Pendant deux jours et demi, les 12, 13 et 14 novembre, une centaine de militants et d’amis du PRCF ont débattu dans un fraternel à Dourdan, dans l’Essonne, dans l’ancien siège national de l’association VVF, devenue Domaine du Normont, à quelques kilomètres du Moulin Saint-Arnoult où reposent Aragon et Elsa Triolet. 

Cette première nationale, marquée par la présence dynamique de la jeunesse, par la qualité des intervenants membres et non-membres du PRCF, était indispensable après deux années de difficultés à réunir l’organisation en présentiel du fait de la situation sanitaire. Mais surtout, il s’agissait de prolonger idéologiquement l’offensive politique du Pôle qu’a déjà signifiée la campagne politique menée depuis l’été autour de l’Alternative rouge et tricolore.

Directeur d’Initiative Communiste, Georges Gastaud a ouvert l’Université le vendredi soir en présence d’une délégation cubaine conduite par Giselle Perez Gomez, secrétaire politique à l’Ambassade de Cuba et de deux autres personnalités cubaines. Dans une ambiance de solidarité fraternelle, la jeune diplomate et membre du PCC a dénoncé le durcissement du blocus yanqui et les scandaleuses manœuvres des contras de Miami cherchant à créer de l’extérieur des incidents artificiels permettant de « justifier » l’aggravation du blocus, voire une intervention étatsunienne contre Cuba. Giselle a conclu sur l’idée que nul ne pourrait briser l’unité du peuple et du PC de Cuba : on l’a déjà vu en juillet dernier où le peuple cubain est massivement descendu dans la rue pour condamner les manœuvres de la contra.

Le message de solidarité délivré à l’Université Populaire du PRCF a été relayé par le ministère des affaires étrangères de Cuba

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Nos amis cubains ont vivement apprécié la déclaration commune de solidarité politique avec Cuba socialiste signée par le PRCF, la JRCF, l’ANC, le PCRF, le CISC et le RC (lire ici) pour contribuer à la riposte internationaliste à la journée provocatrice prévue par l’impérialisme US et ses relais de Miami le lundi 15 novembre 2021. Dans cet esprit de fraternité anti-impérialiste, les participants à l’UP auront ponctué les temps forts de l’Université populaire en chantant à pleine voix « On est là, on est là / Avec Cuba socialiste, on est là / Pour l’honneur des travailleurs et pour un monde meilleur, / Avec Cuba socialiste, on est là ! ».

Au fil des deux jours de et d’ateliers suivis de retrouvailles en plénière, toute une série de débats sur 

  •  l’internationalisme et l’anti-impérialisme (interventions distancielles de Tamara Kunanayakam et Jean-Pierre Page, ancien secrétaire international de la CGT, et la présence de militants allemands de la FDJ, ou celle de Bruno Guigue, en direct de La Réunion),
  •  féminisme et communisme, avec les interventions des cheminotes de la CGT de Versailles Melissa Dolo et Suzy Lemoine ;
  •  la lutte contre l’euro-fascisation (en présence de François Boulo, jeune avocat et figure de proue nationale des Gilets jaunes),
  •  la reconstruction du syndicalisme de lutte (avec Habib Hamdoud, militant CGT de Tourcoing, et Stéphane Sirot, historien du mouvement social),
  •  la Santé (avec Christophe Prudhomme, porte-parole des médecins urgentistes et militant CGT),
  •  l’école (avec Jean-François Dejours, professeur de philosophie et Pierre-Aimé Agnel, professeur de mathématiques et syndicaliste du SNES),
  •  la culture (avec le musicologue Dominique Pagani et le comédien Roger Leroy),
  •  l’économie politique, avec les éminents critiques de l’économie politique que sont Antoine Vatan et Frédéric Farah,
  •  les sciences sociales (participation de Jacques Pauwels, écrivain marxiste venu du Canada, et de Bruno Guigue),
  •  l’environnement (avec Guillaume Suing, chercheur en biologie et militant du RC),
  •  la jeunesse (avec la participation de Yannis Dumont, responsable du Syndicat des étudiants, lycéens et apprentis (SELA)),
  •  la résistance linguistique (avec Matthieu Varnier, secrétaire général de CO.U.R.R.I.E.L.).
  •  la défense de la République (avec Sacha Mokritzky, fondateur de la revue Reconstruire, et Gwenaëla Caprani, du Collectif Citoyens Souverains),

et bien entendu, les animateurs des commissions nationales de du PRCF et des JRCF (qui nous pardonneront de ne pas tous les citer : priorité aux hôtes !), ont montré à la fois la capacité du PRCF à dialoguer et leur aptitude à proposer leurs solutions originales sur la plupart des sujets.

Impossible ici de détailler ces riches débats: des vidéos réalisées sur la plupart des sujets et un certain nombre de textes seront prochainement mis à la disposition de ceux que ces questions intéressent. A signaler notamment les interventions très applaudies des cheminotes syndicalistes, dont l’une a d’ailleurs adhéré au PRCF durant la manifestation.

Par ailleurs, le samedi soir, la comédienne Rafaële Arditti a fait plier de rire les spectateurs avec son « Offshore Circus, l’évasion fiscale pour les nuls », ridiculisant le « business globish » de la mondialisation capitaliste.

En permanence furent aussi proposés les livres des éditions Delga et toute la panoplie impressionnante de tracts, d’autocollants, d’affiches et de revues édités par le PRCF, les JRCF et le Comité internationaliste pour la solidarité de classe.

Les participants espèrent ardemment se retrouver l’an prochain avec une Université populaire encore plus riche et en prise sur les luttes nationales et internationales.

Ils ont ovationné par ailleurs Léon Landini, le président du PRCF, qui les a salués par visioconférence,

et ont salué debout les responsables de l’organisation, au premier rang desquels nos camarades Mylène, Damien et Didier.

Hommage était par ailleurs rendu au fil des évènements à nos vétérans Pierre Pranchère et Jean-Pierre Hemmen, ainsi qu’à nos grands disparus Henri Alleg, Simone Vachon, Désiré Marle et Bernard Parquet, ancien directeur de l’école centrale du PCF, qui fut longtemps l’animateur des stages nationaux du PRCF.

Nouveau secrétaire national du PRCF, Fadi Kassem a conclu cette première UP en rappelant le primat absolu du de terrain et en invitant les participants à privilégier la diffusion large d’I.C. nouvelle formule. Les travaux se sont achevés comme il se doit par une vibrante Marseillaise suivie de l’Internationale.

A aussi été projeté aux participants l’émouvant film de Mourad Lafitte, Henri Krasucki, une jeunesse parisienne en Résistance.

Un vrai succès qui ne saurait constituer une exception et qui en appellera d’autres !

L’Université Populaire 2021: reportage photos

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