Buzyn avoue tout : l’immense mascarade face au coronavirus #vidéo #covid-19

, secrétaire national adjoint du PRCF

Ce mardi 17 mars 2020 constituera peut-être le début de l’effondrement pour le pouvoir macroniste. Dans un entretien explosif réalisé par Le Monde, Agnès Buzyn, l’ancienne ministre de la Santé et candidate déchue aux élections municipales à Paris, a lâché une véritable bombe au sujet du comportement inconséquent, irresponsable et dangereux pour la vie des citoyen(ne)s et des travailleurs étrangers.

En effet, l’ancienne ministre explique : « Quand j’ai quitté le ministère, je pleurais parce que je savais que la vague du tsunami était devant nous. Je suis partie en sachant que les élections n’auraient pas lieu ». Et d’ajouter sur le déroulé de sa campagne municipale : « Depuis le début je ne pensais qu’à une seule chose : au . On aurait dû tout arrêter, c’était une mascarade. La dernière semaine a été un cauchemar. J’avais peur à chaque meeting. J’ai vécu cette campagne de manière dissociée. » Mais au-delà, Agnès Buzyn met directement en cause Emmanuel Macron – qui, rappelons-le, insistait pour que « la vie continue » le 6 mars 2020 et qui certifiait que les élections municipales pouvaient se dérouler sans problème le jour même du vote le 15 mars… – et Édouard Philippe : « Le 11 janvier, j’ai envoyé un message au président sur la situation » – « président » qui, le 6 mars 2020, s’encanaillait au théâtre et affirmait fier-à-bras et avec une infantile inconséquence : « Il ne faut pas, sauf pour les populations fragiles, modifier les habitudes de sortie » ; puis d’assurer auprès du Premier ministre le 30 janvier dernier que « les élections ne pourraient sans doute pas se tenir ».

Règlement de comptes ? Si seulement cela pouvait être le cas… Mais voilà : l’ancienne ministre reconnaît elle-même sa part de responsabilité lorsqu’elle a dû choisir entre sa mission pour lutter contre le coronavirus et la candidature à la mairie de Paris : « Je recevais des milliers de textos me disant : ‘Il n’y a que toi…’ Je me suis dit que je n’allais pas laisser La République en marche dans la difficulté… Paris est un beau mandat. J’ai appelé moi-même le président pour lui dire que j’y allais ». Et de prédire qu’il y aura des « milliers de morts ».

De deux choses l’une : ou bien Le Monde, relayé par le Huffington Post, Ouest-France, etc., en ce mardi 17 mars dans l’après-midi, sont des journaux « conspirationnistes », « complotistes », « désinformateurs », etc., et dans ce cas l’ancienne ministre devra rapidement se justifier, tout en ayant conscience qu’elle se serait discréditée personnellement. Ou bien tout ceci est vrai, et dans ce cas Madame Buzyn confirme tout ce que ne cesse de marteler le PRCF depuis le soir du premier tour de l’élection présidentielle le 23 avril 2017, à savoir que Macron est non seulement illégitime, mais aussi vecteur de la fascisation et, plus que jamais, dangereux pour la vie des citoyen(ne)s et travailleurs étrangers.

Ne doutons pas que la majorité , VRP caricaturale et fanatique du « Nouveau Monde », porte une immense responsabilité dans la crise sanitaire que connaît la France du fait de son incapacité à prévoir quoi que ce soit ; or gouverner, c’est prévoir. Obnubilé par la seule volonté d’appliquer les critères de Maastricht et la « concurrence libre et non faussée » à l’ensemble des services publics – à commencer par les structures hospitalières –, au point de privilégier l’adoption de la contre-réforme des retraites (qui était encore le sujet central pour le gouvernement il y a moins de 10 jours !) par le biais de l’article 49-3, européiste zélé promouvant le « pacte girondin » et le « saut fédéral européen » afin de mettre en place une utopique – et même pathétique dans le cadre de la crise sanitaire actuelle – « souveraineté européenne », défenseur acharné de la « libre entreprise » et de la « start-up nation », chantre béat de la « mondialisation heureuse », Macron n’est que le digne successeur de tous ces technocrates, industriels et banquiers de l’entre-deux-guerres qui assassinèrent la Troisième République, portèrent Pétain au pouvoir et s’engagèrent massivement dans la Collaboration, la « loi du profit » prévalant sur toute considération “non rentable”.

Avec ces aveux édifiants, Buzyn met à nu, une nouvelle fois, la réalité du pouvoir capitaliste, européiste et atlantiste. Face au camp de la mort que représentent Macron/Philippe et leurs laquais, le MEDEF et l’UE, pour en finir avec l’euro-fascisation assimilant le au nazisme, l’euro-destruction des conquêtes sociales et démocratiques, l’euro-destruction de la France et de la République, il est VITAL de sortir de l’euro, de l’UE, de l’OTAN ET du capitalisme exterministe qui détruit l’environnement, la santé, les conquêtes sociales et démocratiques… et tout simplement la vie humaine.

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