
La fin de la guerre froide, avec l’effondrement de l’Union Soviétique, a signé une catastrophe géopolitique majeur pour les peuples du monde, avec l’installation de l’hégémonisme de l’impérialisme capitaliste. Privé du soutien du bloc de l’Est, affaibli par la destruction de l’Internationale Communiste et un mouvement accéléré de mutation et liquidation des partis communistes permettant au peuples et leurs classes ouvrières et paysannes de s’organiser et résister, le monde a été mis en coupe réglé. Les États-Unis ont ainsi engagé ou soutenu un nombre considérable d’interventions militaires à travers le monde. Du démantèlement de la Yougoslavie dans les années 1990,avec une guerre provoquée par l’Union Européenne allemande, aux conflits actuels au Moyen-Orient et en Amérique latine, cette explosion des conflits armé n’a jamais été aléatoire. Elle n’est pas que le résultats des desiderata de politique interne aux USA entre les Bush, Clinton, Obama, Biden ou Trump, qui en réalité ont tous poursuivi le même dessein. Elle dessine au contraire une géographie cohérente, structurée autour de zones riches en hydrocarbures ou situées sur les grandes routes de l’acheminement de l’énergie. Elle fonde une stratégie impérialiste de domination hégémonique, qui va bien au delà de l’enrichissement par le vol du pétrole aux peuples qui le détient. On retrouvera en fin de cet article une synthèse des interventions et guerres américaines de ces 30 dernières années.
Au fil des décennies, cette stratégie s’est renforcée. Aux interventions directes visant à sécuriser des ressources identifiées — comme en Irak — ont succédé des opérations visant à contrôler les flux, influencer les marchés et remodeler les équilibres régionaux. Loin d’être une succession d’événements disjoints, ces interventions participent d’un continuum historique dont les épisodes d’agressions et de guerre les plus récents au Venezuela et en Iran constituent les manifestations les plus explicites. l’attaque ultra violente en cours contre Cuba s’inscrit dans le même processus. Ce n’est pas ici la production d’énergie qui est en cause, mais de faire chuter le principal centre de résistance anti impérialiste, pour l’Amérique Latine comme pour le monde. De fait, la résistance principale à l’impérialisme capitaliste ne se situe pas dans la bataille de puissance et d’affrontement militaire – même si ce pan est une composante matérielle évidente – mais bien dans le processus de conscientisation de la lutte des classes, de sa structuration et de son organisation, et dans les ressorts produits par les révolutions socialistes.
L’ensemble de ces opérations, synthétisé en annexe, montre une constante frappante : qu’il s’agisse de zones de production, de transit ou de rivalité stratégique, l’énergie est presque toujours au cœur des théâtres d’intervention américains.
Une géographie de la guerre : pétrole, gaz et routes maritimes
Observer la carte des interventions américaines depuis trente ans revient à superposer presque parfaitement celle des ressources énergétiques mondiales et de leurs axes de circulation.
Au Moyen-Orient, l’Irak, l’Iran, la Syrie ou encore le Yémen constituent autant de points nodaux d’un système pétrolier global. L’Irak, envahi en 2003, détient parmi les plus grandes réserves mondiales. L’Iran, aujourd’hui au cœur d’une confrontation ouverte, contrôle indirectement le détroit d’Ormuz, par lequel transite une part essentielle du pétrole mondial. Quant au Yémen, il borde le détroit de Bab el-Mandeb, passage obligé entre l’océan Indien et la Méditerranée.
Dans ces régions, l’enjeu n’est pas seulement l’accès aux ressources. Il est surtout la capacité à réguler les flux, à sécuriser ou perturber les routes, et donc à peser sur les prix mondiaux. La guerre devient alors un instrument de régulation du marché énergétique.
En Amérique latine, l’intervention récente au Venezuela s’inscrit dans une logique similaire, mais appliquée cette fois à l’offre. Ce pays possède les premières réserves prouvées de pétrole au monde. Un pétrole qui est d’ailleurs structurellement important car fondamentale pour l’industrie du raffinage américaine. Sa réintégration dans une sphère d’influence américaine permettrait non seulement d’accroître l’approvisionnement global, mais aussi d’e contrer d’étrangler l’influence croissante de puissances concurrentes, notamment la Chine.
