Ukraine : les pro-UE poursuivent le siège du Donbass, prenant en otage les retraités

nazis-ukraineEn ce début avril 2015, cela fait un an que la de attaque le . Les forces de défense des républiques de Donetsk et Lugansk ont réussi à repousser les vagues d’assaut de la pro-UE déchainant toute sa puissance militaire pour écraser sous les bombes le peuple du Donbass : alors que les ukrainiens refusent les ordres de mobilisations et devant la résistance du peuple, la junte d’oligarques et de fascistes n’a pas réussi à écraser la résistance antifasciste des travailleurs du Donbass.

L’oligarque Poroschenko a du faire taire une partie de ses canons, de mauvaise grâce si on en croit les rapports des observateurs de l’OSCE qui constatent chaque jour des violations des accords de Minsk par la partie pro-UE. La junte pro-UE et pro-OTAN poursuit toujours ses bombardements sur les agglomérations de Lugansk et Donetsk. Des civils continuent de mourir dans ces attaques.

Alors que l’appel aux dons lancés par l’UNICEF n’a guère eu de succès, le – dont les statuts lui interdisent de financer un état en guerre – continue de financer à fonds perdus le gouvernement de l’oligarque Poroschenko. Ce dernier, malgré la signature d’un cessez le feu ne cesse de parader devant les livraisons de nouvelles armes, dont récemment des blindés américains…

Les forces pro-UE assiègent le Donbass

En violation des accords de Minsks, les forces pro-UE poursuivent leur siège du Donbass. D’après les rapports de l’OSCE, ces dernières semaines les forces armées de Kiev ont fait -ou essayé – de faire sauter différents ponts importants afin d’empêcher la circulation des habitants du Donbass entre zone libre et occupée par les troupes de Kiev. De nombreux barrages installés par les pro-UE sont en place. Là aussi les rapports des observateurs de l’OSCE confirment que l’armée de l’Axe Euro-atlantique assiège les habitants du Donbass. Différentes ONG, l’ONU dénoncent régulièrement la situation humanitaire dramatique du Donbass en raison de l’attaque et du siège provoqué par les forces armées de Kiev. Selon Giovanna Barberis de l’UNICEF,interviewée par Paris Match, les autorités de Kiev bloquent l’acheminement d’aide humanitaire.

Les pro-UE prennent en otages un millions de retraités et bénéficiaires d’allocations sociales, privés de ressources

Depuis des mois, la junte de Kiev a cessé le paiement des et des pensions aux habitants du Donbass. Parmi eux les vétérans de la seconde guerre mondiale qui ont combattu pour vaincre le nazisme, ainsi que des rescapés de Buchenwald.

Tous ces retraités ont travaillé toutes leurs vies en Ukraine, y ont payés leurs impôts. La junte de Kiev pour financer sa guerre a décidé de priver plus d’un million de personnes de tous moyens d’existence, le seul pour la quasi totalité d’entre eux depuis cet été. Si les autorités pro-UE de Kiev ne cessent les déclarations martiales accompagnant leurs salves de bombardements, les ordres de mobilisations et les chocs austéritaires en affirmant que le Donbass c’est l’Ukraine, la réalité est que Kiev a cessé la totalité de ces paiements sociaux à tous les territoires de l’Est depuis des mois.

Dès le début de la guerre lancée par les pro-UE, des personnes âgées et handicapées ont été contraints à parcourir des centaines de kilomètres depuis leurs maisons vers les territoires contrôlés par Kiev afin de recevoir les paiements dus. Cependant, rapidement le gouvernement ukrainien est allé encore plus loin. Depuis le 1er Janvier 2015 le gouvernement de Iatseniouk a annoncé la fin du paiement des aux personnes vivant dans le Donbass. Des millions de personnes ont été confrontés à un choix: quitter leurs maisons et passer pour de bon dans les territoires contrôlés par Kiev ou perdre la seule source de moyens de subsistance et mourrir de faim. Article 13 de la Déclaration des droits de l’homme de 1948 dit que «toute personne a le droit de circuler librement et choisi son \ sa résidence dans les limites de chaque Etat ». Cependant, le gouvernement de Kiev « démocratique » (c’est à dire aux ordres des impérialismes capitalistes de l’Axe Euro-atlantique) en tient aucun compte de la Déclaration universelle des droits de l’homme…

