
Paris mobilisée contre le blocus génocidaire de Cuba : la caravane européenne frappe fort devant l’Assemblée Nationale
Le 11 juin 2026, dans le cadre de la caravane européenne de solidarité avec Cuba « Let Cuba Breathe » et « Europe Wakes Up », une manifestation déterminée s’est tenue devant l’Assemblée Nationale à Paris. Des centaines de militantes et militants, venus de toute la France et d’Europe, se sont rassemblés pour exiger la levée immédiate du blocus criminel imposé par l’impérialisme yankee au peuple cubain héroïque. Les slogans « Laissez Cuba vivre en paix ! » et « Stop au blocus ! » ont retenti avec force, coïncidant avec la présentation d’une proposition de résolution par les députés communistes et du groupe de la Gauche Démocrate et Républicaine. Cette journée d’action s’inscrit dans une vaste mobilisation continentale de l’Italie (cf le texte que nous reproduisons ci dessous), passée par Bruxelles et qui continue à travers l’Europe. Le PRCF, par la voix de ses camarades Fadi Kassem, Vincent Flament et Gilda Landini, a apporté son soutien plein et entier à cette initiative et signé l’appel lancé pour la journée.
L’urgence est absolue. Stopper le génocide
Cette mobilisation doit être au même niveau que celle déployée pour Gaza. Car le blocus total de Cuba – qui frappe le pétrole mais aussi tous les approvisionnements vitaux – constitue un crime de guerre. La compagnie française CMA CGM ne peut plus faire accéder ses navires porte-conteneurs aux ports cubains en raison des sanctions extraterritoriales et du blocus naval décidé par Washington. C’est un véritable siège militaire qui vise à affamer la population cubaine pour la contraindre à la soumission et recoloniser l’île socialiste.Vu l’intensité dévastatrice de son impact sur la vie quotidienne des Cubaines et des Cubains – pénuries de médicaments, coupures d’électricité prolongées, manque de nourriture et de biens essentiels –, ce siège impérialiste conduit à un véritable génocide. Des millions de personnes subissent les conséquences sanitaires et sociales dramatiques de cette politique d’asphyxie délibérée.
Chaque citoyen qui a manifesté, qui manifeste pour Gaza doit également le faire pour Cuba. Car Gaza, Cuba c’est le même combat contre les mêmes agresseurs, pour la même cause. C’est en ce sens que les militantes et militants du PRCF poursuivent une intense campagne d’affichage ave déjà des dizaines de milliers d’affiches et d’autocollants collés de Paris à Lille, de Lens à Toulouse, de Bordeaux à Annecy, de Lyon à Nice, de Marseille à Boulogne, de Tulles à Mulhouse…
Résistance, héroisme et solidarité du peuple cubain : ils sont la dignité de l’Humanité, c’est pour cela que le peuple cubain est au centre de la cible de Trump
face à cette agression, le peuple cubain résiste avec une dignité et une détermination exemplaires. En dépit des immenses difficultés causées par ce blocus génocidaire, plus de 6 millions de citoyennes et citoyens cubains ont signé l’appel « Mi firma por la Patria » pour s’engager à défendre la souveraineté et la liberté de Cuba. Parallèlement, l’appel à la solidarité internationale lancé par le PRCF a déjà recueilli les signatures de dizaines de personnalités communistes, progressistes et syndicalistes de France et du monde entier. Chacun et chacune peut et doit rejoindre ce mouvement fraternel en signant en ligne. Camarades, il est temps d’intensifier la lutte ! Brisons le blocus criminel, soutenons la Révolution cubaine et la cause de tous les peuples qui refusent l’impérialisme. La solidarité internationaliste est notre arme la plus puissante. Signez et partagez massivement l’appel :
Vive Cuba socialiste ! Vive la solidarité internationaliste ! À bas le blocus génocidaire !
Cuba, le choix de la paix sur la folie de la guerre
Alors que les conflits se multiplient dans le monde entier et que le langage de la force semble remplacer de plus en plus celui de la diplomatie, un message qui vaut la peine d’être écouté vient de Cuba. C’est un message de paix, de raison et de défense de la vie face aux tambours de guerre que certains secteurs de l’establishment américain continuent de faire retentir de manière irresponsable sur tout le continent américain.
Ces derniers jours, trois faits d’une importance politique extraordinaire ont été révélés qui, lus dans leur ensemble, révèlent une réalité très différente de celle propagée par les partisans de l’agression contre l’île socialiste.
