Indonésie : 1965 – 2015 Souvenons nous ! Il y a 50 ans un génocide anticommuniste [2/4]

# 1960 : Le camp de l’Ouest subit, à ce moment là, défaites sur défaites. Au Vietnam l’armée américaine s’enlise, écrasant les Vietnamiens sous des tonnes de napalm et d’agent orange

# Pour préserver ses profits, comme toujours le capitalisme se lance dans l’escalade exterministe du : en Indonésie, ce sera le anticommuniste point de départ de 40 ans de la de Suharto et du régime fasciste de l’Ordre Nouveau

Les faits historiques :

  • sukarno che guevarafévrier 1958, tentative de coups d’état forces pro-américaine de’armée et la droite depuis Sumatra et les Sulawesi démarrant immédiatement des milliers d’arrestations de communistes dans les zones qu’il contrôle.
  • 1959, l’armée tente d’interdire le congrès du , sans succès, le président y prononçant un discours. En 1960, il lance la politique dite de NASAKOM (nationalisme, religion et communisme). Le devient l’une des composantes du front gouvernemental sans abandonner sa ligne critique
  • Contexte de Konfrontasi,:le PKI demande à armer le peuple, ce qui est rejetté par une parti de l’armée. L’armée de l’air proche du PKI commence à entrainer 2000 membres du PKI sur la base aérien d’Halim à Jakarta.
  • Nuit du 30 septembre 1965, un curieux mouvement dit du 30 septembre tente un coup d’état prétend contrecarrer
    Sukarno Aidit

    DN Aidit et Sukarno

    la confiscation d’un « comité de généraux » et rétablir le pouvoir de Soekarno. Une partie du haut commandement de l’armée est exécutée (6 généraux) dans la nuit du 30 septembre.

  • Sukarno est conduit en fin de nuit par la garde présidentielle a à la base aérienne d’Halim, base de l’armée de l’air réputée proche du PKI. Soekarno déclare prendre personnellement le contrôle de l’armée et nomme un proche le général Yani, Chef d’état major.
  • Aidit président du PKI y est également amené par les conjurés au prétexte qu’il est menacé par un complot de la CIA. Aidit réaffirme alors son soutien à Sukarno. Dès le 1er octobre, Aidit rejoint Jogjakarta (centre est du pays) où il participe à désamorcer le coup d’état. Dans la nuit du 1er au 2 octobre, le principal quotidien du PKI condamne fermement toute tentative de coup d’état.

Le coup d’état d’un général pro américain, Soeharto:

  • Dans la nuit du 30, le général SOEHARTO en charge de la force de réserve stratégique de l’armée de terre
    Major General suharto à gauche avec Gen Sabur commandant de la garde présidentiel octobre 1965

    Major General suharto à gauche avec Gen Sabur commandant de la garde présidentielle octobre 1965

    (réputée proche des Etats-Unis, ces derniers ayant participé avec la Grande Bretagne à la formation et l’équipement de l’armée de terre violemment anti-communiste) singulièrement laissé à l’écart de la purge visant la tête de l’armée, prend le contrôle des forces armées. Et ce d’autant plus facilement, que le 5 octobre doit se tenir à Jakarta la journée des forces armées, et que donc l’ensemble des Divisions des forces armées son représentées à Jakarta par un bataillon.

  • Dès le 3 octobre, l’armée lance une violente campagne anti-communiste, attribuant malgré les évidences la responsabilité du coup d’état au PKI. Le 5/10 la chasse aux communistes commence à Jakarta, alors que ce même jour le comité central du PKI réaffirme son soutien à Soekarno et que le mouvement du 30 septembre est une affaire intérieure à l’armée. Le 6 octobre, à la sortie du premier conseil des ministres après les événements, les ministres communistes sont arrétés.Le 13 octobre, déportation communistes indonésiensl’organisation islamique Ansor lance à travers Java des manifestations anti PKI. L’armée, appuyée par des bandes de brigands et des milices islamiques démarre le massacre méthodique des communistes et de ceux suspectés de les soutenir,malgré les ordres donnés par Sukarno pour stopper les massacres et dénier la responsabilité du PKI. L génocide erra entre 1 et 3 millions de morts, des millions de prisonniers et déportés.
  • Viols, massacres, tortures, les communistes sont méthodiquement exterminés, alors que désarmé,s ils ne peuvent que rarement se défendre. Le président du PKI est tué le 22 novembre
  • Ceux qui survivent à la détention et sont libérés restent fichés comme prisonniers politiques (Tapol), privés à vie de leur droits.Le nombre de tués est si élevé que certaines rivières déversent pendant des jours entiers les milliers de corps qui y ont été jetés.
  • Sous prétexte de la crise, Suharto prend les pleins pouvoir puis écarte Sukarno qui est placé en résidence surveillée en 1967
  • La mise en coupe réglée du pays peut démarrer.

massacre anticommuniste indonésie

www.initiative-communiste.fr site web du PRCF

Dossier à suivre…

Affiche massacre indonésie page 2