
Comme si les multiples foyers de guerre de par le monde et notamment le climat de marche à la guerre mondiale antirusse et antichinoise – illustré par la guerre contre l’Iran et alimenté par les super-faucons Trump, Netanyahou, Von der Leyen, Macron, Glucksmann et Cie – n’étaient pas assez anxiogènes pour la population, voilà qu‘un nouveau virus hante l’audiovisuel d’Etat, dit « service public », ainsi que les médias monopolisés par les milliardaires : presque tous attisent nuit et jour la crainte, voire la psychose, d’une nouvelle pandémie liée à l’apparition d’un virus émergent chez l’homme, dit « hantavirus ».
Il ne s’agit pas à ce stade de nier la dangerosité potentielle de ce virus, dont aucun argument scientifique n’indique cependant à ce jour qu’il soit de nature à se propager largement à l’homme. Ni alarmisme, donc, ni quiétude béate !
Ce qui importe en tout cas, après la très pénible expérience de la pandémie du coronavirus et les errements et fractures sociales auxquels elle a donné lieu de la part des gouvernants affolés ou cyniques, c’est qu’il ne faut pas les laisser commettre les mêmes entourloupes ou les mêmes erreurs stratégiques liées à la nature même du système capitaliste et à l’affaiblissement de notre service public de santé sous l’impact des « directives européennes » et du primat accordé désormais à l’« économie de guerre ».
Oui, il faut informer la population. Mais il ne faut pas recommencer à faire peur aux gens à chaque nouvelle alerte sanitaire. Nous ne voulons pas revivre :
- la panique médiatique, les restrictions disproportionnées et les mesures contradictoires.
- les divisions entretenues entre les citoyens ni les discriminations apparues autour de la vaccination
Et nous voulons encore moins voir :
- des hôpitaux publics à bout de souffle que quarante années d’euro-austérité mise en œuvre avec zèle par la droite ou par le PS ont mis dans l’incapacité d’assurer leur mission sans trier entre les citoyens malades
- un corps médical public et/ou « libéral » contourné, caporalisé et placé dans l’incapacité structurelle de soigner, de donner son avis et de conseiller sereinement sa patientèle
- une impréparation totale en matière de masques protecteurs et de dépistage de masse s’il y a lieu
- des entreprises de santé françaises comme Sanofi (qu’il faut nationaliser d’urgence pour en faire un outil au service de la population) se comporter en machine à profits délocalisant à tout-va et privilégiant les actionnaires.
Ça suffit que la France, pays natal de Pasteur, se soit rendue totalement dépendante, y compris du point de vue de sa dette dite « souveraine », des chasseurs de profit de Pfizer ! Rappelons qu’alors que la Chine populaire, la Russie ou la petite Cuba socialiste, pourtant étranglée par le blocus yanqui, ont réussi chacune à lancer un vaccin, les Etats-Unis de Trump ou le Brésil de Bolsonaro sombraient dans le « laisser-faire-laisser-crever » inhérent à la « pensée » néolibérale… et aux restrictions budgétaires!
La santé publique ne doit pas redevenir prétexte à recréer un climat de psychose et de diversion sociopolitique comme ce fut le cas pendant l’épidémie du coronavirus ! Car, à cette heure, les dangers principaux menaçant notre peuple sont, indissociablement : la marche à la guerre mondiale commanditée par le bloc euro-atlantique ; les difficultés accrues de toutes sortes liées à l’économie de guerre pour les travailleuses et les travailleurs de notre pays ; et la dérive liberticide qui les accompagne sur fond de dissolution en cours de la Nation française dans un Etat fédéral européen belliciste, fascisant et destructeur du produire en France, du service public de santé, du pouvoir d’achat populaire et des conquêtes sociales.
16 mai 2026 – Par Georges Gastaud, responsable du secteur idéologique du PRCF et JC Houseaux, médecin généraliste retraité, membre du Comité central du Pôle
Hantavirus des Andes, foyer de maladie à bord du navire de croisière néerlandais MV Hondius, le point sur la situation au 16 mai 2026
Origine et chronologie du foyer infectieux
Le MV Hondius est la propriété de la société néerlandaise Oceanwide Expeditions. Le navire a quitté Ushuaïa, en Argentine, le 1er avril 2026, avec environ 175 passagers et membres d’équipage de 23 nationalités. Les passagers venaient principalement d’Espagne, de France, du Royaume-Uni et des États-Unis.
Les premiers cas infectés avaient voyagé pendant plusieurs mois entre l’Argentine, le Chili et l’Uruguay dans le cadre d’un séjour d’observation d’oiseaux comprenant des visites de sites où est présente l’espèce de rat connue pour être porteuse du virus Andes, avant d’embarquer. Le patient zéro identifié, un ornithologue néerlandais nommé Léo Schilperoord, meurt le 11 avril à bord. Son épouse décède le 25 avril en Afrique du Sud après avoir quitté la croisière. Celle-ci avait débarqué du navire de croisière à Saint Hélène, rejoint par avion l’Afrique du Sud d’où elle a tenté de prendre un vol pour les Pays Bas. Son état de santé ne permettant pas le voyage, elle a été débarqué de l’avion.
