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Accueil articles 4-EUROPE: en sortir, s'en sortir !

8 mai 2026 : pour la paix jeunesse allemande manifeste contre le militarisme du régime Merz et de l’UE OTAN

8 mai 2026
Temps de lecture17 mins de lecture
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Ce 8 mai 2026, jour anniversaire de la capitulation des forces hitlériennes en 1945, l’Allemagne a vibré au rythme d’une mobilisation antifasciste et pacifiste d’ampleur. Alors que le gouvernement et les partis de la coalition noire-verte-rouge poussent au réarmement massif et à la réintroduction rampante de la Wehrpflicht (service militaire obligatoire), 45 000 lycéens et lycéennes, selon les organisateurs du Bündnis bundesweiter Schulstreik, ont bloqué les cours dans plus de 150 villes. À Berlin, ils étaient près de 9 000 à converger vers la Porte de Brandebourg avant de défiler dans le Tiergarten. Slogans clairs : « Friedrich Merz an die Front ! », « Die Reichen wollen Krieg – die Jugend eine Zukunft ! » ou encore « Nie wieder Krieg ! Nie wieder Wehrpflicht ! ». Les manifestants exigeaient le retrait du « Wehrdienstmodernisierungsgesetz », la fin des visites de recrutement de la Bundeswehr dans les établissements scolaires et un coup d’arrêt au militarisme rampant. La jeunesse allemande donne ainsi un exemple mobilisateur pour la jeunesse de France, pour qu’elle aussi agissent pour la paix. Alors qu’en France, les lycéens manifestent de plus en plus nombreux contre les coupes budgétaires qui frappent leurs établissements, ils doivent comprendre que ces coupes résultent directement de la réorientation des budgets de l’Etat vers le financement de la guerre… et du rétablissement du service militaires qui visent dans un horizon rapide (2029 pour le chancelier Merz) à la guerre directe de l’UE OTAN contre la Russie.

»Friedrich Merz an die Front«, skandieren Teilnehmer des bundesweiten Schulstreiks heute in Berlin. Am Brandenburger Tor versammeln sich am Mittag zahlreiche Schüler, um gegen die Wiedereinführung der Wehrpflicht zu protestieren. #b0805 #Schulstreik #SchulstreikgegenWehrpflicht pic.twitter.com/e9dOEFY7Mw

— junge Welt (@jungewelt) May 8, 2026

Le cortège berlinois, nombreux et dynamique a exprimé fortement l’antimilitarisme de classe de la jeunesse allemande et sa volonté de solidarité internationale (nombreux drapeaux palestiniens). La manifestation a marqué un temps fort en passant devant le monument soviétique du Tiergarten. Les jeunes ont scandé « Alerta, alerta, Antifascista ! » face à ce symbole de la victoire de l’Armée rouge sur le nazisme. Une « leçon d’histoire » vivante, comme l’a souligné le mouvement de gauche Die Linke, rappelant que le 8 mai n’est pas un jour de « défaite » allemande mais de libération du fascisme – au prix de 27 millions de morts soviétiques.

Cette convergence entre grève lycéenne et commémoration antifasciste n’est pas fortuite : elle réaffirme que la mémoire de la victoire sur Hitler impose aujourd’hui le refus du réarmement et de la guerre.

Was für eine Schande, die Fahne der Befreier vom Faschismus zu verbieten!

Dabei gilt das Wort von Ernest Hemingway auch heute noch:
„Jeder Mensch, der die Freiheit liebt, schuldet der Roten Armee mehr, als er jemals bezahlen kann.“#TagderBefreiung #TagdesSieges https://t.co/Sra6ptUEIh

— Sevim Dağdelen (@SevimDagdelen) May 8, 2026

Pourtant, l’État de la RFA a répondu par une répression politique ciblée. La police berlinoise avait publié une Allgemeinverfügung interdisant, autour des Ehrenmale (Treptow, Tiergarten, Schönholzer Heide), tout symbole soviétique : drapeaux rouges, étoile, faucille et marteau, rubans Saint-Georges, lettres « V » ou « Z », et même les chants traditionnels comme Katjuscha.

La députée BSW Sevim Dağdelen a dénoncé une « honte » : « La bannière des libérateurs du fascisme est interdite ! » citant Ernest Hemingway : « Chaque homme qui aime la liberté doit à l’Armée rouge plus qu’il ne pourra jamais payer. » Des arrestations ont eu lieu à Berlin et Munich pour des banderoles jugées trop virulentes (« Merz, stirb doch selbst an der Ostfront »).

