#salondelagriculture : pour sauver les agriculteurs, sortir de l’Union Européenne. Dossier spécial

Ce 23 février c’est l’ouverture du salon de l’, et ce alors que la crise agricole se poursuit. Dans les années qui viennent c’est plus de la moitié des agriculteurs qui sont menacés. Et au delà l’ensemble de la filière agro alimentaire française. C’est ce qu’illustre après la crise du lait, la crise du porc et du mouton, et on pourrait allonger la liste la crise de la fillière betterave sucrière. La France est un producteur important de sucre. Jusqu’en 2016 la production de betteraves était encadrée par des quotas. Libéralisation oblige, l’Union Européenne du Capital qui impose partout la libre circulation des biens et des capitaux a imposé par la la fin des quotas de production. Résultat, une augmentation de production, et une chute vertigineuse des cours du sucre. -23% en un an. La crise c’est bien sûr la perte de revenus pour les agriculteurs. Mais c’est également la fermeture annoncée de plusieurs sucreries de St Louis, dans le nord ouest de la France et à Marseille. Cette situation illustre les dommages importants causés années après années par l’Union Européenne à cette composante majeure de l’économie de la France, à cette partie importante de la culture du pays, l’ et ses agriculteurs.

retrouvez le dossier spécial agriculture d’Initiative Communiste et des militants communistes du PRCF et des JRCF

Dossier spécial agriculture

Pour défendre efficacement les paysans travailleurs et les consommateurs, il faut sortir de l’UE par la voie progressiste !

Déclaration de Pierre Pranchère et de Georges Gastaud (PRCF)

À l’occasion des États généraux de la nutrition, Macron développe ses fausses solutions pour endormir les consommateurs, que menace la mainmise des transnationales sur l’alimentation, mais aussi les paysans petits et moyens, que maltraitent tragiquement la grande distribution capitaliste et l’ « économie de marché ouverte sur le monde où la concurrence est libre et non faussée » prescrite par l’UE.

Les promesses de Macron sont d’autant plus hypocrites que ce gouvernement inféodé à Bruxelles et au MEDEF a signé le dangereux CETA (libre-échange avec le Canada) et que l’encore plus dangereux TAFTA ressortira sûrement des oubliettes dès qu’aura été formé le prochain gouvernement allemand, vraisemblablement encore plus dominateur et réactionnaire que l’actuel.

En réalité, il est impossible de sauver l’agriculture paysanne, d’assurer la totale souveraineté alimentaire de notre pays et de favoriser les cultures et l’élevage de qualité sans :

  • Rompre avec l’industrialisation capitaliste de l’agriculture qui produit dans des conditions déplorables une alimentation médiocre quand ce n’est pas dangereuse pour la santé et développer une agriculture bio accessible à tous.
  • Rompre avec l’euro aligné sur le Deutsche Mark, qui permet au grand capital d’organiser l’euro-austérité, de renchérir toutes nos exportations, de comprimer les salaires, de détruire les services publics et de raboter tous les acquis sociaux (retraites, indemnisation du chômage, remboursements des frais médicaux…) issus du Front populaire et de la Résistance
  • Rompre avec l’UE qui, pour le compte du grand capital, organise le moins-disant social et écologique au détriment du « produire en France » industriel, agricole et artisanal
  • Rompre avec le capitalisme, ce système prédateur qui écrase les producteurs, ouvriers, paysans, employés, techniciens, etc., en favorisant les parasites du capital financier

Plus que jamais, les paysans, les consommateurs et les travailleurs salariés doivent s’unir contre l’ennemi commun, le grand capital, en

  • affrontant Macron-MEDEF et l’UE,
  • en exigeant la nationalisation démocratique des banques, de la grande distribution et des secteurs-clés de l’économie, avec une participation démocratique à la gestion des salariés, des paysans et des consommateurs.

Sans cela il n’y aura pas de « juste prix » pour les paysans, pas de nourriture saine pour les consommateurs-citoyens, par de revenus rémunérateurs pour les travailleurs salariés, pas de renaissance du « produire en France » pour la nation.

Pierre Pranchère, vice-président du PRCF, ancien député de Corrèze, ancien agriculteur
Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF. Le 12 . 10 . 2017