Info luttes – Que les syndicalistes de classe renouent avec le combat de la grande CGT de Benoît Frachon et Henri Krasucki ! n° 34 – août 2019

Face à la poursuite du démantèlement de notre modèle par l’UE, le FMI, la Cour des Comptes et le MEDEF, avec Philippe et Castaner comme exécuteurs des hautes œuvres de Macron , il y a urgence en cette rentrée 2019/2020 à ce que les syndicalistes de lutte renouent avec le combat de la grande de Benoît Frachon et Henri Krasucki et mobilisent les travailleurs aux côtés des gilets jaunes qui en cette période estivale n’ont pas baissé la garde.

Dans cette bataille pour sortir la France des griffes de cette Europe supranationale du capital, les communistes du PRCF seront toujours du côté des travailleurs et des gilets jaunes, qui depuis des mois ont ouvert une brèche dans la politique antisociale menée par Macron.

Pour aller plus loin dans la bataille contre le capitalisme et l’acharnement antisocial, antidémocratique et antinational du monarque Macron, le PRCF propose aux organisations antifascistes, patriotiques, progressistes et écologistes de construire ensemble un Front uni pour que la France sorte de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et du capitalisme afin de pouvoir enfin retrouver des Jours heureux.

Jo Hernandez Commission luttes du PRCF

“Ceux qui vivent sont ceux qui luttent” : retour sur des mobilisations en cours

A – Grève chez Transavia France : impact limité sur le trafic aérien

Source : correspondant prcf

Les hôtesses et stewards ont été appelés par la CGT à faire grève du vendredi 16 au dimanche soir 18 août , pour dénoncer “une gestion humaine et matérielle catastrophique” dans l’entreprise. Parmi ses revendications, le dénonce un recours trop important à l’affrètement d’avions, source de coûts accrus et qui est dû selon lui à “l’incompétence” de la direction.

B – Gare de Mantes-la-Jolie : “on s’est mis en grève car la direction ignore nos souffrances au travail”.

Source : Révolution permanente – 15/08/2019

À la gare de Mantes-la-Jolie, les agents départ se sont mis en grève. Ils dénoncent les pressions et les souffrances liées à la nouvelle organisation du travail, dont la suppression de la procédure de départ des trains qui est au cœur de leur métier.

C – Chez Transavia, les pilotes aussi appellent à la grève

Source : Libération du 19/08/2019 – par Franck Bouaziz

Les ennuis volent décidément en escadrille pour la compagnie aérienne française Transavia. Après les hôtesses et les stewards, qui se sont mobilisés ce week-end pour dénoncer leurs conditions de travail, les pilotes leur emboîtent le pas. Une partie d’entre eux, affiliés à la CFDT, viennent de déposer un préavis de grève pour la période du 1er septembre au 15 octobre. Ils réclament un renforcement de leurs effectifs et un développement de la compagnie«sans aucune restriction».

des luttes et :

1 – Travail dominical : jusqu’où Casino ira-il ?

Source: Fédération CGT du commerce – 08/08/2019

À partir du 25 août, l’enseigne Casino va ouvrir l’hypermarché Géant à Angers le dimanche après-midi sans personnel, hormis une animatrice de caisse et trois agents de sécurité issus d’une société extérieure, afin d’assurer l’accueil clientèle et la sécurité.

Il s’agit d’un nouveau contournement de la réglementation relative au travail dominical qui va entraîner une généralisation de ces ouvertures dominicales, y compris dans les autres enseignes de la grande distribution et des commerces en général.

Notre Fédération dénonce ce non-respect, encore une fois, du repos dominical et s’insurge contre cette façon de contourner la loi pour garder les hypermarchés ouverts le dimanche après-midi.

Car ce sont à terme des milliers d’emplois qui sont en jeux !

Depuis quelques années, le Groupe Casino a drastiquement baissé de 35 % les effectifs de ses magasins et entrepôts, tout en continuant à bénéficier des aides publiques.

Notre Fédération mettra tout en œuvre pour conserver un jour de repos commun à l’ensemble des salarié.e.s du secteur de la grande distribution, qui est le dimanche.

Notre Fédération continue de lutter pour le maintien des emplois dans ce secteur.

2 -Urgences : Les médecins rejoignent la protestation

Source : L’Humanité – 12/08/2019 – par Lola Ruscio

L’Association des médecins urgentistes de France réclame une amélioration des primes pour lutter contre la fuite des internes vers le privé ou l’intérim.

Les médecins font entendre leur voix. Dans un contexte social tendu, en pleine période estivale marquée par la grève des paramédicaux, l’Association des médecins urgentistes de France (Amuf) a exigé, vendredi, une hausse de l’indemnité de garde à hauteur de 480 euros, contre 265 euros aujourd’hui. L’Amuf demande également le versement systématique d’une prime octroyée aux praticiens qui exercent dans plusieurs établissements.