À Essen, Münster ou Wuppertal, la police a menacé de poursuites pour des slogans anti-Marz. Des tentatives d’intimidation par les services de renseignement (Verfassungsschutz) ont même visé des militants à Kiel.

Ces mobilisations, portées par la jeunesse et les forces de gauche (DKP, BSW, Die Linke, syndicats enseignants), s’inscrivent dans une tradition antifasciste vivace. Face à un gouvernement qui instrumentalise la « Zeitenwende » pour justifier le budget record de la Bundeswehr, elles rappellent le serment de 1945 : « Plus jamais de guerre, plus jamais de fascisme ». Malgré les provocations et la répression, la rue rouge et noire a tenu bon. Prochain rendez-vous : une semaine d’action contre le « Veteranentag » en juin. La jeunesse allemande, consciente des liens entre impérialisme, réarmement et guerre, montre la voie d’une résistance populaire concrète pour la paix.

Réarmement allemand accéléré, attention danger : Merz prépare la Bundeswehr à la guerre contre la Russie d’ici 2029

À peine un an au pouvoir, le chancelier Friedrich Merz (CDU – droite extrême) impose un tournant militariste sans précédent depuis le 8 mai 1945 en Allemagne : un réarmement à marche forcée pour faire de l’Allemagne la première armée d’Europe. Un danger contre lequel le 8 mai 1945 et les traités entre alliés, imposés par l’URSS de Staline soutenant en la matière la France de De Gaulle et du Cnseil National de la résistance, avaient interdit la remilitarisation de l’Allemagne. Dans sa stratégie de défense présentée en avril, il ordonne de faire de la Bundeswehr « la plus forte armée conventionnelle d’Europe » d’ici 2039, avec une première phase d’urgence achevée en 2029. « Nous devons faire tout ce qu’il faut pour que l’Allemagne soit prête à la guerre d’ici 2029 », a-t-il martelé face à la « menace russe ». Cette échéance – fixée par l’OTAN – fixe l’horizon d’un affrontement direct avec Moscou. Le budget suit : 97 milliards d’euros en 2025 (+24 %), près de 83 milliards prévus pour 2026, avec un objectif de 3,5 % du PIB (environ 150-160 milliards/an) d’ici 2029. L’agenda est clair : modernisation accélérée des chars, avions, drones et cyber-capacités, dans le cadre d’une « défense totale » impliquant économie et société. Côté effectifs, Merz relance le service militaire. Depuis décembre 2025, une loi instaure un « Wehrdienst » volontaire avec recensement obligatoire des jeunes hommes (à partir de 2008). Mais le chancelier est clair : « Je soupçonne que cela ne restera pas volontaire. » Un bilan est prévu en 2027 ; le retour pur et simple de la Wehrpflicht n’est plus tabou. Ces « ordres de réarmement » s’inscrivent dans la poursuite agressive de la Zeitenwende. Pour la gauche et les mouvements pacifistes, ils confirment que Berlin, dans la droite ligne des directives de l’Union Européenne et de l’OTAN, prépare activement une guerre directe de haute intensité contre la Russie, au mépris des leçons de 1945, sans plus seulement se contenter d’alimenter et soutenir la confrontation sur le front Ukrainien après que l’UE a imposé l’entrée de l’Ukraine dans son grand marché impérialiste.

La jeunesse qui descend dans la rue le 8 mai le sait : ce n’est plus de la « dissuasion », c’est une course à la guerre.

JBC pour www.initiative-communiste.fr


Revue de presse

Junge Welt : GRÈVE SCOLAIRE CONTRE LA CONSCRIPTION La jeunesse défie l’intimidation

Le 8 mai 1945, les fascistes hitlériens capitulèrent ; l’Europe était en ruines. Même au sein du camp conservateur, les Allemands jurèrent alors : « Plus jamais la guerre, plus jamais le fascisme ! »

Les organisateurs du mouvement de grève scolaire ont délibérément choisi une date historique pour la troisième grève scolaire nationale contre la menace grandissante du retour de la conscription. Selon leurs chiffres, 45 000 jeunes, répartis dans plus de 150 villes, sont descendus dans la rue vendredi pour rappeler à tous où allait le monde lorsque l’impérialisme allemand ambitionnait de posséder « l’armée conventionnelle la plus puissante d’Europe ». Les étudiants exigeaient l’abrogation de la « Loi de modernisation du service militaire », la fin du retour progressif de la conscription et l’arrêt des interventions de la Bundeswehr (forces armées allemandes) dans les établissements scolaires.

