Le Pen Macron c’est l’Union Européenne : destruction de la France, exploitation des travailleurs et fascisation !

Le PRCF n’a eu de cesse de le dénoncer de longue date : le Front National – rebadgé Rassemblement National – des Le Pen n’a jamais été pour la sortie de l’Union Européenne ni de l’Euro.

Faut-il rappeler que durant toute la guerre froide, Le Pen père et le Front National s’érigeaient en soutiens virulents de l’OTAN et de la construction européenne sous la tutelle de l’impérialisme américain? C’est ainsi que lors du vote décisif de l’Acte Unique les nombreux députés des Le Pen s’abstiennent, collaborant ainsi à l’institution de la monnaie unique et la disparition du franc au de l’euro. Privant la France et son peuple de la souveraineté monétaire, désormais sous contrôle de l’Allemagne et de marchés financiers.

Faut-il rappeler qu’ensuite, profitant des trahisons antipopulaires d’une gauche préférant vanter le mensonge d’une Europe sociale, le FN et les Le Pen père et fille se mirent à susurrer un discours aux accents eurocritiques. Sans jamais en pratique cependant proposer franchement de sortir de l’Union Européenne, de l’Euro ou même de l’Otan. Il s’agissait pour le FN, tels des bonimenteurs de foire, de tromper les ouvriers victimes des délocalisations, du dumping social et fiscal et de la concurrence des travailleurs détachés institués par l’Union Européenne, ainsi que de l’appauvrissement euro austéritaire provoqués par l’Euro. Ces ouvriers et employés, ces pêcheurs et agriculteurs, en un mot la classe ouvrière de France constatant les ravages de l’Union Européenne sur le produire en France. Eux qui tant qu’ils disposaient d’un parti et d’un syndicat de classe se sont opposés à chacune des étapes de la construction européenne. Contrairement au FN et aux Le Pen. Cette classe ouvrière abandonnée par ceux qui provoquant la du PCF et s’alignant derrière le Parti Socialiste et sa gauche plus rien, se coulant dans le Parti de La Gauche Européenne et ses millions de subventions versés par la Commission européenne, choisissaient la lutte des places plutôt que la lutte des classes. Renoncements pour de mauvais arrangements, mutation pour trahison, ont ainsi provoqué dégoût et abstention parmi des millions d’ouvriers, de paysans, d’employés et d’agents publics. Ouvrant la porte à cette extrême droite qui est le naturel profond et l’arme d’exploitation du Capitalisme.

Les communistes résistants et militants du Frexit…

Faut-il cependant aussi rappeler que les communistes, et eux seuls, ont depuis toujours combattu pieds à pieds tous les traités européens. Et le PRCF, et ses militants franchement communistes, sont les seuls à avoir toujours porté le mot d’ordre, clair, simple, démocratique, de la sortie de l’Union Européenne, de l’Euro, de l’OTAN et du Capitalisme. Répondant ainsi à l’aspiration ultra majoritaire des classes populaires à la souveraineté populaire. À la défense de cette souveraineté nationale permettant de défendre droits sociaux, libertés démocratiques, protection écologique, solidarité internationaliste contre la supranationalité européiste imposant la dictature du Capital. Plaçant les budgets publics sous la férule des diktats euro-austéritaires de la Commission européenne et sous le chantage des marchés financiers gavés par la Banque Centrale Européenne ! En 2005, par un vote spectaculaire, ouvriers et employés, votaient NON au TCE, dans une campagne populaire et de terrain, emmenée par les forces républicaines et progressistes.

Mais, tandis que le PRCF montrait que le FN/RN et les Le Pen n’étaient pas pour la sortie de l’Union Européenne, les tenants de la mensongère “réforme” de l’Union Européenne en une Europe sociale se faisaient eux les promoteurs des Le Pen.

… les Le Pen collaborateurs capitalistes ne proposant jamais la sortie de l’Union Européenne

Des Le Pen partageant leur programme économique commun avec l’UMPS, puis les LR et LREM, celui du parti maastrichien unique, c’est-à-dire celui de l’exploitation capitaliste. Car pour verrouiller le débat, un argument était alors jeté à la tête des communistes de façon scandaleuse, sortir de l’UE c’était “dire comme Le Pen”. Et cela alors que cette sortie de l’UE ne figurait pas dans le programme des occupants du château de Montretout. Et c’est bien là l’un des principaux moteurs de la dédiabolisation du FN et de la “popularisation” des Le Pen : l’anticommunisme et l’européisme béat. Provoquant ainsi le 21 avril 2002 et sa réplique très commode pour le candidat préféré de la finance Macron de 2017. Jeter dans les bras de la clique Le Pen une partie des ouvriers voulant rejeter les euro- délocalisations, l’euro-dumping antisocial, l’euro-destruction de la France et de ses services publics, à force de mensonges dépeignant le FN/RN comme celui de ceux étant contre cette Union Européenne.

Marine Le Pen se démasque

Désormais plus sûre de sa force après avoir malheureusement embrigadé depuis plus de 20 ans une partie des classes populaires, et alors que Macron a fait voler en éclat l’écurie LR issue de l’UMP de Sarkozy, Le Pen peut se payer le luxe de rappeler mezzo voce pour ramener à elle les caciques LR n’ayant pas trouvé place dans les cercles macronistes que non elle n’est pas pour la sortie de l’Euro et encore moins celle de l’Union Européenne. Et dans une tribune publiée par le très patronal journal L’Opinion, qu’elle est parfaitement alignée avec la BCE (Banque centrale européenne) étranglant les travailleurs de France et d’Europe – et donc totalement d’accord avec Macron – sur la question de faire payer l’intégralité de la dette aux travailleurs (https://www.lopinion.fr/edition/politique/ayons-idees-claires-bon-sens-dette-tribune-marine-lepen-237103).

