#école Conseil de Classe : Pas d’attentisme électoral face aux menaces LR-FN et aux mauvais coups en cours !

prcf école conseil de classeAlors que Hollande-Valls, après Sarko-Fillon ont rivalisé de servilité à l’égard des USA (déstabilisation de la Libye et de la Syrie, Pacte UE/OTAN menant à la guerre contre la Russie…), alors que le PS au pouvoir multiplie les contre-réformes (loi Travail, collège, Université…), que les LR rivalisent de xénophobie avec le FN, que l’UE ne tire aucune leçon du Brexit et qu’elle garde le cap vers un Pacte transatlantique négateur des peuples, alors que la contre-réforme territoriale détruit les services publics d’Etat tout en favorisant le séparatisme régional (Corse, Bretagne, Catalogne…), alors que se profile un second tour de cauchemar entre le FN (Fachos Nantis ?) et les super-thatchériens LR  (la Loi des Riches ?), comment conjurer la crise mortelle qui menace notre pays ? Et plus précisément,

  • Comment briser l’étau qui nous broie entre le Parti Maastrichtien Unique (PS et LR, Macron-Rothschild, Europe-Ecologie) qui sape l’Education « nationale » et impose l’euro-austérité sans fin, et d’autre part le bloc ultraréactionnaire en gestation autour des LR, du FN… Sans oublier le banquier Macron et son clone Valls-la-Matraque, l’homme qui a durement réprimé les manifs intersyndicales du printemps !
  • Comment briser la dynamique de fascisation (lois liberticides, état d’urgence à perpète, stigmatisation indiscriminée des « musulmans », flicage de la correspondance privée sur la Toile, omniprésence de la vidéosurveillance…) qui, à défaut d’empêcher les attentats fanatiques, renforce politiquement Daech, le monstre armé par les pétromonarchies si chères à M. Hollande ?
  • Comment empêcher Fillon de liquider le statut des fonctionnaires (que combat aussi Macron !), de supprimer 500 000 postes d’agents publics, de casser la Sécu, d’achever le Code du travail, de réduire drastiquement les retraites, d’augmenter la TVA et la durée du travail sans accroître les salaires, de supprimer l’impôt sur la fortune et de faire encore plus de cadeaux fiscaux au MEDEF, bref, de prendre toujours plus aux « petits » et aux « moyens » pour donner toujours plus aux actionnaires et aux super-nantis ?
  • Comment sauver la séparation laïque des Eglises et de l’Etat (loi de 1905), déjà piétinée par Valls (qui veut codifier et financer le « culte musulman » tout en courtisant Vatican), et que rêve de dynamiter le sieur Retailleau, Vendéen » notoire (manifs « tradis », Puy-du-Fou, etc.) et premier ministre pressenti par Fillon ?

Pour répondre à ces questions, il faut faire un détour par l’histoire : tant qu’existait en France un PCF marxiste, ancré dans la classe ouvrière, associant le drapeau rouge au drapeau tricolore et allié d’un camp socialiste qui, malgré ses défauts, tenait tête au capital mondial, le camp progressiste mondial était à l’offensive. Indépendante de Washington et de Berlin, la France comptait dans le monde. Le patronat devait faire des concessions aux syndicats (36, 68…) : quant aux conquêtes de 1945, elle sont liées aux ministres communistes Ambroise Croizat (Sécu, retraites par répartition, conventions collectives, Code du travail…), Thorez (statut des fonctionnaires), Marcel Paul (nationalisations), Langevin et Wallon (réforme progressiste de l’école), Joliot-Curie (Recherche), tous issus du Parti des Fusillés (le PCF obtint 29% des voix en 46 et la CGT comptait 5 millions d’adhérents). Quant aux fascistes, qui paradent désormais en Europe de l’Est, ils avaient été balayés à Stalingrad…

Mais depuis que Gorbatchev et la contre-révolution néolibérale ont liquidé le camp socialiste, depuis qu’en France la gauche établie et certains syndicats ont fait vœu d’européisme béat, le rapport des forces a basculé vers la réaction. C’est pourquoi le PRCF appelle à reconstruire un vrai parti communiste pour sortir la France de l’euro, de l’UE, de l’OTAN et pour rouvrir à notre peuple la voie du socialisme véritable.

Alors, pour sauver l’ et éviter que les professeurs ne deviennent les factotums de proviseurs-managers acquis aux contre-réformes (l’actuelle « réforme de l’évaluation » est dangereuse pour les syndicalistes de terrain !), rejetons l’anticommunisme et l’anticégétisme cher aux médias et à tant de manuels scolaires. Pour le progrès social, l’indépendance nationale, la coopération internationale, la démocratie, l’antiracisme et la paix, reconstruisons un vrai parti communiste, un syndicalisme de et unissons-nous dans un large Front Antifasciste, Patriotique, Populaire et Ecologique (FR.APPE !).

Dans l’immédiat, le PRCF apporte un soutien critique mais constructif à la candidature de J.-L. Mélenchon. Sans encore se prononcer, comme le fait le PRCF, pour le « FREXIT PROGRESSISTE », Mélenchon pose du moins la question d’une sortie de l’UE par la gauche (« l’UE, on la change ou on la quitte »), il se déclare « indépendantiste français », refuse la tutelle du PS en faillite, soutient les luttes sociales et affronte de gauche Le Pen, Valls, Macron et Fillon. Mais surtout, pas d’attentisme, aux luttes tous ensemble pour sauver nos acquis et l’avenir de la jeunesse !