Geschichtsstunde am Tag der Befreiung: Die Demonstration anlässlich des bundesweiten Schulstreiks gegen die Wehrpflicht zieht am sowjetischen Ehrenmal im Tiergarten vorbei. #b0805 #Schulstreik #SchulstreikgegenWehrpflicht pic.twitter.com/30CqE7vFzO

— junge Welt (@jungewelt) May 8, 2026

Dans un communiqué, Hannes Kramer, porte-parole de l’alliance nationale, a déclaré : « Aujourd’hui, les étudiants de toute l’Allemagne ont une fois de plus exprimé clairement leur message : les riches veulent la guerre, les jeunes veulent un avenir. Nous en tirons la leçon de la Seconde Guerre mondiale. “Plus jamais la guerre !” signifie aujourd’hui “Plus jamais la conscription !” »

À Berlin, selon les organisateurs, environ 9 000 jeunes ont répondu à l’appel à la grève. Le cortège s’est rassemblé à la porte de Brandebourg et a ensuite longé le parc Tiergarten. Au passage du Mémorial de la guerre soviétique, un puissant slogan « Alerta, alerta, Antifascista ! » a retenti. La manifestation berlinoise était une fois de plus fortement marquée par les slogans de la lutte des classes. La présence de nombreux drapeaux palestiniens témoignait également de la conscience qu’ont de nombreux jeunes des liens entre solidarité internationale, anti-impérialisme et antimilitarisme.

Comme lors de la grève scolaire du 5 mars, les forces de l’ordre étaient de nouveau présentes en nombre et plusieurs arrestations ont eu lieu. Selon les informations de jW , plusieurs jeunes ont été interpellés suite à divers incidents, après avoir été provoqués par des sionistes et autres fascistes.

Des cas de répression étatique ont également été signalés dans d’autres villes. Par exemple, des organisateurs de la grève ont indiqué à jW qu’à Essen, la police avait menacé de porter plainte et exigé le retrait d’une banderole où l’on pouvait lire « Merz, lèche-toi les couilles ». À Münster, les données personnelles de manifestants scandant le même slogan ont été enregistrées. À Wuppertal, les autorités ont également menacé de porter plainte pour des pancartes similaires. À Munich, une personne a été arrêtée pour avoir brandi une banderole où l’on pouvait lire « Merz, meurs toi-même sur le front de l’Est ». Le rassemblement final a également été encerclé par un cordon de police.

Plusieurs tactiques d’intimidation étatiques habituelles ont déjà été mises au jour. Par exemple, deux adolescents participant au mouvement de grève scolaire à Kiel ont rapporté dans une vidéo Instagram avoir été approchés par l’Office de protection de la Constitution et l’Office fédéral de police criminelle. L’un d’eux a confirmé au Berliner Zeitung avoir été interpellé sur le chemin de l’école par un homme se présentant comme un agent des services de renseignement intérieur.

Ces méthodes n’empêchent cependant pas les étudiants de planifier de nouvelles actions contre le réarmement et les préparatifs de guerre. Les organisateurs ont annoncé que la prochaine étape sera une semaine d’action contre la « Journée des anciens combattants », du 15 au 21 juin. Ils profiteront ensuite des vacances d’été pour des discussions internes au sein du mouvement afin d’appeler à la prochaine grève à l’automne.

Der Protestzug erreicht die CDU Zentrale in Berlin. Auch die AfD kriegt ihr Fett weg. Die sich insbesondere im Osten als Friedenspartei gerierende Partei steht für Wehrpflicht und Aufrüstung. #b0805 #Schulstreik #SchulstreikgegenWehrpflicht pic.twitter.com/SlCHNjAgGq

— junge Welt (@jungewelt) May 8, 2026

Unsere Zeil : Katyusha interdite en Allemagne

Le photojournaliste soviétique Evgueni Khaldei est considéré comme un chroniqueur de la Seconde Guerre mondiale. Ses photographies dépeignent les horreurs de la guerre, les souffrances et les destructions dans les camps de concentration, et la ville de Mourmansk, réduite en ruines par les bombardiers allemands en 1942. Mais elles montrent aussi la libération de Budapest et de Vienne par l’Armée rouge, l’avancée des soldats de l’Armée rouge et la bataille de Berlin.

