Grèce : les travailleurs mobilisés contre l’eurostérité de SYRIZA à l’appel du PAME

Les travailleurs grecs n’ont pas oublié leur OXI (non) de juillet dernier au plan d’ imposé par l’ et que SYRIZA (la filiale grecque du PGE) met en œuvre en violant le vote des grecs. A l’appel des syndicats de luttes des classes la mobilisation grandie pour faire échec à la casse des retraites, de la et aux nouvelles mesures d’eurostérité qui sont l’affreux résultats de la politique de ceux qui prétendant que “l’euro protège” refusent de sortir de l’Union Européenne préférant se faire les zélés serviteurs de l’oligarchie capitaliste.

: Les grèves et les actions par les syndicats de classe préparent la grève générale du 4 février

prcf-non-referendum-grèceDes centaines d’actions, d’activités et de grèves dans tous les secteurs dans toute la Grèce préparent le succès de  la grève générale nationale du 4 février

Vendredi 14 janvier, les ouvriers de la construction ont tenu une manifestation sur le thème des funérailles de la sécurité sociale déclarant que la nouvelle loi de Syriza allait enterrer touts les droits des travailleurs à la sécurité sociale. (lire le dossier spécial d’Initiative Communiste en cliquant ici :  L’UE c’est l’austérité : Syriza diminue les retraites les travailleurs grecs ripostent !

Le samedi 16 janvier, le centre des travailleurs du Dodécanèse du nord a organisé une conférence réunissant une présence massive en présentant les conséquences de la nouvelle loi sur la sécurité sociale et informer la classe ouvrière de ces développements.

Le dimanche 17 janvier, le centre des travailleurs de Lariss a tenu une assemblée générale avec pour thème principal
l’organisation de la lutte pour la prochaine période et la préparation de la Grève générale.

Le Lundi 18 janvier, les syndicats des services publics ont organisé une rassemblement avec le et on bloqué par leur manifestation le ministère du travail à Athènes pendant trois heures

Le même jour, l’union des travailleurs de l’hôtellerie et de la restauration ont tenu une conférence de presse, où a été
révélée que bien que les grands hôtels d’Athènes ont fait de grands profits cette année, ces profits sont allés de pair
avec une extrême exploitation des travailleurs. Par l’abolition des droits, de la santé, des règlements de sécurité, les coupes dans les salaires et l’utilisation de jeunes travailleurs avec encore moins de droits et des salaires plus petits encore.
Après la conférence de presse, le syndicat a refusé la position du ministère du travail, déclarant son opposition
à la nouvelle loi du gouvernement.

Le mardi 19 janvier, la fédération des pensionnaires et les syndicats d’Athènes et de Thessalonique ont tenu
une manifestation massive.

De plus, les syndicats de classe des ouvriers travaillant dans les navires ont conduit une grève de 2 jours les
20 et 21 janvier contre la destruction de la sécurité sociale.

Les activités des syndicats vont augmenter avec les manifestations du PAME le samedi 23 janvier.

traduction MF pour www.initiative-communiste.fr

Les photos des manifestations sont ici https://plus.google.com/+PamehellasGr/photos

d’après le communiqué du PAME: http://pamehellas.gr/index.php/en/homepage/92-press-releases/5942-strikes-and-actions-by-the-class-unions-prepare-the-general-strike-of-february-4

