Au 3 juin 2026, alors que l’administration Trump intensifie depuis janvier sa campagne de « pression maximale » sur Cuba – avec un blocus pétrolier qui provoque des pannes d’électricité généralisées et une crise humanitaire aiguë –, les sondages nationaux révèlent un rejet clair et massif du peuple américain envers cette politique d’agression. Loin de soutenir une escalade, les États-Uniens expriment majoritairement leur opposition au maintien du blocus économique et, plus encore, à toute forme d’intervention militaire. Ce consensus transcende en grande partie les clivages partisans sur la question du recours à la force.
Sur le blocus et l’embargo commercial historique, les chiffres sont sans ambiguïté. Selon un sondage YouGov réalisé fin février et publié le 16 mars 2026, 46 % des Américains désapprouvent la politique actuelle de blocage des livraisons de pétrole à Cuba (contre seulement 28 % d’approbation). Sur l’embargo commercial lui-même, 40 % le désapprouvent et 32 % l’approuvent. Une pluralité (29 %) juge même le traitement réservé par Washington à Cuba « trop dur ». L’Institute for Global Affairs (IGA), dans son étude de mai 2026, confirme cette tendance : 47 % des Américains désapprouvent l’embargo, dont 74 % des démocrates et 41 % des indépendants. Seuls les républicains (62 %) restent majoritairement favorables. Les sondés estiment majoritairement que les sanctions économiques font surtout souffrir la population cubaine plutôt que le gouvernement.
Le refus d’une guerre ou d’une intervention militaire est encore plus net. Un sondage YouGov récent, relayé par le Center for Economic and Policy Research début mai 2026, indique que 64 % des Américains s’opposent à ce que les États-Unis entrent en guerre contre Cuba (15 % y sont favorables, 21 % ne se prononcent pas). Parmi ceux qui expriment un avis, 81 % rejettent l’option militaire. Le Marist Poll de janvier 2026 allait déjà dans le même sens : 61 % des Américains s’opposent à des opérations militaires américaines à Cuba (37 % y sont favorables). Même l’enquête The Economist/YouGov de mars 2026 montre que 53 % rejettent l’usage de la force pour un changement de régime à La Havane. Ces résultats soulignent un refus profond de l’agression. Les Américains ne considèrent pas Cuba comme une menace sérieuse pour la sécurité nationale des États-Unis. Malgré les discours officiels sur un « changement de régime » ou un « takeover amical », l’opinion publique nationale refuse une nouvelle « guerre de choix ». Ce sentiment est particulièrement fort chez les démocrates et les indépendants, mais même chez les républicains, une minorité significative exprime des réserves. Seule la communauté cubano-américaine de Floride du Sud fait exception : un sondage Miami Herald d’avril 2026 montre que 79 % y soutiennent une intervention militaire. Mais ce groupe, concentré et politiquement influent, ne reflète pas l’opinion nationale. À l’échelle du pays, le message est limpide : les Américains ne veulent ni blocus asphyxiant ni guerre contre Cuba. Ils privilégient une approche de normalisation et de dialogue plutôt que de confrontation.
Ce fossé entre l’opinion publique et la politique actuelle de Washington démontre l’illégitimité d’une stratégie illégale, un crime contre l’humanité qui alimente une crise humanitaire terrible contre le peuple cubain et contre laquelle s’inscrit le peuple américain. Au 3 juin 2026, les sondages sont formels : aux États-Unis, les citoyens américains refusent d’agresser Cuba. une agression qui est le fait de la dictature des milliardaires. Celle-là même qui, pour financer leurs guerres, prive les Américains de sécurité sociale.
Le peuple américain solidaire de Cuba, réprimé !
Le peuple américain est plein de ressources et de capacités de résistance. Pas seulement la classe ouvrière qui mène des grèves parfois victorieuses, pas seulement les antiracistes défenseurs des immigrés contre les exactions de la milice trumpiste ICE. Il existe aussi de nombreux groupes vent debout contre les menaces d’invasion et de destruction de Cuba. Comme Code Pink, un groupe anti-guerre, qui a commencé à se faire connaître par son opposition à la guerre d‘Irak, selon Wikipédia. Encore mieux : Code Pink, bien que créé et dirigé par des femmes, est également ouvert aux hommes.
Il faut regarder et écouter l’interview de Medea Benjamin, co-fondatrice de Code Pink, qui a fait de nombreux voyages à Cuba, en revient et continue à en organiser pour que ses compatriotes voient de leurs yeux les conséquences du blocus criminel infligé à l’île. C’est une femme courageuse, qui ne plie pas devant les menaces de sanctions, et très lucide sur la politique assassine que mène le gouvernement des États-Unis.
Medea Benjamin, par les exemples concrets qu’elle donne de la dégradation de la situation de Cuba sous blocus, par son courage, par son appel passionné au réveil de ses compatriotes, illustre l’importance de l’engagement des femmes contre la guerre.
Guerre à la guerre ! Et qu’en France aussi, les femmes se lèvent pour le dire haut et fort !
Cette répression n’est pas isolée, en témoigne l’arrestation manu militari d’un valeureux citoyen qui, le 2 juin, a courageusement osé interpeler le secrétaire d’État Marco Rubio, ordonnateur en chef de l’étranglement génocidaire de Cuba par un blocus total.
principaux sondages :
YouGov / Center for Economic and Policy Research (mars-mai 2026) Marist Poll, janvier 2026 Institute for Global Affairs (IGA), mai 2026 The Economist/YouGov, mars 2026

![La CGT écarte-t-elle des militants pro-palestiniens ? Un militant de la CGT Educ’action interpelle les congressistes à Tours [54e congrès de la CGT]](https://www.initiative-communiste.fr/wp-content/uploads/2026/06/20260602-CGT-Tours-lamrani-350x250.jpg)