Une photographie devint le symbole de la libération de l’Allemagne du joug fasciste, un signe de victoire sur un système responsable de la mort de 27 millions de citoyens soviétiques. Aux premières heures du 2 mai 1945, trois soldats de l’Armée rouge, appartenant à la 150e division de fusiliers, hissèrent leur drapeau rouge orné de l’étoile, du marteau et de la faucille sur le toit du Reichstag à Berlin. La photographie de Chaldej fit le tour du monde, s’imprimant à jamais dans la mémoire collective de l’humanité. Mais quiconque aurait osé afficher cette même photographie en évidence dans les rues de Berlin les 8 et 9 mai se serait immédiatement retrouvé face à la police.

Conformément au décret général « Restriction de l’usage public des espaces publics et de la liberté de réunion », publié le 30 avril, le drapeau rouge, la faucille, le marteau et l’étoile sont de nouveau interdits cette année de Treptow-Köpenick à Pankow, en passant par Mitte. La justification absurde : la « simple manifestation » de ces symboles est « susceptible de troubler l’ordre public. Elle peut également porter atteinte à la dignité du monument aux morts soviétique et à la commémoration des soldats tombés au combat. » C’est un affront pour tous ceux qui commémorent les dizaines de milliers de soldats soviétiques tombés lors de la bataille de Berlin aux monuments aux morts soviétiques les 8 et 9 mai. C’est aussi une insulte aux peuples qui ont libéré l’Europe du fascisme au sein ou aux côtés de l’Armée rouge. L’ambassade de Russie à Berlin condamne ces mesures année après année, les qualifiant d’« infondées, discriminatoires et dégradantes », et les dénonçant comme une « manifestation flagrante de révisionnisme historique ».

Le syndicat de la police berlinoise, quant à lui, se félicite : « Ces dernières années, l’approche et la mise en œuvre ont permis d’étouffer dans l’œuf le potentiel considérable de conflit lié à la guerre d’agression russe. » La réglementation est soigneusement coordonnée avec la présidente de la police, Barbara Slowik Meisel, et la sénatrice à l’Intérieur, Iris Spranger (SPD). La commémoration de la libération de la guerre et du fascisme est réinterprétée comme une préparation à des actes criminels. On prétend que cette commémoration solennelle recèle des « opportunités potentielles et, en même temps, des opportunités « optimales » pour des actions, notamment celles visant à attirer l’attention du public, y compris la violence ».

A Berlin en ce #8mai la police traque et censure les symboles communistes, ceux de la victoire de l'armée rouge contre le nazisme et les armées fascistes de l'Axe. Jusque dans les journaux.
Horrible symbole de l'euro fascisation, accompagnant la propagande de guerre de l'UE OTAN. https://t.co/Ajwv6AVRbM

— PRCF (@PRCF_) May 8, 2026

Là où les occasions de commettre un crime existent, les auteurs et leurs instruments ne sont jamais bien loin. Ces instruments peuvent prendre diverses formes : une étoile rouge sur une casquette, une faucille et un marteau à la boutonnière, un t-shirt rayé orange et noir – rappelant parfois les couleurs du ruban de Saint-Georges, alors interdit. Le Sénat de Berlin n’hésite pas à utiliser le rouge, l’orange, le noir, ni même le blanc-bleu-rouge, et n’hésite pas non plus à s’immiscer dans l’alphabet : « L’affichage, même isolé, des lettres V ou Z » est passible de sanctions. Des symboles et des lettres peuvent entraîner des poursuites pénales pour « approbation d’une guerre d’agression » (article 140 du Code pénal). Et quiconque pense pouvoir prendre le risque de jouer de la musique folklorique russe risque de subir le même sort que l’accordéoniste interpellé par la police le 8 mai, il y a quatre ans, pour avoir joué les chansons d’amour « Katyusha » et « Kalinka ». Comment l’officier aurait-il pu savoir qu’il ne s’agissait pas de « chants et de marches russes » ? Tout ce qui sonne russe est suspect. Naturellement, les drapeaux des territoires séparatistes de Louhansk et de Donetsk, ainsi que des territoires actuellement sous contrôle russe de Kherson, Zaporijia et Crimée, constituent également une menace grave pour la sécurité et l’ordre de la capitale.