CONSEILS  de  CLASSE – Commission Enseignement du Pôle de Renaissance Communiste en France (PRCF) décembre 2016

Dernière minute : les enseignants seront surpris d’apprendre que le SNES a voté favorablement à la modification des conditions d’évaluation des professeurs voulue par le gouvernement au coté de l’UNSA et de la CFDT, modification mettant les enseignants encore plus sous la coupe des chefs d’établissements et fragilisant de fait l’exercice des droits syndicaux dans les collèges et lycées. La CGT et FO ont voté contreDans le même temps, la FSU totalement aligné sur les syndicats maisons du PS (UNSA, CFDT) continue sa propagande pro PPCR, un protocole minant les statuts de la fonction publique au profit de l’individualisation des droits des fonctionnaires, pendant de la Loi Travail pour la fonction publique et majoritairement rejeté par les fonctionnaires et sur lequel la FSU s’est abstenue… La CGT et FO ont voté contre

A titre d’information, www.initiative-communiste.fr publie ce communiqué du syndicat FO de l’éducation nationale

Les milliers de personnels, réunis à l’initiative de Force Ouvrière dans des centaines d’heures d’informations syndicales et en assemblée générale, avec leurs organisations, informés des mesures prévues par le dispositif ministériel d’évaluation des enseignants, CPE et COP, expriment leur exigence de retrait du projet d’évaluation.
Ils ne veulent pas de la disparition de la notation chiffrée encadrée nationalement. Cette disparition ouvre la voie à l’arbitraire, aux pressions locales, à l’individualisation, à la promotion « à la tête du client » et à la mise en concurrence des personnels entre eux.
Ils ne veulent pas des entretiens professionnels, ils refusent l’évaluation selon une grille de compétences qui marginalise la transmission de connaissances. Ils ne veulent pas que leurs garanties statutaires et leur liberté pédagogique soient remises en cause.
Ils ne veulent pas de « l’accompagnement » obligatoire distinct du droit à la formation continue qui ne serait pas autre chose que la formation-formatage permanente pour imposer les contre-réformes.

Le SNFOLC avec sa fédération, la FNEC FP-FO, a proposé l’action commune, à tous les niveaux, aux autres organisations syndicales contre cette régression. Aujourd’hui, plus de 250 prises de position, très souvent intersyndicales (FO, SNES, SNEP, CGT, SUD…), des milliers de signatures sur des pétitions exigent le retrait du projet d’évaluation. Des vœux communs ont été adoptés comme au Comité Technique Académique de Rouen : « les membres élus du CTA demandent le retrait du projet d’évaluation des enseignants et l’ouverture de discussions sur d’autres bases. » Vœu adopté par FO, FSU, CGT. Le SNFOLC propose l’action commune contre cette régression.
C’est aussi le sens de la lettre commune FO, CGT, SUD qui affirme : « nos organisations appellent les personnels à se réunir dans les établissements secondaires et les écoles, à s’adresser à la ministre sur ces revendications. Le projet de la ministre Vallaud-Belkacem sur l’évaluation des enseignant-e-s ne doit pas voir le jour : la ministre doit y renoncer. ».
En rappelant ses positions, la FNEC FP-FO s’est adressée à la secrétaire générale de la FSU :
« En 2008, la FSU, FO, la CGT et SUD, constatant les dégâts pour les personnels administratifs de la suppression de la notation chiffrée et de la mise en place de l’évaluation, adoptaient une déclaration commune : « pour respecter le principe du droit à la carrière, nos fédérations demandent l’abandon de toute expérimentation des entretiens professionnels à l’éducation nationale, le retour à une notation chiffrée objective étroitement corrélée à l’ancienneté. »
En 2012, l’action commune FSU, FO, la CGT et SUD permettait d’obtenir l’abrogation du décret Chatel. Bien sûr le projet de N. Vallaud-Belkacem n’est pas la reprise au mot près du projet de L. Chatel, mais il en reprend la principale disposition : l’appréciation de la « valeur professionnelle » selon des critères qui n’ont rien à voir avec l’enseignement, selon les besoins des projets locaux. »

Au CTM du 7 décembre, FO, la CGT et le SNALC ont voté contre ce projet de décret statutaire de transposition du dispositif PPCR sur les carrières et l’évaluation des personnels. La FSU, l’UNSA et la CFDT ont voté pour.
Pourquoi ce qui était inacceptable en 2008 et 2012 serait acceptable aujourd’hui ?
Inacceptable en 2012, ce projet l’est toujours aujourd’hui !

FO, CGT et SUD se réunissent à nouveau le 13 décembre pour décider de remettre ensemble les signatures et les prises de position à la ministre mi-janvier.
Le SNFOLC invite les personnels à se réunir en heure d’information syndicale, en assemblée générale pour multiplier les prises de positions communes pour amplifier la mobilisation.
Le cadre fixé par les projets de statut est une véritable régression. Tout comme la loi Travail avec l’inversion de la hiérarchie des normes, il ouvre une porte par laquelle la ministre actuelle ou future par simple arrêté pourra aller toujours plus loin dans l’individualisation des carrières et l’autonomie des établissements.
Il faut tout mettre en œuvre, par l’action commune à tous les niveaux pour obtenir l’abandon du projet de décret sur l’évaluation !