1,8 millions de civils dans le Donbass privés d’eau par les bombardements de l’Ukraine

L’armée de Kiev, financée par l’UE, soutenue par l’OTAN et les SUA a de nouveau massivement attaqué la République Populaire de Donestk (RPD), ses bombardements privant d’eau 1,8 millions de civils dans le . Ces jours derniers c’est à 61 reprises que l” a violé les accords de cessez le feux. Six maisons ont été détruites, un civil et un soldat blessés. Ces bombardements ont été menés avec des armes interdites, telles que de l’artillerie lourde des lance- missiles multiples Grad, des mortiers lourds ou des tanks.

Par exemple, le commandement militaire de la RPD rapporte que le village de Yasinovataya, où se situe la station de traitement et de pompage de l’eau a été attaqué de nuit par l’Ukraine en violation des accords de Minsk, par des bombardements aux canons de 122 mm et 152mm. Cela depuis deux directions (Stepnoye et Avdeyeka).

Voilà ce que la junte d’oligarques au pouvoir à Kiev à la faveur du coup d’État de 2014 continue de faire dans le Donbass. Et l’on pourrait multiplier les témoignages de ce genre.

La RPD dépose à l’ONU les preuves des crimes de guerres

Pendant que l’Ukraine délire sur l’agression et les crimes imaginaires de l’armée russe dans le Donbass, tout en essayant de ne pas avoir à endosser la responsabilité de ses crimes de guerre, la Russie, tout comme les deux républiques populaires ne restent pas inactives et travaillent pour prouver factuellement au monde entier les crimes, bien réels ceux-là, de l’armée et des forces de l’ordre ukrainiennes dans le Donbass.

La première annonce est venue de la République Populaire de Donetsk (RPD), dont la médiatrice aux droits de l’homme Daria Morozova a mené des discussions avec la présidente de la Mission de Surveillance des Droits de l’Homme de l’ONU en Ukraine, Fiona Frazer, à qui elle a remis des documents prouvant l’utilisation de la torture et de méthodes illégales par les représentants des forces de l’ordre ukrainiennes dans le Donbass.

« Les questions concernant les personnes portées disparues, tuées à cause des tortures commises par les forces ukrainiennes, et l’échange des prisonniers de guerre ont été discutées lors de cette réunion, » a ainsi noté le service de presse de la médiatrice aux droits de l’homme.

Concernant la recherche des personnes portées disparues « l’accent a été mis sur le besoin de coopération et de travail conjoint avec la partie ukrainienne concernant l’échange d’une banque de données ADN pour identifier les corps ».

Daria Morozova a profité de cette réunion pour signaler l’attitude destructrice des représentants ukrainiens lors des discussions du sous-groupe de contact humanitaire à Minsk. Comme le 6 juillet, lorsque ces derniers ont interrompu la discussion sur l’échange des prisonniers, en exprimant leur réticence à remplir leurs obligations, ce qui a poussé les représentants du Donbass à sortir de la réunion.

De son côté, la Russie n’est pas en reste, et continue le travail lancé depuis l’année dernière concernant les poursuites pénales pour crimes de guerre contre plusieurs officiels et commandants ukrainiens. La liste des crimes de l’armée ukrainienne continuant de s’allonger jour après jour, la commission d’enquête spéciale russe rajoute au fur et à mesure de nouvelles preuves, et de nouvelles charges pour chaque nouveau crime commis.

Ainsi, l’agence fédérale russe d’enquête sur les crimes très graves a ouvert un dossier pénal concernant le bombardement récent de zones résidentielles de Donetsk par l’armée ukrainienne qui a fait des victimes parmi les civils.

« Un dossier a été ouvert sur base du crime décrit dans l’article 365 du code pénal russe – l’utilisation de méthodes de guerre interdites. Les enquêteurs suspectent que les soldats ukrainiens ont de nouveau violé l’accord de cessez-le-feu signé par le groupe de contact tripartite et qui ordonne le cessez-le-feu dans certaines zones des républiques de Donetsk et Lougansk, ainsi que le retrait des armes lourdes, » a déclaré la porte-parole du chef du comité d’enquête, Svetlana Petrenko, citée par RIA Novosti.

Svetlana Petrenko a souligné que les enquêteurs avaient de bonnes raisons de croire que le 10 juillet à 23 h, l’armée ukrainienne et la garde nationale ont utilisé de l’artillerie lourde pour tirer sur des infrastructures civiles situées dans le district de Petrovsky à Donetsk, faisant deux blessés parmi les civils et détruisant plusieurs habitations.

Comme on peut le voir, le dossier pour le tribunal pénal international qui devra se tenir pour juger les crimes de guerre commis lors du conflit dans le Donbass continue de se remplir et de s’alourdir contre Kiev. À l’allure à laquelle ces crimes s’accumulent, le poids et l’épaisseur des dossiers n’aura rien à envier à ceux du procès de Nuremberg.

Surtout quand on voit l’état de la justice ukrainienne concernant les jugements rendus contre les victimes mêmes des abus de l’armée et des forces de l’ordre ukrainiennes. Ainsi, une jeune fille d’Artemovsk, Nadiejda Kozlova, qui en 2014 avait dégoupillé une grenade d’un des soldats qui essayait de la violer pour se défendre, et avait été sévèrement mutilée lors de l’explosion, a été condamnée l’an passé à 14 ans de prison pour la mort de ce soldat !!! La jeune femme est désormais invalide, ayant perdu une partie du bras gauche et sa jambe gauche est sévèrement mutilée.

L’association des prisonniers de guerre et des prisonniers politiques du Donbass a demandé au représentant ukrainien du sous-groupe de contact humanitaire à Minsk, Viktor Medvedchouk, d’aider à obtenir la libération de la jeune femme qui a besoin de soins permanents.

Si ce représentant met autant d’acharnement à ne pas travailler sur ce dossier qu’il en met à ne pas traiter celui de l’échange des prisonniers, on ne peut malheureusement que craindre que Nadiejda reste en prison pour encore longtemps si la communauté internationale ne se mobilise pas pour la sauver.

Christelle Néant source

Le 19è sommet UE-Ukraine se conclut sans déclaration commune

Le 19è sommet UE-Ukraine s’est achevé sans déclaration commune, cela en raison des désaccords au sein de l’UE sur le future de l’Ukraine, alors que la junte s’est déclarée candidate à l’adhésion à l’Union Européenne. Le président du conseil européen, Donald Tusk a indiqué qu’un accord d’association entrerait en vigueur le 1er septembre. Il est important que cet accord d’association n’ait pas été soumis au vote des peuples européens. Sauf un, les Pays Bas, où par référendum il a été très largement rejeté. Le gouvernement néerlandais, comme en 2005 a décidé cependant de se plier aux ordres de Bruxelles et de piétiner le vote des citoyens. Totalitarisme vous avez dit ?

Parmi les pays refusant de mentionner la possibilité d’une adhésion à l’UE de l’Ukraine, les Pays Bas – le pouvoir est sans doute conscient que bafouer le votre du peuple c’est engendrer une colère légitime qui serait décuplée avec ce genre de provocation .

Il est vrai que l’Union Européenne n’a que faire de l’adhésion de l’Ukraine, alors que ce qui l’intéresse c’est son inféodation au marché commun européen, la colonisation de son territoire : l’adhésion de l’Ukraine n’est pas vraiment une urgence à l’agenda de la Commission Européenne

JBC pour www.initiative-communiste.fr