Marine Le Pen est contre le Frexit et contre la sortie de l’Euro, et elle le fait savoir jusque sur euronews. Elle est pour rester dans les accords de Schengen.

Tandis qu’elle serine son programme ultra libéral : des prêts pour les “jeunes entrepreneurs” – comprendre les gosses de riches ayant accès aux crédits bancaires, la suppression des cotisations sociales patronales, c’est-à- dire la fin de la sécurité sociale, de son assurance maladie, des retraites par répartition, et de l’assurance chômage. Un programme et un discours violents dans la continuité de ce qui est la colonne vertébrale du FN/RN : la haine de classe contre les travailleurs. Les Le Pen n’ont-ils pas toujours condamné les travailleurs défendant leurs droits et salaires ? S’insurgeant contre ces travailleurs en grève pour défendre les retraites ou refuser la casse du code du travail ? Appelant à la répression policière ?

Le tout en diffusant des discours xénophobes s’en prenant à qui mieux mieux aux mineurs isolés, à nos compatriotes de confession musulmane ou supposés tels, qui lui sont d’autant plus faciles à porter qu’ils sont désormais en écho terrifiant avec ceux de la Macronie et de ses appuis du parti socialiste et d’Europe-Écologie- les Verts, vociférant d’une même voix contre un soi-disant islamo-gauchisme. Dans un écho terrifiant des campagnes de haine des contre le judéo-bolchévisme. Les mêmes votant de concert au Parlement européen la criminalisation du communisme pour mieux réhabiliter… le nazisme. Ces socio-démocrates faisant comme leur prédécesseurs de l’Allemagne des années 1930 le choix d’Hitler contre celui du Front populaire, c’est-à-dire le choix de l’autoritarisme capitaliste contre celui du pouvoir populaire souverain.

Macron Le Pen, c’est l’Union Européenne, c’est l’exploitation des travailleurs et c’est la fascisation.

De fait, il est ainsi éclatant que Macron Le Pen, c’est l’Union Européenne, c’est l’exploitation des travailleurs et c’est la fascisation.

Et de fait, Marine Le Pen n’est pas isolée. L’ensemble de l’extrême droite européenne est d’accord pour mettre sous le joug de l’Union Européenne du Capital les peuples. De la Pologne à la Hongrie, de l’Espagne à l’Italie.

Tenez regardez en Italie. La Ligue du Nord de Mateo Salvini s’est fondue sans aucune surprise dans le gouvernement de l’ex-chef de la banque centrale Mario Draghi, cette Ligue du Nord soit disant “patriote” qui n’est que violemment nationaliste et xénophobe. Pressée de stigmatiser les travailleurs immigrés et les Italiens du sud, de faire exploser l’Italie pour gaver le riche patronat de l’Italie du Nord, la Ligue du Nord est pour rester dans l’UE et dans l’Euro. Mieux, sur l’extrême droite de cette extrême droite c’est Giogia Meloni, présidente fondatrice de Fratelli d’Italia qui déclare ” Je suis pour l’Europe fédérale, je ne crois pas que l’Italie doit sortir de l’Euro”. Lui ouvrant ainsi grand les portes des médias des milliardaires.

Tournant le dos à la France, Marine Le Pen proclame vouloir défendre non pas la France et les Français, mais “une Europe qui préfère les Européens”. Macron Le Pen c’est le nationalisme européen contre la France. N’est-ce pas d’ailleurs par exemple les Le Pen qui soutiennent les nationalistes flamands dont le projet est de s’arroger certains territoires du nord de la France ? (lire ici).

Ils sont d’accord pour, sous prétexte de remboursement d’une dette qui n’est pas le fait des travailleurs mais des cadeaux de milliards d’euros aux multinationales, de faire payer les travailleurs, en durcissant tant et plus l’exploitation, écrasant les salaires en réduisant à néant les remboursements sécurité sociale, écrasant les retraites, annihilant les indemnités chômage, et annulant les cotisations sociales patronales.

D’accord pour privatiser et libéraliser les services publics. D’accord pour privatiser nos trains régionaux d’abord, et toute la SNCF ensuite, appliquant ainsi les ordres de Bruxelles, c’est-à-dire du grand Capital. D’accord pour s’en prendre à la justice et durcir toujours plus un État policier toujours plus violent et autoritaire, et ce non pas pour assurer la sûreté. Mais bien pour garantir la seule sécurité des milliardaires, en réprimant le mouvement social, et sans garantir la tranquillité d’aucune façon pour les quartiers populaires. Abandonnés et délaissés.

Plus que jamais, face au duo Macron Le Pen, pour une politique de progrès, de justice sociale, et de prospérité économique, briser les chaînes de l’Union Européenne, c’est-à-dire celle de l’exploitation, c’est une urgente nécessité. Construire l’alternative rouge et tricolore, comme la porte Fadi Kassem pour 2022 avec les 30 mesures d’urgence du programme du PRCF, c’est ouvrir une perspective rassembleuse qui est la seule permettant de résister à la fascisation et de remettre le peuple, la classe des travailleurs à l’offensive. C’est un des enjeux politique de 2021, pour briser l’étau du duo Macron Le Pen rejeté par une large majorité des Français et l’écrasante majorité des classes populaires.

JBC pour www.initiative-communiste.fr