Avec FADI KASSEM et le PRCF, PORTONS L’ALTERNATIVE ROUGE ET TRICOLORE – Communiqué n°48 – 16 janvier 2022

Pour que le français redevienne pleinement la langue commune unique de la République, pour que la gauche cesse de confondre la colonisation par le « Business Globish » et par « créolisation » de la France, avec Fadi KASSEM, portons l’Alternative Rouge et Tricolore !

Samedi 15 janvier 2022 était célébré à Paris, place Molière, le 400e anniversaire de la naissance de Jean-Baptiste Poquelin, sous l’impulsion de l’association CO.U.R.R.I.E.L., présidée par Léon Landini et dirigée par Georges Gastaud. Le Pôle de Renaissance communiste en France (PRCF) soutenait ce rassemblement en faveur de la « langue de Molière » d’autant plus indispensable que sa défense proprement vitale est un élément central de la lutte contre le délabrement organisé du pays, à commencer par l’euro-démantèlement de l’Éducation de moins en moins « nationale » contre lequel ont défilé des dizaines de milliers de professeurs en colère jeudi 13 janvier (et pas uniquement pour des questions de protocole sanitaire) et qui, loin d’être calmés par les quelques annoncées mesurettes par un Blanquer totalement aux abois et discrédité, continueront leur lutte lors de l’appel interprofessionnel du 27 janvier.

En effet, de nombreuses enquêtes montrent la maîtrise de plus en plus déficiente, si ce n’est l’absence de maîtrise, de la langue française, au point que la moitié des élèves de 6e peinent à lire un texte à voix haute. Pire : selon une enquête Ipsos pour le projet Voltaire, 76% des entreprises interrogées seraient confrontées  à des carences dans la maîtrise du français de leurs salariés (et sans doute aussi, de leurs patrons !)  et 80 % des employeurs envisagent de recaler une candidature à une promotion si le salarié maîtrise mal la langue française. Et le problème ne saurait être réduit à la simpliste (bien que réelle) explication liée à l’usage frénétique des réseaux anti– et asociaux.

D’une part, il faut signaler la baisse quantitative du nombre d’heures consacrées à l’apprentissage du français : en additionnant primaire et collège, un élève a perdu au minimum 522 heures de cours de français sur l’ensemble de sa scolarité depuis la fin des années 1970. D’autre part, les soi-disant « progrès » pour lutter contre les inégalités sur la base, par exemple, de l’écriture inclusive ont masqué la réalité des véritables inégalités liées à une attaque en règle contre les savoirs et les contenus disciplinaires, débouchant parfois sur la remise en cause radicale de l’apprentissage indispensable des règles fondamentales de syntaxe, de grammaire, de conjugaison, etc., et plus globalement, d’une langue, le français, qui est implicitement présentée aux enfants et aux adolescents comme une langue ringarde que devrait tôt ou tard remplacer (et que remplace déjà dans nombre d’enseignements et autres « DNL ») la vraie langue de prestige: l’anglo-américain de l’euro-mondialisation capitaliste.

Or les conséquences sont catastrophiques pour l’avenir même de la France et de la République une et indivisible. En effet, comment faire France commune lorsque la Macronie, aidée par l’extrême droite nationaliste et les faux « Républicains », « socialistes » et « écologistes » (et même de députés PCF !), désétablit progressivement la langue française de son statut de langue commune unique de la République à travers la scélérate loi Molac obligeant les communes à financer les frais de scolarité des écoles privées enseignant en bilingue, voire en immersif et en traitant le français comme une langue étrangère ? Une Macronie qui, fière de s’exprimer en globish à toute occasion (« One planet summit », « Choose France », « Make our planet great again! »), favorise l’euro-dislocation de la France au nom du « pacte girondin » et du « saut fédéral européen », en inscrivant le « droit à la différenciation des territoires » et en servant ainsi la soupe à des euro-régionalismes séparatistes et souvent ethno-racialistes. Rien à voir avec l’enseignement très légitime des langues régionales, ce patrimoine indivis de la nation tout entière, avec les moyens afférents nécessaires, dans le cadre de l’Éducation nationale…

La vraie menace pesant sur la langue française ne réside pas dans les fantasmes des réactionnaires Zemmour-Le Pen, fustigeant une langue arabe qui a toute sa place dans l’École de la République une et indivisible au même titre que d’autres langues étrangères et régionales, sans parler de l’enseignement de plus en plus marginalisé par l’Éducation nationale de l’allemand, de l’italien, du russe, voire de l’espagnol, ni de sa fermeture persistante à l’enseignement de cette langue indispensable qu’est devenu le chinois. La menace sur le français, et sur la Francophonie internationale abandonnée, voire suicidée par la Macronie, réside dans l’hégémonie du tout-anglais, un globish vanté comme « langue des affaires » par l’ancien président du MEDEF, le baron Seillière, et qui débouche sur une véritable colonisation des institutions européistes – sans que cela émeuve l’extrême droite euro-atlantique et servile valet des forces du Capital transnational –, dans les panneaux publicitaires, dans l’ordre juridique mondial, avec des conséquences désastreuses en matière de droits sociaux, de libertés publiques, de diversité culturelle indispensable à la culture humaine, et, de plus en plus, de basculement du travail à un tout-anglais ravageur qui formalisera l’érection d’un marché du travail transatlantique exacerbant la concurrence sauvage entre les peuples et entre les travailleurs.

Voilà pourquoi le PRCF et son secrétaire national Fadi Kassem mènent la campagne pour une Alternative Rouge et Tricolore en 2022, la seule en mesure de rétablir le français comme langue commune unique de la République une et indivisible. Car comme le disait l’abbé Grégoire en juin 1794 : « la connaissance et l’usage de la langue nationale importent à la conservation de la liberté, aux vrais principes républicains » ; et d’ajouter : « l’ignorance de la langue compromettrait le bonheur social ou détruirait l’égalité ». Inutile de compter sur l’extrême droite réactionnaire, ni les « Young Leaders » Macron, Pécresse (prix de la carpette anglaise en 2008), Montebourg (chantre inconséquent du « made in France ») et autres pseudo « socialistes » et « écologistes » jugeant le français « ringard » et privilégiant le globish jusque dans leur communication ; ni sur le candidat PCF Fabien Roussel – selon qui « PCF is back » ! Sans parler de Jean-Luc Mélenchon qui, tournant le dos au programme linguistique pro-francophone de l’Union populaire et confondant colonisation et créolisation, croit voir dans l’invasion des panneaux en anglais le résultat d’une créolisation heureuse (!). Car ce n’est qu’à travers une souveraineté nationale et populaire reconquise, impliquant donc la sortie par la porte à gauche de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme globishisé, qu’il sera possible de sauver la langue française en voie de relégation et de réaffirmer le rôle central de la langue française.