Avant même la pandémie de covid-19, les hôpitaux publics étaient au bord de l’explosion, les soignants à la rupture. Écrasés par 30 ans d’euro-austérité avec pour résultats des fermetures massives de lits et d’hôpitaux, la suppression massive des emplois de soignants, la dévalorisation de leur rémunération, la dégradation des conditions de travail et de soins.

Évidemment, la surcharge de patients à prendre en charge en raison du covid-19 a dramatiquement accru la pression. Mais ce n’est pas la cause des difficultés de l’hôpital public, et des conditions d’exercice qui chassent chaque jour des soignants passionnés et dévoués des couloirs de nos hôpitaux publics. Les 63 ordres donnés en quelques années à travers l’Union Européenne par le patronat de réduire les dépenses publiques pour les hôpitaux publics sont bien la cause. Une même politique suivie de concert par les Chirac, Juppé, Jospin, Sarkozy-Darcos-Castex-Bertrand, Hollande-Macron, et désormais Macron-Véran. C’est qu’il s’agit ainsi de faire exploser et la sécurité sociale et l’hôpital public pour accélérer la marchandisation de la santé et le versement de ce besoin fondamental de l’Humanité dans le domaine du « marché » c’est-à-dire de l’exploitation des soignants pour faire du profits sur les malades et leurs familles.

À lire : les bulletins anticorps de la commission santé du PRCF

Face à la pandémie, le régime Macron-UE-MEDEF a répondu soi- disant par  le « quoi qu’il en coûte » : c’est-à-dire qu’il a fait les poches des travailleurs pour remplir les coffres des multinationales. Plus de 600 milliards d’euros versés pour soigner les capitalistes et leur crise systémique. Préserver les dividendes en bourses, garantir l’augmentation continue de la fortune des milliardaires. Et toujours pas un sou pour l’hôpital public. Illustrant le slogan de classe que les militants du PRCF ont l’habitude de cingler dans les manifestations : « il y a toujours des milliards pour les actionnaires, et pas un rond pour les infirmières ». En réalité le régime Macron, emmené par le technocrate Castex fer de lance des contre- réformes de l’hôpital notamment la T2A, derrière les agitations du pitoyable Véran, a réussi le tour de force de fermer des milliers de lits d’hôpitaux en 2021, en plein cœur d’une vaste épidémie !

« il y a toujours des milliards pour les actionnaires, et pas un rond pour les infirmières ».

Ce 11 janvier, l’ensemble de l’intersyndicale des professions de santé appelle à une journée nationale d’action. Avec au cœur des revendications principales :

  • Former et embaucher massivement des professionnel.le.s !
  • Ouvrir des lits, des services et des établissements !
  • Augmenter significativement les salaires pour toutes et tous !
  • Travailler moins : 32 h , et une retraite anticipée pour nos métiers pénibles, pour travailler mieux et pour des emplois pour toutes et tous !
  • Un système de santé et de protection sociale avec des moyens pour répondre aux besoins de toutes et tous, accessible et dans la proximité !

Une mobilisation à soutenir de toute urgence !

Retrouvez le dossier spécial santé d’IC, cliquez ici

La manifestation à Paris :

13h00 : rassemblement devant Cochin/Port Royal .
13h30 : départ de la manifestation en direction de Varennes.
Une demande d’audience unitaire sera faite au président de la République et au Premier ministre.

11 janvier – L’appel de l’intersyndicale

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La carte des fermetures d’hôpitaux et de lits

Dossier spécial : les tracts de la CGT Santé, à lire et faire lire

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JBC pour www.initiative-communiste.fr