A Aix une justice de classe autorise les violences contre les manifestants, A Lille le gouvernement attaque le droit de manifester : stop à la répression des syndicalistes

jesuiscgtLe 28 juin comme lors des précédentes manifestations, les travailleurs ont du faire face à une violente répression policière sous les ordres du gouvernement. Des syndicalistes et même des enfants ont été arrêtés, les manifestants attaqués.

Alors qu’une large majorité des français s’opposent à la , c’est la fuite en avant dans la , la violence policière et les mesure antidémocratique que choisit un gouvernement aux abois. Cela pour satisfaire aux ordres de la Commission Européenne dont la Loi Travail est la transcription directe.

Aucun travailleurs, aucun citoyens ne accepter ni les arrestations, ni les déferrements de syndicalistes ni la répression gratuite et brutale de la police aux ordres du MEDEF.

A Marseille la autorise les violences contres les syndicalistes

communiqué CGT violences vitroles loi travailUne juge aura donc osé relaxer – après une enquête bâclée où les victimes n’ont même pas été entendues – un chauffeur de poid lourds qui avait foncé dans des manifestants distribuant des tracts le 26 mai à Vitroles. 2 militants avaient été gravement blessés.
Imaginons un instant qu’à la place de ces deux syndicalistes ce soient 2 policiers, et comparons les jugements rendus !

C’est en fait un permis d’attaquer, d’écraser, de tuer des syndicalistes, des manifestants qui a été délivré par une justice de classe, aux ordres, réprimant les manifestants et applaudissant ceux qui les attaques. Un pas en avant supplémentaire dans la fascisation.

ARRESTATIONS DE SYNDICALISTES :  ON NE SE LAISSERA PAS INTIMIDER ET ON NE LACHERA RIEN !

logo-cgtCe matin, 7 camarades et 1 enfant de 15 ans ont été arrêtés lors d’une action syndicale contre la loi « El Khomri » de casse du code du travail.

A la fin de la manifestation régionale de cet après-midi, qui a réuni plusieurs milliers de personnes, la CGT a appelé les manifestants à rejoindre en cortège le commissariat central de pour demander leur libération.

Une délégation a été reçue par le Directeur de la police qui lui a annoncé la libération d’une militante CGT et de l’enfant et le déferrement des autres camarades.

10 minutes après le bref compte-rendu de la délégation, les CRS ont chargé à plusieurs reprises, en utilisant copieusement les gaz lacrymogènes et matraques, dans le dos des manifestants pacifiques qui commençaient à se replier.

Une fois de plus ce gouvernement aux abois agit à la limité de la légalité en niant le droit démocratique de manifester.

Dans ce contexte les arrestations apparaissent comme de véritables prises d’otages pour étouffer la résistance syndicale.

L’Union départementale des syndicats CGT du Nord dénonce et condamne cette atteinte aux libertés qui apparait de plus en plus comme LA stratégie du gouvernement pour mater le mouvement social de contestation de la loi « El Khomri » de destruction des conquêtes sociales des travailleurs.

L’Union départementale des syndicats CGT du Nord exige la libération immédiate des camarades encore en garde à vue et l’abandon de toutes poursuites.

Lille le 28 juin 2016 – communiqué CGT

justice de classe ou un permis de foncer!

Source : la Marseillaise et le blog de Nicolas Maury

Le chauffeur qui avait foncé sur un barrage filtrant blessant deux syndicalistes CGT à a été relaxé.

Un jugement qui choque tant il peut être assimilé à un permis de foncer.

La décision rendue hier par le tribunal correctionnel d’Aix-en-Provence est choquante, inquiétante même. En relaxant doublement le chauffeur poids lourds qui avait délibérément foncé sur des manifestants blessant deux d’entre eux dont un sérieusement, la justice dénie aux victimes leur statut et adresse un message politique bien étranger à la mission que la loi assigne aux magistrats impartiaux.