Et quiconque oserait scander « Plus jamais le fascisme ! Plus jamais la guerre ! » s’associerait illégalement à la Russie. Non, personne n’a trop bu ; voici le récit historique simpliste de la direction de la police berlinoise : « Puisque, selon la propagande russe, des soldats russes combattent des nazis en Ukraine, il existe un lien direct entre la victoire sur le fascisme lors de la Seconde Guerre mondiale et la guerre actuelle menée par la Fédération de Russie en Ukraine. » Le tribunal administratif de Berlin a validé cette interprétation dans un arrêt de sa première chambre du 6 mai 2025. Le terrain est préparé. Les drapeaux rouges, les étoiles, la faucille et le marteau seront-ils les prochains symboles interdits toute l’année, comme l’a fait la République tchèque en janvier ?

Katjuscha im Land der Täter verboten

Nous n’obéirons pas !
Depuis que la police berlinoise a commencé à imposer des restrictions aux commémorations de la libération par l’Armée rouge en 2022, le Parti communiste allemand (DKP) a engagé des poursuites judiciaires, notamment en déposant des requêtes d’urgence. Face à l’absence d’examen sérieux de ces objections et à leur blocage politique systématique, le parti a décidé en 2024 de porter plainte contre ces réglementations. Une fois de plus, rien n’a été fait. Sous l’impulsion de l’avocat du plaignant, l’affaire prend de l’ampleur – mais pas avant les 8 et 9 mai 2026.
Le 19 mai à 9h00, une audience publique se tiendra devant le tribunal administratif (Kirchstraße 7, 10557 Berlin) concernant l’action en jugement déclaratoire intentée par le DKP contre les restrictions illégales et répétées imposées par la police berlinoise lors des commémorations des 8 et 9 mai à Berlin depuis 2022.
Venez nombreux et manifestez votre solidarité !

Berlin – Ville de guerre ?

Chris Hüppmeier – Berlin 8 mai 2026

l y a un peu plus de deux semaines, le Sénat de Berlin et le maire Kai Wegner (CDU), en collaboration avec la Chambre de commerce et d’industrie de Berlin, ont annoncé le lancement de l’initiative « Tech Hub SVI East ». Derrière cet acronyme inhabituel se cache la création d’un réseau (pôle) pour les industries de la sécurité et de la défense (SVI). Le groupe de responsables politiques et économiques berlinois se concentre principalement sur le secteur des technologies de défense (DefTech), un secteur qui a fait ses preuves sur les champs de bataille de la guerre en Ukraine.

Les acteurs relativement nouveaux du secteur des technologies de défense (DefTech) se sont imposés comme des acteurs majeurs de l’industrie grâce aux drones, aux capteurs, à la robotique et à l’intelligence artificielle. Des entreprises comme Hensoldt et Quantum Systems sont déjà considérées comme des « licornes », leur valorisation dépassant le milliard d’euros. D’autres start-ups, telles que Stark Defence, Arx Robotix et German Drones, sont en passe d’atteindre ce statut et ont, pour certaines, implanté leurs propres usines à proximité des lignes de front ukrainiennes.

Jusqu’à présent, la plupart des réussites de start-up ont été célébrées dans la région de Munich et autour du lac de Constance. Dans cette zone, les interactions entre la politique, les forces armées allemandes, l’industrie traditionnelle et l’écosystème des start-up de la défense sont encouragées depuis des années. Au nord, à Kiel, berceau de l’industrie de la défense maritime, un pôle technologique, le « Tech Hub SVI Nord », a été inauguré en septembre.

Avec le lancement de l’initiative « Tech Hub SVI East », le Sénat de Berlin et le monde des affaires berlinois cherchent également à se positionner sur ce marché. La capitale a de bonnes perspectives de réussite. En témoigne un document de position publié la semaine dernière par la Chambre de commerce et d’industrie de Berlin (IHK Berlin), présenté conjointement avec Kai Wegner. Ce document de 18 pages, intitulé « Innovante. Connectée. Responsable – La contribution de Berlin à une plus grande résilience et à des capacités de défense accrues », a donc valeur de document officiel et vise à servir de feuille de route pour la future politique berlinoise.