« Ces mesures permettraient d’aligner le montant des rémunérations des praticiens qui effectuent du temps de travail additionnel sur le montant moyen des salaires en – intérim », explique l’association dans un communiqué. Pour les urgentistes, « la situation est devenue aujourd’hui catastrophique », affirme l’Amuf, ajoutant que « de nombreux collègues démissionnent pour partir dans le privé, diminuent leur temps de travail pour échapper au rythme infernal ».

La pénurie de praticiens s’intensifie – pendant l’été, avec le départ en vacances des titulaires. Certains ne sont pas remplacés. Au service d’urgences d’accueil du centre hospitalier de Moulins (Allier), la situation a été particulièrement tendue vendredi dernier. Comme l’explique le docteur Thomas Dupuy, en grève, « en jour- née, nous n’avions que deux médecins au lieu de quatre pour assurer l’accueil des urgences graves, c’est- à-dire nécessitant une hospitalisation ». « Avec une seule équipe de service mobile d’urgence et de réanimation (Smur), poursuit-il, au lieu de deux habituellement, il y a une mise en danger de la population pour les urgences vitales extra-hospitalières. En temps normal, nous sommes en sous-effectif d’urgentistes de 50 %. Avec les congés, on tombe à 25 % de l’effectif. »

Un Smur mis à l’arrêt, faute de praticiens.

Le week-end dernier, le centre hospitalier de Mantes-la-Jolie (Yvelines) a mis à l’arrêt un Smur. « C’est à cause du manque de médecins, a expliqué Cécile Dumoulin, conseillère départementale (LR) et présidente du conseil de surveillance du centre hospitalier de Mantes. En raison de cette situation, l’établissement ne parvient pas à mettre en place des équipes pour le Samu, car, en plus, les médecins qui sont en vacances ne sont pas obligatoirement remplacés. » Selon Valérie Gaillard, directrice déléguée de l’hôpital de Mantes-la-Jolie, « cette situation n’est pas nouvelle : c’était le cas l’été dernier, l’été d’avant et encore celui d’avant, rappelle-t-elle. Il existe des problèmes similaires dans d’autres établissements des Yvelines ». Le mouvement touche désormais 217 services en France.

Face à l’urgence sociale, les médecins urgentistes n’excluent pas de faire grève. Ils pourraient rejoindre leurs collègues paramédicaux mobilisés depuis mi-mars. Parti de Paris, le mouvement s’est répandu comme une tache d’huile dans 217 services en France, selon le collectif de soignants Inter-Urgences. Ce, alors que la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, avait annoncé 70 millions d’euros pour financer une prime de risque et faciliter les embauches dans les services en tension cet été. Sur ces 70 millions d’euros, 15 millions devaient servir aux établissements pour recruter du personnel paramédical.

Mais « sur la question des enveloppes fléchées, nous nous demandons toujours quels renforts estivaux ont été pourvus », a pointé le collectif Inter-Urgences, composé d’infirmières et d’aides-soignants, la plupart non syndiqués. « Les dysfonctionnements organisationnels restent nombreux et peu propices à l’apaisement, tan- dis que les arrêts maladie pour épuisement professionnel continuent de tomber », lit-on dans son communiqué. Sur leur revendication phare, la réouverture de lits d’hospitalisation, les personnels soignants n’ont tou- jours pas obtenu gain de cause. Pour maintenir la pression, ils organisent une assemblée générale à Paris, le 10 septembre. La CGT, elle, appelle à manifester le lendemain partout en France. ■

3 – Hôpital : le mouvement de grève des urgentistes ne faiblit pas

Source : Les Échos du 13/08/2019 par Tifenn Clinkemaillie

La contestation touche plus de 200 services, soit deux fois plus qu’à la mi-juin.La mobilisation reste très forte malgré les mesures du ministère de la Santé.

Au cœur de l’été, la grève des urgences ne mollit pas. Quatre mois et demi après le début du mouvement, 217 services sont mobilisés selon le collectif Inter-Urgences. Deux fois plus que mi-juin. Plus d’un tiers des hôpitaux sont désormais touchés.

