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Euro destruction de l’indemnisation des travailleurs frontaliers : Arsène Schmidt et le comité de défense des frontaliers appellent résister

10 mai 2026
Temps de lecture11 mins de lecture
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Comme un témoigne un article du Républicain Lorrain qui a largement donné la parole à notre camarade Arsène Schmidt – dirigeant du comité de défense des frontaliers, la contre réforme cassant l’assurance chômage des travailleurs frontaliers ne passe pas. Représentant d’un collectif de plus de 10 000 travailleurs frontalier de l’Est de la France, le syndicaliste détaille le dernier mauvais coup fabriqué par l’Union Européenne. Après voir détruit les emplois, en particulier dans l’industrie mais aussi les services, dans les bassins d’emplois de l’Est de la France , de fait la construction européenne a obliger nombre de travailleurs frontaliers à chercher du travail, et des salaires leur permettant de vivre par delà les frontières du Luxembourg, de l’Allemagne ou de la Suisse. Mais non contente de son méfait, depuis 2016, la Commission Européenne travaille à imposer le moins disant social auprès de ces travailleurs frontaliers.

L’UE impose sa loi : les frontaliers se rebellent

Arsène Schmitt est clair : c’est une « usine à gaz qui va lourdement pénaliser les travailleurs ». Le président du Comité de Défense des Travailleurs Frontaliers de la Moselle — qui fédère plus de 13 000 salariés — ne mâche pas ses mots face à la réforme européenne des règles d’indemnisation chômage, approuvée le 29 mars dernier par 21 des 27 États membres. Une réforme imposée de longue date par une Commission européenne qui pousse ce texte depuis 2016, dans une logique de moins-disant social érigée en système.

Le cœur du problème est simple et brutal : fini le principe du paiement par le pays de résidence. Désormais, c’est le dernier pays employeur qui prend en charge l’indemnisation. Conséquence directe pour la grande majorité des travailleurs français de Moselle : c’est la législation allemande qui s’appliquerait.

Autrement dit, les dégâts sociaux des tristement célèbres lois Hartz — taillées sur mesure pour le patronat allemand par la social-démocratie et ses grandes coalitions avec la droite — franchiraient la frontière française. Une déclaration de guerre antisociale contre laquelle le comité se bat depuis plus de dix ans.

« On savait très bien qu’elle allait revenir à la charge, et on n’arrêtait pas d’alerter depuis 2024 », rappelle Arsène Schmitt. L’avertissement était là. Bruxelles comme toujours impose ses directives en force, avec l’aide complice des gouvernants français toujours zélés pour obéir aux directives de l’Union Européenne.

« En 2017, la commission européenne voulait changer le règlement qui coordonne les systèmes de sécurté sociale des pays de l’Union Européenne. Pour éviter la problématique des remboursements entre Etats, elle souhaitait que les travailleurs frontaliers soient indemnisées par le pays d’activité. » se souvient Arsène Schmitt qui a de la mémoire et qui souligne que ce qui était injuste en 2017 l’est toujours dix ans plus tard : « on est monté sur les barricades ! il a toujours été dit, et c’est stipulé dans les règlements communautaires, que le cetnre d’intérêt des travailleurs frontaliers est le pays de résidence ». Logique. Mais la seule logique que suit l’Union Européenne, c’est celle du profit patronal et du toujours plus pour le capital, toujours moins pour les travailleurs. A l’époque, une dizaine de pays ont osé bloquer la Commission Européenne.

Des garanties absentes, des travailleurs abandonnés

Arsène Schmitt ne se contente pas de dénoncer le principe — il en détaille les ravages concrets.

« Toutes les garanties ne sont pas réunies. Au niveau de l’inscription, des formations, des reconversions professionnelles — en raison de la barrière de la langue. »

Comment un travailleur français licencié en Allemagne pourrait-il réellement accéder à des formations professionnelles en Allemage, se réinscrire dans un système administratif étranger, reconstruire une trajectoire de reconversion ? La réforme n’apporte bien sûr aucune réponse. Elle ignore délibérément ces réalités du terrain pour imposer l’unique directive de l’Union Européenne : sabrer dans les droits des travailleurs pour que cela profite aux capitalistes employeurs.

Bernard Hurreau, du comité de défense de Moselle s’insurge :  » Le frontalier au chômage, ce n’est pas le Club Med ! en stigmatisant et en délcarant que l’assurance chômage, ce n’est pas pour verser des rentes, on reproche aux frontaliers sans emploi de vivre de l’assurance chîomage au lieu de rechercher activement un emploi ! Qui peut croire qu’ils sont exonérés de recherche par France Travail ?  » Une évidence implacable à l’attention des patrons qui à l’Unédic lorgne avec avidité sur ces 800 millions d’euros annuels. Car gageons le, si l’assurance chômage n’indemnisait plus les travailleurs frontaliers, cette « économie » ne serait pas pour autant rendu aux autres travailleurs indemnisés en France, eux aussi lourdement frappés par une contre réforme de l’assurance chômage. Imposée elle aussi, dans le cadre du semestre européen et de la procédure de déficit excessif, par Bruxelles. L’UE du Capital étant, et cela n’est ni politique ni idéologique, à la racine de l’essentiel des contre réforme détruisant salaires et droits sociaux en France ces 40 dernières années.