Le premier cas concerne un mémorandum adressé au président Donald Trump par un groupe d’anciens responsables des secteurs du renseignement, de la diplomatie et des forces armées américaines. Il ne s’agit pas de militants révolutionnaires ou de sympathisants du gouvernement cubain. Ce sont des personnes qui ont servi dans l’appareil stratégique de Washington et qui connaissent parfaitement les mécanismes de la politique étrangère américaine. Sa conclusion est claire : toute agression contre Cuba serait vouée à l’échec. Parmi les signataires figurent d’anciens analystes de la CIA et d’anciens responsables américains du renseignement et de la diplomatie, qui préconisent de remplacer la logique des menaces par celle du dialogue.
Cette évaluation n’est pas basée sur des motivations idéologiques, mais sur une observation réaliste. Cuba n’est pas un pays prêt à se soumettre. L’histoire de la Révolution montre que le peuple cubain a résisté aux blocages économiques, aux sabotages, aux campagnes de déstabilisation et aux tentatives d’isolement international pendant plus de soixante ans. Envisager d’imposer un changement politique par la force aujourd’hui, c’est ignorer l’histoire et sous-estimer la résilience d’un peuple qui a fait de sa souveraineté une valeur indispensable.
Le deuxième élément est l’appel international de Cuba aux mouvements sociaux, aux organisations pour la paix et à la société civile mondiale. Face à l’escalade des menaces, l’île répond non pas par des mots de haine, mais par un appel à défendre la vie et la paix. Cette position renvoie à la meilleure tradition internationaliste de la Révolution cubaine, toujours opposée aux guerres impérialistes et en faveur de la coopération entre les peuples. L’appel dénonce le danger d’une nouvelle ère d’agression et rappelle à la communauté internationale ses responsabilités.
Le troisième fait, peut-être le plus important d’un point de vue politique, concerne l’opinion publique américaine. Un récent sondage montre que la plupart des électeurs américains rejettent l’idée d’une intervention militaire contre Cuba. Même aux États-Unis, il y a une prise de conscience croissante que la guerre ne mènerait à aucune solution. La plupart des citoyens préfèrent le dialogue, la coopération et la normalisation des relations entre les deux pays.
Ces trois éléments sapent le récit construit par les cercles les plus agressifs de la politique américaine. Il n’y a pas de consensus international pour l’agression contre Cuba. Il n’y a pas non plus de consensus interne aux États-Unis. Même d’anciens représentants de haute autorité de l’appareil de sécurité de Washington mettent en garde contre les risques d’une telle aventure.
Derrière les menaces contre Cuba se cache une crise plus profonde. L’ordre international unipolaire, forgé après la fin de la guerre froide, révèle toutes ses contradictions. De nouveaux acteurs mondiaux émergent, les processus d’intégration régionale se renforcent et la demande d’un monde multipolaire basé sur le respect mutuel entre les nations augmente. Dans ce contexte, Cuba continue de représenter un symbole d’indépendance politique et de résistance à l’hégémonie impériale.
C’est précisément pour cette raison que l’île reste la cible de pressions et d’agressions. Pas pour ce qu’il possède, mais pour ce qu’il représente. Cuba démontre qu’il est possible de défendre la souveraineté nationale, de garantir les droits sociaux fondamentaux et de construire des relations internationales fondées sur la solidarité. Ce témoignage continue d’inquiéter ceux qui veulent un monde totalement subordonné à la logique du marché et du pouvoir militaire.
Aujourd’hui plus que jamais, il est essentiel de relancer la mobilisation internationale pour la paix. La communauté internationale doit rejeter toute insinuation d’agression militaire contre Cuba et exiger la fin du blocus économique, qui continue d’affecter gravement la population civile. La paix ne se construit pas avec des porte-avions, des sanctions ou des menaces. La paix se construit par le dialogue, la coopération et le respect de la souveraineté des peuples.
Les voix qui s’élèvent aujourd’hui des États-Unis, ainsi que l’appel de Cuba et le rejet populaire de la guerre, montrent qu’il existe une autre voie possible : celle de la coexistence pacifique, du droit international et de la solidarité entre les peuples.
Face au grondement de la guerre, Cuba continue de choisir la vie. Et ce choix nous concerne tous.
Luciano Vasapollo

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