Loic de la Compagnie Jolie Môme relaxé, les goodyears condamnés : les procès politiques continuent

Victoire ! Loïc de la Compagnie relaxé, mais les continuent

Loic Canitrot de la compagnie Jolie Môme a été relaxé des graves accusations de violences dont il faisait l’objet suite à un dépôt de plainte par le responsable de la sécurité du à la suite d’une manifestation dans le cadre de la mobilisation contre la loi travail. Faut il ici rappeler que la aux ordres avait refusé d’instruire la plainte de Loïc contre ce cerbère du Capital mais s’était empressé de s’attaquer à Loïc ? Un dossier vide et les contradictions  flagrantes ainsi que les images vidéos tournées par les manifestants auront contraint les juges à relaxé Loïc… Ce qui ne doit rien faire oublier des milliers de procès politiques qui ont lieu en France, visant tout particulièrement les syndicalistes, à l’image des La cours de Cassation – ne jugeant pas le fond mais exclusivement la forme du procès – n’a pas cassé le verdict de la Cour d’appel condamnant 7 salariés de à des mois de prison avec sursis (pour certains 24 mois), 5 ans de mise à l’épreuve et l’inscription au casier judiciaire B2 ! En France, une de classe. Des peines à comparer à l’absence de procès pour la mort de Rémi Fraisse : le système “judiciaire” qui embastille les syndicalistes est bien le même que celui qui refuse de juger des policiers et gendarmes et surtout leurs donneurs d’ordre. Rappelons que un an après l’affaire Théo – ce jeune homme qui a eu l’anus déchiré à coup de matraque par des policiers – ces derniers ne sont pas jugés et exercent toujours dans la police.

la prise de parole de Loic Canitrot

le Communiqué du PRCF et des JRCF d’Ile de France

Avec beaucoup d’enthousiasme nous avons appris hier la relaxe du camarade Loïc Canitrot, militant à la CGT spectacle et membre de la Compagnie Jolie Môme, dans un procès en forme de farce où l’accusateur a refusé de venir, l’avocate de celui disant qu’elle n’avait rien à dire, pendant que le juge rigolait au grotesque de l’affaire.

Les militants du PRCF et des JRCF de la région Île-de-France était biensûr là pour soutenir le camarade.

Nous rappelons notre solidarité avec toute les victimes de la répression, que ce soit envers les militants politiques, syndicalistes ou associatif. 

Nous rappelons que depuis les manifestations contre la Loi travail de 2016, c’est près de 4000 poursuites judiciaires qui ont eu lieu envers des militants. 

Loïc Canitrot, de la compagnie Jolie Môme, a été relaxé !!

Loïc Canitrot, militant à la CGT spectacle et membre de la compagnie Jolie môme, était poursuivi par le Medef, suite à l’occupation de leur bâtiment le 7 juin 2016. Il était faussement accusé de « violences en réunion », par un cadre syndical patronal. Il vient d’être relaxé ce 25 janvier par la 28e chambre correctionnelle de Paris. Une belle victoire !
Rappel des faits : en avril 2016, syndicats de salariés et d’employeurs du spectacle sont parvenus à un accord sur l’assurance chômage pour les intermittents, artistes et techniciens. Seuls la CFDT et le Medef refusent de ratifier son entrée en vigueur. En réaction, une centaine d’intermittents et d’opposants à la loi occupent le siège du Medef et réclament un régime d’indemnisation mieux adapté à leurs métiers. Parmi eux, Loïc, militant CGT, cofondateur de Nuit Debout. Le directeur de la sécurité du Medef « pète les plombs » et injurie les manifestants, puis frappe Loïc à coup de pieds aux testicules. Le directeur de la sécurité s’enferme ensuite dans son bureau pour appeler la police, et porte plainte contre Loïc… pour un imaginaire coup de poing qu’il lui aurait donné. Arrêté, Loïc passe 72 heures en garde-à-vue, suspecté d’être coupable de coups et blessures, alors qu’il n’est que victime. Le verdict de ce jour aura permis de rétablir les faits. Encore une fois, c’est une belle victoire contre la discrimination syndicale !