Les mesures annoncées en juin par Agnès Buzyn, la ministre de la Santé, n’ont pas eu l’effet escompté : censées soulager des services engorgés, les grévistes jugent qu’elles ne correspondent pas à leurs attentes. Le collectif Inter-Urgences, qui coordonne la grève depuis Paris, organise une assemblée générale le 10 septembre. La CGT appelle à la mobilisation générale le lendemain. « Les annonces de la ministre de la Santé n’ont fait qu’augmenter la colère sur le terrain », affirme Candice Lafarge, aide-soignante et porte-parole du collectif Inter-Urgences. « On entend maintenir la pression, augmenter le rapport de force et faire converger les luttes », détaille-t-elle. Depuis le dé- but du mouvement, les paramédicaux en grève demandent une revalorisation salariale à hauteur de 300 euros par mois, la création immédiate de 10.000 emplois et la fin des fermetures de lits.

Revendications salariales et créations de postes.
Pour l’association des médecins urgentistes de France (Amuf), la situation « est devenue aujourd’hui catastrophique ». Ils réclament l’augmentation de 265 euros à 480 euros par mois de l’indemnité pour les gardes effectuées en heures supplémentaires et l’octroi systématique d’une prime de 400 euros actuellement versée aux praticiens hospitaliers exerçant dans plusieurs établissements. Si ces demandes n’étaient pas satis- faites, l’Amuf envisage un recours à la grève.

« Le problème n’est absolument pas réglé », s’emporte Christophe Prudhomme de la CGT Santé, qui exige la suppression de la taxe sur les salaires dans les hôpitaux publics. Selon le syndicaliste, cette mesure per- mettrait de débloquer 4 milliards d’euros pour la création d’emplois.

Pour tous, le système est à bout de souffle. En juillet, un homme de soixante-douze ans est resté cinq jours sur un brancard au CHU de Saint-Etienne. Une situation rare mais révélatrice du malaise, selon Candice Lafarge. La moindre disponibilité des soignants en ville et le vieillissement de la population ont entraîné un doublement de la fréquentation des urgences en vingt ans sur le territoire français. En 2017, un nouveau record a été franchi avec 21,4 millions de passages. Dans le même temps, 100.000 lits d’hospitalisation à temps complet ont été supprimés.

C’est pour alerter sur le manque de moyens et de personnel mais surtout après une série d’agressions à l’hôpital Saint-Antoine à Paris que les urgentistes s’étaient mis en grève illimitée le 18 mars.

70 millions d’euros d’aides.

Mi-juin, alors que plus d’une centaine de services étaient mobilisés, la ministre de la Santé avait débloqué 70 millions d’euros, dont 55 millions d’euros pour financer la prime de risque et 15 millions pour faciliter les recrutements dans les services en tension cet été. La ministre avait également promis la mise en place d’une indemnité forfaitaire de risque de 100 euros net mensuel.

Mais selon le collectif Inter-Urgences, « la majorité des services n’a pas vu la couleur des enveloppes fléchées pour remédier aux difficultés estivales ». « Nous espérons une extension du mouvement à la rentrée », affirme Christophe Prudhomme, malgré la fin du mouvement dans cinq hôpitaux parisiens. Ils comptent sur les hôpitaux de province, de plus en plus nombreux à rejoindre la mobilisation. ■

4 – Femmes de chambre en grève chez Ibis : «Ils nous prennent pour des esclaves”

Source : Libération du 13/08/2019 – par Gurvan Kristanadjaja

Les salariées de STN, sous-traitant du groupe hôtelier Accor, sont en grève depuis le 17 juillet à Paris. Elles demandent la réduction de leur cadence de travail et le paiement d’un panier-repas. Depuis le 17 juillet, un vacarme incessant résonne à 200 mètres à la ronde autour de l’hôtel Ibis Clichy-Batignolles dans le XVIIe arrondissement de Paris. Comme si l’on passait la tête dans une machine à la- ver. Ça débute au petit déjeuner, dès 9 heures, et se termine au goûter, à 16 heures. Devant l’entrée de l’hôtel, une dizaine de femmes de chambre sont en grève. Et pour se faire en- tendre, elles ont décidé de manifester en tapant sur des casseroles et des tambours.

Fatiguées. Ces femmes sont employées par STN, un sous-traitant du groupe Accor, qui détient la chaîne d’hôtels Ibis. «Le cœur du métier, dans l’hôtellerie, c’est quand même les chambres, non ? Eh bien, même ça, ils le sous-traitent», regrette Foued Slimani, délégué du syndicat CGT-HPE qui les accompagne. Leurs revendi- cations tiennent en une liste de 16 points, inscrits sur une feuille de papier rose qu’elles distribuent aux clients de l’établissement. Elles regrettent notamment la cadence qui leur est imposée. «On doit faire trois chambres et demie en une heure. Mais ce n’est plus possible de tenir, on a mal partout. On demande d’enlever la de- mi-chambre, pour que l’on ne fasse plus que trois chambres par heure», explique Rachel, 45 ans, employée depuis 2003 et payée 1 300 euros net en tant que gouvernante. Chaque jour, cette mère de cinq enfants doit prendre les transports en commun pendant deux heures aller-retour pour se rendre sur son lieu de travail.

