
Un texte de Fadi Kassem (secrétaire général) et de Georges Gastaud (secteur théorico-idéologique du PRCF) – 28 avril 2026
Sur le plan international, la situation continue de s’aggraver sur tous les plans:
en Europe
l’UE-OTAN poursuit sa marche à la guerre continentale antirusse en fortifiant l' »économie de guerre », en accordant une « aide » non remboursable de 80 milliards d’euros au régime pronazi de Kiev, en refusant de rien tenter pour enclencher la désescalade avec Moscou.
Pendant ce temps, le nouveau président (français) d’Ariane-Group déclare scandaleusement que cette société est « trop française » (y a-t-il encore un député patriote pour fustiger ces propos félon ?) et qu’il convient de transférer une part de notre savoir-faire balistique à Berlin. Au même moment le chancelier Merz clame qu’il veut faire de la Bundeswehr la première armée d’Europe : « jamais trois (1871, 1914, 1939, x…) sans quatre ! » comme l’auraient dit nos aïeux Résistants ?
Au Proche-Orient
, pendant qu’un gouvernement « libanais » sans honneur se prête à la farce sanglante du NON-« cessez-le-feu » avec Israël parrainé par Trump, des civils libanais, y compris cet enfant dont le Pape Léon porte sur lui l’émouvante photo, tombent chaque jour sous les balles de la criminelle armée de Netanyahou – dont le pays est encore et toujours à cette heure le partenaire commercial privilégié de l’UE. Et cela, malgré la demande de Pedro Sanchez (premier ministre socialiste espagnol) de rompre l’accord commercial qui lie l’UE à Tel-Aviv.
En Iran, Trump s’est cassé les dents sur la résistance unie du peuple. Mais à travers de fausses négociations destinées à permettre à Israël de renouveler ses défenses épuisées par l’Iran, les Etats-Unis n’ont pas renoncé à frapper à nouveau la population civile ; y compris si cela doit conduire l’US Army à « anéantir la civilisation » iranienne comme Trump l’a criminellement proclamé. Néanmoins, l’échec piteux du Blitzkrieg trumpiste a semé le doute dans une partie de la bourgeoisie américaine, européenne et mondiale ; cela d’autant plus qu’en bloquant le détroit d’Ormuz, Téhéran – qui est en légitime défense – strangule l’économie mondiale en mettant en péril les pétromonarchies israélo-complaisantes du Golfe et la production capitaliste mondiale à flux tendus…
En Iran,
Trump s’est cassé les dents sur la résistance unie du peuple. Mais à travers de fausses négociations destinées à permettre à Israël de renouveler ses défenses épuisées par l’Iran, les Etats-Unis n’ont pas renoncé à frapper à nouveau la population civile ; y compris si cela doit conduire l’US Army à « anéantir la civilisation » iranienne comme Trump l’a criminellement proclamé. Néanmoins, l’échec piteux du Blitzkrieg trumpiste a semé le doute dans une partie de la bourgeoisie américaine, européenne et mondiale ; cela d’autant plus qu’en bloquant le détroit d’Ormuz, Téhéran – qui est en légitime défense – strangule l’économie mondiale en mettant en péril les pétromonarchies israélo-complaisantes du Golfe et la production capitaliste mondiale à flux tendus…
Bref, le capitalisme exterministe chaotiquement géré par l’Hégémon états-unien n’a pas partie gagnée.
. Les peuples scrutent ses faiblesses militaires et géopolitiques et les travailleurs, dont le pouvoir d’achat déjà faible est percuté dans le monde entier par la hausse du prix des carburants, entrent de plus en plus en lutte, classe ouvrière en tête, de l’Inde de N. Modi – où 350 millions (!) de salariés ont récemment fait grève – aux grandes usines américaines de l’alimentation, tandis que se poursuit le puissant mouvement de lutte des salariés du Québec. Du reste, aux Etats-Unis même, huit millions de personnes viennent de défiler dans les rues en scandant « Ni roi, ni guerre, ni ICE ! » (nom de la milice de Trump qui pourchasse les migrants, tue des Etats-Unis progressistes et s’est même permis récemment d’incarcérer une octogénaire française résidant aux Etats-Unis qui, sitôt sortie d’un enfer de trois semaines, a publiquement traité les membres de ICE de « gestapistes »). Oui, on en est là dans ce pays qu’on nous vend quotidiennement, face à la Chine et à la Russie, comme le « pays de la liberté »…
A Cuba, au Venezuela
Dans la mer des Caraïbes, le siège yanqui de Cuba se poursuit après l’odieux enlèvement par un commando US du président vénézuélien Maduro séquestré aux Etats-Unis avec sa combative épouse Cilia. Face à la menace directe d’invasion, le PC de Cuba prépare les travailleurs à la lutte armée en rappelant la devise de Fidel « la patrie ou la mort ! » En outre, un pétrolier russe a forcé le blocus et les Cubains ont derechef du courant. Pour combien de temps ? Au positif, l’intrépide Claudia Sheinbaum, présidente du Mexique, le président du Brésil (Lula) et, encore lui, le Premier Ministre espagnol Sanchez (ne cherchez pas Macron dans la liste, il préfère taper sur les faibles et ramper devant les forts) viennent ensemble de sommer Trump de respecter la souveraineté cubaine. Après sa participation à la flottille de solidarité avec Gaza et l’arrestation brutale qu’elle a subie de la part de la fascisante « Tsahal », la jeune militante écologiste suédoise Greta Thunberg a pris part à une expédition de solidarité avec Cuba – ce qui en dit long, et positivement sur l’évolution politique vers la gauche de la jeunesse mondiale.