Comme vous le connaissez déjà la Grèce entre dans la septième année de la crise capitaliste. Les mesures contre les travailleurs, contre le peuple prises par tous les gouvernements du pays, que ce soit de droite ou sociaux-démocrates ou de gauche monocolores ou d’alliance correspondaient à l’exigence du grand capital pour la diminution de la valeur de la force de travail, prévus par le traité de Maastricht et le livre blanc de l’, dans le but d’augmenter la compétitivité et la profitabilité des entreprises. Les capitalistes, les partis bourgeois et les directions syndicales au service du système ont saisi l’occasion de la crise capitaliste pour les appliquer. Les conséquences de l’application des mesures ont littéralement brisé la vie des familles ouvrières et populaires. Aujourd’hui dans le pays des millions de travailleurs, retraités, petits professionnels indépendants, paysans pauvres, chômeurs, c’est-à-dire la quasi-totalité de la population sont obligés de vivre à des conditions de chômage massif, de pauvreté absolue ou relative, ils ne peuvent pas couvrir leurs besoins de base. A côté d’eux existent une richesse énorme et une base productive qui permettraient une vie meilleure et au lieu de cela ils sont les témoins de la destruction des moyens de production et de la force de travail. Particulièrement sombre est la situation des jeunes qui n’ont pas de travail, de sécurité social, d’accès aux services de santé qui ne peuvent pas fonder de famille et beaucoup d’entre eux émigrent. Des étudiants d’origine ouvrière et populaire arrêtent leurs études, des écoliers vont à l’école sans pouvoir manger, des centaines d’écoles et de garderies ferment leurs portes. Au même moment les capitalistes, armateurs, banquiers, groupes monopolistes sont exonérés d’impôts, de contributions pour les assurances sociales, ils reçoivent des nouvelles subventions pour augmenter leurs bénéfices. Les partis gouvernementaux, qui ont imposé les premiers ces mesures, ont été sanctionnés dans les urnes et ils ont payé le prix de leur politique. Mais au même moment le système a fait appel à ses réserves, les opportunistes de SYRIZA qui sont arrivés au gouvernement avec la promesse de résoudre les problèmes populaires sans que le pouvoir capitaliste soit ébranlé, sans rupture avec l’Union Européenne, les organismes impérialistes et les groupes monopolistes. SYRIZA a promis au peuple dans tous les tons qu’il allait déchirer les mémorandums, qu’il allait abroger avec une seule loi les quelques 500 lois des mémorandums votées par les gouvernements précédents. En parallèle il a promis de satisfaire une série de revendications de la classe ouvrière, des retraités et du peuple. Au contraire, les sept premiers mois de son gouvernement, il n’a rien fait de tout cela mais il a appliqué constamment la politique des précédents gouvernements tout en faisant semblant de négocier durement. Depuis le 20 février il a pillé tout ce qui restait dans les caisses des assurances sociales, des hôpitaux, des écoles, des administrations locales pour payer les débiteurs. En juin il a chargé sur le dos du peuple un troisième mémorandum plus accablant et destructeur et qui vient s’ajouter sur les deux précédents. Tous les partis bourgeois, ceux de la prétendue opposition ont voté avec le gouvernement. Les mesures donnent le coup de grâce au caractère sociale des assurances, elles augmentent l’âge de la retraite, elles diminuent davantage les revenus de la retraite, elles abolissent les conventions collectives, elles consolident des anciens impôts tout en ajoutant des nouveaux, elles réduisent la santé publique au rang de marchandise. Elles triplent les contributions des paysans pauvres pour leurs retraites. Elles abolissent des mesures favorables aux handicapés. Des nouvelles mesures autoritaires seront votées avec le changement de la loi sur les syndicats. Les précédents gouvernements n’avaient pas la capacité de passer de telles mesures à cause de l’opposition totale du peuple à leur politique qui s’est manifestée aussi dans les urnes. SYRIZA a été chargé de faire la sale besogne, il a l’appui total de la classe bourgeoise et pas seulement. Certains qui ne suivaient pas de près les développements du parti SYRIZA ont été surpris, mais pas nous. Nous avons prévus la trajectoire de SYRIZA même quand ses pourcentages électoraux tournaient autour du 3%. Nous avons dévoilé son rôle dans la classe ouvrière et les syndicats depuis sa fondation (début de la décennie 90) qui est de servir comme digue opportuniste à la radicalisation de la classe ouvrière et du peuple et comme appui alternatif au gouvernement pour les intérêts de la bourgeoisie. Il ne s’est jamais opposé à l’Union Européenne, aux organismes impérialistes, au pouvoir bourgeois, à n’importe quel traité, accord ou mesure pris contre la classe ouvrière. Avec l’éclatement de la crise dans le pays, il a joué un rôle sournois dans le mouvement ouvrier et populaire avec le but de grimper au pouvoir gouvernemental. Etant un bon connaisseur du rôle de l’Union Européenne, des centres impérialistes et de la nature du capitalisme basée sur l’exploitation, il a cultivé l’illusion parmi la classe ouvrière que la crise n’était pas le résultat de l’accumulation et de la concentration du capital dû à la nature du capitalisme comme système d’exploitation mais que celle-ci résultait du capitalisme de casino et de sa mauvaise gestion néo-libérale par les gouvernements de droite ou sociale-démocrates, tout en taisant