qu’en dise la grenouille élyséenne qui veut se faire plus grosse que le boeuf, que le nouvel Etat impérialiste continental serait placé sous la tutelle de fait de l’hyperpuissance étatsunienne et du puissant impérialisme allemand déjà maître de l’industrie européenne et en marche vers un dangereux réarmement massif. En effet, les eurocrates au service du grand capital euro-atlantique et de son « Besoin d’aire » proclamé par le MEDEF (cf. son manifeste de 2012 ainsi intitulé) ne cachent plus leur détermination à se doter d’une « Europe-Puissance » qui deviendrait le pilier européen du bloc hégémoniste en mal d’expansion mondiale, de l’Atlantique à l’Oural et du Pacifique à l’Océan Indien.

« L’EUROPE SOCIALE », UN MASQUE GROSSIER POSE SUR L’EUROPE ATLANTIQUE EN MARCHE VERS LA GUERRE CONTINENTALE

Quant à « l’Europe sociale », il faut être de la dernière naïveté politique, ou plus exactement de la dernière duplicité, pour s’imaginer que l’Europe fédéral régie par la règle de la majorité permettrait de vraies avancées sociales. D’une part, parce que l’UE a été de A à Z construite pour détruire les acquis sociaux, limiter les souverainetés nationales notamment sur le plan budgétaire (c’est le rôle premier de la « monnaie unique »), imposer l’austérité aux travailleurs du continent, et favoriser l’« économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée » – ce qui s’est traduit en France par l’érosion continue de la protection sociale, par le recul relatif des salaires, par la privatisation des services publics et par la destruction de l’industrie, des pêcheries et de l’agriculture paysanne française. D’autre part, parce que dans la réalité, la règle de la majorité permettra surtout de contraindre la France (avec la complicité soi-disant navrée de nos gouvernants de droite, du centre, d’extrême droite et « de gauche ») à mettre en place des lois dont son peuple ne veut à aucun prix, notamment sur le terrain social, sur le remboursement de la prétendue « dette souveraine », etc.

ADRESSE A EMMANUEL MACRON, CENSEMENT « GARANT DE LA CONSTITUTION »

Dans ces conditions, le PRCF s’adresse solennellement à Emmanuel Macron. Que comptez-vous faire pour faire respecter et pour respecter vous-même le principe formulé dans notre Déclaration des droits de l’homme et du citoyen annexée à la Constitution : « LE PRINCIPE DE TOUTE SOUVERAINETE RESIDE ESSENTIELLEMENT DANS LA NATION » ? Que comptez-vous faire pour restaurer le principe d’une Défense NATIONALE et d’une diplomatie avant tout centrée sur la défense de la paix mondiale et de l’intérêt national ? N’est-il pas grandement temps, face à la montée des périls et à l’escalade des tensions en Ukraine et à propos de l’Ukraine, de réaffirmer haut et fort que la force de frappe française ne servira jamais à autre chose que ce pour quoi le général de Gaulle l’avait mise en place : la défense « tous azimuts » du territoire français et de lui seul ?

N’est-il pas temps également de mettre le holà au réarmement allemand, à l’heure où le Traité d’Aix-la-Chapelle que vous avez signé dans un silence médiatique assourdissant permet à Berlin de s’ingérer de cent façons dans la politique française, et de rompre avec le « pacte girondin » dont vous vous réclamez et qui voit l’Alsace devenir une « collectivité européenne » tandis que la Moselle s’érige en « euro-département » avec, à terme, les plus grands risques non seulement pour l’idée de République française une, laïque, souveraine et indivisible, mais pour l’idée même de territoire national ?

N’est-il pas temps enfin, alors que la Commission européenne d’Ursula von der Leyen, le « Parquet européen » et la Cour des comptes européennes passent à l’anglais langue unique de travail, de faire respecter le plurilinguisme en Europe et les droits de la langue française en France et en Europe ?

