Avec FADI KASSEM et le PRCF, PORTONS L’ALTERNATIVE ROUGE ET TRICOLORE – Communiqué n°49 – 20 janvier 2022

Pour en finir avec la présidence européiste de la France et retrouver la souveraineté pleine et entière, avec Fadi KASSEM, portons l’Alternative Rouge et Tricolore !

Quatorze ans après la « présidence française » de l’Union européenne (UE) par le délinquant Sarkozy, la France préside de nouveau le Conseil européen sous l’impulsion de l’européiste et antirépublicain Emmanuel Macron. Passons sur le fait que cette « présidence » est essentiellement symbolique, le véritable exécutif de la mortifère UE étant assuré par la sinistre Commission européenne qui, parmi ses nombreux faits d’armes, a sommé à 63 reprises les États membres de « réduire les dépenses de santé entre 2011 et 2018 : voilà l’un des nombreux « bienfaits » imputables à l’UE.Mais ce qui est en jeu à quelques mois du premier tour de l’élection présidentielle est tout simplement l’existence de la France et de la République une et indivisible. Encore plus lorsque l’on sait que l’actuel locataire de l’Élysée, prix Charlemagne en 2018, est le chantre du « saut fédéral européen » et du « pacte girondin » qu’il applique avec zèle depuis son arrivée au pouvoir en mai 2017. Un « saut fédéral européen » encouragé par le nouveau gouvernement en place à Berlin et dirigé par le « social-démocrate » Olaf Scholz, qui appelle à la création d’un « État fédéral européen ».

En ce sens, la « présidence française » risque de marquer une accélération vers l’euro-disparition de la France et de la République une et indivisible, évolution entamée depuis des décennies d’euro-(dés)« intégration » sous l’impulsion des gouvernements de droite et dits de « gauche » depuis le mandat de Giscard d’Estaing. Et l’actuel mandat du despote de l’Élysée a accéléré ce phénomène : signature du traité d’Aix-la-Chapelle le 22 janvier 2019 soumettant davantage la France aux exigences ordolibérales de l’Allemagne ; démantèlement croissant des services publics, qualifiés de « services d’intérêt économique général » ouverts à la mensongère « concurrence libre et non faussée » ; disparition des structures productives, à l’image de l’ex EDF-GDF dont la filière nucléaire est menacée de disparition par les desiderata berlinois ; funeste projet belliciste d’« Europe de la Défense » qui dissoudrait la souveraineté nationale militaire et accélérerait l’allégeance envers l’ordre euro-atlantique et, ainsi, l’alignement sur Washington. Il en va jusqu’à la volonté de Berlin que la France abandonne son siège de membre permanent du Conseil de Sécurité de l’ONU pour le céder à l’UE (et derrière, in fine, à l’Allemagne) et jusqu’à l’effacement de toutes les langues nationales (français compris) au sein des institutions européistes au profit du tout-anglais comme seule langue officielle – ce qui plaît à la Macronie globishisée qui préfère utiliser le tout-anglais publicitaire pour sa propagande.

C’est pourquoi il est urgent de combattre la soi-disant « présidence française de l’UE », qui n’est qu’une énième capitulation devant la présidence européiste mortifère de l’UE dont Macron n’est que le redoutable dernier (mais non l’ultime) avatar. Car outre la Macronie, les faux « Républicains » (à commencer par Valérie Pécresse, prix de la carpette anglaise en 2008, « socialistes » et « écologistes » sont ralliés à un progressif « saut fédéral européen » qui a déjà débouché sur la perte de la souveraineté nationale :

  • monétaire, dont on peut voir les conséquences économiques et sociales catastrophiques 30 ans après la ratification de justesse du funeste traité de Maastricht ;
  • budgétaire, à la suite de l’adoption du « Mécanisme européen de stabilité financière » par Sarkhollande ;
  • législative, avec l’application des euro-directives austéritaires détruisant les services publics (Éducation nationale, hôpitaux, SNCF, EDF-GDF, etc.), les structures productives du pays (désindustrialisation, chômage et pauvreté records), les conquêtes sociales (Code du travail, retraites par répartition, Sécurité sociale, etc.) ;
  • et même diplomatico-militaire, dans le cadre du « partenariat stratégique » entre l’UE et l’OTAN depuis 2002.

 

Et pour combattre cette euro-dislocation de la France et de la République une et indivisible qu’accélérera la présidence européiste de la France, il ne faut pas tomber dans le piège mortel de l’extrême droite lepéno-zemmourienne et de ses satellites (Dupont-Aignan en tête) qui ne souhaite sortir ni de l’euro, ni de l’UE, ni réellement de l’OTAN au nom de l’« occidentalisme » la poussant à admirer Trump, Salvini, Orban et tous les réactionnaires d’Europe, ni encore moins du capitalisme, mais qui veut créer les conditions d’une « guerre des civilisations » avec les musulmans et la Chine populaire.

Il faut également refuser les illusions et promesses mortifères pour les travailleurs (à commencer par les ouvriers hostiles à l’UE) et les citoyens véhiculées par les euro-gauches de France qui, depuis la SFIO de Guy Mollet et la période mitterrandienne, n’arrêtent pas de faire croire qu’il est possible de construire une utopique « Europe sociale ». Et ce, alors même que Mitterrand affirmait il y a près de 40 ans être confronté à un dilemme : « la construction européenne ou la justice sociale ». Dès lors, les mots d’ordre d’« États-Unis socialistes d’Europe » (trotskistes), d’« Europe sociale au service des gens » (Fabien Roussel) ou de « désobéissance aux traités européens » sans Frexit (Jean-Luc Mélenchon) ne sont que des chimères ouvrant encore plus un boulevard à la mise au pas européiste de la France.

 

Voilà pourquoi le Pôle de Renaissance communiste en France (PRCF), sous l’impulsion de son secrétaire national Fadi Kassem, mène campagne pour l’Alternative Rouge et Tricolore, afin de reconquérir la souveraineté nationale pleine et entière. Ce qui implique de rompre totalement et définitivement avec l’euro, l’UE, l’OTAN et le capitalisme et ses institutions mortifères (FMI, Banque mondiale, OMC… et UE). Car pour reconstruire un pays au bord de l’explosion et une République une et indivisible, souveraine et démocratique, sociale et laïque, fraternelle et pacifique, il est indispensable d’œuvrer au Frexit progressiste ; et ainsi permettre aux travailleurs et aux citoyens de France de retrouver les « nouveaux Jours heureux » dont nous avons tant besoin !