Le rapport de l’EDEC (Engagement de Développement de l’Emploi et des Compétences) publié en juin 2025 dresse un constat accablant : d’ici 2035, la filière automobile française pourrait perdre 75 000 emplois industriels, soit un total de 114 000 suppressions depuis 2020. Une hécatombe sociale et industrielle, directement liée aux politiques de délocalisation et de dumping social encouragées par l’Union européenne, et dont le dernier symbole est l’implantation par Renault d’une méga-usine en Turquie.

Un effondrement programmé : Union Européenne et euro délocalisation ou sortie de l’UE et emplois ouvriers, il faut choisir !
Selon l’étude, réalisée par l’institut Xerfi pour l’EDEC, la production automobile française ne cesse de reculer, divisée par trois en trente ans.
En 2024, moins d’un tiers des véhicules Renault étaient encore produits en France, contre 80 % délocalisés, principalement en Turquie, au Maroc ou en Europe de l’Est comme nous l’avons montré dans les précédentes enquêtes d’Initiative Communiste et de la commission luttes du PRCF. Nous soulignions ainsi : La Turquie n’est pas une anomalie, mais le symbole d’un modèle économique structurellement installé par l’Union européenne, construit sur la délocalisation, la compression des coûts et la fragmentation des chaînes de valeur
L’UE du Capital, moteur de la casse sociale
Les règles européennes, notamment les normes CAFE imposant une transition brutale vers l’électrique, ont été en réalité utilisé pour accélérer – sous couvert de politique écologique la fuite des productions vers des pays à bassalaires et moindre droits des travailleurs. En réalité d’ailleurs, une politique écologique des transports devraient également s’équilibrer sur un développement des transports en commun propres, et notamment leur base industrielle. Hors l’Union Européenne et ses directives ont par exemple poussé au sacage et aux démantellement du fleuron industriel français Alstom (lire nos enquêtes : dossier spécial Alstom )
« L’injonction de l’Union européenne de proposer uniquement des voitures électriques en 2035 a précipité la fermeture d’usines et la suppression de milliers d’emplois », dénonce la CGT Métaux, qui rappelle que « les constructeurs attendaient 25 % de parts de marché pour l’électrique en 2025, mais le score stagne à 15 % » Face à cette « casse industrielle », la CGT Métaux et la CGT Renault appellent à une mobilisation générale. « Il faut produire des voitures en fonction des besoins de la population, au plus près du lieu où elles seront vendues », insiste Denis Bréant, responsable automobile à la CGT Métaux. Les syndicats dénoncent aussi l’inaction des pouvoirs publics : « Depuis 2020, 40 000 emplois ont déjà disparu, et 75 000 autres sont menacés d’ici 2035. La transition électrique ne doit pas servir de prétexte à la destruction de l’industrie française »
Un avenir sombre …
Pour les ouvriers de l’industrie automobile et ses sous traitants y compris dans les services, l’horizon 2026 s’annonce noir. Les plans sociaux se multiplient (Valeo, Stellantis, Renault), et les centres de R&D, autrefois fleurons de l’innovation, voient leurs budgets fondre. « On assiste à une désindustrialisation accélérée, avec des délocalisations massives et une précarisation des emplois restants », alerte la CGT, qui réclame un plan d’urgence pour relocaliser la production et protéger les savoir-faire
… à moins de briser les chaines de l’Union Européenne
Mais en restant dans l’Union Européenne, il n’y aura pas de politique industrielle pour la France. Le régime Macron, avec le soutien du RN de Bardella Le Pen qui le maintien au pouvoir en poursuivant son ignoble duo, ne prévoit une production industrielle que dans le domaine de l’armemement pour soutenir l’effort d’expansion impérialiste de l’OTAN et plonger l’Europe et la France dans une troisième guerre mondiale. A l’inverse, le pays – dans lequel la spéculation des ultra riches profitant de la France pour leur loisir entre défilés hautes coutures à Paris, fiestas à Courchevel et Megève, villas à Arcachon et yatch sur la cote d’Azur, voit gonfler son secteur bancaire et financier et précariser des dizaines de millions de travailleurs condamnés à des petits boulots et des bas salaires.
Comme le réclame la CGT, c’est une politique de réindustrialisation qui est nécessaire, pour répondre aux besoins populaires de la Nation, de la France des travailleurs. Cela passe par une vraie et solide alternative populaire, l’alternative rouge et tricolore, faisant primer les besoins du pays et de sa classe des travailleurs contre les traités européens de dumping social, de dumping fiscal et de mise en concurrence des travailleurs. En un mot, par le Frexit progressiste et la nationalisation des moyens de production pour un grand pole public de l’industrie. Il s’agit là de mesures efficaces. Il faut pour cela avoir le courrage comme le font les militants du PRCF avec leur programme et leur action, de donner la priorité à la France des travailleurs, c’est à dire à la sortie de l’Union Européenne.
Observons qu’à l’inverse le RN FN de Le Pen Bardella, outre que c’est lui qui a fait élire deux fois Macron, c’est aussi le larron du régime Macron et des grands patrons du MEDEF. En effet entre la France des travailleurs et l’Europe supranationale des milliardaires, Jordan Bardella a rappelé ses priorités : ne surtout pas sortir de l’Union Européenne. Et comme le régime Mélonie en Italie, l’extrême droite prévoit de faire diversion par ses campagnes xénophobes divisant les ouvriers, fracturant la France, mais de s’inféoder servilement à Bruxelles et se soumettre aux ordres de l’Union Européenne des milliardaires.
JBC pour www.initiative-communiste.fr





