Guerre euro-atlantique de moins en moins froide contre l’Iran et la Russie ?

Après avoir feint d’adopter une position indépendante à l’égard des et de l’, le président français fait monter jour après jour la pression contre l’.À l’égal de Theresa May, qui ne cesse d’alimenter la chronique à propos de l’ « espionnage russe » en Grande-Bretagne (car en et ailleurs, les services secrets occidentaux se comportent comme des angelots, c’est évident !), on peut s’attendre à ce que les médias aux ordres découvrent désormais une « affaire gravissime » par semaine à l’encontre de l’Iran… Où un étrange attentat, que Téhéran a attribué à des alliés régionaux de Washington, vient de faire des dizaines de morts sans que cela n’émeuve personne dans nos salles de rédaction…

Certes, Poutine se comporte à l’encontre des retraités comme un Thatcher russe. Certes, les mollahs iraniens au pouvoir ne sont pas des parangons de vertu politique, les communistes, les féministes et les progressistes iraniens l’ont appris au prix du sang.

Mais l’expérience nous a assez appris que NOS PROPRES dirigeants, NOS PROPRES médias étaient capables des pires mensonges quand il s’agissait de préparer une nouvelle impérialiste en diabolisant jour après jour les cibles pré-désignées de l’Occident. Souvenez-vous des « couveuses débranchées par l’armée de Saddam », des « femmes enceintes éventrées sur ordre de Ceausescu », des « armes de destruction massive » de l’Irak et des autres média-mensonges qui servirent à déclencher la contre-révolution à Bucarest et à exterminer des millions d’Irakiens.

Alors, souvenons-nous que, pour pasticher G. Politzer,

« l’esprit critique, l’indépendance intellectuelle ne consistent pas à céder à l’ et à ses médias, mais à NE PAS leur céder ».

Descartes eût appelé cela le « doute méthodique »…