Info luttes – Pas de division, pas de découragement, camarades ! Construisons le « tous ensemble et en même temps » – N° 42 – septembre 2017

Dans les semaines et les mois qui viennent, les contre-réformes Macron-Gattaz-Merkel vont se succéder sans relâche, tels des cyclones antillais et leurs dévastations, sans nous laisser souffler et en attaquant successivement les salariés du privé, la jeunesse étudiante, les chômeurs, les retraités, les enseignants, les agents d’EDF et de la SNCF, les locataires, et, en permanence, les ouvriers de la grande industrie soumis au chantage permanent à la délocalisation, les petits paysans écrasés par une concurrence continentale inégale, les artisans promis à l’ubérisation, les fonctionnaires d’État, hospitaliers et territoriaux inlassablement stigmatisés, etc.

Le but de Macron-MEDEF est évidemment de nous diviser, de nous épuiser, de nous décourager, de nous réprimer et surtout, de nous interdire de construire le « tous ensemble et en même temps » indispensable pour stopper l’offensive eurolibérale et pour construire la contre-attaque. La question est donc bien « que faire ? » pour construire ce « tous ensemble » qui peut seul permettre de gagner solidairement au lieu de lutter et de perdre séparément et successivement. Avant même la question des formes de à opposer à Macron, c’est la question de leur contenu qui se pose. Et elle est elle-même déterminée par le contenu de la « transformation » que Macron veut mettre en œuvre pour suivre coûte que coûte la feuille de route eurothatchérienne du MEDEF et de l’UE atlantique.

pour la commission luttes du PRCF


Les en cours :

  • des cantines et du périscolaire à Caen le 12 octobre 2017

  • dans les écoles de Boulogne-Billancourt le 12 octobre 2017

  • des facteurs de La Mure à partir du 11 octobre 2017

  • des pompiers du Gard du 11 au 16 octobre 2017

  • des facteurs à Larche depuis le 9 octobre 2017

  • des gardiens des cimetières à Rouen dès le 5 octobre 2017

  • chez General Electric Hydro à Grenoble depuis le 4 octobre 2017

  • des facteurs d’Issoire depuis le 3 octobre 2017

  • à l’aéroport de Toulouse-Blagnac depuis le 1 octobre 2017

  • chez Amcor Flexibles à Dax depuis le 1er octobre 2017

Les grèves à venir :

  • des agents municipaux de Grenoble les 13 et 16 octobre 2017

  • des bus Star à Rennes le 13 octobre 2017

  • nationale dans les ports le 16 octobre 2017

  • chez France Télévision le 17 octobre 2017

  • générale et nationale le jeudi 19 octobre 2017


Revue de presse des luttes

Lutte gagnante  chez Pomona (91) pour les salaires et les conditions de travail

Source. CGT

Après 3 jours de du lundi 25 au mercredi 27 septembre d’une centaine de travailleurs unis (chauffeurs, préparateurs de commandes, caristes) un protocole de fin de conflit a pu être signé. Les revendications des salariés ont été satisfaites sur les points suivants :

Sur les conditions de travail

§  2 quais de déchargement supplémentaires.

§  Un système de relevé des heures supplémentaires paraphé par le salarié et son responsable.

§  1 visite médicale annuelle pour les + de 55 ans / priorité pour le matériel électrique de déchargement.

§  Fourniture d’une tenue par préparateur surgelé titulaire en CDI tous les ans / fourniture par l’entreprise de tout le matériel nécessaire à la réalisation de  l’activité (cutter, gants, chaussures,…).

Sur la rémunération

§  Versement d’une prime pérenne sur 12 mois (y compris jours fériés, RTT et CP).

§  135 € brut par mois pour les employés/ouvriers.

§  100 € brut par mois pour les télévendeuses.

§  Engagement de la direction inscrite au protocole d’accord de ne pas modifier la prime de façon unilatérale. La prime ne pourra être ni modifiée ni annulée par accord d’entreprise sauf si cet accord est plus favorable.

§  Possibilité de poser à postériori une journée de CP sur 1 des 3 jours de grève

Lutte gagnantes des fonctionnaires Territoriaux du bassin de Carmaux (81)

Source. CGT

Le mardi 26 septembre plus de 200 manifestants (territoriaux du bassin, du département, habitants) ont participé à la session du conseil communautaire du bassin de Carmaux qui devait voter sur la remise en cause du temps de travail des agents en supprimant des jours de congés.

Les manifestants ont obtenu par la mobilisation un vote à main levé sur ce point de l’ordre du jour.

La victoire a été éclatante,  les élus du bassin ont mis en minorité le Président du conseil qui défendait cette remise en cause.

Devant ce véritable camouflet,  le président devra  tirer les enseignements de sa politique menée au sein de son intercommunalité et prendre la juste mesure des attentes et des revendications des agents (conditions de travail, hygiène et sécurité, gestion du personnel, etc…..)

C’est une première victoire qui en appelle d’autres, la mobilisation se poursuit le 10 octobre à l’appel des organisations syndicales de la fonction publique

VDS : Après plus de quatre mois de grèves, les salariés sont rétablis dans leurs droits.

Source CGT

C’est une banale affaire d’appel d’offre et de sous-traitance en cascade ; courante dans le secteur de la propreté, qui a déclenché une grève de plus de quatre mois.