Entre ces deux pôles, d’autres interventions, moins visibles, ont ciblé des zones de transit. Les Balkans dans les années 1990, l’Afghanistan dans les années 2000 ou encore la Corne de l’Afrique dans les décennies suivantes ont en commun d’être situés sur des corridors énergétiques potentiels ou existants. Dans ces espaces, le contrôle du territoire équivaut à un contrôle des infrastructures présentes ou à venir.
De la même façon, la guerre en Ukraine comprend d’évident buts de guerre dans le domaine, pour l’essentiel atteint expliquant ainsi le retrait progressif de l’intervention américaine armée au profit d’autres fond. Dès 2014, avec le coup d’état d’EuroMaidan, les USA et l’Union Européenne se sont assuré le contrôle du gouvernement de Kiev et avec lui des principales infrastructures de livraisons d’hydrocarbures russes vers le marché européens. Ils ont aussi tenté de s’assurer le contrôle des industries charbonières (et mettalurgiques associées) du Donbass, et des routes d’exportations en mer noire. Verrouiller la Crimée qui est la racine de l’implantation de la Russie vers les mers chaudes et leurs routes commerciale d’un coté, les oléoducs et gazoducs au centres, la baltiques via les pays baltes au nord consacraient l’enfermement d’une russie obligée de réagir. En 2022, les Etats Unis ont immédiatement pris leur objectif principal. Ils ont fait sauter les gazoducs nordstream et surtout imposé un régime de sanction fermant le marché international d’exportation de gaz et pétrole à la Russie mais également sa livraison – indépendante des USA – à l’Union Européenne. Celle-ci c’est ainsi trouvé piégé dans une relation de dépendance complète à Washington. Cette guerre est toujours en cours : les principales attaques menées par les missiles de l’OTAN visent les raffineries, les gazoducs, les ports d’exportations russes, elles se sont intensifiés avec, à la suite des USA, des actes de pirateries en haute mer contre des pétroliers et méthaniers russes. Pour manipuler l’opinion, ceux ci sont présentés comme des navires d’une flotte fantôme, un terme conçu pour faire peur. En réalité, il s’agit simplement de navire dont les assurances et les transactions concernant les cargaisons ne sont pas enregistrées sur le marché occidentale et échappent ainsi aux dollars.
On observera également, en Iran, que l’un des objectifs de guerre américain est de priver l’Iran d’accès à l’énergie nucléaire civile. Une des revendications de la feuille de route des négociateurs américaines est la maitrise de l’ensemble de la matière fissile par les Etats-Unis eux même. Rappelons que l’Iran dispose déjà d’une centrale nucléaire civil, construite et exploité par la Russie, elle est pleinement conforme à la non prolifération. Cependant elle traduit une possibilité pour l’Iran de disposer d’une source d’énergie non maitrisée par les USA.
Propriété des ressources, contrôle des flux : l’hégémonie énergétique
L’évolution des interventions américaines traduit un élargissement constant des buts de guerre américains. Avant les années 2000, la priorité était encore largement donnée à la sécurisation des ressources elles-mêmes. L’invasion de l’Irak en est l’exemple le plus emblématique.
Progressivement, cette logique s’est déplacée vers le contrôle des flux. La guerre en Syrie, par exemple, s’inscrit dans un contexte de rivalité autour de projets de pipelines concurrents reliant le Golfe à l’Europe. Le conflit au Yémen, quant à lui, met en jeu la sécurité d’une route maritime essentielle au commerce mondial des hydrocarbures. Déjà, dès les années 1990, l’écrasement de la Yougoslavie – au delà de l’intégration de cet espace dans la zone mark puis la zone euro c’est à dire le marché impérialiste euro atlantique de l’Union Européenne – procédé aussi de l’installation de base américaine sur une zone de transit potentiel de pipeline approvisionnant l’europe centrale via les Balkan depuis les champs gaziers et pétroliers de la Caspienne. La base américaine du Kosovo vient ainsi complètement verrouiller stratégiquement cet espace. Un espace qui avec la Yougoslavie était indépendant ou sympathique d’avec la Russie et la Chine. Ce n’est pas une erreur que l’armée américaine est fait exploser à coup de missile de précision l’ambassade de Chine à Belgrade en 1999.
Aujourd’hui, avec les tensions simultanées en Iran et au Venezuela, une nouvelle étape semble franchie. Il ne s’agit plus seulement de contrôler des ressources ou des routes, mais d’orchestrer l’ensemble du système énergétique mondial. En agissant à la fois sur l’offre et sur les points de passage, les États-Unis se placent en position d’influence sur les prix, les volumes et les orientations du marché. C’est ici la poursuite à très haute intensité de la politique conduite dès le sortir de la guerre dans le partenariat colonial assurant la tutelle de Washington sur les pétro dictatures du Golfe.
