Non à l’Europe Allemande

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Certains pseudo-«  » confits dans le dogmatisme n’hésitent pas à nier l’évidence : alors que l’ est massivement dominée par l’Axe Washington-Berlin et que, non sans quelques frictions croissantes entre Washington et Berlin, la RFA  « unifiée » joue le rôle de chef d’orchestre européen de l’Union transatlantique en voie de constitution, ces léninistes d’apparat nient l’écrasante domination allemande sur notre sous-continent, allant jusqu’à accuser le PRCF – pionnier dans la défense des communistes allemands contre la chasse aux sorcières géante des années 90 – de « germanophobie » !

Que ces messieurs posent quelques instants leurs pesantes lunettes dogmatiques et qu’ils lisent le document suivant. Mais peut-être le Spiegel, cet organe de l’impérialisme allemand, est-il lui aussi « germanophobe » ?

Quand au PRCF, pour prévenir les critiques de mauvaise foi à son encontre, il ne disculpe nullement l’oligarchie « française », PREMIERE instigatrice de l’actuel processus de démontage de l’Etat-nation au profit du Reich en voie de reconstitution ; au contraire, le PRCF accuse vertement cette d’accentuer encore, pour des raisons tenant à sa propre stratégie de classe hexagonale (cf le manifeste patronal Besoin d’aire, Lebensraum dirait-on en allemand) d’accentuer encore le « choix de la défaite » devant la bourgeoisie allemande (et américaine) dominante qui fit les beaux jours du Comité des forges  l’époque de Munich et de la Kollaboration.

Le magazine allemand a révélé fin octobre les plans de pour réformer l’Union européenne. Au menu, rien de digeste, toujours les mêmes plats : contrôle budgétaire accru, respect scrupuleux des traités européens pour imposer le modèle allemand et l’austérité à vie dans toute l’.

Elue « triomphalement » aux élections législatives, selon les commentateurs politiques, la chancelière Angela Merkel  se croit plus forte que jamais. Elle peut, puisque chacun semble s’accorder pour la repeindre en chef de gouvernement le plus puissant d’Europe. François Hollande le premier. A les entendre Angela Merkel est l’incarnation suprême d’une gestion efficace, rigoureuse, fruit d’un consensus politique remarquable, puisque à la tête d’une grande coalition entre la CDU-CSU et le SPD…Bla bla bla…
Consensus pour les tenants de la doxa néo-libérale pour sûr. Mais demandons aux Grecs, aux Espagnols, aux Portugais si Merkel incarne l’efficacité et le consensus ! Ces peuples se débattent aujourd’hui dans le marasme économique, des crises sociales et politiques intenses, et un appauvrissement sans précédent ! En cause ?  L’orthodoxie budgétaire allemande, et les réformes structurelles imposées par la troïka avec la bénédiction de la chancelière !

A peine élue, celle qui n’a pas fait campagne sur un programme mais sur sa propre image personnelle, distille les jalons de son projet européen. Et ça fait froid dans le dos ! On pourrait s’attendre à ce qu’une grande coalition avec le parti social-démocrate adoucirait la politique européenne de l’Allemagne…Nein ! Ceux-là non plus, il ne faut pas compter sur eux pour défendre la voix du peuple.
Si la chancelière reprend l’idée d’un gouvernement économique, si chère au président Hollande, c’est pour mieux renforcer les attributions de la Commission européenne en matière de surveillance et de contrôle budgétaire ! La Commission serait autorisée à contrôler encore plus strictement les budgets nationaux, plus en amont et plus en profondeur et en s’arrogeant un droit de véto sur le budget. Merkel veut aller encore plus loin que le non dépassement du déficit à 3% du PIB et de la dette à 60% du PIB presque impossibles à respecter aujourd’hui !