Le 4 mai, le séquençage génétique permet d’identifier le virus des Andes chez au moins une personne infectée. L’agent pathogène est confirmé par biologie moléculaire le 6 mai 2026. Il s’agit du seul hantavirus où une transmission interhumaine a été décrite. À ce stade, aucune mutation particulière associée à une augmentation de transmissibilité ou de virulence n’a été rapportée d’après les informations publiées par la recherche publique française (ANRS).
Face à la gravité de la situation à bord du navire, qui bien que disposant d’un médecin de bord (finalement contaminé) n’est pas équipé pour les soins intensifs nécessaire pour les malades de ce virus, l’Espagne a finalement accepté que le navire accoste à Tenerife, aux Canaries. Les passagers ont été débarqués via des navettes maritimes et les vols de rapatriement ont commencé vers les Pays-Bas, le Canada, la Turquie, la France, le Royaume-Uni, l’Irlande et les États-Unis.
Bilan mondial au 16 mai 2026
Au 15 mai 2026, selon l’ECDC, onze cas au total ont été signalés : huit confirmés, deux probables et un non concluant. Aucun nouveau cas ni aucun décès n’ont été rapportés depuis la mise à jour précédente. Les trois décès sont ceux du couple d’ornithologues néerlandais et d’une passagère allemande décédée le 2 mai à bord. Tous les passagers ont quitté Tenerife, et le MV Hondius fait désormais route vers les Pays-Bas. L’OMS recommande que toute personne exposée soit suivie pendant 42 jours à compter de la dernière exposition (le 10 mai), soit jusqu’au 21 juin.
L’Organisation Mondiale de la Santé dont c’est la fonction d’évaluer les risques d’épidémie et de pandémie, estime que le risque global pour la santé publique demeure faible, et sans commune mesure avec la situation observée lors de la pandémie de Covid-19. La situation attire l’attention, comme l’ont souligné par exemple les autorités canadiennes, car il s’agit de la première éclosion d’hantavirus Andes documentée à bord d’un navire de croisière. Rappelons que les précédentes épidémies d’Hantavirus, en Amérique du Sud, n’ont fait l’objet d’aucune attention médiatique mondiale. Rappelons que l’épidémie d’Ebola actuellement en RDC, ne fait pas l’objet du même traitement médiatique.
Point détaillé sur la France
Cinq ressortissants français se trouvaient à bord du navire lors du débarquement à Tenerife. La situation en France a évolué rapidement après leur rapatriement. Une passagère française, ayant présenté des symptômes au cours du vol de rapatriement, a été testée positive au virus Andes. Elle est suivie en réanimation à l’hôpital Bichat à Paris. Le diagnostic a été réalisé à l’Institut Pasteur par la Cellule d’intervention biologique d’urgence (CIBU), en coordination avec le Centre national de référence des Hantavirus. Selon l’infectiologue Xavier Lescure (AP-HP), la patiente présente « la forme la plus sévère de la présentation cardiopulmonaire ». Quatre autres passagers français ont été testés négatifs mais sont malgré tout maintenus en isolement à l’hôpital Bichat. La ministre de la Santé Stéphanie Rist a indiqué qu’il n’y avait à ce jour « pas d’élément en faveur d’une circulation du virus sur le territoire national ».
Sur le plan réglementaire, le gouvernement a pris deux arrêtés d’urgence les 9 et 10 mai 2026. Le premier stipule que tout passager ayant séjourné sur le MV Hondius entre le 1er avril et le 10 mai fait l’objet d’une évaluation médicale dès son arrivée sur le territoire. Le second inclut les personnes contact, qui peuvent être placées en quarantaine ou en isolement. La France a précisé être prête à faire face à la situation « en termes de masques, de tests PCR et de médicaments ». Les 22 cas contacts français identifiés ne présentent à ce stade aucun symptôme.
Profil de risque du virus Andes
Transmission et contagiosité. La transmission principale se fait par inhalation d’aérosols contaminés par les excrétions (urine, fèces) ou la salive de rongeurs sauvages infectés. Dans le cas spécifique du virus Andes, une transmission entre humains est possible lors de contacts très étroits (vie dans des espaces confinés, rapports sexuels) ou avec du personnel soignant, principalement durant la phase initiale des symptômes. La contamination interhumaine par cette souche a été observée pour la première fois en 1996 en Argentine, et est présente de façon stable dans ce pays depuis, sans provoquer d’augmentation significative des cas.
