Pour que notre santé ne soit plus massacrée par la Commission Européenne pour remplir les poches des actionnaires des multinationales, signez la pétition pour un referendum sur l’UE et l’Euro. Brisons les chaînes de l’Union Européenne.

POUR LA SANTÉ PUBLIQUE : SORTIR DE L’UE, par la Commission Santé du PRCF

Les structures et le fonctionnement de l’Europe du capital n’en finissent pas de montrer leur malfaisance. Dirigée par une commission de technocrates non élus et donc sans aucune légitimité démocratique, cette institution supranationale intervient en permanence dans tous les domaines pour préserver le capital et ses plus-value. Soumise à la pression des lobbies qui y ont pignon sur rue, elle se comporte comme un chien de garde des profits des multinationales. Un dernier exemple vient d’être révélé, et par une autre institution européenne, la Cour de Justice. Depuis une quinzaine d’années, certains composés chimiques ont été identifiés comme « perturbateurs endocriniens ». Ils sont partout dans les emballages alimentaires : eaux minérales, boîtes de conserves, biberons, mais aussi dans les cosmétiques et les pesticides agricoles. Ils sont responsables d’anomalies génitales chez les petits garçons, de cancers hormono-dépendants, d’infertilité et de troubles métaboliques. Et ils interviennent surtout au cours des grossesses sur les femmes enceintes et les bébés qu’elles portent. Et comme ils ne sont pas dégradés, ils sont présents dans l’environnement, l’eau, l’air après avoir été utilisés. Le parlement européen a chargé la commission de faire le travail d’encadrement. Mais le chien de garde a jugé qu’il était urgent d’attendre. Le Parlement Européen, sa vitrine pseudo-démocratique, peut toujours parler, la Commission fait ce qu’elle veut. Et la santé publique passe après les profits de Monsanto et des géants de l’industrie chimique. Encore une justification de notre position de principe : briser les chaînes de l’UE, c’est aussi concourir à la santé publique. 

Perturbateurs endocriniens: la Commission européenne condamnée par la Cour de Justice – 16/12/2015

Source : COMMUNIQUE DE PRESSE de Michèle RIVASI


La Commission européenne vient d’être condamnée par la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE) pour ne pas avoir respecté la législation européenne lui imposant d’encadrer les perturbateurs endocriniens dès décembre 2013 comme demandé par le Parlement européen et le Conseil.

Réaction de Michèle RIVASI, Vice-Présidente du groupe des Verts-ALE au parlement européen, membre de la Commission environnement et santé publique :


« Le verdict de la Cour de Justice de l’UE est très clair: la Commission européenne est hors-la-loi. Alors que les députés lui ont clairement demandé en 2009 d’encadrer les perturbateurs endocriniens, la Commission européenne n’a rien fait. Il est pourtant urgent que ces substances que l’on trouve dans les plastiques, les pesticides ou les cosmétiques soient réglementées tant leurs effets sur notre système hormonal sont connus et dangereux.

En vertu de ce verdict de la Cour de Justice, nous appelons donc solennellement la Commission à proposer au plus vite un cadre pour réglementer les perturbateurs endocriniens.

Sous la pression de l’industrie chimique, la Commission européenne avait aussi lancé en 2013 une étude d’impact pour analyser les effets d’une réglementation sur les perturbateurs endocriniens. Cette stratégie de jouer la montre par la Commission a aussi été vivement critiquée par la Cour de Justice dans son verdict prononcé ce mercredi 16 décembre. La Commission doit donc impérativement abandonner cette étude d’impact et définir précisément ce que sont les perturbateurs endocriniens pour les encadrer


En outre, alors que le glyphosate,- la substance active du RoundUp, l’herbicide le plus vendu au monde commercialisé par Monsanto- est en cours de réévaluation pour savoir s’il doit continuer à être  autorisé  pendant 10 ans encore, nous exigeons de la Commission qu’elle ne renouvelle  pas cette autorisation aussi longtemps qu’un cadre réglementaire précis en matière de perturbateurs endocriniens n’ait pas été mis en place. Il en va de la protection de notre environnement et de notre santé que la Commission Juncker devrait faire primer sur les profits des multinationales. « 

OMS

Organisation Mondiale de la Santé (OMS) : Rapport historique sur les effets pour l’homme de l’exposition aux perturbateurs endocriniens chimiques – Communiqué de presse – 

Complément d’information : PERTURBATEURS ENDOCRINIENS ET COSMÉTIQUES