«Le salaire ne suffit pas, on fait plus d’heures mais les heures supplémentaires ne sont pas toujours payées», regrette-t-elle.

«On est fatiguées, on n’a pas de pause. On a mal au dos, aux bras, aux mains, les produits nous brûlent la gorge. Pendant la canicule, on ne nous a même pas donné une bouteille d’eau», ajoute Olga, 38 ans. Elle est arrivée de ré- publique démocratique du Congo il y a quatre ans parce que, selon elle, «en Afrique, il n’y a que de la souffrance». C’est sa sœur, déjà résidente en France, qui lui a trouvé ce boulot. «Je ne pensais pas que je retrouverais de la souffrance ici, mais ils nous prennent pour des esclaves», reprend la salariée, payée au smic. «Ce sont des femmes, souvent d’Afrique de l’Ouest ou du Maghreb, qui sont parfois dans des situations compliquées et qui, pour certaines, ne savent pas lire. Elles sont prises à la gorge», explique Foued Slimani. Contactés par Libération, ni la direction de l’hôtel ni le groupe Accor n’ont répondu.

Les femmes de chambre réclament également le versement, par STN, d’une indemnité nourriture de 7,24 euros par jour travaillé. Elles ont reçu un courrier de leur employeur qui leur proposait 2 euros par jour, et une boisson gratuite au distributeur. «C’est n’importe quoi, on se moque de nous ! C’est quoi ça ?» peste Foued Slimani. Il y a aussi dans leur liste des combats plus anecdotiques mais tout aussi symboliques de leur besoin de reconnaissance, comme l’obtention d’une tenue correcte et adéquate payée par le sous-traitant – aujourd’hui, elles doivent composer avec ce qu’elles ont dans leur garde- robe. Ou l’installation d’une pointeuse électronique afin d’obtenir le décompte précis de leurs heures.

Motif d’espoir.«Je sens qu’on va gagner, dit Rachel, la gouvernante. Même si on est fatiguées, on ira jusqu’à ce qu’on obtienne satisfaction. Dans la vie, quand on lutte, il faut tenir jus- qu’au bout. Car si on gagne, ils ne profiteront plus de nous, ils verront qu’on n’est plus naïves et qu’on peut se battre, c’est ça qui nous donne du cou- rage.» Après presque un mois de mobilisation, soutenues par la caisse de grève tenue par le syndicat CGT- HPE, elles n’envisagent pas d’abandonner. «Jusqu’en 2021, comme elles le disent entre elles», s’amuse le dé- légué syndical. En réalité, leur com- bat pourrait aboutir bien avant. Plu- sieurs voisins se sont déjà plaints du bruit et ont envoyé des courriers à la direction de l’hôtel pour faire pression. «En face, il y a une agence pôle emploi. Le directeur est venu nous voir pour nous dire qu’ils n’arrivaient plus à travailler», explique Rachel. Dans les immeubles des alentours, d’autres ont appelé la police. Elle s’est déplacée mais n’a fait que constater.

Un autre motif d’espoir pour les femmes de chambre : la CGT-HPE, qui les accompagne dans cette lutte, n’a jamais perdu la moindre grève. «Avant d’organiser une mobilisation, on s’assure de la motivation des sa- lariés de l’hôtel», explique Foued Slimani. L’organisation ne lance pas de mobilisation si la moitié des salariés, au moins, n’est pas syndiquée. Adhérente récente, Olga conserve fièrement sa carte de la CGT dans son portefeuille près de son titre de séjour. Il faut savoir être patient. L’an dernier, il avait fallu 87 jours de grève aux femmes de chambre du palace parisien Park Hyatt pour obtenir gain de cause. «Ça ne nous fait pas peur», sourit Rachel

Commentaire de lecteur “Info luttes – Que les syndicalistes de classe renouent avec le combat de la grande CGT de Benoît Frachon et Henri Krasucki ! n° 34 – août 2019

  1. Alain Pierson
    25 août 2019 at 10:02

    *Je souhaiterais vous communiquer cet article que j’ai lu sur la faillite imminente de GE en France, l’entreprise qui a racheté Alstom ! Macron a agi imprudemment et cela risque de compromettre l’avenir de la filière nucléaire en France ! https://planetes360.fr/faillite-imminente-de-general-electric-lentreprise-a-qui-macron-a-vendu-alstom/?fbclid=IwAR0HMRju53lIBj6ZgyvpzMLtaQQLGE_AdbmaZfcwlVfYZjp5qPFZUjfSjwU