En mars 2017, Incub’Ethic remporte le marché pour l’entretien du centre des finances publiques du 2e arrondissement, à Paris, et remplace l’ancien prestataire par la société Verde distribution service (VDS), à qui elle délègue le nettoyage. Dès lors, les choses se gâtent pour les salariés. Alors que la loi oblige le nouvel employeur à conserver le personnel et à maintenir les contrats de travail, deux des salariés du site voient leurs horaires et leur rémunérations baisser. Pire, un agent est licencié alors qu’il se trouve en congé sabbatique. Après un long conflit soutenu par la CGT et un recours aux prud’hommes pour baiise illégales des rémunérations, les salaries de VDS ont obtenu la réintégration de leur collégue, le maintien de leurs horaires et salaires, et le paiement de trois des qutres mois de grèves.

Burger King: des salariés sans-papiers en grève

Source : Le Figaro

Des salariés sans-papiers d’une société de nettoyage travaillant la nuit dans des Burger King d’Ile-de-France se sont mis en grève et occupaient mardi un établissement de la chaîne de restauration rapide pour dénoncer leurs conditions de travail et demander le paiement de toutes les heures effectuées, a-t-on appris auprès de la CGT qui les soutient. Selon le syndicat, 14 salariés de la société Albiance, sous-traitant pour des Burger King d’Ile-de-France, occupent depuis mardi matin l’établissement de la place de la République, à Paris.

La direction de Burger King France a insisté sur le fait que les salariés “qui se sont exprimés aujourd’hui” dans ce restaurant étaient ceux d’une entreprise prestataire, tout en assurant “(entendre) les revendications dont il est question et (être) bien évidemment sensible à ce sujet”. “Ces travailleurs sans-papiers effectuent le nettoyage et le gardiennage de nuit” dans six restaurants d’Ile-de-France, “toutes leurs heures ne sont pas payées”, “ils doivent acheter eux-mêmes leurs équipements”, a expliqué Marilyne Poulain (CGT).

Dans un tract, la CGT écrit que ces travailleurs “font la plonge, nettoient sans équipement de protection, 5 à 6 heures par nuit mais sont payés et déclarés 3 heures par jour”. Ces salariés demandent le paiement de toutes les heures effectuées et la délivrance des documents nécessaires à leur régularisation, a indiqué Marilyne Poulain. La CGT a averti l’inspection du travail qui “a effectué des contrôles dans la nuit de lundi à mardi dans dix” restaurants Burger King, a-t-elle ajouté.

“Au vu des agissements et de la crédibilité douteuse de la société Albiance”, la CGT demande “la réembauche directe de ces salariés par Burger King” car, estime-t-elle, “la responsabilité du donneur d’ordre est engagée”, a précisé la représentante syndicale. “Nous sommes extrêmement attentifs au respect de la législation par nos services et par l’ensemble de nos prestataires”, a assuré pour sa part la chaîne de restauration rapide, en soulignant attendre d’Albiance “des explications sur les faits extrêmement graves

Grève au collège Marcel Pagnol à St-Laurent-du-Var

Source : France Info

A l’entrée du collège Marcel Pagnol, situé sur la commune de St-Laurent-du-Var, un panneau annonçait ce mardi la couleur : pas de cours pour les élèves ! Les enseignants ont cessé le travail le temps d’une journée. Ils estiment que face au nombre d’élèves, plus de 30 par classe, ils n’ont pas les moyens d’effectuer correctement leur mission de service public.

Dans certaines classes, on ne peut même pas passer derrière les tables pour aller vérifier ce que font les élèves déplore Gwenaëlle Coulon, enseignante en histoire-géographie. Pire, certains collégiens n’ont pas pu s’inscrire en début d’année alors que c’était leur établissement de secteur. Ils sont allés dans un collège d’une autre commune.
26 des 30 enseignants du collège étaient en grève ce mardi. Une grève pour la forme car une délégation a été reçue par l’inspection académique sans perspective d’avancée dans l’immédiat.

Veolia : la goutte d’eau…

source CGT

Les salariés de la branche eau de Véolia se sont mobolisés, les 11 et 12 septembre contre un nouveau plan de sauvegarde de l’emploi. 1 550 salariés seraient menacés selon l’intersyndicale (CGT-CFE-CGC-FO-CFTC et Unsa). Ce plan social, qui n’exclut pas les départs contraints, est le quatrième depuis 2014. Les syndicats demandent la mise en place d’une gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (CPEC).

CHONOPOST – Même le dimanche

Source CGT

Les syndicats CGT et sud dénoncent la décision du groupe la Poste de mettre en place des livraisons de colis le dimanche, via sa filiale Chronoposte. Une décision qui remet en cause « le principe du repos dominical » estiment les syndicats, et va favoriser le recours massif à la sous traitance et aux emplois précaires.

CANAL+ LE FIL EST COUPÉ

Source CGT

Les salariés des centres de relations clients de Canal+, basé à saint denis(93) et Rennes (35) se sont mis en grève, début septembre, pour rejeter le projet de suppression de 135 ; postes et la disparition du centre dionysien. La direction du groupe avait annoncé, début juin, une réorganisation des services derelations clientèle dans le cadre du développement du numérique. A Rennes, les horaires de travail pourraient être annualisés, soit « jusqu’à dix heures de présence payées 8 » alerte la CGHT