
Peuples du monde, peuple de France, citoyennes et citoyens, camarades, c’est l’alarme ! Non ces termes ne sont pas trop forts. Ils répondent avec lucidité aux faits, au danger imminant qui frappe le peuple cubain et vise désormais ouvertement chaque homme et femme libres de ce monde, chaque peuple souverain ou aspirant à mettre bas le joug de l’impérialisme. Le régime Trump vient de revendiquer la racine de son offensive génocidaire de blocus complet assiégeant et affamant Cuba : partout criminaliser et réprimer les communistes et à leur suite toute opposition de gauche [lire notre dossier : Trump et Rubio déclarent la guerre au communisme ]
Le samedi 25 juillet à 14h30, place Jacques Rueff, au Champ-de-Mars à Paris, un large rassemblement unitaire appellera à la solidarité avec Cuba socialiste et à la levée du blocus économique imposé depuis plus de soixante ans par les États-Unis. À l’initiative de nombreuses organisations politiques, syndicales et associatives – parmi lesquelles des militants de la CGT, du PCF, du PRCF, du MJCF, de l’Association France-Cuba et de plusieurs organisations de solidarité internationale – cette mobilisation s’inscrit dans le cadre des journées internationales organisées à l’occasion de la fête nationale cubaine du 26 juillet.
Au-delà de la solidarité avec le peuple cubain, les organisateurs entendent faire de ce rassemblement un moment de dénonciation de la politique de sanctions économiques menée par Washington et de défense du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. En effet, démonstration est faite que le blocus constitue une violation permanente du droit international et un obstacle majeur au développement économique et social de l’île.
Cuba continue de subir les conséquences d’un embargo renforcé ces dernières années, les organisateurs rappellent que les difficultés auxquelles fait face la population cubaine ne peuvent être dissociées de cette politique de coercition économique. Ils appellent également à soutenir les initiatives concrètes de solidarité, notamment l’envoi de matériel médical et de biens essentiels destinés au peuple cubain.
La présence du PRCF s’inscrit dans la continuité d’un engagement ancien, constant, permanent en faveur de la Révolution cubaine et contre le blocus. Les militants du Pôle de renaissance communiste en France défendent l’idée que la bataille pour Cuba dépasse le seul cadre de la solidarité internationale : elle est fondamentale dans le combat plus large contre l’impérialisme, pour la paix, la souveraineté des nations et les droits sociaux des travailleurs. Elle est indispensable dans la mobilisation pour la paix, pour la souveraineté du peuple, contre le fascisme et la répression des forces progressistes qu’elles soient politiques syndicales ou associative, ici et maintenant en France.
Cette mobilisation intervient dans un contexte international marqué par l’aggravation des tensions géopolitiques, l’accélération des dépenses militaires et la multiplication des conflits. Pour les organisations participantes, défendre Cuba, c’est aussi défendre le droit des peuples à choisir librement leur avenir, sans sanctions, sans ingérences ni menaces militaires.
Le choix du 25 juillet, veille de la commémoration de l’assaut de la caserne Moncada de 1953, n’est pas anodin. Cet événement fondateur de la Révolution cubaine est devenu un symbole de la lutte pour l’indépendance, la justice sociale et la souveraineté nationale. En France, les organisateurs souhaitent faire de cette date un temps fort de mobilisation populaire et internationaliste.
Le mot d’ordre est clair : « Ensemble, agissons pour mettre fin au blocus ! ». Dans un moment où les logiques de guerre, les sanctions économiques et les rapports de domination se renforcent, les organisateurs veulent montrer qu’une autre voix existe : celle de la solidarité entre les peuples, de la coopération internationale et de la paix.
Ta mobilisation compte. A Paris, en Ile de France et en provinces
La réussite de ce rassemblement dépendra de la capacité de chacun à relayer l’appel. Les organisateurs invitent les militants syndicaux, les démocrates, les internationalistes, les défenseurs de la paix et de la souveraineté des peuples à être présents le 25 juillet, mais aussi à diffuser largement l’information autour d’eux. A ce titre, partout en France, chacun peut se rapprocher des militants du PRCF pour obtenir et diffuser les autocollants et affiches de la campagne de solidarité Cuba Gaza Si, Maga No. Chacun peut contribuer à cette compagne également par des dons au PRCF pour amplifier la production et la diffusion de ces affichages.
Chaque partage sur les réseaux sociaux, chaque affiche distribuée, chaque invitation adressée à un collègue, un voisin ou un ami contribue à briser le silence qui entoure encore trop souvent les conséquences du blocus contre Cuba. Face aux campagnes de désinformation et à l’isolement que cherchent à imposer les puissances occidentales, la solidarité populaire demeure une arme précieuse.