Le dollar, de la domination énergétique à la domination capitaliste impérialiste
Lénine avait très tôt analysé la nature de la tendance structurelle du système capitalisme à l’impérialisme soulignant : » L’impérialisme est le capitalisme arrivé à un stade de développement où s’est affirmée la domination des monopoles et du capital financiers, où l’exportation des capitaux a acquis une importance de premier plan, où le partage du monde a commencé entre les trusts internationaux et où s’est achevé le partage de tout le territoire du globe entre les plus grands pays capitalistes « . Notant expressément le caractère prédateur de ce système impérialiste, y compris vis à vis d’Etat puissant, éclairant dans la mondialisation capitaliste comme le fera plus tard Georges Gastaud avec « Mondialisation Capitaliste et projet communiste », la mise en place de superstructures de domination telles que l’Union Européenne ou l’euro. « Monopoles, oligarchie, tendances à la domination au lieu de tendances à la liberté, exploitation d’un nombre toujours croissant de nations extrêmement riches ou puissantes : tout cela a donné naissance aux traits distinctifs de l’impérialisme qui le caractérisent comme un capitalisme parasitaire ou pourrissant. C’est avec un relief sans cesse accru que se manifeste l’une des tendances de l’impérialisme : la création d’un Etat-rentier, d’un Etat usurier, dont la bourgeoisie vit de plus en plus de l’exportation de ses capitaux et de la « tonte de coupons » »
Ces éléments de réflexions nous permettent d’éclairer que la conquête et maitrise de l’énergie, via la colonisation des hydrocarbures et le verrou sur l’énergie nucléaire, est bien sûr un instrument impérialiste en soit, mais c’est plus largement que cela. C’est une stratégie qui fonde les ressort du système impérialiste du dollars qui assure lui la mise en coupe réglée de l’économie mondiale et la prédation extraterritoriale sur tous les marchés.
Depuis les années 1970, le commerce mondial des hydrocarbures repose en grande partie sur l’utilisation du dollar. Ce système confère aux États-Unis un avantage structurel considérable.
Toute économie dépendante des importations énergétiques doit se procurer des dollars pour financer ses achats. Cette contrainte alimente une demande permanente pour la monnaie américaine et assure son rôle de monnaie de réserve internationale. Les flux financiers issus du commerce de l’énergie sont ensuite en grande partie réinvestis dans des actifs libellés en dollars, notamment la dette américaine.
Ce mécanisme crée un cercle de dépendance. Le monde finance les États-Unis en achetant leur monnaie, tandis que les États-Unis contrôlent les conditions d’accès à l’énergie.
Dans ce contexte, la maîtrise des ressources et des routes énergétiques ne constitue pas seulement un enjeu économique direct. Elle devient un levier monétaire. En influençant les flux d’hydrocarbures, Washington agit indirectement sur la circulation mondiale des capitaux. Et cela permet la domination réelle et tangible du capital américain dans tous les secteurs.
Sanctions et extraterritorialité : l’arme monétaire
Le point faible de ce système repose sur la capacité à des pays structurant la maitrise de champs de ressources pétrolières et de voies maritimes ou d’infrastructures permettant de se les échangers en dehors du système dollars de s’émanciper du marché de capitaux etats-uniens. C’est bien cet activisme qui a vu le gouvernement du colonel Kadhaffi en Libye se faire écraser au lendemain même de son annonce de l’intention de créer une monnaie d’échange panafricaine. De la même manière, l’Iran ou le Venezuela commençant à mettre en place et des routes commerciales directes avec la Chine, et des moyens d’échanges du pétrole hors système dollars menaçaient structurellement l’architecture fondamentale de domination de l’impérialisme euro atlantique de l’Axe USA UE OTAN. Observons cependant que contrairement à ce que certains affirment trop hativement, la Chine (comme la Russie) n’ont pas souhaité ou été en mesure de défendre leurs alliés. Maduro est embastillé à New York et le pétrole vénézuélien dans les mains américaines, Cuba est étranglé, la Syrie a été vaincue par les sanctions économiques américaines, et l’économie de l’Iran est gravement endommagé par les bombardements américains.
