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Accueil articles 2-lutte des classes et renaissance communiste

Moins d’heures pour apprendre plus d’argent pour les guerres= la colère des lycéens. L’exemple Marseillais.

21 mars 2026
Temps de lecture9 mins de lecture
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À Marseille, les lycéens n’acceptent plus de voir leurs heures de cours sacrifiées sur l’autel de l’austérité. Mardi, près de 700 personnes – principalement des lycéens, mais aussi des enseignants, AED, AESH et parents – se sont rassemblées devant la DESDEN pour dénoncer les suppressions d’heures d’enseignement annoncées pour la rentrée 2026. Ce rassemblement est l’aboutissement de jours de mobilisation, de blocus et d’assemblées générales dans une série de lycées de la ville, des quartiers populaires du nord au centre‑ville.

Victor‑Hugo, Nelson‑Mandela, Denis‑Diderot, Montgrand, Saint‑Charles, Antonin‑Artaud, mais aussi d’autres établissements de la métropole ont vu se dresser des piquets, des portails bloqués par des poubelles et des banderoles, des prises de parole devant des centaines d’élèves. Face à cette mobilisation lycéenne et enseignante, la réponse de l’État a été policière : présence massive de CRS, bouclage autour de la gare Saint‑Charles, interventions devant certains lycées, contrôles et pressions pour faire lever les blocages. Sur les pancartes, un slogan résume la situation : « Le fric pour la santé et l’éducation, pas pour les flics et les prisons » – un refus net de voir les budgets publics glisser vers la répression plutôt que vers l’école.

Contre les suppressions d’heures : le lycée Saint Charles à Marseille mobilisé ! pic.twitter.com/BDA6T8GyGW

— MNL 13 (@MNLbdr) March 19, 2026

Sur les réseaux sociaux, les images des lycées en lutte se succèdent : lycéens alignés derrière des banderoles « Non à la baisse des moyens », élèves de Montgrand expliquant en vidéo comment leurs options disparaissent, militants du Mouvement national lycéen (MNL) détaillant les heures perdues et les classes menacées. Ces séquences montrent une jeunesse consciente que derrière les chiffres de la « gestion des moyens » se joue l’accès même au droit à l’éducation.

Contre les suppressions d’heures : le lycée Rempart à Marseille mobilisé ! pic.twitter.com/zMRPfEH2U1

— MNL 13 (@MNLbdr) March 19, 2026

Contre les suppressions d’heures : le lycée Nelson Mandela à Marseille mobilisé ! pic.twitter.com/OItLniQPRe

— MNL 13 (@MNLbdr) March 19, 2026

Contre les suppressions d’heures : le lycée Nelson Mandela à Marseille mobilisé ! pic.twitter.com/OItLniQPRe

— MNL 13 (@MNLbdr) March 19, 2026

DHG en chute libre : ce que cela signifie

Au cœur de cette mobilisation, un sigle obscur pour le grand public : DHG, pour dotation horaire globale. C’est pourtant là que tout se joue. La DHG, ce sont les heures allouées à chaque établissement : elles déterminent combien de classes peuvent exister, combien d’options peuvent être proposées, combien de groupes peuvent être dédoublés. Quand la DHG baisse, ce ne sont pas seulement des colonnes de tableau Excel qui changent, ce sont des heures de cours qui disparaissent, des enseignants qu’on enlève, des projets pédagogiques qu’on supprime.

À Marseille, les chiffres parlent d’eux‑mêmes : la CGT Éducation relève des baisses allant d’environ 2% du total d’heures au lycée Diderot à près de 9% au lycée Montgrand, soit près de 1 000 heures en moins à l’échelle de la ville. Cela signifie des dizaines d’heures supprimées par établissement, des classes fermées, des options rayées, des groupes fusionnés. Partout en France, les mêmes mécanismes produisent les mêmes effets : divisions supprimées, classes surchargées, fin des dispositifs pour élèves décrocheurs, disparition des demi‑groupes en sciences et en langues, réduction des co‑enseignements en français, maths, histoire‑géographie.lamarseillaise+1

En pratique, la baisse des DHG, c’est :

  • moins d’options et de spécialités en lycée général et technologique, avec des enseignements artistiques, scientifiques ou de langues qui disparaissent d’abord dans les établissements populaires ;
  • moins de dédoublements en lycée professionnel, alors même que les publics y sont les plus fragilisés et que la pédagogie exige du travail en petits groupes ;
  • davantage d’élèves par classe, donc moins de temps pour chacun, moins de possibilités de suivi individualisé ;
  • des suppressions de postes camouflées derrière le gonflement des heures supplémentaires et le recours accru aux contractuels.

Les établissements aux indices de position sociale les plus faibles sont souvent parmi les plus touchés, ce qui aggrave les inégalités : on enlève des heures là où les élèves auraient le plus besoin d’être accompagnés. Le discours officiel prétend réduire les écarts ; dans les faits, la politique de DHG les creuse.​

FO, la paix et la critique de l’austérité

Dans cette bataille, la FNEC FP‑FO, fédération de l’Éducation de Force ouvrière, joue un rôle important en documentant et en dénonçant l’ampleur des coupes. Dans ses déclarations académiques récentes, elle parle d’une véritable saignée nationale, avec l’équivalent de dizaines de postes « repris » dans certains lycées entre 2025 et 2026. FO met clairement en cause la logique d’austérité budgétaire imposée par la réduction des déficits publics et les choix gouvernementaux : selon elle, ce sont bien des économies sur l’école qui sont organisées, alors même que les besoins éducatifs augmentent.

