Sommet européen : Macron choisit l’austérité perpétuelle et l’euro-dissolution de la France !

Communiqué du PRCF du 21 juillet 2020

« Le fondé sur cette solidarité européenne, c’est un changement historique de notre Europe et de notre zone euro » : une nouvelle fois, le Tartuffe de la République ne verse pas dans la demi-mesure pour se féliciter de l’accord trouvé lors du sommet européen en faveur d’un « plan de relance » (ainsi qualifié par des dirigeants qui ne cessent d’appliquer fanatiquement l’euro- au sein de l’« » depuis des années…) de 750 milliards d’euros. Un plan qui, selon les dires de « Jupiter », sera « de nature à répondre aux défis sanitaires, économiques et sociaux qui sont aujourd’hui devant nous dans chacun de nos pays ». La France recevra 40 milliards d’euros de subventions, dont on devine déjà très bien à qui elles seront destinées, conformément à la mise en œuvre de la politique des « premiers de cordée », à savoir le grand patronat  avide des subventions de l’État et de l’UE pour « relancer l’économie », c’est-à-dire engranger des profits.

            Le soi-disant « plan de relance » ne saurait faire illusion quant aux réels bénéficiaires : ce ne seront certainement pas les personnels de santé en première ligne lors de la première vague de coronavirus, le programme santé « EU4Health » disparaissant complètement de ce plan qui permettra aux grandes multinationales de « relancer » leur production tout en réalisant des « plans sociaux » / « plans de sauvetage de l’emploi » dévastateurs pour les travailleurs. De surcroît, pour satisfaire les pays dits « frugaux » (Pays-Bas en tête), partisans de l’orthodoxie budgétaire, un frein d’urgence a été instauré pour bloquer le versement des fonds d’un État qui ne s’engagerait pas dans un programme de « réformes structurelles » – autrement dit, d’euro-démantèlement des services publics (SNCF, EDF, hôpitaux, etc.) dits « d’intérêt général », et d’euro-destruction des conquêtes sociales et démocratiques. Enfin, la dimension écologique est fortement dévoyée, notamment dans le volet de la Politique agricole commune (PAC) qui lui est consacré ; rien de surprenant lorsque l’on sait qu’en matière d’environnement, Black Rock est le conseiller de l’UE et que la commissaire européenne à l’énergie, l’Estonienne Kadri Simson, défend farouchement le pétrole et le charbon.

            Au-delà, Macron franchit une nouvelle étape dans le « saut fédéral européen » afin d’instaurer une prétendue « souveraineté européenne », soumettant encore plus la politique budgétaire de la France – déjà strangulée par la « règle d’or » austéritaire approuvée par les euro-prédécesseurs Sarkozy et Hollande – aux desiderata de la , gardienne du temple ordo-libéral et de l’application des imbéciles et dogmatiques « critères de stabilité et de convergence ». Une UE déjà responsable de la mise à mort programmée du Code du travail – ce dont se vantait en son temps Jean-Claude Juncker –, de la SNCF au nom des « paquets ferroviaires », ou encore des hôpitaux pour lesquels la a exigé de « réduire les dépenses de santé » à 63 reprises entre 2011 et 2018.

            Inévitablement, ce prétendu « plan de relance » débouchera sur une application féroce et zélée de mesures austéritaires croissantes envers les travailleurs de France, comme cela a déjà été le cas avec les injonctions de la Banque centrale européenne (BCE) dont le montant s’est élevé entre 2011 et 2017 à… 4.000 milliards d’euros, dont ni les travailleurs ni les précaires ni les chômeurs n’ont vu la moindre couleur – au contraire des patrons du CAC 40 ; tout au contraire, la période fut marquée par l’imposition accélérée de l’euro-austérité en France. Une politique assumé par Macron et son nouvel exécutant les 14 et 15 juillet derniers, à travers l’annonce de la reprise de la contre-« réforme » des retraites et de l’assurance-chômage.

            Voilà pourquoi le Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF) et les Jeunes pour la Renaissance Communiste en France (JRCF) appellent plus que jamais à combattre Macron-Castex et leurs affidés et satellites, exécutants zélés des mesures austéritaires de l’UE et qui accélèrent l’euro-dissolution de la France déjà privée de souveraineté industrielle, monétaire et législative, soit les éléments constitutifs d’un pouvoir populaire et souverain. Le PRCF et les JRCF appellent également à combattre les illusions véhiculées par le prétendu « Rassemblement national » qui ose se prétendre en défenseur de la « souveraineté nationale » tout en refusant de sortir de l’euro et de l’UE, mais aussi des euro-gauchistes regrettant le « manque d’ambition » de ce faussaire « plan de relance » et appelant à une « autre Europe » ou une « Europe sociale », négligeant ainsi la prophétie de Jean Jaurès en 1898 : « Nous savons que dans l’état présent du monde et de l’Europe, les nations distinctes et autonomes sont la condition de la liberté humaine et du progrès humain. Tant que le prolétariat international ne sera pas assez organisé pour amener l’Europe à l’état d’unité, l’Europe ne pourra être unifiée que par une sorte de césarisme monstrueux, par un saint empire capitaliste qui écraserait à la fois les fiertés nationales et les revendications prolétariennes. Nous ne voulons pas d’une domesticité internationale. Nous voulons l’Internationale de la liberté, de la justice et du droit ouvrier. »

C’est pourquoi il est vital de sortir de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme exterministe, autant de verrous à la souveraineté nationale et populaire et à l’établissement d’une République une et indivisible, sociale et laïque, souveraine et démocratique, fraternelle et pacifique, dans laquelle tous les citoyens – et notamment les travailleurs – exerceraient enfin véritablement le pouvoir dégagé de toute féodalité politique et économique. Ce changement nécessite la renaissance d’un parti communiste franchement marxiste-léniniste et une Convergence nationale des résistances (CNR) fédérant communistes, Insoumis, progressistes et patriotes sincèrement antifascistes, syndicalistes de combat, travailleurs, Gilets jaunes, artistes révolutionnaires, etc., au sein d’une alliance Front antifasciste, patriotique, populaire et écologiste. Un changement que propose et porte le PRCF qui milite en faveur d’un large rassemblement afin de conduire les citoyens et les travailleurs, la France et la République vers de « nouveaux Jours heureux » !

Commentaire de lecteur “Sommet européen : Macron choisit l’austérité perpétuelle et l’euro-dissolution de la France !

  1. etoilerouge6
    22 juillet 2020 at 13:15

    J’engage à bien lire ce plan car il engage le peuple français, sauf ceux vivant de réductions fiscales permanentes à recevoir 40 milliards mais contre 100 milliards de dettes que la FRANCE s’engage à rembourser de 2028 ( MACRON se plannquera ds un paradis fiscal) à 2058 soit pendant 30 ans sans parler des intérêts. La sortie de l’Angleterre de l’Union européenne commence à s’expliquer les grands pays france et a,ngleterre payant pour les pays d’extreme droite et pro allemands de toujours Allemagne, pologne, hongrie, tchéquie,slovaquie, pays baltes néos nazis etc. Et cerise sur le gateau c’est la faute aux jacobins prétend la PS maire de paris. Du PETAIN pur sucre avec leurs amis soi disant écolos mais genre verts de gris de l’armée allemande