Par Fadi Kassem et Georges Gastaud, PRCF – 2 décembre 2021

Ce que le PRCF, sous la risée de certains marxistes d’opérette, fut le premier à nommer la fascisation, bat son plein en France. Aussi peu « républicaine » que le PS est « socialiste », la droite parlementaire « LR » a fait choix pour le second tour de ses primaires, d’une compétition entre l’aigre député niçois Ciotti, dont les « idées » rances, grossièrement antisyndicales, anti-fonctionnaires et xénophobes ne se distinguent en rien de celles de Zemmour (qui l’a aussitôt félicité…), et Valérie Pécresse, qui est la doublure hexagonale, fierté nationale en moins, de Mme Thatcher: programme de droite dure, annonce claironnante à la Juppé qu’elle tiendra tous les bras de fer à venir avec le mouvement populaire, hostilité obsédante à la langue française, qualifiée par elle de « langue en déclin » à laquelle elle veut substituer au maximum le tout-anglais du grand marché transatlantique des bancs de l’Université aux transports franciliens (la nouvelle carte orange s’appellera « Navigo Easy »). Souvenons-nous aussi que cette ex-ministre de Sarkozy affronta naguère la plus longue grève enseignante et étudiante de l’histoire française en vue d’aligner nos universités sur le fonctionnement à l’américaine réclamé par le MEDEF !

 

Face à cette droisisation générale sur fond d’adhésion partagée à la hideuse « construction euro-atlantique » et au « conflit de haute intensité » préparé par Biden contre les nations russe et chinoise, on pourrait alors espérer que les « présidentiables » qui se disent de gauche durciraient le ton et que, à la manière du Front populaire de 1935, ils afficheraient une ligne à la fois antifasciste, patriotique, pacifique, républicaine, populaire, progressiste, centrée sur le monde du travail, affrontant l’oligarchie et ses institutions despotiques comme l’UE, l’OTAN, la BCE, l’OMC et le FMI. Car la droitisation de la droite, comme n’a cessé de le dénoncer le PRCF, plonge ses racines dans le « dé-gauchissement » au long cours d’une gauche institutionnelle de plus en plus « décaféinée », comme disait notre regretté camarade Henri Alleg: c’est depuis longtemps le cas du PCF larguant l’un après l’autre tous ses fondamentaux marxistes au nom de la « mutation » et de l’ « Europe sociale », mais aussi hélas de J.-L. Mélenchon: de moins en moins euro-insoumis, il parle même désormais de réorienter dans un sens social le Fonds monétaire international, ce bastion de l’impérialisme mondial! Ne parlons même plus du PS de la super-bobo Hidalgo: totalement euro-aligné depuis au moins le « tournant de la rigueur » Mitterrrand-Delors de 1983, ce parti habitué aux trahisons sociales ET nationales n’a pas craint quand il gouvernait, de promouvoir Valls, le premier gouvernant « de gauche » à avoir tenté d’interdire une manifestation inter-confédérale CGT-FO-FSU pour le Code du travail en juin 2016! Mais comment s’étonner que la droite soit de plus en plus à droite si le PCF se décommunise et si, en cascade, les « socialistes » se « dé-jauréssisent » et si les états-majors syndicaux eux-mêmes, y compris ceux de la CGT et de la FSU, trahissent la Fédération Syndicale Mondiale (rouge!) pour complaire à la CES pro-Maastricht (jaune!) présidée par le jaunâtre Laurent Berger, le « syndicaliste » favori du MEDEF et des médias bourgeois ?

 

Face à ce glissement réactionnaire généralisé, il urge de jeter l’ancre: à nouveau, il faut à notre peuple un parti communiste de combat, marxiste-léniniste, lié à la classe ouvrière et à la jeunesse populaire, associant le patriotisme républicain à l’internationalisme prolétarien, proposant le Frexit progressiste, la nationalisation démocratique des secteurs-clés de l’économie, la rupture franche avec la Cinquième Irrépublique, une véritable démocratie participative et populaire. D’autant que, si les institutions de moins en moins représentatives de la démocratie bourgeoise à la ramasse s’éloignent de plus en plus du peuple (qui n’a pas voté non à la constitution européenne pour n’avoir, pour toute offre politique présidentielle que des candidats euro-assagis!), le peuple se retire de plus en plus, lui, de ce jeu sinistre où un Parti Maastrichtien Unique polycéphale et de plus en plus fascisant ne propose plus de « choix » qu’entre l’euro-dislocation de la nation et la liquidation des fondamentaux républicains. On l’a vu avec la crise des Gilets jaunes, on l’a vu avec les grandes luttes de 2019 pour les retraites, mais aussi avec l’abstention énorme des couches populaires lors des législatives de 2017 (56%), des européennes, des municipales et des régionales récentes où 85% des ouvriers ont fait la grève des urnes.

 

Et comme par ailleurs le deuxième tour piégé opposant Macron et sa politique liberticide à Le Pen, la ralliée de l’euro, de l’UE, de l’euro et de Schengen, n’a rien pour enthousiasmer les travailleurs et les citoyens tant soit peu conscients, amis et camarades, BOUGEZ: soutenez maintenant le Pôle de Renaissance Communiste en France qui veut avec vous reconstituer ce qui manque le plus à ce pays pour retrouver la voie de l’indépendance nationale, de la paix, de la démocratie, du progrès social et du socialisme: un véritable parti communiste, un grand syndicalisme de classe, une véritable Alternative rouge et populaire!