Quant au PRCF, il couvre présentement les murs de France d’une affiche disant clairement « Gaza, Cuba, SI, MAGA, no !« , tant il urge d’élargir la solidarité avec Gaza à la défense de Cuba et, plus largement, à la défense de la paix mondiale contre l’hégémonisme euro-israélo-atlantique prêt à tout – y compris la guerre nucléaire si les peuples ne l’en empêchent – pour tenter de maintenir ses inhumaines dominations mondiale et régionales dont la majorité des habitants de la planète ne veulent plus.
C’est du reste ce même hégémonisme malfaisant qui est à la manoeuvre en Afrique francophone où, de diverses manières, que ce soit par la déstabilisation du Mali ou par le soutien impérialiste apporté au régime dictatorial de Kagamé pour déstabiliser le Congo démocratique, tout est fait pour percuter le mouvement de libération des peuples africains qu’un véritable pouvoir français démocratique devrait au contraire soutenir dans l’intérêt de l’Afrique et aussi pour l’honneur de notre pays.
Sur le plan de la politique « intérieure » (sic) européenne, l’UE a remporté un succès en provoquant l’échec électoral, chantage financier à l’appui, du premier ministre eurosceptique Orban, un réactionnaire pro-Trump, mais qui avait le mérite de refuser une guerre contre la Russie dont le premier effet serait évidemment de rayer la Hongrie de la carte. Le candidat soutenu par l’UE n’est pas moins réac qu’Orban, mais du moins a-t-il l’avantage pour Bruxelles de soutenir sa croisade antirusse. Mais l’UE n’a pas pavoisé longtemps puisque, presque aussitôt, un candidat de centre gauche faisant campagne contre la guerre a gagné les élections bulgares…
En France,
les lendemains des municipales sont marqués par l’écroulement du bloc macroniste (dit « central » ou « centriste » alors qu’il est franchement droitier), par la percée RN dans les villes moyennes (y compris ouvrières comme Liévin), par la bonne résistance de LFI à l’ignoble campagne de criminalisation qu’elle encaisse depuis des mois dans les médias privés et d’Etat. Même si, faute d’une ligne claire sur l’UE, la guerre en Ukraine et le combat de classe, le PCF continue de reculer, on salue la reconquête de Nîmes par un maire PCF. Saluons aussi au passage les affiches tricolores de la JC du Pas-de-Calais qui arborent le slogan « Révolutionner la France », ce que le PRCF, qui marie depuis toujours la défense patriotique de notre pays à l’engagement prolétarien pour le socialisme assorti d’un appel au Frexit progressiste, ne peut que saluer fraternellement.
A saluer aussi l’intelligence politique du nouveau maire insoumis de Saint-Denis qui a eu le bon goût de faire chanter la Marseillaise à ses partisans dionysiens tout en appelant à manifester contre l’ignoble campagne raciste qu’il a subie dans les médias proches de Bolloré – sans oublier les élucubrations infâmes du « philosophe » bas de gamme Michel Onfray. Certes, le mot d’ordre de « la nouvelle France » clamé par LFI peut offrir des contre-attaques faciles aux racistes ; mais il marque l’émergence grandissante d’une partie de la jeunesse des banlieues qui souhaite participer à la gestion de son pays, la France. Evitant de prêter le flanc aux attaques malintentionnés, pourquoi alors ne pas plutôt parler d’ambiguité en parlant de France nouvelle des travailleurs comme le disait jadis le PCF quand il savait encore, contre l’UE du capital, contre les racistes et contre l’oligarchie postnationale, unir toute la classe laborieuse dans un combat inclusif pour le progrès social, la souveraineté nationale et la paix mondiale ?
Le plus triste dans la dernière période reste sans doute l’incurie totale des états-majors syndicaux. Ne parlons pas de la CFDT, dont c’est la besogne que de paralyser le mouvement social et de l’envoyer régulièrement à la déroute. Mais épinglons la direction rosâtre de la CGT qui n’a quasiment rien fait depuis septembre pour dénoncer l' »économie de guerre », refuser les crédits pour les guerres impérialistes (et pour cause, l’état-major CGT défile régulièrement derrière des drapeaux du régime ukrainien !), qui s’époumonne contre « l’extrême droite » (bravo) mais « oublie » totalement de dénoncer AUSSI la « construction » euro-atlantique responsable du délitement continu du produire en France agricole et industriel (fermeture annoncée de la plus grande usine automobile à Poissy sans qu’il ne se passe rien nationalement !), la casse finale des services publics, des coupes claires dans la protection sociale et de l’écroulement du pouvoir d’achat des salariés sous l’impact des guerres impérialistes dopant le prix de l’énergie.
Plus que jamais, le PRCF, dont la Conférence nationale récente a été un vrai succès politique, d’affluence et de fraternité et dont les camarades sont toujours dans l’ensemble du pays, continuera sa campagne permanente pour les quatre sorties : de la monnaie unique euro, arrimée au mark qui nous condamne à l’austérité à vie ; de l’OTAN, cette alliance aux mains de Washington et de sa politique de mort ; de l’UE, cette prison des peuples qui broie nos emplois, notre souveraineté et même notre langue sacrifiée au tout-anglais des Traités transatlantiques ; et bien entendu du capitalisme exterministe.
Plus que jamais, entre l’euro-« réformisme » qui condamne certains communistes à s’arrimer au PS et à l’union sacrée impérialiste, et le Frexit progressiste visant un socialisme-communisme de nouvelle génération porté par un marxisme-léninisme de notre temps, les communistes devront choisir. De même les travailleurs n’auront d’autre choix que de perdre leurs combats en se battant en ordre dispersé et en ménageant la fausse gauche européiste, ou bien d’engager un combat tous ensemble en même temps sous l’égide d’un syndicalisme de classe offensif et d’un Parti franchement communiste que le PRCF appelle les travailleurs les plus conscients à reconstruire à nos côtés.




