Si les français pouvaient (re)voter, ils n’entreraient pas dans l’Union Européenne ou en sortiraient #Frexit

Pour ou contre l’, les français ? On sait que le traité de Maastricht n’a été approuvé que par une très courte majorité des votes exprimés. Et ce referendum a été suivi par un clair et net à l’ le . La situation a-t-elle évoluée en 2019 ? Et bien non, absolument pas, comme le révèle un d’opinion réalisé par l’IFOP pour le JDD. Les français sont contre l’Union Européenne.

Les résultats des élections européennes l’ont de fait confirmé par leur taux d’abstention : ils sont contre l’Union Européenne.

Un sondage réalisé par l’IFOP pour le JDD entre le 20 et 21 mai 2019 révèle des résultats riches d’enseignement. On comprend à sa lecture pourquoi ce sondage n’a pas fait la une des médias.

Interrogés sur ce qu’ils voteraient s’ils devaient revoter aux referendum sur le traité de Maastricht et le Traité Constitutionnel Européens – les deux traités qui sont la base de l’Union Européenne – la réponse est sans appel, les français voteraient contre. Les français sont contre le traité de Maastricht, c’est-à-dire contre l’Union Européenne et l’Euro. Dans un autre sondage de l’IFOP, réalisé début janvier pour le journal d’extrême droite Valeurs Actuelles et concernant le RIC, l’institut de sondage confirme que les français veulent majoritairement un référendum pour la sortie de l’Union Européenne, et qu’à peine plus d’un tiers des français irait voter pour rester dans l’Union Européenne. 60% des électeurs de Mélenchon en 2017 voteraient non à Maastricht, tout comme 64% de ceux qui soutiennent le mouvement des gilets jaunes. Et une majorité des ouvriers et employés iraient voter pour le FREXIT en cas de référendum sur la sortie de l’Union Européenne.

Les résultats de ces sondages devraient interpeller ceux qui à la tête de la France Insoumise comme à la tête du PCF PGE viennent d’encaisser une gifle sérieuse dans les urnes des élections européennes, massivement boycottées par les électeurs des classes populaires.

le détail de ces sondages :

Les français voteraient non à Maastricht à 52%, la classe ouvrière à 70%

Les français revoteraient-ils pour le traité de Maastricht, qui rappelons-le a institué l’euro ? La réponse est claire et nette, ce serait non. Et cela est vrai pour ceux qui ont participé au scrutin de 1992, comme pour les plus jeunes.

Parmi ceux qui était en âge de voter en 1992, 57% voteraient non, alors qu’ils n’avaient été que 49,2% à le faire. Parmi ceux qui n’était pas inscrits et ou n’avaient pas 18 ans en 1992, 58% voteraient également contre.

Cette volonté d’échapper aux traités de Maastricht, de briser les chaînes de l’Union Européenne et de sortir de l’euro est massive parmi la classe des travailleurs.

Les ouvriers sont ainsi 70% à déclarer qu’ils voteraient non au traité de Maastricht, 64% pour les employés, 67% pour les catégories populaires, 65% pour les personnes des foyers à revenus modestes.. A l’inverse, les professions libérales et cadres supérieurs sont à 67% pour le traité de Maastricht, même 70% pour les chefs d’entreprise. La question ne divise pas les salariés du privé et du public qui sont contre le traité de Maastricht à 57%

En province et dans les villes de banlieue le refus de Maastricht est majoritaire.

Et un résultat identique pour le referendum de 2005

Sans surprise, les résultats n’ont quasiment pas évolué pour le référendum de 2005. Démontrant le décalage énorme entre les convictions et les choix politiques des français et la politique menée contre eux et à l’opposé de leur vote par la clique des UMP, PS, LR, EELV et autres LREM.

Les résultats sont les mêmes que pour le traité de Maastricht. Confirmant que la classe ouvrière est à près de 70% radicalement contre les traités européens, la classe des travailleurs dans son ensemble étant opposée à plus de 64% à l’Union Européenne. Il n’y a guère que les cadres supérieurs et professions libérales à toujours être en faveur du oui au TCE (66%). Toutes les autres catégories professionnelles voteraient majoritairement NON. 67% de ceux qui soutiennent ou se sentent gilets jaunes voteraient également NON.

Les français en faveur du FREXIT, la sortie de l’Union Européenne

Observons que, très prudemment dans ce sondage, le JDD et l’IFOP ne sont pas allés jusqu’à publier les résultats d’une question claire sur la sortie de l’ et du Frexit. La question fait si peur étant donné la réponse très probable des français que Macron a déjà annoncé qu’il refuse de faire un référendum sur la question et que cette question est en pratique quasi interdite de sondage en France.

Dans un sondage de l’IFOP pour Valeurs Actuelles réalisés du 18 au 21 janvier 2019, la question a cependant été posée, dans le cadre d’une enquête plus générale interrogeant les français quant à leurs opinions sur différents référendums.

57% des français déclaraient alors vouloir aller voter à un référendum organisé sur la sortie de la France de l’Union Européenne. On observera que ce chiffre correspond peu ou prou à ceux qui boycottent les élections européennes en s’abstenant.

Et en cas de référendum sur le FREXIT, parmi ceux qui voteraient, 40% voteraient pour, 60% voteraient contre. En tenant compte de l’abstention, on observe une situation beaucoup plus ouverte, les indécis abstentionnistes étant sur cette question les plus nombreux.

Le sondage témoigne de l’engagement de la classe ouvrière pour le FREXIT : 71% de ceux qui se sentent Gilets Jaunes voteraient d’ailleurs pour le FREXIT. 52% des ouvriers et employés voteraient pour la sortie de l’UE, de même que 55% des salariés du secteur public.

Il convient d’observer que le RN continue de capitaliser sur l’abandon du mot d’ordre de sortie de l’Union Européenne au début des années 1990 par le parti communiste, prospérant sur ce terrain avec une rhétorique euro critique et nationaliste qui vise à masquer que ce parti n’est pas pour la sortie de l’Union Européenne et de l’Euro. Pourtant, il est important de rappeler que ce parti n’a pas voté contre l’acte unique et au contraire était un des partisans de la construction européenne. Lors de la campagne présidentielle 2017, le RN et les Le Pen ont d’aileurs tombé le masque en avouant être contre la sortie de l’euro et des l’Union Européenne, comme Macron, Hollande ou Sarkozy, leur programme étant de servir la classe capitaliste en tapant sur la classe des travailleurs .

JBC pour www.initiative-communiste.fr


Sondage Maastricht TCE 2019