Moscovici, prix de la carpette anglaise 2014 – la commission européenne distinguée

courriel-212x3001C’est donc Pierre , cet ex ministre des finances français père la rigueur pour le compte du MEDEF au sein du gouvernement Ayrault devenu père fouettard au sein de la Commission européenne pour faire les poches des travailleurs  -toujours pour le compte du patronat – qui a été distingué du déshonorant 2014.

Il faut dire que ce zélé serviteur de l’oligarchie capitaliste, à peine nommé Komissaire européen, s’est empressé d’expédier à la France, une lettre de commandement de renforcer l’austérité pour complaire à la classe capitaliste. Et dans la langue de Wall Street s’il vous plait, cette langue qui est celle de la Commission Européenne qui vise à faire disparaitre les autres langues européenne. Comme en témoigne les déclarations indignes de Paula Ovaska-Romano de cette même Commission Européenne traitant l’Italien de “langue exotique”…

Plus que jamais, les militants du PRCF appellent à défendre la diversité linguistique, et avec elle ce bien public de tous les francophones : leur langue, menacé par le patronal.

L’Académie de la Carpette anglaise est une académie parodique, décernant chaque année depuis 1999 un prix dit d’« indignité civique » à un membre des élites françaises, ou soi-disant telles,  qui, selon son jury, s’est distingué par son acharnement à promouvoir la domination de la langue anglaise en France et dans les institutions européennes au détriment de la langue française.

Communiqué de l’Académie de la Carpette Anglaise

Réuni chez Lipp le 17 décembre 2014, sous la présidence éclairée de Philippe de Saint Robert, le jury composé de représentants du monde littéraire, politique et associatif, a décerné le prix de la Carpette anglaise 2014 à un membre des “élites françaises” qui s’est particulièrement distingué par son acharnement à promouvoir la domination de l’anglo-américain en France au détriment de la langue française.

A été distingué, au premier tour de scrutin, M. Pierre Moscovici, membre de la Commission européenne pour avoir adressé à M. Michel Sapin, ministre des Finances et des Comptes publics, une lettre entièrement en anglais.

Le prix à titre étranger a été attribué, au premier tour de scrutin, à Mme Paula Ovaska-Romano, directrice du Département pour les langues et directrice déléguée de la Direction générale de la traduction de la Commission européenne, pour avoir violemment tancé en anglais une responsable associative qui la sollicitait en italien et avoir qualifié, à cette occasion, l’italien de “langue exotique”.

Que déshonneur leur soit rendu !

source

Les indignes “lauréats ” des prix précédant sont :

  • 1999 : Louis Schweitzer, PDG de Renault, pour « avoir imposé l’usage de l’anglo-américain dans les comptes rendus des réunions de direction de son entreprise »
  • 2000 : Alain Richard, ministre de la Défense, pour « avoir obligé les militaires français à parler anglais au sein du Corps européen alors qu’aucune nation anglophone n’en fait partie. »
  • 2001 : Jean-Marie Messier, PDG de Vivendi Universal, pour « avoir systématiquement favorisé l’anglais comme langue de communication dans ses entreprises. »
  • 2002 : Jean-Marie Colombani, directeur de la publication du Monde qui « publie sans la moindre réciprocité, et à l’exclusion de toute autre langue, un supplément hebdomadaire en anglais tiré du New York Times. »
  • 2003 : le Groupe HEC, dont le directeur général, Bernard Ramanantsoa, a déclaré, en décembre 2002, « dire que le français est une langue internationale de communication comme l’anglais prête à sourire aujourd’hui. »
  • 2004 : Claude Thélot, président de la Commission du débat national sur l’avenir de l’école, pour avoir considéré « l’anglais de communication internationale » comme un enseignement fondamental et préconisé son apprentissage par la diffusion de feuilletons américains en version originale sur les chaînes de télévision française.
  • 2005 : France Télécom, opérateur de téléphonie présidé par Didier Lombard, pour « la mise en place de services et produits aux dénominations anglaises (Business Talk, Live-Zoom, Family Talk…).
  • 2006 : Le Conseil constitutionnel pour « ses nombreux manquements à l’article 2 de la constitution qui dispose que la langue de la République française est le français » et pour avoir « déclaré le protocole de Londres sur les brevets conforme à la Constitution, permettant ainsi à un texte en langue anglaise ou allemande d’avoir un effet juridique en France. »
  • 2007 : Christine Lagarde, ministre de l’Économie, pour « avoir quelquefois communiqué en langue anglaise avec ses services. »
  • 2008 : Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche pour « avoir déclaré que le français était une langue en déclin et qu’il fallait briser le tabou de l’anglais dans les institutions européennes. »
  • 2009  : Richard Descoings, directeur de l’Institut d’études politiques de Paris, pour « imposer des enseignements uniquement en langue anglaise dans certaines filières proposées, et pour correspondre en anglais avec le lycée français de Madrid. »
  • 2010  : Martine Aubry, première secrétaire du Parti socialiste (et ses conseillers en communication), pour « leur recours systématique à des slogans anglo-saxons (du “care” à “What would Jaurès do?”). »
  • 2011  : Jean-François Copé, secrétaire général de l’UMP pour « sa vigoureuse promotion de l’usage de l’anglais, de la maternelle aux grandes écoles, et sa volonté de faire de l’anglicisation de la télévision publique un des enjeux de son parti et de l’élection présidentielle. »
  • 2012  : Frédéric Cuvillier, ministre délégué aux Transports, à la Mer et à la Pêche pour avoir déclaré, selon Le Parisien, que, dans le domaine du transport, « l’anglais devrait être la langue d’usage et de rédaction des documents officiels harmonisés. »
  • 2013 : Guillaume Pepy, président de la SNCF, pour les « Smiles, les TGV Family, et autres médiocrités linguistiques » et la proposition de « cours de langue anglaise uniquement, dans ses trains champenois ».
  • 2014 : Pierre Moscovici, membre de la Commission européenne pour avoir adressé à Michel Sapin, ministre des Finances et des Comptes publics, une lettre entièrement en anglais.