Un texte flou, une directive piège

Ce vide n’est pas un oubli : c’est une méthode. Philippe Manenti, président du Comité de Défense et d’Initiative des Frontaliers du Luxembourg, partage ce constat amer face à un texte truffé de lacunes : « Il sera soumis à différentes interprétations. Et lorsqu’on demande des précisions, ils bottent en touche. »

Quand c’est flou, il y a un loup disait Martine Aubry, fille et héritière d’un de ses « socialistes » qui ont imposé la construction européenne anti sociale contre les travailleurs : et les travailleurs frontaliers en feront les frais.

Manenti enfonce le clou : « Tout a été fait précipitamment, sans prendre en compte les problématiques des travailleurs frontaliers. » L’Union Européenne, prompte à invoquer le « marché du travail », ne le fait que pour servir les intérêts du capital — en soumettant les salariés à une pression permanente, par-delà les frontières.

Le cas qui résume tout : 61 ans, et rien jusqu’à 66 ans

Arsène Schmitt livre un exemple qui dit tout de la violence sociale de cette réforme :

« Un travailleur frontalier âgé de 61 ans touchera le chômage jusqu’à 63 ans — puis plus rien. Il ne pourra prétendre à sa retraite allemande qu’à 66 ou 67 ans. Alors qu’en France, sous certaines conditions, il pourrait bénéficier du maintien de ses indemnités jusqu’à l’obtention de cette retraite. »

Trois à quatre ans dans le vide. Sans revenus. Sans filet. Le résultat d’une directive applaudie à Bruxelles, et subie par des dizaines de milliers de travailleurs qui n’ont eu, eux, aucune voix au chapitre.

Le régime Macron Bardella sacrifie les travailleurs français frontaliers sur l’hôtel de l’Union Européenne du Capital

Pendant qu’Arsène Schmitt et les 13 000 travailleurs frontaliers qu’il représente sonnent l’alarme, le ministre du Travail français, lui, se félicite de l’accord. Un enthousiasme qui en dit long sur les priorités du gouvernement — et qui révolte le président du Comité de Défense des Travailleurs Frontaliers de la Moselle.

Le Comité de Défense des Travailleurs Frontaliers de la Moselle poursuit sa mobilisation et entend bien faire entendre sa résistance.

Les chiffres sont là, froids et accablants : en 2024, 83 400 travailleurs frontaliers étaient inscrits au chômage et indemnisés en France — dont 6 300 ayant travaillé en Allemagne — pour un total de 860 millions d’euros de prestations versées.

C’est ce montant que la France s’apprête à ne plus débourser. Et le gouvernement appelle ça une victoire.

« La France va économiser ces 800 millions d’euros — alors que les travailleurs frontaliers ramènent plus de 7 milliards de devises à la France chaque année et font vivre les zones frontalières », recadre Arsène Schmitt, avec une objectivité qui tranche cruellement avec les célébrations ministérielles.

Le calcul est implacable : on sacrifie des dizaines de milliers de travailleurs pour récupérer 800 millions, tout en ignorant superbement les 7 milliards qu’ils injectent chaque année dans l’économie française. Un deal léonin, assumé sans honte.

Mais Arsène Schmitt va plus loin. Il replace cette trahison dans son contexte historique — celui que les gouvernements successifs préfèrent oublier.

Si ces travailleurs se retrouvent aujourd’hui à chercher un emploi de l’autre côté de la frontière, c’est précisément parce que l’Europe les y a contraints. La Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier, devenue CEE puis Union Européenne, a méthodiquement organisé les délocalisations et la désindustrialisation qui ont ravagé le tissu économique lorrain.

« Lorsque l’on a liquidé les industries lorraines dans les années 70-80, ils ont dû s’expatrier pour faire vivre leur famille », rappelle-t-il.

Ce sont les mêmes institutions qui ont détruit les emplois locaux qui imposent aujourd’hui aux victimes de cette destruction de subir leur droit du travail. L’Union Européenne a d’abord fabriqué les travailleurs frontaliers — en condamnant leurs bassins d’emploi — et elle s’attaque maintenant à leurs droits. La boucle est bouclée.

Alors que le parlement européen entend ratifier le texte avant l’été, avec main dans la main sur ce sujet la fausse gauche pro UE des sociaux démocrate du rose au vert jusqu’à la droite extrême et l’extrême droite – qui ne cesse de draguer toujours plus ouvertement les milliardaires et grands patrons – les travailleurs frontaliers ne veulent pas se laisser tondre à nouveau. La directive européenne s’appliquerait de manière obligatoire sous un délai de deux ans. Comme toujours c’est l’UE qui fait la loi contre les travailleurs.