Rendez-vous samedi 25 juillet à 14h30, place Jacques Rueff, au Champ-de-Mars à Paris. Parce que la solidarité ne connaît pas de frontières, parce que la paix se construit entre les peuples et parce que la défense de Cuba est, pour les organisateurs, indissociable du combat pour un monde fondé sur la justice, la coopération et le respect de la souveraineté des nations. L’heure est à la mobilisation. À chacun désormais de faire vivre cet appel en participant au rassemblement et en le faisant connaître le plus largement possible.
La solidarité des français compte : l’exemple par l’action du secours populaire
1000 panneaux solaires pour rallumer l’espoir à Cuba ! Face aux effets du blocus énergétique, la solidarité internationale est une force essentielle.
Le président cubain Miguel Díaz-Canel met par terre les accusations terroristes américaines: « Le voleur pense que tout le monde est comme lui »
La direction cubaine a rejeté avec force un nouveau rapport publié par les États-Unis. Département d’État, le décrivant comme une provocation anticommuniste flagrante visant à justifier une nouvelle agression contre l’île socialiste et à intensifier la politique de longue date de Washington de changement de régime.
Le président cubain Miguel Díaz-Canel Bermúdez a rejeté le document comme une autre fabrication promue par ce qu’il a décrit comme l’une des figures les plus corrompues de l’administration américaine actuelle, déclarant que « le voleur pense que tout le monde est comme lui » caractérise à juste titre les accusations portées contre Cuba.
Répondant au rapport provocateur – qui dépeint Cuba comme « le principal sponsor du radicalisme de gauche et du tiers-mondial aux États-Unis » – Díaz-Canel a rejeté les allégations comme cyniques et historiquement indéfendables.
« Si un pays a espionné et attaqué un autre à des niveaux obscènes, ce sont les Etats-Unis contre Cuba », a souligné le président cubain.
Il a souligné les programmes de changement de régime ouvertement financés par Washington visant Cuba, notant que des millions de dollars sont alloués chaque année à des opérations visant à la subversion et à la déstabilisation.
Díaz-Canel a également rappelé ce qu’il a décrit comme des décennies d’agression documentée soutenue par les États-Unis contre le peuple cubain, y compris les attaques biologiques, les actes de terrorisme, l’introduction de maladies, le bombardement de cibles civiles, les tentatives d’assassinat contre les dirigeants cubains, la guerre psychologique et le blocus économique.
Il a spécifiquement évoqué l’introduction de la dengue qui a coûté la vie à 101 enfants cubains, le bombardement d’un avion civil cubain qui a tué les 73 personnes à bord, les bombardements d’hôtels et de nombreux complots d’assassinats perpétrés contre la Révolution cubaine.
Le président cubain a en outre condamné le blocus américain, décrivant son durcissement actuel – en particulier par des sanctions énergétiques supplémentaires – comme ayant atteint une «dimension génocidaire». Il a fait valoir que le blocus lui-même constitue le plus grand acte de subversion contre l’État cubain, rappelant que la politique américaine a ouvertement cherché à créer des difficultés économiques afin d’affaiblir le soutien populaire à la Révolution.
« Ce que la Révolution cubaine a fait tout au long de son histoire, c’est se défendre contre ces agressions successives et sans fin, par un droit légitime », a déclaré Díaz-Canel, soulignant que Cuba n’a jamais agi pour nuire au peuple américain ou menacer la sécurité nationale américaine.
Il a également averti que la résurgence de ce qu’il a appelé une campagne transnationale néo-mcarthyste, menée par des courants politiques fascistes aux États-Unis, est basée sur des mensonges systématiques conçus pour fabriquer des prétextes à de nouveaux actes d’agression contre Cuba tout en restreignant simultanément les libertés civiles à l’intérieur des États-Unis eux-mêmes.
Le ministre cubain des Affaires étrangères Bruno Rodríguez Parrilla a également condamné la publication du département d’État, la décrivant comme un « pamphlet calomnieux » destiné à effrayer le public américain en dépeignant Cuba socialiste comme une menace pour la plus grande puissance nucléaire du monde.
Rodríguez a décrit le rapport comme un mélange de tromperie et de fantasme, tout en suggérant également qu’il reflète par inadvertance un certain degré d’admiration pour la résilience de Cuba.
Il a réitéré que la solidarité avec les peuples qui luttent pour la justice contre l’oppression et la criminalité « n’est pas une menace », insistant sur le fait que la menace réelle reste le blocus économique américain imposé contre l’île.
Le ministre des Affaires étrangères a également rejeté le rapport comme une fabrication politique destinée à fournir une justification idéologique pour le maintien de la politique de coercition économique de Washington et pour créer un prétexte à une éventuelle future agression militaire contre Cuba.
Dans une déclaration distincte, Rodríguez a dénoncé ce qu’il a décrit comme un « plan macabre » derrière la campagne contre Cuba, arguant que la dernière offensive anti-cubaine sert le même objectif de longue date d’escalader la pression sur le pays socialiste sous couvert d’allégations de sécurité fabriquées.