Tout autre comportement serait une nouvelle forfaiture de la part des dirigeants officiels de la France, tant à l’égard de la Constitution française qu’à l’égard du Non que les Français ont souverainement opposé à la constitution européenne, c’est-à-dire in fine à la constitution d’un Etat fédéral européen privant les Français de toute souveraineté politique, économique, culturelle, linguistique, diplomatique, militaire, véritable.

ADRESSE AUX RESPONSABLES DE LA « NOUVELLE UNION POPULAIRE »

Toutefois, c’est surtout aux dirigeants de la gauche établie, qui viennent de signer l’accord dit « NUPES » que nous nous adressons, tant il y a pratiquement rien à attendre d’un président « français » qui, lors de son élection par 38% du corps électoral français, est venu saluer ses partisans au son du prétendu « hymne européen », ce détournement manifeste de la magnifique Ode à la joie et, surtout, à la PAIX, rédigée par Schiller et mise en musique par Beethoven.

1°) ADRESSE AUX INSOUMIS QUI N’ONT PAS OUBLIE L’« INDEPENDANTISME FRANÇAIS » revendiqué par Jean-Luc Mélenchon en 2017, NI SON DISCOURS CONTRE l’OTAN PRONONCE A MARSEILLE EN 2017

Citoyens insoumis, vous qui avez construit votre socle électoral en 2017 sous le mot d’ordre de l’« indépendantisme français » reposant sur la devise « l’UE, on la change ou on la quitte », est-il exact que, sous la pression de Manon Aubry et des euro-parlementaires « insoumis », vous acceptez désormais le basculement de l’Europe à la règle de la majorité, c’est-à-dire en clair, à l’Europe fédérale, à la fin de l’indépendance nationale française, au viol de la constitution française et du Non populaire à la constitution européenne ? Est-il croyable que, pour obtenir l’aval du PS maastrichtien que vous combattiez et d’EELV qui vous a traités de tous les noms durant la campagne présidentielle, vous vous satisferez de « désobéir » à l’UE uniquement sur « certaines questions sociales et environnementales », et non pas sur le terrain le plus brûlant et explosif de la prochaine période, le terrain militaire (envoi d’armes sans cesse plus offensives, et, tôt ou tard, officialisation de l’envoi de troupes françaises, sans oublier le déluge illégal de sanctions contre le peuple russe qui a tant fait jadis pour notre libération du joug nazi) et diplomatique ? Ce qui signifie laisser toute latitude à Macron sur le terrrain principal, celui de la guerre et de la paix, donc du droit de vie ou de mort sur le peuple français en cas de cohabitation d’un gouvernement « NUPES » et de l’actuel hôte de l’Elysée !

Nous ne pouvons le croire tant nous avons encore en tête le magnifique discours sur la paix d’allure jaurésienne que Jean-Luc Mélenchon avait prononcé à Marseille en 2017. Enfin et surtout, dans le cas où Jean-Luc Mélenchon formerait un gouvernement de cohabition en juin prochain, tiendrait-il sa promesse mille fois répétée depuis 2012 de retirer immédiatement la France de l’OTAN, cette machine états-unienne à fabriquer les guerres continentales et mondiales en attisant partout les flammes contre la seconde puissance nucléaire du monde, la Russie, et contre le pays le plus peuplé de la planète, la Chine ? Et que signifie « désobéir sur certaines questions environnementales » si on attise les montagnes de déchets irradiés dans le cadre d’une marche à la guerre continentale nucléaire et d’un possible hiver nucléaire déclenché par un tel conflit de nature à rendre  notre planète et notre pays définitivement invivables ?