FO éducation revendique cependant une identité syndicale qui « ne fait pas de politique » au sens des partis. La fédération défend la paix, s’alarme de la montée vers la guerre, mais sans appeler à la sortie de l’Union européenne, de l’OTAN, de l’euro ou du capitalisme : elle reste sur un terrain revendicatif centré sur les moyens, les postes, les conditions de travail, la défense des statuts. Elle rappelle par exemple la formule « pour le pain, la paix, la liberté », héritage du mouvement ouvrier, pour souligner que l’argent dépensé pour les aventures militaires manque aux services publics, mais elle ne franchit pas le pas stratégique de la rupture avec les structures qui organisent cette politique.

En ce sens, la dénonciation de FO est salutaire : elle met en lumière le lien entre austérité scolaire, réduction des moyens publics et marche vers la guerre. FO ouvre une voie et se démarque de certaines centrales syndicales qui soutiennent ou se taisent devant les guerres menées au nom de l’Union européenne et de l’OTAN. Mais, en ne dénonçant pas le cadre européen et otanien qui lie la France pieds et poings, FO laisse ouverte la question de la prise de conscience qui permettrait de mener la lutte jusqu’à la victoire, et non seulement à la défense de quelques postes ou quelques heures.

Le PRCF, la critique de l’UE et de l’OTAN

C’est précisément dans ce vide que le Pôle de renaissance communiste en France (PRCF) intervient avec une ligne politique nette. Contrairement à la lecture syndicale purement comptable ou professionnelle, le PRCF situe la lutte pour les dotations horaires dans un cadre plus large : celui de la dénonciation de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN comme structures organiques de l’impérialisme et de l’austérité. Pour le PRCF, les coupes dans l’Éducation ne sont pas un accident, ni un « bug de gestion » : elles sont la traduction directe d’un choix de société capitaliste, engagé dans l’alignement européen et atlantiste, qui impose la réduction des déficits publics, la hausse des dépenses militaires et la compétitivité au détriment des services publics.

Toujours à l’avant garde, le PRCF porte depuis longtemps le juste slogan « L’argent pour enseigner, pas pour bombarder » : il en est à l’origine dans la lutte et il l’élève au niveau d’une ligne politique cohérente. Pour le PRCF, ce mot d’ordre matérialis une exigence de rupture : posséder les moyens de décider souverainement des budgets, de sortir de l’euro, de l’Union européenne et de l’OTAN, afin de cesser de financer les marchands de canons et de consacrer ces ressources à l’école, à la santé, aux services publics utiles au peuple.

Là où FO se fixe pour mandat de défendre les conditions de travail, les postes, les statuts, sans s’engager sur le terrain des choix institutionnels et de classe, le PRCF propose une issue politique claire : rompre avec le cadre qui organise la guerre et l’austérité, c’est-à‑dire sortir de l’euro, de l’Union européenne et de l’OTAN, pour briser le carcan qui impose la saignée des budgets éducatifs au profit de l’armement. Cette divergence ne retire rien à la légitimité des luttes syndicales ; elle montre au contraire que la bataille pour les DHG peut et doitdevenir un terrain de prise de conscience plus large, articulant défense de l’école, refus des guerres impérialistes et rupture avec le système qui les produit.

Pour la paix, pour l’école, rompre avec l’euro, l’UE et l’OTAN

À Marseille, les lycéens en lutte posent avec leurs mots, leurs banderoles, leurs blocus une question qui dépasse largement leur ville : à quoi sert l’argent public ? À engraisser les marchands de canons et à financer des opérations militaires dont le but est de maintenir et d’aggraver la domination capitaliste, ou à garantir à chaque jeune les heures d’enseignement, les options, les classes à effectifs raisonnables qui permettent vraiment d’apprendre ?

Les syndicats comme FO jouent un rôle essentiel pour documenter la casse des DHG, défendre les postes, porter les revendications et appeler à la grève et à la mobilisation. Leur dénonciation de l’austérité et de la montée vers la guerre est un acquis important, qui s’inscrit dans la tradition de la paix du mouvement ouvrier. Mais cette dénonciation ne va pas jusqu’à en tirer les conséquences institutionnelles : elle ne remet pas en cause le cadre de l’Union européenne, de l’euro ou de l’OTAN, qui organise précisément les arbitrages budgétaires qui frappent l’école.

C’est là que le PRCF se situe à l’avant‑garde de la critique. Il relie concrètement les coupes dans l’Éducation aux logiques de l’impérialisme européen, aux engagements de l’OTAN, aux diktats de l’euro, et propose une sortie politique claire. Il montre que la lutte pour les heures de cours n’est pas seulement un enjeu « scolaire », mais un enjeu de paix et de souveraineté populaire.

Pour que les lycéens de Marseille et d’ailleurs aient réellement les moyens d’apprendre, pour que les enseignants aient les moyens d’enseigner, pour que l’argent aille aux salles de classe plutôt qu’aux bombes, il faudra assumer ce choix : défendre la paix et l’école en rompant avec les structures qui organisent la guerre et l’austérité. C’est cette perspective que portent, dès aujourd’hui, les cortèges lycéens qui scandent dans les rues : « L’argent pour enseigner, pas pour bombarder. »

Et c’est ce lien entre la marche à la guerre, l’impérialisme US‑UE et les coupes budgétaires que le PRCF tire jusqu’au bout : en dénonçant l’UE et l’OTAN, en exigeant la sortie de l’euro et de l’Alliance atlantique, il aide à mener la lutte vers la victoire, et non seulement à la faire plafonner dans la défense de droits sociaux limités. FO ouvre la voie de la critique, mais c’est le PRCF qui en trace la sortie politique.

26-03-20-Partout-en-France-discutons-de-lappel-de-lAG-de-Marseille-1Télécharger
Tags: éducationguerreMarseilleSNFOLCUE
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