Au cours du procès qui s’était tenu le 23 juin, le prévenu récidiviste – pour avoir été condamné le 9 mars à Nîmes à 12 mois de prison avec sursis pour blessures involontaires sous l’emprise d’un état alcoolique – avait nié avoir forcé le barrage. Lors des débats, la présidente Stellina Boresi l’avait bien ménagé, ne cachant pas son hostilité au mouvement social, plaignant à plusieurs reprises ce « chauffeur qui se lève tôt pour aller travailler ». Le représentant du parquet, Olivier Poulet, avait lui requis la condamnation de l’agresseur à 100 jours amende à 3 euros et à 6 mois de suspension du permis. On veut espérer que son parquet interjette appel de cette décision incompréhensible.

Hier, prononçant son délibéré, la présidente du tribunal a motivé la double relaxe des chefs de violences volontaires avec arme par destination et de blessures involontaires « par l’état de nécessité et de contrainte morale » dans lesquels se trouvait le prévenu au moment des faits. Imaginez un instant deux CRS dans la même configuration que ces militants blessés, soyez assuré qu’une information judiciaire aurait été immédiatement ouverte pour tentative d’homicide volontaire sur agents de la force publique.

Le 26 mai à 9h30, au volant d’un semi-remorque de 44 tonnes, Ludovic Zachar, 42 ans, chauffeur de la société TFC, n’avait pas supporté d’être immobilisé à un barrage filtrant sur le rond-point de l’Anjoly à Vitrolles. Les manifestants de la CGT contre la loi Travail laissaient pourtant passer les voitures au compte-goutte. Il n’y avait pas de tensions et ils manifestaient dans un bon état d’esprit témoigneront des automobilistes spectateurs impuissants de la scène.

Furieux, Ludovic Zachar avait percuté le Kangoo d’une famille devant lui. Nadia, 24 ans, postière CGT et secrétaire de la section PCF de Vitrolles s’est alors retrouvée projetée sous les roues du camion, le chauffeur continuant sa course folle avant d’être bloqué à un second barrage. Il était alors pris à partie, frappé par des manifestants indignés de la scène et extraits par la police.

Nadia était hospitalisée avec un traumatisme crânien, une plaie occipitale de 2 cm suturée, un ample hématome au bras gauche avec plaie profonde interne. Ses blessures étaient évaluées à 7 jours d’ITT par la médecine légale. Elle présentait de surcroît un important retentissement psychologique comme son camarade Abdel, 44 ans, ouvrier du livre CGT et militant communiste, qui lui était victime d’un écrasement des deux membres inférieurs avec immobilisation plâtrée des deux pieds. Il lui était délivré 7 jours d’ITT légal aussi.

Une procédure bâclée

Devant le tribunal, le prévenu avait nié avoir forcé le passage, contredisant le témoignage de l’automobiliste percuté dans sa Kangoo qui avait expliqué avoir cru voir sa dernière heure venue ainsi que celle de sa famille. Pour lui le conducteur du poids-lourd savait très bien qu’il avait percuté quelqu’un. Nicolas, un témoin déclarait avoir vu une des victimes tenter de remettre un tract au prévenu quand tout à coup le chauffeur s’est énervé et a commencé à mettre des coups d’accélérateur avant de foncer droit dans le rond-point. Abdel est alors tombé au sol et le camion a poursuivi sa route vers le pont.

Dans cette procédure bâclée, la police n’a même pas cherché à entendre les victimes, ni les 14 témoins dont Me Jean-Pascal Benoit, avocat des parties civiles a produit les récits qui attestent que le camion a volontairement cassé les palettes placées pour le barrage filtrant.

On lira attentivement le jugement dès qu’il sera transmis aux parties. L’état de nécessité est ainsi défini (article 122-7 du code pénal) : « N’est pas pénalement responsable la personne qui, face à un danger actuel ou imminent qui menace elle-même, autrui ou un bien, accomplit un acte nécessaire à la sauvegarde de la personne ou du bien, sauf s’il y a disproportion entre les moyens employés et la gravité de la menace. » Sa sœur, la contrainte morale (article 122-2) considère aussi que « n’est pas pénalement responsable la personne qui a agi sous l’empire d’une force ou d’une contrainte à laquelle elle n’a pu résister ». Mettez un groupe de manifestants, dites vous fortement que c’est une menace existentielle et foncez dedans, voilà ce qu’autorise ce jugement.

Le tribunal a fixé au 19 janvier prochain l’audience sur les intérêts civils puisqu’à la lumière de la décision rendue cette scène d’une rare violence n’est jamais qu’un banal accident de la circulation.