L’un des instruments les plus puissants de cette domination réside dans l’extraterritorialité des sanctions économiques. Parce que les transactions énergétiques sont majoritairement libellées en dollars, elles transitent par le système financier américain. Cette situation permet aux autorités américaines de surveiller, bloquer ou interdire ces transactions, y compris lorsqu’elles impliquent des acteurs étrangers.
Les cas de l’Iran, de l’Irak de la Syrie, du Venezuela ou de Cuba illustrent la portée de cet outil. Les sanctions imposées à ces pays ont eu pour effet de restreindre leur accès aux marchés internationaux, de réduire leurs revenus énergétiques et de détruire leurs économies et capacité de développement. Elles sont directement responsables de millions de morts (nous y reviendons).
La guerre économique est le continuum de la guerre militaire. Elle permet d’exercer une pression considérable qui est le prolongement directement de la force armée exercée ailleurs, tout en maintenant un contrôle étroit sur les circuits financiers et énergétiques. En ce sens la guerre menée contre Bagdad, Téhéran, Damas ou Belgrade frappe aussi directement La Havane, Moscou ou Pékin mais aussi toutes les capitales qui voudraient des relations d’échanges commerciales libres et mutuellement profitables échappant au racket du capital américain.
Une architecture impériale articulée autour de l’énergie : Iran et Venezuela les deux fronts d’une même logique impériale
L’ensemble de ces éléments dessine les contours d’un système cohérent. La puissance américaine repose sur une articulation étroite entre force militaire, domination monétaire et contrôle des ressources énergétiques.
Dans ce système, les alliés jouent un rôle essentiel. L’Europe, à travers l’Union européenne et l’OTAN, participe à cette architecture en s’inscrivant dans un cadre stratégique et réglementaire complètement aligné et intégré sur les intérêts américains, à sa chaine de commandement. Dans le Golfe, les monarchies pétrolières contribuent à maintenir le système du pétrodollar en libellant leurs exportations en dollars et en recyclant leurs revenus dans les marchés financiers occidentaux.
Le marché pétrolier mondiale est à 80% maitrisé sous l’égide du dollars. Le marché du pétrole c’est 3000 milliards de dollars par an auxquels il faut ajouter les 4 à 5000 milliards de dollars du gaz et du charbon. Soit un marché de près de 4500 milliards de dollars sous maitrise américaine. C’est 1% du stock total de capitaux américains.
Cette organisation permet une centralisation et une concentration des flux de capitaux au profit des États-Unis. Les revenus issus de l’énergie, qu’ils proviennent de producteurs directs ou de pays dépendants des importations, convergent vers un système financier dominé par Washington qu’ils contribuent ainsi à renforcer.
Il est ici très important de rappeler que dans un système capitaliste mondialisé impérialiste, le poids relatif des stocks de capitaux détermine les dynamiques de puissance et d’affrontement. A l’heure actuel, l’impérialisme américain dès lors qu’il a la haute main sur l’Europe, via l’Union Européenne, maitrise près des deux tiers des capitaux mondiaux. L’expansion de ces capitaux nécessitent l’ouverture permanente de nouveaux marchés.
| Pays ou bloc | Capitaux (trillions $) | Part mondiale |
|---|---|---|
| États-Unis | 300 – 400 | 35 – 45 % |
| Chine | 120 – 180 | 20 – 30 % |
| Union européenne | 120 – 180 | 20 – 30 % |
| Russie | 5 – 10 | 1 – 3 % |
Les événements récents confirment cette analyse. L’intervention au Venezuela vise à reprendre le contrôle d’une source majeure d’approvisionnement et à réorienter ses flux vers une sphère d’influence occidentale. La confrontation avec l’Iran, quant à elle, porte sur la sécurisation d’un point de passage essentiel et sur la limitation de l’autonomie d’un acteur cherchant à contourner le système du dollar.
Ces deux opérations ne sont pas isolées. Elles s’inscrivent dans une stratégie globale visant à maintenir une position dominante dans un monde où les équilibres énergétiques et monétaires sont de plus en plus contestés.
L’énergie comme fondement de la maitrise impérialiste des marchés mondiaux
L’analyse des interventions américaines des trente dernières années, mise en perspective avec le rôle du dollar, conduit à une conclusion sans ambiguïté. La politique étrangère des États-Unis ne peut être comprise indépendamment de la question impérialiste, et de la place déterminante de l’énergie
La maîtrise de l’énergie ne se limite pas à l’accès aux ressources elle même. Elle implique le contrôle des routes, l’influence sur les marchés et, surtout, la capacité à orienter les flux financiers qui en découlent. Dans ce dispositif, le dollar joue un rôle central. Il transforme la domination énergétique en domination monétaire, et inversement.