les contradictions inhérentes du capitalisme. De cette façon il a répandu l’illusion dans le peuple qu’il suffisait de changer de gouvernement sans rupture avec les forces du capital et de l’Union Européenne pour que tout aille pour le mieux. Il a appuyé le mouvement des soi-disant indignés auquel ont participé un ramassis de petits-bourgeois à l’abri du besoin, d’opportunistes, de réformistes, de fascistes et de nationalistes qui avec des slogans infâmes et contraires à la lutte des classes ont poussé volontairement les gens vers des logiques et des solutions de gestion, qui innocentent le système capitaliste et la bourgeoisie. C’est un fait très caractéristique que lors de ces manifestations jamais il n’a été prononcé un slogan contre l’Union Européenne, les centres impérialistes, la classe bourgeoise, le capital. Au travers de ce mouvement, son caractère et ses slogans les fascistes d’Aube Dorée ont eu tout loisir d’y intervenir et de se renforcer. En même temps et consciencieusement avec la même infamie ils poussaient cet agrégat contre les forces qui se regroupaient autour du PAME et autour du mouvement syndical de la lutte des classes qui aidaient la classe ouvrière et le peuple à la compréhension de la crise capitaliste et des causes qui l’ont provoquée. Plusieurs fois le bloc des provocateurs a ouvertement attaqué les rassemblements et les manifestations de PAME et lors d’une en Octobre 2012 nous avons déploré un mort, un camarade ouvrier du bâtiment. Avec un culot inouï et une hypocrisie sans bornes, SYRIZA faisait en parallèle des avances d’alliance politique au KKE en vue de former un gouvernement de coalition. La direction syndicale corrompue, compromise et vendue à la bourgeoisie constitue un autre pilier du système et des politiques contre les travailleurs. On y trouve des syndicalistes de droite, des sociale-démocrates, de la gauche appartenant à SYRIZA. Ils collaborent ouvertement entre eux, ils prônent à l’intérieur du mouvement syndical le dialogue social, la collaboration des classes, le compromis, la soumission de la classe ouvrière au système responsable de son exploitation. Leur cadre revendicatif se limite aux mesures que la bourgeoisie propose pour sa sortie de la crise. C’est dans ces conditions politiques et idéologiques difficiles que se développe la lutte des classes dans le pays. Le PAME qui constitue le cœur du mouvement syndical de classe en Grèce, considère clairement que la crise capitaliste est une maladie inévitable et incurable du système, que des solutions en faveur de la classe ouvrière et du peuple ne peuvent pas être apportées dans ce système d’exploitation, que les besoins populaires ne peuvent pas y être satisfaits. Les capitalistes prétendent qu’ils font de la crise une occasion, en pratique ils tirent avantage de la crise pour restreindre les droits des travailleurs. Ils ont comme objectif la reprise capitaliste qui apportera des profits plus élevés aux groupes monopolistiques, même que cette reprise sera passagère, anémique et entièrement payée par les travailleurs et le peuple. De notre côté nous luttons dans la direction opposée pour renforcer la lutte qui apporte la solution des problèmes des travailleurs, pour renforcer l’effort de redéploiement du mouvement ouvrier et populaire de façon à ce que celui-ci correspond aux besoins de la lutte des classes. Le syndicat PAME constitue aujourd’hui une grande conquête de la classe ouvrière et du mouvement populaire en Grèce, c’est une force constituée et bien organisée dans la bonne direction et sur une base de classe. Il regroupe dans ses rangs des centaines d’organisations syndicales, des fédérations, des centres ouvriers, des associations de base dans le secteur privé de l’économie, dans les branches productives, les usines, les lieux de travail, le secteur public, les hôpitaux, les transports, la construction, les retraités etc. Pendant les 17 années de son existence et de sa présence, en tirant profit de l’expérience centenaire des luttes du mouvement de classe du pays, il lutte avec constance pour l’union de la classe ouvrière son alliance avec les couches populaires qui sont frappées par la politique de l’Union Européenne et du capital en général. Il livre le combat pour faire du mouvement ouvrier un mouvement des masses, il organise les luttes de la classe ouvrière et du peuple avec des revendications qui correspondent aux besoins modernes des travailleurs en accord avec la richesse actuellement produite, il déploie ses forces pour l’édification de l’alliance populaire entre la classe ouvrière, la paysannerie pauvre, les professionnels indépendants, les jeunes et les femmes des familles populaires. Avec toutes ses forces et tous ses moyens il lutte contre le pouvoir et la propriété capitaliste, pour la suppression de l’exploitation de l’homme par l’homme. Pour que le gouvernail du pouvoir et les moyens de production que la classe ouvrière a créé passent aux mains du peuple. Aujourd’hui PAME a le respect, la reconnaissance et l’approbation de notre classe ouvrière et de notre peuple. Ce n’est pas par hasard que toutes les forces au service du capital et de la bourgeoisie secrètent quotidiennement du poison contre le PAME. Ce n’est pas exagéré d’affirmer que le PAME livre des combats de masse acharnés contre les politiques barbares en faveur du capital. Dans ces combats d’autres forces qui n’appartiennent pas au PAME viennent le rejoindre. Les forces du PAME se trouvent à la première ligne pour la