Enfin, ne voyez-vous pas, vous qui vous alliez désormais, en plein basculement de l’UE vers l’Etat fédéral européen, à des forces fanatiquement fédéralistes comme le PS de Martine Aubry ou comme les Verts de Jadot et de Cohn-Bendit, que votre « désobéissance » à l’UE serait annulée et ridiculisée par votre acceptation de principe de lois européennes adoptées à la majorité et pouvant dynamiter d’un seul coup ce qui reste des acquis sociaux de 1945 obtenus par le sacrifice des résistants communistes et gaullistes – soit dit en passant, totalement impensables sans, à leur arrière-plan, la victoire décisive sur Hitler de l’Armée rouge ouvrière et paysanne ? Nous qui, en 2017, vous avions apporté un appui critique que vous aviez accepté, nous avons droit à une réponse claire et respectueuse de nos préoccupations, qui ne font qu’exprimer ce que pensent des millions de Français ayant voté Non à la constitution européenne, donc a fortiori, à l’Europe fédérale, hypermilitariste et hyper-atlantiste que veulent nous imposer, sans consultation populaire aucune, MM. Scholz et Macron !

2°) ADRESSE FRATERNELLE AUX MILITANTS du P.C.F. DESIREUX DE RESTER FIDELES AU COMBAT PATRIOTIQUE ET ANTI-IMPERIALISTE DE JEANNE LABOURBE, DE THOREZ ET DUCLOS, DE GEORGES MARCHAIS ET D’HENRI KRASUCKI

Camarades du PCF, vous qui avez sincèrement cru mener une campagne communiste « identitaire » lors de la présidentielle et qui devrez désormais vous contenter, pour la première fois depuis 1920, de présenter des candidats de premier tour dans 70 circonscriptions (sur 577 !), condamnerez-vous avec nous, de la manière la plus claire et la plus publique qui soit, la marche à l’Europe fédérale que dessine l’adoption de la « règle majoritaire européenne » qui, de fait, en supprimant le droit de veto de la France, transfèrera tout ce qui reste de souveraineté française à Bruxelles, et, en réalité étant donné les rapports de forces militaires et économiques réels, à Berlin et à Washington ?

Acceptez-vous d’avance de vous en tenir demain à un accord « NUPES » qui fait l’impasse officiellement sur toute forme de désobéissance française, en cas de gouvernement de cohabitation, aux décisions européennes prises à la majorité sur la défense, la diplomatie, la marche à la guerre et, tôt ou tard (car il s’agit d’un engrenage et d’une fuite en avant vers le pire !), vers la guerre ouverte contre le peuple russe avec le risque, en fait d’« amour internationaliste pour l’Europe », d’anéantissement de la population européenne en général et de la population française en particulier?

Avez-vous toujours au coeur comme nous l’Appel Duclos-Thorez du 10 juillet 1940 déclarant : « jamais un grand peuple comme le nôtre ne sera un peuple d’esclaves » ?

Avez-vous encore au coeur et en tête comme nous la bataille victorieuse menée par les communistes français en 1954, en parallèle avec les gaullistes, contre la Communauté Européenne de Défense (C.E.D.), ce cache-sexe du réarmement allemand dans le cadre de l’OTAN et de la marche à la guerre antisoviétique et antirusse?

Gardez-vous comme nous à l’esprit la parole héroïque de Maurice Thorez, rappelant à tous les sacrifices inouïs du peuple soviétique en 1953 et déclarant au nom de la France des travailleurs : « Jamais, non jamais le peuple de France ne fera la guerre à l’Union soviétique » ? 

Avez-vous encore au coeur et à l’esprit comme nous les grandes batailles menées par le PCF contre la « petite Europe » antisociale, belliciste, cléricale, atlantiste, des agents américains qu’étaient les sieurs Monnet et Schuman ?

Avez-vous encore au coeur, comme nous, le Non de classe à Maastricht de Marchais et de Krasucki en 1992 et le Non à la constitution européenne de 2005 qui a objectivement refusé la constitution d’un Etat européen fossoyeur de l’idéal d’une République française sociale, souveraine et réellement internationaliste ?