ainsi que pour le prix spécial du jury à titre étranger :

  • 2001 : La société The Lego Group, fabricant danois de jouets pour enfants, qui présente ses produits en France et dans le monde uniquement en anglais sous les expressions « explore being me », « explore together », « explore logic » et «explore imagination .
  • 2002 : Romano Prodi, président de la Commission européenne pour l’affaire de l’étiquetage en anglais des produits alimentaires, et l’imposition de l’anglais comme langue unique de négociation pour l’élargissement européen.
  • 2003 : Pascal Lamy, élu pour son utilisation systématique de l’anglais dans ses fonctions de commissaire européen, au mépris des règles communautaires.
  • 2004 : Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne, élu pour avoir présenté en anglais la politique de l’établissement devant le Parlement européen de Strasbourg et avoir déclaré lors de sa prise de fonction « I am not a Frenchman ».
  • 2005 : Josep Borrell, président du Parlement européen, pour avoir avantagé l’anglais lors d’une session de l’assemblée parlementaire euro-méditerranée qu’il venait de présider à Rabat au Maroc sans prévoir la traduction des documents de travail.
  • 2006 : Ernest-Antoine Seillière, président du BusinessEurope (ex-UICE, Union des industries de la communauté européenne), pour avoir prononcé un discours en anglais au Conseil européen à Bruxelles en mars 2006.
  • 2007 : La police de Genève, pour avoir diffusé une publicité intitulée United Police of Geneva.
  • 2008 : Eurostat, service des statistiques de la Commission européenne, qui diffuse depuis avril 2008 sa publication Statistiques en bref uniquement en anglais, renonçant aux langues allemande et française.
  • 2009 : Jean-Louis Borloo, ministre d’État, ministre de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de la Mer, pour avoir signé, le traité de l’IRENA (Agence internationale de l’énergie renouvelable /International Renewable Energy Agency) dont la seule langue de travail est l’anglais, en invoquant l’urgence, alors que cinq pays importants ne l’ont toujours pas signé.
  • 2010 : Paul Kagamé, président de la République du Rwanda, pour avoir imposé dans son pays le passage du français à l’anglais comme langue officielle et comme langue de l’enseignement, et pour avoir quitté l’OIF (Organisation internationale de la francophonie) pour adhérer au Commonwealth.
  • 2011 : La compagnie Ryanair, présidée par Michael O’Leary, pour avoir imposé, en Espagne, aux femmes enceintes de plus de 28 semaines un certificat médical exclusivement rédigé en anglais, y compris pour les vols intérieurs (menaçant de ne plus desservir les aéroports ne se pliant pas à cette exigence).
  • 2012 : L’Agence française pour les investissements internationaux (AFII) et l’Institut national de la propriété industrielle (INPI) pour la campagne publicitaire “Say oui to France, say oui to innovation“, qui promeut la France à l’étranger en utilisant l’anglais comme seul vecteur de communication, au lieu de s’adresser dans la langue des pays visés par cette campagne.
  • 2013 : Tom Enders, président exécutif d’EADS, « pour avoir annoncé, en anglais seulement, à tous les salariés allemands, espagnols et français de la branche « défense et espace », un vaste plan de licenciements par une vidéo… elle-même sous-titrée en anglais ».
  • 2014 : Paula Ovaska-Romano, directrice du Département pour les langues et directrice déléguée de la direction générale de la traduction de la Commission européenne, pour avoir violemment tancé en anglais une responsable associative qui la sollicitait en italien et avoir qualifié, à cette occasion, l’italien de « langue exotique ».