La capitale possède des atouts uniques et prometteurs : sa proximité avec le Conseil de sécurité nationale, les agences fédérales et les ambassades étrangères, ainsi qu’avec des écosystèmes de recherche et de startups dynamiques et bien établis dans des technologies clés comme l’aérospatiale. Berlin a favorisé l’émergence de nombreuses initiatives de startups, notamment le Gaming Hub, le Social Hub, le DeepTech Hub et le Government Tech. En 2025, un tiers des investissements dans les startups allemandes ont été concentrés dans la capitale, la plaçant en tête au niveau national. Cependant, comme le souligne le magazine spécialisé Business Punk, seule une fraction de ces startups opère actuellement dans le secteur des technologies de pointe (DeepTech).

Pour garantir à Berlin un rôle de premier plan dans l’industrie de la sécurité et de la défense, l’accent sera mis sur la promotion d’une orientation à double usage. Cela concerne principalement les universités berlinoises, traditionnellement plus tournées vers le civil, comme l’Université technique de Berlin (TU Berlin), qui a inscrit la première clause civile dans ses statuts après 1945. Cependant, un projet de recherche mené à la TU illustre comment certaines universités contournent parfois avec une certaine assurance leurs obligations. Début 2025, des travaux de recherche étudiants ont révélé que Thyssenkrupp Marine Systems collaborait avec des chercheurs universitaires sur des systèmes sous-marins autonomes à applications militaires potentielles.

En implantant des parcs technologiques pour entreprises privées et instituts de recherche à proximité des universités, comme à Berlin-Adlershof, l’accès à la recherche financée par des fonds publics et à son personnel est garanti depuis plusieurs années grâce à des synergies. Parmi les acteurs du parc technologique d’Adlershof figurent de nombreux instituts et entreprises non universitaires, dont certains entretiennent des liens humains et institutionnels avec l’université Humboldt voisine. On peut citer, par exemple, le Centre aérospatial allemand (DLR), à vocation militaire, et l’Institut Ferdinand Braun, qui mènent des activités de recherche et développement dans les domaines de l’aérospatiale, des communications par satellite et des technologies laser et radar. Avec le « Tech Hub SVI East », ces liens sont spécifiquement intégrés aux pratiques de financement de la recherche et du développement. Le paysage de la recherche se trouve profondément réorienté vers le secteur militaire.

La transformation de Berlin en capitale européenne de l’armement dépasse largement les limites de la ville : selon un document de la Chambre de commerce et d’industrie (IHK), Berlin doit être le centre de la transformation globale de toute la région Est. Une coopération transfrontalière étroite avec le Brandebourg et les autres Länder de l’Est est essentielle à cet égard. Le Sénat de Berlin doit « se doter de structures, de responsabilités et de ressources adéquates afin d’assumer un rôle de pionnier crédible ».

Pour des raisons historiques, l’Allemagne de l’Est souffre d’un manque d’infrastructures de défense importantes et accuse un retard dans la course aux investissements de plusieurs milliards d’euros dans ce secteur. Selon la Chambre de commerce et d’industrie de Berlin (IHK Berlin), la part des fournisseurs de l’industrie de la défense dans l’Est est inférieure à 10 %, ce qui représente toutefois des opportunités. Par exemple, la Chambre de commerce et d’industrie de Potsdam et la Société de développement économique du Brandebourg (BIBB) ont organisé un forum de dialogue entre les PME de la région et les grands acteurs de l’industrie de la défense. Lors de cette réunion, début mars, les représentants des PME régionales ont pu nouer des contacts avec des fabricants d’armement de premier plan tels que Rheinmetall, Rolls-Royce, Diehl et Airbus. Des initiatives similaires se développent dans toute l’Allemagne de l’Est. L’exemple marquant de Brandenburg an der Havel, où Heidelberger Druck produira des systèmes d’interception de drones dans le cadre d’une coentreprise avec une entreprise de défense américano-israélienne, offre un aperçu prometteur de l’avenir.

L’initiative « Tech Hub SVI East » vise à intégrer l’Allemagne de l’Est à l’économie de guerre. Berlin est envisagée comme le centre politique, financier, de la recherche et du développement technologique, tandis que la région environnante serait le lieu de production en masse, à bas coût, des technologies de mort. Voilà comment on pourrait résumer les projets des bellicistes politiques et économiques berlinois. Les protestations se multiplient, notamment à l’Est. Lors de la dernière grève scolaire contre la conscription, des élèves de Berlin-Est ont brandi une grande banderole proclamant : « L’Est refuse ! » Un slogan qui doit être diffusé largement et avec force, car pour l’instant, ces projets restent largement lettre morte.

Tags: AllemagneDie Linkedkpéconomie de guerreEuropeJunge WeltMerzUkraineUnion Européenne
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