Bref, camarades, comment concilierez-vous désormais votre engagement de servir l’« identité communiste », c’est-à-dire à la fois le patriotisme populaire et l’internationalisme de dimension mondiale et transcontinentale, et l’insertion officielle de votre parti dans un futur gouvernement de cohabitation dont les forces principales, non seulement le PS et EELV, mais certains milieux influents, voire dominants de la « France insoumise », euro-parlementaires insoumis en tête, attisent l’escalade antirusse, ne lèvent pas un doigt pour les négociations et la paix, ne veulent désobéir que sur « certaines questions » (?) sociales et environnementales et acceptent d’enthousiasme, au nom de la fumeuse « harmonisation fiscale », le passage à la règle majoritaire dans l’UE ; bref, sont bel et bien pour la dissolution finale, sans consultation populaire, de la République française devenant une simple province d’Empire ? Si c’était le cas, croyant sauver votre parti et préserver sans conditions politiques sérieuses son groupe parlementaire, vous « suicideriez » définitivement votre organisation, voire la déshonoreriez d’un point de vue social, patriotique et pacifique, en reniant le meilleur de sa grande histoire patriotique et pacifique passée.

ADRESSE AUX SYNDICALISTES : EUROPE FEDERALE DU CAPITAL OU COMBAT DE CLASSE, IL FAUT CHOISIR !

Nous nous tournons enfin vers les syndicalistes de classe qui veulent en finir avec le cycle de défaites concomitant de l’accélération, depuis 1992 notamment, et sous l’égide de Mitterrand que réhabilite Mélenchon, de la funeste « construction » européenne. Camarades, n’attendez rien de vos directions confédérales arrimées à la Confédération Européenne des Syndicats, cette courroie de transmission de la Commission européenne ! Plus que jamais, unissons-nous pour défendre la paix, refuser tout nouvel envoi d’armes vers l’Ukraine – c’est-à-dire bien souvent, vers des miliciens nazis du Bataillon Azov persécuteur du Donbass ouvrier. L’argent doit être investi dans la santé, les salaires, l’école publique, les retraites, et non alimenter la marche de l’UE-OTAN vers les frontières russes, vers l’affrontement qui suivra avec la Chine, vers une possible guerre mondiale nucléaire ridiculisant l’idée même de progrès social ! C’est maintenant qu’il faut refuser, « tous ensemble et en même temps » à l’instar des dockers de Gênes, la marche à la guerre atlantique et à cette Europe fédérale, cette machine impérialiste destinée à liquider la souveraineté nationale, les acquis sociaux et ce qui reste des politiques industrielles nationales, sans parler de la paix continentale et mondiale !

LE PEUPLE DOIT EXIGER MAINTENANT LA CLARTE DE SES REPRESENTANTS PATENTES ! 

Il est temps que le monde du travail, la jeunesse populaire, le peuple travailleur de France se dressent contre le crime majeur qui se prépare contre la paix, le progrès social et l’indépendance de la nation. Temps que la « grande explication » vienne entre lui et les eurocrates de toutes tendances qui, à Paris comme à Bruxelles et Strasbourg, nous entraînent vers la servitude nationale, la régression sociale globale habillée en « renaissance », le déni de démocratie permanent (où a été le débat sur la règle de la majorité durant la présidentielle ?!), le putsch institutionnel et l’Etat policier sur fond d’alliance honteuse, sous l’égide de l’UE et de l’OTAN, des oligarques coalisés d’Amérique du Nord et d’Europe de l’Ouest n’hésitant plus à héroïser les nazis d’Azov pour maintenir et élargir, face à la montée des pays émergents, leur hégémonie mortifère sur l’Europe, l’Afrique, l’Asie et l’Amérique latine. Dressons-nous, car il y va à court terme de la France, de la paix mondiale, de l’avenir du monde du travail.

Il y va aussi des luttes révolutionnaires pour le socialisme qui peut seul mettre fin au suicide exterminateur sur lequel met objectivement le cap l’impérialisme occidental en crise. Un socialisme que tente de forclore une Europe fédérale du grand capital qui, à coups de lois anticommunistes en gestation, ligoterait la marche à la révolution sociale dans chacun des Etats sous tutelle qui la composerait désormais sous l’égide de l’OTAN et d’une « Armée européenne » synonyme d’agression extérieure et d’oppression interne contre tous les Gilets jaunes et autres Gilets rouges de l’avenir.