On remarquera que, comble du cynisme,  la condition imposé par la junte pro-UE est totalement impossible, dans son principe même. La pension de retraite moyenne en Ukraine s’élève à 1 600 hryvnias aujourd’hui (environ 65 euros) par mois. Le coût moyen d’un loyer d’une chambre dans un appartement collectif en Ukraine est d’environ 2500 hryvnias par mois (un peu moins de 100 euros). Une personne retraitée ne peut pas se permettre de laisser son appartement à Donetsk, Lougansk, Snezhnoye, Ilovaysk et louer un appartement dans une ville sous contrôle de Kiev. La junte pro-UE a délibérément pris une telle décision afin de se libérer des obligations en matière de prestations sociales – au détriment de la vie de millions de personnes à la retraite dans le Donbass.

Le 12 mars le Fonds monétaire international a exigé que l’Ukraine reprennent les paiements, mais le mémorandum adopté implique le règlement de cette question avant la fin de 2015, et un million de personnes n’ont pas reçu les paiements de routine depuis déjà plus de six mois déjà !.

Pourtant, cette résolution du gouvernement de Kiev contredit les lois ukrainiennes.L’article 175 du Code pénal de l’Ukraine stipule responsabilité pour le non-paiement des pensions et autres paiements légalement revendiqués. On pouvait s’y attendre, les habitants retraités du Donbass ont donc déjà commencé à poursuivre les organes sociaux de l’Ukraine.

La junte arrête ses juge… et les envoie sur le front !

Le cas le plus connu est celui traités par les militants défenseurs des droits Kirill Beloshytskiy, Tatyana Volkova et Irina Khyzhnyak. 15 habitants du Donbass ont poursuivis gouvernement ukrainien pour le refus de paiement de leurs pensions, avec le soutien de ces organisations. Étonnamment, le verdict du tribunal était juste, et le premier procès a été remporté par les appelants. Le 11 février 2015 le Tribunal administratif du district de Kiev a jugé la déclaration gouvernementale illégale et a ordonné de reprendre les paiements sociaux aux habitants du Donbass. Cependant, ce n’était que le début de l’épopée.

Aussitôt après cette décision de justice, le gouvernement ukrainien a introduit un recours, dont l’examen est toujours en cours, évidemment. Mais Kiev ne s’arrête pas là et a décidé de réprimer les juges qui ont osé défendre les droits constitutionnels des citoyens de l’Ukraine qui vivent dans Donbass.

Dès le 16 février une descente a eu lieu dans le bâtiment du tribunal administratif de Kiev par les hommes armés et cagoulés. Le Procureur de Kiev Yuldashev a informé plus tard avoir ordonnée cette descente. En outre, l’un des juges concernés, Valeriy Kuzmenko, a reçu une note d’enrôlement peu de temps après! L’envoi de personnes désagréables à la guerre est utilisé par Kiev comme un moyens répressifs depuis déjà un moment, mais c’est là la première fois qu’il est utilisé comme méthode de pression sur le tribunal.

La Convention de la prévention du crime de génocide et sa répression, reconnue par l’ensemble du monde civilisé, définit le génocide comme « les actes commis dans le but d’extermination, complète ou partielle, de quelque groupe national, ethnique, racial ou religieux, comme tel », y compris par voie de « création délibérée pour tel groupe de ces conditions de vie, qui visent à l’élimination physique totale ou partielle de celui-ci« .

Si la privation de Kiev d’un million des personnes âgées du Donbass de tous leurs moyens de subsistance ne convient pas à cette définition, en réalité, la Convention n’a alors pas plus de valeurs que le papier sur laquelle elle est écrite…

JBC pour www.initiative-communiste.fr – à partir d’articles de presse

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