L’Union Européenne veut la guerre : avec l’OTAN elle veut vous faire payer des routes pour ses offensives blindées !

SI VIS PACEM, PARA BELLUM/ ; L’ DE LA PAIX CONNAÎT SES CLASSIQUES

« Si tu veux la paix, prépare la » disaient les Romains et l’Europe de la paix semble bien décidée à respecter cet adage. De l’antiquité à l’époque actuelle, la logistique — même si elle n’apparaît pas dans les édifiants films hollywoodiens qui nous narrent la libération de notre continent par les États-Unis — joue un rôle tout à fait déterminant lorsqu’il s’agit de s’étriper dans les règles.

L’empire grec, comme l’Empire britannique après lui, reposait sur le contrôle maritime ; l’Empire romain, lui, avait construit un réseau de voies permettant de déplacer rapidement les légions partout où l’agitation des barbares le nécessitait. Après la déculotté de 1870, dû à une incapacité des troupes du Second Empire d’être là où il faut quand il le faut, la troisième République nomma le 28 juillet 1911 chef d’État-Major général, Joseph Joffre, un expert du génie (la logistique en jargon militaire) qui n’eut de cesse de s’assurer que nos jeunes paysans et ouvriers seraient bien là pour arrêter les balles allemandes lors de la prochaine explication. Nous pourrions multiplier les exemples, comme l’arrêt de l’offensive de Romel dans le désert libyen qui devra plus à des problèmes de carburant pour les panzers qu’au génie militaire de son opposant Bernard Montgomery.

Férus d’histoire militaire, nos stratèges de l’ et de son « allié stratégique », l’, se sont aperçus que déplacer des chars de : 55 tonnes, 3,60 mètres de large (char Leclerc[1]) ; 62 tonnes, 3,75 mètres de large (char Léopard[2], produit par la RFA, le plus populaire en Europe) ; 60 tonnes et 3,66 mètres de large (char M1 Abrams[3], étatsunien, le plus populaire dans le monde) ; qui consomment de l’ordre de 250 litres au 100 km n’est pas chose aisée et, surtout, ne devrait pas être laissé à l’improvisation. Ils ont donc produit un document intitulé « Communiqué conjoint du Parlement européen et du Conseil de l’Europe concernant le plan d’action sur la mobilité militaire »[4]. Ce texte écrit en anglais dans un jargon technocratique plus qu’indigeste — on comprend la nécessité d’une sélection serrée dans les écoles de haute administration comme l’ENA ; lire et produire ce genre de prose à longueur de journée n’est pas à la portée de tout le monde ! — nous renseigne sur les projets en cours dans l’Union pour assurer une mobilité adéquate de nos moyens militaires (essentiellement terrestre).

Nos stratèges sont clairement conscients des menaces qui pèsent sur le continent même s’ils ne les nomment jamais explicitement ; mais tout citoyen au fait des problèmes actuels comblera sans peine cette lacune avec au choix : après le Brexit, les Britanniques pourraient se relancer dans une guerre de Cent Ans et les Français seraient alors bien aise de recevoir le renfort des chars de leurs alliées estoniens ; les Maures pourraient décider de rejouer la bataille de Poitiers et les Espagnols qui seraient chargés de les stopper seraient enthousiastes de recevoir, une fois de plus, un soutient de leurs amis allemands ; plus sérieusement, les perfides Russes, ayant compris que leur stratégie d’empoisonnement récemment initiée n’est pas suffisamment percutante, pourraient décider de nous envahir « dans les règles ». On l’aura compris, si la menace n’est pas explicitée, c’est qu’il est inutile de le faire.

Ce rapport discute donc d’une harmonisation nécessaire des autoroutes : largeur des voies, hauteur des ponts, etc., afin que les convois militaires puissent les emprunter sans avoir à faire une reconnaissance préalable — bizarrement, les questions budgétaires ne sont pas abordées de front, juste mentionnées, mais soyons tranquilles, l’usage des dites autoroutes étant d’abord civile, c’est certainement le contribuable et non l’actionnaire de Vinci autoroute qui devra mettre la main au porte -monnaie. Un détail « amusant » du rapport : l’harmonisation douanière ; il semble qu’il y ait des taxes d’exportation et de réimportation lorsque les chars d’un pays A vont dans un pays B pour participer à des manœuvres avant de revenir au bercail. Ironie mise à part, ces bruits de bottes et, si j’ose dire, de chenilles sont de plus en plus intenses et fréquents ; il devient très urgent que nous nous mobilisions pour lapaix, pour une politique de dialogue et de détente !

Christophe Pouzat – Commission Internationale du PRCF

Notes de bas de page
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[1] [https://fr.wikipedia.org/wiki/Char_Leclerc]

[2] [https://fr.wikipedia.org/wiki/Char_Leopard_2]

[3] [https://fr.wikipedia.org/wiki/M1_Abrams]

[4]
[https://ec.europa.eu/transport/sites/transport/files/2018-military_mobility_action_plan.pdf]


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