défense des intérêts des travailleurs, des retraités, des chômeurs, des réfugiés, des immigrés, des femmes, des jeunes. Le PAME lutte pour une vie décente, un travail stable et permanent, pour une sécurité sociale exclusivement publique, obligatoire pour tous, pour l’éducation publique et gratuite, l’accession gratuite à tous les services de santé et de protection sociale. Il lutte pour le retour de tous les droits supprimés des travailleurs pour le refus du peuple à toute mesure contre les travailleurs. Pendant toutes ces années de crise capitaliste il a pris l’initiative de 22 grèves au niveau national, des centaines des grèves locales ou sectorielles. Des centaines de manifestations locales et nationales avec la participation des forces de l’alliance populaires, des femmes, des jeunes, de la paysannerie pauvre, des petits professionnels indépendants, suivies par des occupations des lieux comme des ministères, des protestations devant le bureau du premier-ministre. Et ses luttes ont eu des résultats. L’application de certaines mesures contre les travailleurs a été empêchée, d’autres ont été retardées et d’autres amoindries. Les faux dilemmes des gouvernants sur la nécessite des sacrifices de la part du peuple pour sauver le pays ont été rejetés, on a mis en avant que les notions de pays et de patrie sont différentes pour le capitaliste et pour le travailleur. Grâce à son orientation le combat du mouvement de la classe ouvrière a porté et porte des coups à la logique mise en avant par les forces politiques au service du capital. A travers les actions de lutte le monde du travail réfléchit, apprend les vraies causes de la situation qu’il endure, grâce à la lutte des classes il arrive à des conclusions utiles. Aujourd’hui à travers l’expérience de lutte il devient de plus en plus clair qu’il ne peut pas y avoir des solutions positives pour la classe ouvrière et le peuple dans l’alliance des loups qu’est l’Union Européenne, tant que le capital et la bourgeoisie tiennent dans leurs mains l’économie, la richesse, les moyens de production, le pouvoir. Nous savons pertinemment que nous allons affronter une situation difficile, une guerre des classes déclarée et menée par le capital, l’Union Européenne et toutes les forces à leur service. La lutte pour les problèmes au quotidien de la classe ouvrière petits ou grands présuppose des changements profonds au niveau de l’économie et du pouvoir. Sur cette base des milliers de militants de classe livrent des combats quotidiens pour empêcher que la déception gagne les gens qui luttent, but recherché par le gouvernement de SYRIZA et les partis bourgeois. Nous savons qu’il n’y a qu’une seule réponse à donner, intensifier la lutte partout et par tous les moyens pour déployer le mouvement ouvrier sur la base des exigences d’aujourd’hui. Nous connaissons nos faiblesses et nos responsabilités. Il y a beaucoup de travail qui nous attend. Aujourd’hui il devient très clair pour la classe ouvrière de notre pays que le gouvernement SYRIZA comme ceux qui l’ont précédé fait tout ce qu’il peut pour servir les besoins du capital. Nous rejetons la propagande noire et les mensonges du gouvernement que la majeure partie des recettes fiscales sert à payer les salaires et les retraites. Au contraire elles sont destinées à soutenir le grand capital dont les bénéfices sont imposés à des taux très bas. La vérité éclate au grand jour malgré les mensonges. Ce que témoigne le fait que les dépôts des capitalistes grecs dans les banques suisses s’élèvent à 600 milliards d’euros sans compter les dépôts mentionnés par la liste Laguarde. Nous rejetons également leur discours comme quoi la crise actuelle est essentiellement un phénomène de l’économie grecque. Il suffit de voir que les mêmes types de mesures sont pris dans d’autres pays indépendamment de l’existence ou non de mémorandums. Nous intensifions notre lutte pour la paix, contre la guerre et les interventions impérialistes contre les causes qui les provoquent. Les antagonismes des capitalistes qui s’étendent partout dans le monde apportent aux peuples, à part des problèmes économiques, des guerres impérialistes destructrices. Dans notre voisinage nous vivons intensément ce qui se passe en Syrie et en Libye. Nous le vivons avec le problème des réfugiés et des immigrés, une marée humaine dont les impérialistes ont détruit les pays Ces mêmes impérialistes qui transforment la mer Egée en une tombe collective humide pour leurs victimes. Personne ne peut prétendre être à l’abri quand ces intérêts se renforcent et s’opposent pour le partage des sources de matière premières et des marchés. Notre pays se trouve à l’épicentre puisque son gouvernement participe activement aux dessins des organismes et des états impérialistes tels que l’OTAN, les USA et l’. La lutte contre la guerre pour le mouvement de classe est aussi une lutte contre l’ennemi interne la bourgeoisie nationale. Nous renforçons l’alliance sociale et nous édifions un mouvement de rupture contre les politiques et les partis au service du capital. Nous maintenons un front distinct contre l’organisation criminelle et fasciste d’Aube Dorée. Uniquement un mouvement de masse, populaire, combatif, militant, révolutionnaire sera finalement capable de repousser les mesures antipopulaires – anti travailleurs, de renforcer l’unité de classe de la classe ouvrière, qui pourra devenir une classe pour soi-même, qui donnera une perspective et une issue à la lutte, celles de la conquête du pouvoir.