Les naïfs ne regardent l’impérialisme que comme une stricte conquête territoriale. C’est ainsi que la guerre en Ukraine est analysé par certains, très loin d’une analyse concrète de la situation concrète intégrant les fondamentaux des marchés et des débouchés de capitaux, comme un conflit inter impérialiste. L’impérialisme a pourtant fondamentalent trait à la concentration de la maitrise et l’expansion des capitaux via la maîtrise des infrastructures, des monnaies et donc des marchés bien au delà de l’énergie. Les interventions militaires, les sanctions économiques et les superstructures supranationale d’asservissement stratégiques en constituent les instruments.
De Caracas à Téhéran, la continuité est manifeste. Les conflits récents ne sont pas des accidents de l’histoire, lié à l’imprévisibilité d’un mauvais dirigeant (Trump). Ils sont les expressions de la structure même du capitalisme, dans laquelle la guerre, l’énergie et la monnaie forment les trois piliers d’une même architecture de puissance.
C’est là que se trouvent donc la clé d’émancipation anti impérialiste pour les peuples. Et donc le ressort d’action populaire et politique pour cette France des travailleurs qui a besoin et qui veut la paix : briser les superstructures de contrôle des marchés et des flux. C’est pourquoi agir concrètement pour la paix, y compris pour faire cesser les guerres au Venezuela, en Iran ou en Ukraine, doit passer par la prise de conscience qu’il est impératif de sortir du système union européenne et euro. En ce sens, la France, maillon faible du système peut être le point de départ d’une dynamique populaire, progressiste, et révolutionnaire. Et en ce sens également, chaque travailleur peut constater que dans le champs politique en France, seuls les communistes avec le PRCF ont su se positionner avec constance dans camps de la paix. S’opposant à chacune des guerres, de la Yougoslavie et Kosovo en passant par l’Irak, la Libye ou la Syrie et maintenant le Venezuela et l’Iran.
JBC pour www.initiative-communiste.fr
Principales interventions américaines (1995–2026) et enjeux énergétiques
| Conflit / Intervention | Période | Zone | Ressources énergétiques | Enjeu de transit / stratégique |
|---|---|---|---|---|
| Balkans (Bosnie, Kosovo) | 1995–1999 | Europe | Faibles | Corridor énergétique Europe |
| Afghanistan | 2001–2021 | Asie centrale | Proximité gaz Caspien | Projets pipelines (TAPI) |
| Irak | 2003–2011 | Moyen-Orient | Pétrole majeur | Golfe stratégique |
| Libye | 2011 | Afrique du Nord | Pétrole de qualité | Approvisionnement Europe |
| Syrie | 2011– | Moyen-Orient | Modéré | Corridor pipelines |
| Yémen | 2015– | Moyen-Orient | Faible | Détroit Bab el-Mandeb |
| Somalie | 2007– | Afrique | Faible | Routes maritimes pétrole |
| Pakistan | 2004– | Asie | Faible | Corridor régional |
| Iran | 2000s–2026 | Moyen-Orient | Pétrole et gaz majeurs | Détroit d’Ormuz |
| Venezuela | 2000s–2026 | Amérique latine | 1ères réserves mondiales | Influence marché mondial |
| Sahel / Afrique | 2010s– | Afrique | Uranium, pétrole | Routes émergentes |
| Ukraine (indirect) | 2014– | Europe | Transit gaz | Approvisionnement UE |


![ENSEMBLE ET UNIS,STOPPONS LA MARCHE À LA GUERRE MONDIALE IMPÉRIALISTE ! [CGT PRCF LFI URC FSE AFPS 59 – France Cuba Lille JC du Nord Union Etudiante Lille]](https://www.initiative-communiste.fr/wp-content/uploads/2026/03/20260321-tract-CGT-59-PRCF-LFI-350x250.jpeg)

![Disparition de Lionel Jospin, ou le décès de l’un des moteurs de la « gauche » du reniement [ #gaucheplusrien ]](https://www.initiative-communiste.fr/wp-content/uploads/2026/03/jospin-chirac-strauss-kahn-120x86.jpg)