BASTA MACRON et l’euro-mondialisation virale : par la lutte, imposons une alternative sanitaire et politique ! #ViolencesPolicières #covid19

Déclaration du PRCF – L’incurie du régime Macron, incapable de planifier quoi que soit afin d’éviter ou de limiter les effets d’une reprise épidémique, l’a contraint à reconfiner toute la population. Mais il s’agit d’un reconfinement à la sauce MEDEF, dans lequel on ne peut sortir de chez soit que pour être exploité au travail et aujourd’hui pour consommer. Aussi, avec ces mesures de privation des libertés, c’est toute la vie démocratique et culturelle qui est menacée.

C’est pourquoi nous refusons plus que jamais de rallier la prétendue « union sacrée » derrière une politique gouvernementale qui se sert d’une crise sanitaire, bien réelle, pour brider les libertés, accélérer les transferts de et populaire vers Bruxelles – et au passage dissoudre la France et la République une, indivisible, sociale et laïque –, démanteler les services publics et détruire sans fin les conquêtes sociales et démocratiques.

La sécurité sanitaire ne doit pas être prétexte pour bâillonner le mouvement ouvrier et démocratique

Le PRCF dans la marche des libertés le 28 novembre 2020 à Paris – Place de la République

La sécurité sanitaire ne doit pas être prétexte pour bâillonner le mouvement ouvrier et démocratique, notamment le droit de réunion, de tractage, d’affichage, de manifestation, de prise de parole sur la voie publique. Nous faisons pleinement confiance au mouvement populaire pour autogérer la protection sanitaire des militants avec le plus grand esprit de responsabilité. Pas question de brider les droits démocratiques et sociaux élémentaires d’action collective des travailleurs alors que le patronat renforce l’exploitation souvent au mépris de la sécurité sanitaire, le plus grand nombre de foyers de propagation de l’épidémie n’étant pas les manifestations mais bien les lieux de travail.

Défendons la libre expression populaire

Pas question donc de laisser des préfets liquider la libre expression populaire alors que Macron et Castex, qui crient “pouce !” au mouvement social, s’engouffrent dans toute “pause” revendicative et civique pour précipiter les contre-réformes (relance annoncée de la “retraite par points” avant la fin du quinquennat, volonté de destruction de l’assurance-chômage), pour laisser faire les milliers de licenciements, pour appliquer sans coup férir la contre-réforme du lycée, pour supprimer des postes de fonctionnaires (y compris dans les hôpitaux) et pour poursuivre les privatisations notamment chez EDF. Et ce, en appliquant avec zèle les « recommandations » de l’Union européenne (UE), comme celle formulée à 63 reprises par la Commission européenne entre 2011 et 2018 pour « réduire les dépenses de santé ».

De surcroît, le régime Macron arrose à grand renfort d’argent public le grand patronat – dont la machine à profits a été mise partiellement à l’arrêt – de milliards que pour l’instant il n’a pas. Il devra donc chercher ces derniers dans les poches des retraités, des chômeurs, des malades, des services publics et de tous les travailleurs par le biais d’un moins disant social, autrement nommé « rigueur budgétaire ». C’est nous, une nouvelle fois, qui payerons leur crise et leur incurie, pendant que les mêmes nous demandent d’être « responsables » et de laisser le revendicatif de coté !

Ne laissons pas opposer sécurité sanitaire et libertés et droits sociaux et démocratiques

Ce pouvoir de classe oligarchique – qui tout à la fois stigmatise des populations et des régions françaises entières, insulte tous les Français, mais laisse sans protocole sanitaire sérieux les écoles, les grands magasins, les transports publics, les usines, les bureaux, etc. – appelle une riposte forte, à l’unisson de la colère populaire qui monte : ne laissons pas opposer sécurité sanitaire et libertés et droits sociaux et démocratiques, ne baissons la garde ni sur l’une ni sur l’autre !

Pour la reconstruction de l’hôpital public, l’embauche de prof., la nationalisation de Sanofi et de l’outil de production industriel

Exigeons que l’argent affecté au surarmement, sur exigence de l’ ou pour maintenir l’ordre néocolonial au sud de la Méditerranée, soit immédiatement affecté à la construction et à la réouverture d’hôpitaux et de salles de réanimation, ainsi qu’à la réembauche des personnels enseignants précaires congédiés par l’arrogant Blanquer ! Exigeons la nationalisation sèche de SANOFI (pas d’indemnité aux actionnaires) et de toute firme capitaliste ayant touché de l’argent public au titre de l’emploi et dévoyant l’argent du contribuable pour financer sa délocalisation ! 

Aussi, refusons la casse du reste de notre outil de production industrielle, notamment la délocalisation de General Electrics en Chine et la destruction de l’industrie de l’énergie. Il en va de même pour Arcelor, dont les patrons successifs n’ont pas la volonté de conserver et développer les activités industrielles stratégiques dans le domaine de l’acier et qui doit donc être d’urgence nationalisée ; pour Total, qui a annoncé la fermeture de la raffinerie de Grandpuits ; pour Bridgestone, qui a prévu la destruction de 863 emplois à Béthune.

Il y a quelques jours, Édouard Philippe disait publiquement ses craintes d’une “tempête sociale et politique” en France. Pas question pour nous de la contenir sous couvert d’interdits sanitaires ! Que le gouvernement fasse plutôt le nécessaire dans les établissements scolaires, les grands magasins, les transports publics, pour protéger enfin les enfants, les enseignants, les travailleurs et le grand public au lieu de distribuer sans compter l’argent public, prétendument , aux maîtres du CAC 40 – TOTAL en tête – qui démolissent nos industries.

Nationalisation démocratique, sans indemnités pour leurs gros actionnaires, des secteurs-clés de la finance, de l’industrie, des communications et de la distribution ! Libertés publiques et individuelles, droits syndicaux, progrès social, souveraineté des peuples et sécurité sanitaire peuvent et doivent marcher du même pas, et pour cela, plus que jamais, appelons à chasser ce pouvoir dangereux et à sortir la France de l’, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme.

Tous ensemble et en même temps !

Dans l’immédiat, le PRCF appelle tous les syndicalistes de classe, tous les progressistes, tous les travailleurs, tous les petits artisans et petits commerçants victimes du capitalisme, tous les gilets jaunes, à construire le « tous ensemble et en même temps » et à exiger une revendication simple, la suspension définitive de tous les mauvais coups du régime Macron :

  • annulation définitive des plans de licenciements ;
  • annulation définitive des OPA et autre fusion/acquisition (Veolia/Suez ; Alstom/Bombardier…) ;
  • suspension définitive des coupes dans les budgets de la fonction publique et des suppressions de postes, à commencer par l’hôpital public et l’éducation nationale ;
  • retrait définitif de la contre-réforme des retraites et de l’assurance chômage ;
  • abrogation de toutes les contre-réformes Macron (loi Chômage, BAC Blanquer, etc…) ;
  • priorité accordée aux petits artisans et petits commerçants dans la production du pays face aux mastodontes capitalistes privés ;
  • retrait des lois liberticides, dont la loi de sécurité globale est l’actuel sommet.

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