Burkina-Faso : soutien du PRCF à la résistance populaire des jeunes mobilisés contre le putsch néocolonial

LOGO-PRCF+INISOUTIEN DU PRCF A LA RESISTANCE POPULAIRE DES JEUNES MOBILISES CONTRE LE PUTSCH NEOCOLONIAL

Au , après le putsch des éléments fidèles à Blaise Compaoré, les travailleurs et la jeunesse du Burkina se mobilisent contre les imposteurs.


 

ORGANISATION DEMOCRATIQUE DELA JEUNESSE DU BURKINA FASO

Mobilisons-nous contre le coup d’Etat militaire !

burkina faso sankaraLa crise sociopolitique qui secoue notre pays depuis quelques temps, traduite par l’intrusion répétée des éléments du Régiment de sécurité présidentielle (RSP) sur la scène politique et les vives tensions politiques autour des questions électorales, a finalement évolué en un coup d’Etat  réactionnaire perpétré par des éléments dudit RSP et leurs alliés politiques du CDP notamment.

En effet, le 16 septembre 2015 aux environs de 14H30 mn, des éléments armés du RSP faisaient irruption au conseil des ministres qui se tenait au palais Présidentiel de Kossyam arrêtant ainsi le président Michel Kafando, le premier ministre Yacouba IssacZida et des membres du gouvernement. Dans la matinée du 17 septembre 2015, le coup d’Etat est confirmé à la télévision nationale burkinabé. Les putschistes annoncent alors la dissolution des organes de la transition (présidence, gouvernement et assemblée) et la création d’un Conseil National de la Démocratie (CND). Dans le même temps, ils annoncent la fermeture des frontières terrestres et aériennes et l’instauration d’un couvre-feu de 19h00 à 6h00. Le Général de Brigade Gilbert Diendéré, fidèle allié et homme de main de Blaise Compaoré depuis notamment 1983,est alors désigné président de ce CND.

Dès lors, les positions stratégiques de la ville de ont été occupées par les militaires, en combinaison avec des escouades de patrouilles pour contrer la vive , dispersant systématiquement toute tentative de regroupement. En effet, dès le 16/09 à l’annonce de la prise d’otages, le peuple et la jeunesse sont spontanément descendus dans la rue aussi bien à Ouagadougou qu’à l’intérieur du pays. On dénombre déjà au moins 3 morts et plus de 60 blessées (sources médicales).

Ce nième coup d’Etat militaire qui du reste, contient les germes d’une guerre civile réactionnaire, est un véritable recule démocratique et une remise en cause des acquis de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2015. Au cours de cette insurrection saluée à travers l’Afrique et le monde, le peuple du Burkina Faso et particulièrement sa jeunesse, a chassé Blaise Compaoré en payant un lourd tribut (34 morts), exprimant sans détour sa profonde aspiration à la liberté et à un changement qualitatif en sa faveur.

L’insurrection avait été stoppée par un coup d’Etat contre-révolutionnaire perpétré le 31 octobre par le même RSP, le Général Diendéré imposant son filleul, le Lieutenant-colonel Yacouba Isaac Zida, à la tête de l’Etat. Le peuple opposa alors une farouche les 1er et 2 novembre 2014. S’en suivi un arrangement politique concocté sous le joug des puissances impérialistes (France et Etats Unis d’Amérique notamment) baptisé « Transition inclusive ». Celle-ci, restée sous contrôle militaire, présentera rapidement ses limites, débordée qu’elle était par les querelles intestines pour le contrôle du pouvoir. On en arriva alors où nous en sommes aujourd’hui : un coup d’Etat militaire remettant en cause les progrès politiques en matière de libertés acquises au prix de longues années de luttes et d’énormes sacrifices.

L’Organisation démocratique de la jeunesse du Burkina Faso, face à cette situation :

  1. Condamne sans réserve le coup d’Etat perpétré par le RSP ce jour 17/09/2015 ;
  2. Félicite ses militant-e-s et sympathisant-e-s ainsi que la jeunesse patriotique et révolutionnaire qui a déjà pris pied dans la rue à Ouagadougou et à travers le pays contre le coup d’Etat ;
  3. Appelle la jeunesse populaire à :
    1. se mobiliser dans les quartiers, les secteurs, villages, arrondissements, et villes du pays en prenant toutes les initiatives possibles pour opposer une vive résistance à ce coup d’Etat ;
    2. se mobiliser pour apporter protection et secours aux nombreux blessés et aux jeunes en résistance dans la rue ;
    3. faire barrière à une éventuelle guerre civile réactionnaire qui anéantirait les progrès démocratiques réalisés par le peuple ;
    4. se battre pour la préservation des acquis de l’insurrection populaire des 30 et 31 obtenus aux prix de lourds sacrifices.

Non aux coups d’Etat militaires !

Non aux velléités  d’instauration d’une guerre civile réactionnaire !

En avant pour la défense des acquis de l’insurrection populaires des 30 et 31 octobre !

