Le principal séparatisme en France, c’est celui de Macron et de l’oligarchie financière qu’il représente !

  • Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF
  • Fadi Kassem, secrétaire adjoint du PRCF
  • Rachida El fékaïr, membre du secrétariat national du PRCF

Avec son déplacement lourdement médiatisé à Mulhouse, Macron entend faire coup double : d’une part, faire diversion à la fronde sociale, qui perdure ouvertement sur les retraites comme l’ensemble des questions sociales ; d’autre part chasser une fois de plus – lui, le prétendu « rempart à l’extrême droite » ! – sur les terres xénophobes du RN et des LR. En utilisant – sciemment et à dessein – l’expression de « séparatisme islamiste », le prétendu « Président de la  » a décidé que le terme de « séparatisme » devait s’appliquer au seul … et pose ainsi les jalons pour la future campagne présidentielle de 2022 pour se retrouver de nouveau face au prétendu « Rassemblement national » au second tour.

La c’est la séparation de l’État de TOUS les cultes

Une nouvelle fois, derrière le discours de Macron, ce sont les Français de religion ou de tradition musulmane qui ont exclusivement ciblés par le prétendu « président de tous les Français ». De nouveau, celui-ci n’allègue la « laïcité » et la « république indivisible » que pour stigmatiser les uns et flatter les autres. Rappelons que ce même Macron…

  • est allé à Rome se faire introniser « chanoine du Latran » par le Pape ;
  •  ne voit aucune difficulté à financer sur les deniers publics les cultes catholique, juif et protestant en Alsace-Moselle, où s’applique le régime du concordat et non la laïcité ;
  •  assiste à tous les repas annuels du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) ;
  •  a même pris la parole ès qualités, de manière anticonstitutionnelle, devant le Synode des évêques pour annoncer sa volonté de « réparer la relation abîmée entre l’État et l’Église ».

Or la laïcité, c’est la séparation de l’État et de TOUS les cultes car « la République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte » (article II de la loi laïque de 1905). Pas d’ingérence d’États étrangers dans nos affaires intérieures sous prétexte de culte, évidemment ! Mais symétriquement, pas d’ingérence de l’État prétendument républicain dans l’organisation interne du culte, qu’il soit musulman, juif ou autre : comme disait Victor Hugo, « l’État chez lui, l’Église chez elle », alors que Macron voudrait ouvertement, comme Sarkozy et Valls avant lui… former des imams, comme si c’était là le travail d’une république « laïque » !

Combattre tous les identitarismes pour mettre hors d’état de nuire tous les séparatismes

Pour mettre hors d’état de nuire TOUS les séparatismes, il faut combattre TOUS les identitarismes, ethniques, linguistiques, religieux, régionaux ET oligarchiques, qui menacent l’unité, l’indivisibilité et la laïcité de la République. Ne comptons surtout pas sur Macron qui souhaite « réparer » le « lien abîmé » avec l’Église ! Et faisons bloc face aux forces portant atteinte à ces principes, à savoir :

  • Bien entendu, les fanatismes « religieux » (de fait, également politiques), que ce soient les islamistes, mais aussi les intégristes catholiques (Sens commun, Valeurs actuelles) et juifs (comment ne pas citer la Ligue de défense juive et le Betar !) ;
  • Mais également, l’extrême droite fascisante et la droite conservatrice qui, de Le Pen à Wauquiez, de Dupont-Aignan à Philippot, sous couvert de laïcité, attaquent essentiellement l’ ;
  • Les régionalistes et indépendantistes flirtant allègrement avec les forces d’extrême droite, comme en Alsace – où le drapeau alsacien a été hissé au sommet de la cathédrale de Strasbourg le 11 novembre 2018 ! – ou en Bretagne ;
  • La « gauche » racialiste promouvant le , essentiellement au sein du Parti des indigènes de la République (PIR) et qui accepte l’organisation de « camps décoloniaux » interdits aux « Blancs » ;
  • Enfin, les faux « laïques de gauche » comme le « Printemps républicain » qui, sous couvert de « défense de la laïcité », ciblent exclusivement l’islam, sans jamais lier la question de la laïcité aux luttes sociales et aux combats en faveur de l’indépendance et de la souveraineté nationale et populaire.

En outre, il faut sans faiblesse mettre hors d’état de nuire le terrorisme, qu’il soit islamiste ou autre, et cela sans jamais confondre les desperados fanatiques, qui sont une minorité, et l’immense majorité des travailleurs de confession musulmane qui ne demandent qu’à vivre en paix et qui continuent d’être objectivement victimes de toutes sortes de discriminations racistes. Cette entreprise de lutte contre le terrorisme serait d’autant plus efficace si nos gouvernements atlantistes successifs n’avaient pas inlassablement attaqué et déstabilisé des pays arabes de tradition laïque comme la Syrie, n’avaient pas flirté en permanence avec le criminel d’État Netanyahou – qui a fait adopter la loi affirmant qu’Israël est « l’État-nation du peuple juif », transformant ainsi les non-juifs en citoyens de seconde zone –, ne faisaient pas de juteuses affaires avec les pétromonarchies intégristes de la péninsule arabique, Arabie saoudite wahhabite et Qatar en tête – alors que ces pays diffusent leur vision réactionnaire de l’islam en finançant les lieux de culte musulmans en France… –, et n’avaient pas encensé et financé de vils égorgeurs djihadistes initialement présentés par l’impérialisme comme des « combattants de la liberté », de l’Afghanistan à la Libye en passant par la Syrie…