Le magazine allemand Der Spiegel a révélé fin octobre les plans de Merkel pour réformer l’Union européenne. Au menu, rien de digeste, toujours les mêmes plats : contrôle budgétaire accru, respect scrupuleux des traités européens pour imposer le modèle allemand et l’austérité à vie dans toute l’Europe :

Elue « triomphalement » aux élections législatives, selon les commentateurs politiques, la chancelière Angela Merkel  se croit plus forte que jamais. Elle peut, puisque chacun semble s’accorder pour la repeindre en chef de gouvernement le plus puissant d’Europe. François Hollande le premier. A les entendre Angela Merkel est l’incarnation suprême d’une gestion efficace, rigoureuse, fruit d’un consensus politique remarquable, puisque à la tête d’une grande coalition entre la CDU-CSU et le SPD…Bla bla bla…
Consensus pour les tenants de la doxa néo-libérale pour sûr. Mais demandons aux Grecs, aux Espagnols, aux Portugais si Merkel incarne l’efficacité et le consensus ! Ces peuples se débattent aujourd’hui dans le marasme économique, des crises sociales et politiques intenses, et un appauvrissement sans précédent ! En cause ?  L’orthodoxie budgétaire allemande, et les réformes structurelles imposées par la troïka avec la bénédiction de la chancelière !

A peine élue, celle qui n’a pas fait campagne sur un programme mais sur sa propre image personnelle, distille les jalons de son projet européen. Et ça fait froid dans le dos ! On pourrait s’attendre à ce qu’une grande coalition avec le parti social-démocrate adoucirait la politique européenne de l’Allemagne…Nein ! Ceux-là non plus, il ne faut pas compter sur eux pour défendre la voix du peuple.
Si la chancelière reprend l’idée d’un gouvernement économique, si chère au président Hollande, c’est pour mieux renforcer les attributions de la Commission européenne en matière de surveillance et de contrôle budgétaire ! La Commission serait autorisée à contrôler encore plus strictement les budgets nationaux, plus en amont et plus en profondeur et en s’arrogeant un droit de véto sur le budget. Merkel veut aller encore plus loin que le non dépassement du déficit à 3% du PIB et de la dette à 60% du PIB presque impossibles à respecter aujourd’hui !

Ce n’est donc pas demain que le mépris des peuples et les dénis de démocratie vont reculer ! Rappelons que le vote du budget est un acte souverain des représentants du peuple, puisque le budget permet de réaliser le projet politique.

Dans le projet de la chancelière, la Commission pourrait également conclure des contrats avec les pays de la zone euro pour « améliorer la compétitivité » des économies et renforcer la discipline budgétaire. En fait, contraindre les Etats à mener les réformes néolibérales sur les retraites, le marché du travail, la réduction des déficits… et j’en passe.  Ces mêmes réformes qui ont mis à genou la Grèce.

En montant les peuples les uns contre les autres, en défendant l’idée que les pays dits « faibles » n’aient plus besoin de l’aide financière des pays dits « forts », en se pliant aux exigences des conservateurs allemands, scandalisés à l’idée de prêter de l’argent aux Grecs, l’enjeu Merkel est de rendre la solidarité impossible dans l’Union européenne.
Pourtant, si Les Allemands n’imposaient pas l’austérité à la Grèce, ces pays s’en sortiraient bien mieux aujourd’hui. Même le FMI a remis en cause l’austérité ! Et que je sache ce ne sont pas des dons qui sont accordés aux pays enlisés dans l’austérité, mais bien des prêts qui permettent à toute une oligarchie financière de se gaver jusqu’à l’indigestion !

Et que fait François Hollande ? Il s’exécute. Une Europe allemande ne semble pas le contrarier. Pas plus qu’une Europe Nord- américaine, d’ailleurs. Dès qu’il s’agit de se défaire d’un peu de souveraineté, il est d’accord ! Il signe ! Règle d’or, TSCG, Grand Marché Transatlantique, Otan… Tout ce qui peut apporter encore de restrictions, libéralisations, régressions…Il signe tout ! Dans notre dos.

Il est urgent de réagir. Dans quelques mois, quand ils nous referont le coup de l’Europe sociale, comme ils le font depuis 20 ans, il faudra s’en souvenir.