Ouagadougou, le 17 septembre 2015

Le Bureau Exécutif National

Motion d’appel à la des syndicats du Burkina-Fasso

UNITE D’ACTION SYNDICALE (UAS) / BURKINA FASO

LES CENTRALES SYNDICALES:

CGT-B – CNTB – CSB – FO/UNS – ONSL – USTB

LES SYNDICATS AUTONOMES:

SAIB–SAMAE–SATB–SATEB–SBM–SNEAB–SNESS–SYNAPAGER–SYNATEB–SYNATEL

SYNATIC–SYNATIPB– SYNATRAD–SYNTAS–SYNTRAPOST–SYSFMAB–SYNATEL–UGMB

Ouagadougou, le 16 septembre 2015

MOTION DE GREVE

A

Monsieur le Ministre de la Fonction Publique, du Travail et de la Sécurité Sociale (MFPTSS)

-Ouagadougou-

 

  • Considérant le rôle qu’a toujours joué le mouvement syndical burkinabè à tous les tournants décisifs de l’histoire du Burkina Faso ;
  • Considérant le rôle négatif de l’armée à travers son intrusion sur le champ politique depuis le 3 janvier 1996 ;
  • Considérant la condamnation de la récupération de l’insurrection Générale populaire des 30 et 31 octobre 2014 par l’Unité d’Action Syndicale (UAS) à travers la déclaration du 3 novembre 2014 et l’exigence d’un retour à une transition politique civile ;
  • Considérant la perturbation du climat social par les actions du Régiment de Sécurité Présidentielle (RSP) à travers quatre sorties intrusives dans la vie politique (Décembre 2014, février, juin et septembre 2015) ;
  • Considérant la ferme position du mouvement syndical contre tout coup d’Etat ;
  • Vu l’impérieuse nécessité de se battre pour une véritable démocratie dans notre pays ;

L’Unité d’Action Syndicale (UAS), fidèle à ses engagements et à son rôle historique dans la vie du peuple burkinabè :

  • Condamne fermement cette 4ème intrusion du Régiment de Sécurité Présidentielle dans la vie politique Nationale ;
  • Exige la dissolution sans condition du Régiment de Sécurité Présidentielle (RSP) ;
  • Interpelle toutes les composantes du peuple burkinabèsur leur rôle de défense de l’intérêt supérieur de la Nation ;
  • Appelle les travailleuses et travailleurs des secteurs Public, parapublic, privé et du secteur informel à observer un mot d’ordre de grève Générale sur toute l’étendue du territoire à partir du mercredi 16 septembre 2015 jusqu’à nouvel ordre ;
  • Appelle les travailleuses et travailleurs des secteurs Public, parapublic, privé et du secteur informel à se rassembler dans tous les milieux stratégiques sur l’ensemble du territoire national jusqu’à nouvel ordre.

En tout état de cause, l’Unité d’Action Syndicale (UAS) rend responsables, leRégiment de Sécurité Présidentielle (RSP) et tous ses complices qui répondront de leurs actes devant l’histoire et le peuple burkinabè.

 

Ont signé :

Pour les Centrales syndicales :

CGT-B                                                           CNTB                                                  CSB

 

Bassolma BAZIE                                 Augustin Blaise HIEN             Olivier OUEDRAOGO

Secrétaire Général                            Secrétaire Général                           Secrétaire Général

 

FO/UNSL                                                       ONSL                                                  USTB

 

Joseph TIENDREBEOGO                     Paul N. KABORE                     Yamba Georges KOANDA

Secrétaire Général                            Secrétaire Général                            Secrétaire Général

 

Pour les Syndicats Autonomes :

            SAIB                                                   SATB                                                  SAMAE          

 

  1. Pascal OUEDRAOGO Séni KOANDA Marius K. ZONGO

Secrétaire Général                                   Secrétaire Général        Secrétaire Générala.i.

 

 

            SATEB                                                SBM                                       SNEAB           

 

Arnold Mwandja BANGOU               Moriba TRAORE                     Séma BLEGNE

Secrétaire Général   Secrétaire Général                            Secrétaire Général

 

 

SNESS                                                                       SYNTRAPOST                                             SYNAPAGER

 

Samuel DEMBELE                                           Gilbert GO                                                         Apollinaire KABORE

Secrétaire Général                                         Secrétaire Général                                         Secrétaire Général  

 

SYNATEB                                                                           SYNTAS                                                              SYNATEL            

François de Salle YAMEOGO                      Juste Koumara LOGOBANA        Souleymane SO

Secrétaire Général                                         Secrétaire Général                          Secrétaire Général

SYNATRAD                                                        SYNATIC                                                             SYNATIPB

 

Daniel P. GANDEMA                                     Siriki DRAME                                     Jean–Baptiste OUEDRAOGO

Secrétaire Général                                        Secrétaire Général                         Secrétaire Général

 

SYSFMAB                                                                          UGMB

Mariam TIEMTORE                                                Gabriel SEBGO

Secrétaire Général                                              Secrétaire Général