Nombre de reproduction (R). Le R interhumain du virus Andes est intrinsèquement faible. Le nombre de reproductions chute drastiquement une fois que des mesures de protection relativement banales sont mises en place, comme le port du masque et l’isolement, qui sont des protocoles classiques à l’hôpital. Les études sur l’épidémie d’Epuyén en 2019 ont estimé un R de l’ordre de 1 à 1,5 dans des contextes de forte promiscuité, ce qui reste très modéré et bien en deçà d’un virus à potentiel pandémique.
Période d’incubation. Après une période d’incubation moyenne de deux semaines, pouvant aller de 1 à 6 semaines, la maladie se manifeste de façon brutale. C’est cette fenêtre longue qui inquiète les autorités sanitaires et justifie le suivi prolongé des cas contacts jusqu’à fin juin.
Période de contagiosité. La contagiosité interhumaine est essentiellement concentrée sur la phase prodromique, c’est-à-dire les tout premiers jours d’apparition des symptômes. Lorsque le virus se transmet entre êtres humains, cela se fait généralement au tout début de la maladie, au moment de l’apparition des premiers symptômes. Une fois le patient isolé et hospitalisé, le risque de transmission devient très faible.
Gravité et létalité. Le virus Andes est le plus redoutable de la famille des hantavirus. Il provoque un syndrome cardio-pulmonaire sévère dont le taux de létalité peut atteindre 30 à 60 %. Les premiers symptômes cliniques ressemblent à ceux de la grippe : fièvre, maux de tête, douleurs musculaires. Ils peuvent ensuite évoluer rapidement vers une détresse respiratoire aiguë et un choc cardiogénique. Il n’existe pas de traitement spécifique ni de prophylaxie vaccinale. La prise en charge est entièrement symptomatique, en réanimation.
Sur les 11 cas du MV Hondius, 3 sont décédés, ce qui représente un taux de létalité observé d’environ 27 %, cohérent avec les données historiques sur la souche Andes en Amérique du Sud.
Cette crise est historique à double titre : première épidémie documentée d’hantavirus Andes à bord d’un navire de croisière, et premier foyer à avoir mobilisé une réponse sanitaire internationale coordonnée (OMS, ECDC, 23 pays). Le risque pour la population générale de l’UE reste très faible. La vigilance demeure cependant de mise jusqu’à la fin de la période d’incubation maximale, soit le 21 juin 2026, date à laquelle les autorités sanitaires de chaque pays pourront considérer que le risque de nouveaux cas liés au navire est définitivement écarté.
Épidémie d’Ebola en RDC — Bilan au 16 mai 2026
Le 15 mai 2026, les Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (Africa CDC) ont confirmé une nouvelle flambée du virus Ebola dans la province de l’Ituri, en République Démocratique du Congo. Cette épidémie a déjà causé 65 décès, tandis qu’environ 246 cas suspects ont été recensés, principalement dans les zones de Mongwalu et de Rwampara. Pour l’heure, seuls quatre des décès recensés ont été confirmés en laboratoire, mais l’épidémie a été déclarée après l’enregistrement de nombreux cas suspects. Des cas suspects ont également été signalés à Bunia, la capitale de la province de l’Ituri. L’une des grandes inquiétudes tient à la proximité des zones touchées avec l’Ouganda et le Soudan du Sud. Bunia, principale ville de l’Ituri, se trouve près de la frontière ougandaise. L’Africa CDC évoque également un risque de propagation lié aux importants mouvements de population, notamment ceux liés à l’exploitation minière, ainsi qu’à la violente guerre qui a lieu dans les zones concernées, décimées et ravagés par les agressions des forces armées liées au régime Kagamé au Rwanda, appuyé par les occidentaux.
Le taux de létalité moyen de la maladie à virus Ebola est d’environ 50 %. Lors des précédentes flambées, il a oscillé entre 25 % et 90 %. Il se propage par contact direct avec le sang, les sécrétions, les organes ou d’autres fluides corporels de personnes infectées, ainsi qu’avec des surfaces ou du matériel contaminés. Une personne infectée devient contagieuse à l’apparition des premiers symptômes et l’est encore plus quand la maladie est installée. La durée d’incubation va de 4 à 21 jours. Des vaccins contre certains virus responsables de la maladie existent et peuvent protéger les soignants et réduire la transmission lorsqu’ils sont rapidement administrés autour des cas confirmés et de leurs contacts, selon une stratégie de vaccination en anneau. Cependant, l’accès à ces vaccins n’est pas toujours aisé en RDC, en raison d’obstacles structurels et d’un manque de financement.
Il est à souligner le silence médiatique en France sur cet épidémie. Il est vrai qu’elle ne concerne pas les passager d’une croisère de luxe à plusieurs milliers d’euros par personnes, tous occidentaux. Mais des africains déjà victimes par millions de la guerre de la région des grands lacs, et de l’exploitation terrible qui s’y déroule pour y piller les ressources en terres et minéraux rares.
JBC pour www.initiative-communiste.fr


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