Macron le démolisseur de la République Française

Mais surtout, comment Macron peut-il, sans pâlir de honte, parler de lutte contre le séparatisme et pour la « république indivisible » lui qui…

Avec son «  », démolit jour après jour l’unité territoriale de la Nation en introduisant le « droit à la différenciation » (voilà ce qu’est le séparatisme, Monsieur Macron !) des territoires dans l’article 1 de la Constitution le 12 juillet 2018 – mettant ainsi fin au principe de la « République une et indivisible héritée de la Révolution française –, en substituant les euro-régions éventuellement transfrontalières (« euro-département » de Moselle, « collectivité européenne d’Alsace » de plus en plus tournée vers la Rhénanie – avec la bénédiction de Paris –, Grand Annecy accroché au « Grand Genève », etc.), en mettant en place une « collectivité unique de Corse » malgré le vote contraire des Corses, en s’affichant dans certaines régions comme la Bretagne avec des groupes régionalistes faisant plus que flirter avec le séparatisme, etc.

Avec son appui ouvert à la Charte européenne des langues régionales et minoritaires, détruit le statut du français comme langue commune de la République, en conférant des privilèges administratifs et scolaires particuliers à de prétendus « groupes de locuteurs »

Avec les réformes Blanquer et Vidal, détruit le bac et les diplômes nationaux, bases des conventions collectives, au profit de Parcoursup, du contrôle continu local et de la concurrence sauvage entre universités et entre lycées publics

Avec ses contre-réformes du salariat (érosion du statut national des fonctionnaires, fin du statut des cheminots, destruction du Code du travail à coups de loi Macron et El Khomri, casse de la Sécurité sociale et des retraites par répartition), démolit le cadre national protecteur pour les salariés construit par les ministres communistes de 1945

Avec ses privatisations, ses délocalisations, ses euro-fusions industrielles (PSA, Alsthom, etc.), mais aussi son CETA et bientôt, le grand retour du TAFTA de sinistre mémoire, démolit ce qui subsiste du « produire en France » industriel et  agricole : ce qui transforme des millions de fils et de filles d’ouvriers et de paysans en déclassés dans leur propre pays !

Avec son tout-anglais envahissant, déclasse et relègue le français, premier service public de France, tout en interdisant les enseignements en langues étrangères des primo-arrivants : il faudrait au contraire enseigner davantage le français ET les langues des immigrations de travail si l’on voulait intégrer tous les citoyens à une véritable République laïque et fraternelle, sociale et démocratique, une et indivisible… et faire aimer notre langue au lieu de l’imposer de manière humiliante et inefficace à des enfants qui n’en comprennent pas un mot !

Avec sa « souveraineté européenne », son « armée européenne », et tout dernièrement le remplacement de la ci-devant « École NATIONALE d’Administration » par une « École d’Administration Publique » qui annonce très fort le passage à un État européen supranational en gestation, démolit l’ancrage civique des citoyens dans la communauté nationale

Macron premier ferment du séparatisme

Non seulement on ne peut se fier à Macron pour combattre le « séparatisme », mais il est lui-même le premier ferment de séparatisme dans ce pays, tant ce président des hyper-riches divise la nation issue de la Révolution jacobine et du CNR, tant il symbolise, par son arrogance de classe, sa politique anti-ouvrière, son acharnement contre la Fonction publique et son allégeance sans limite au CAC-40, la « violence des riches » et le séparatisme social des privilégiés qui « veulent se séparer de la République et ne plus en respecter les lois » (comme le dit si bien Macron). Lesquels se regroupent dans des « gated communities » – ces résidences fermées inspirées du modèle anglo-saxon et qui témoignent d’une véritable sécession avec le reste de la société –, planquent leur fortune à l’étranger et affichent leur mépris de classe et leur auto-phobie nationale à l’encontre de ce peuple français regrettablement frondeur et plein de « gens de rien », syndicalistes, travailleurs et autres gilets jaunes tout juste bons à gazer et à servir de cibles aux LBD de la « police républicaine »…

Éradiquer tous les séparatismes (ethniques, religieux, linguistiques, régionalistes… ET oligarchiques) et tous les terrorismes pseudo-religieux, mille fois oui ! Mais certainement pas AVEC Macron et ses pareils, les pires ennemis qui soient de l’héritage républicain de notre pays qu’ils détruisent tous les jours un peu plus. Et au contraire, SANS lui, CONTRE lui, et AVEC tous les travailleurs croyants ou non, pratiquants ou non, nés en France ou à l’étranger, qui ont intérêt non à de sanglantes guerres civiles ethnico-religieuses, mais à un véritable « tous ensemble » pour une république d’autant plus une et indivisible qu’elle se sera débarrassée du principal séparatisme destructeur… celui de l’oligarchie capitaliste.

Commentaire de lecteur “Le principal séparatisme en France, c’est celui de Macron et de l’oligarchie financière qu’il représente !

  1. 3 mars 2020 at 11:14

    D accord avec cette analyse toutefois pour ce qui concerne le financement des religions , hélas, le concordat concernant le financement par l etat des religions catholique, protestante orthodoxe et israélite est toujours en vigueur pour l ALSACE LORRAINE