« On maintiendra la pression pour le faire rejeter » appelle Arsène Schmitt. Un appel à relayer largement parmi les travailleurs, qui doivent comprendre avec cet exemple supplémentaire qu’entre droit et salaire des travailleurs d’un coté, Union Européenne des profits des milliardaires de l’autre, il est urgent et nécessaire de bien comprendre l’intérêt de classe et l’intérêt national de la France des travailleurs. De fait, l’Union Européenne est aussi l’instrument du moins disant social pour les travailleurs frontaliers.

Travailleurs frontaliers : des centaines de milliers de travailleurs français concernés dans la région Grand Est d’après l’Insee, un demi million au total en France

202 000 frontaliers résidents dans le Grand Est sont obligés de s’expatrier pour travailleurs. Pour 60 travailleurs frontaliers sortants, c’est 1 entrants en France, et jusqu’à 200 pour 1 avec le Luxembourg. Les écarts salariaux sont de 2,6 avec la Suisse, 1,3 avec la Belgique, 1,5 avec l’Allemagne, principalement en raison des emplois exercées qui sont plus qualifiés que ceux disponibles en France.

En 2026 un demi million de travailleurs français sont des travailleurs frontaliers :

  • 229214 en Suisse
  • 119900 au Luxembourg
  • 50010 avec l’Allemagne
  • 48977 avec Monaco
  • 39466 avec la Belgique
  • 6612 avec l’Espagne
  • 3796 avec l’Italie

L’enjeu est donc de taille. Dans une délcaration commune avec les syndicats Unia, USS, SGB-USS, OGBL et FGTB-ABVV, la CGT a indiqué le 19 mars 2026 : « plusieurs gouvernements veulent renégocier le règlement européen 883/2004 et les flux financiers entre organismes d’assurance chômage des différents pays pour compenser des déséquilibres lésant les pays de résidence : nos organisations y sont favorables, à condition de n’engendrer aucun euro en moins ni aucune baisse de droits pour les frontalières et les frontaliers. Lors des négociations concernant l’assurance chômage en France fin 2024, nos organisations syndicales avaient dénoncé conjointement et avec succès les risques de baisse d’allocations que prévoyait l’accord assurance chômage : le gouvernement français avait alors renoncé à appliquer un coefficient de baisse, tout à fait illégal au regard du droit européen, qui aurait gravement minoré les indemnités en cas de chômage. 

Cependant, à la demande du patronat français, le gouvernement a maintenu la publication d’un décret instaurant l’obligation pour les travailleuses et travailleurs frontaliers d’accepter « une offre raisonnable d’emploi » dans leur zone de résidence, donc au salaire beaucoup plus bas que celui précédemment obtenu dans un emploi frontalier. En clair, le gouvernement français défend la mobilité quand cela arrange le patronat mais la restreint quand les personnes sont désireuses ou, plus souvent, contraintes, de gagner leur vie de l’autre côté de la frontière. 

La CGT a contesté ce décret discriminatoire devant le Conseil d’Etat en France, haute juridiction compétente pour arbitrer les décisions du gouvernement, avec le soutien d’Unia, de l’OGBL et de la FGTB/ABVV. Nous exigions le retrait immédiat du décret, la garantie pleine et entière des droits à indemnisation et l’égalité de traitement pour toutes les travailleuses et tous les travailleurs en Europe.« 

Il est cependant très surprenant d’y lire cette analyse, maintes fois démentie par les faits, et de facto y compris par l’analyse juridique du Conseil d’Etat : « Lors de l’audience du 16 février 2026, nos organisations ont rappelé une évidence : la réglementation européenne vise à faciliter la mobilité des travailleuses et travailleurs, pas à les pénaliser. Nous avons appelé le tribunal à constater si ce décret est conforme ou pas à la règlementation européenne qui doit garantir la libre circulation des personnes et donc des travailleuses et travailleurs. Le Conseil d’Etat français a rejeté nos demandes et n’a pas saisi la possibilité d’interroger la Cour de justice de l’UE sur l’interprétation de la règlementation européenne, comme le lui a demandé notre avocat. « 

Chacun peut constater que ce texte ne met malheureusement pas en cause la superstructure qui mène la charge contre les travailleurs frontaliers : l’Union Européenne. Il est vrai que les organisations syndicales qui ont fait le choix de rejoindre la Confédération Européenne des Syndicats, qui n’est pas un syndicat mais une organisation de l’Union Européenne, se sont engagées à défendre en premier lieu, non pas les travailleurs, mais… la construction européenne et l’Union Européenne. Une priorité que doivent interroger non seulement les travailleurs frontaliers, mais d’évidence tous les travailleurs.

JBC pour www.initiative-communiste.fr


le site internet du Comité de défense des travailleurs frontaliers de la Moselle : https://www.frontaliers-moselle.com/

Tags: Arsène Schmittassurance chomageCDTMchômageComité de défense des travailleurs frontaliers de la Moselledirective européennedumping socialfrexitLutte des classesluxembourgMoselletravailleurs frontaliersUEunedic
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